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Crise de la démocratie en France : entre dérive répressive et faillite économique:

Ah, la fameuse démocratie ! Une notion "valise" bien utile pour éviter de discourir sur le recul des libertés au pays des droits de l’homme. En France, les politiques se succèdent en prophètes et en grands visionnaires, mais leur trahison envers le peuple est flagrante : lui avoir promis de travailler moins tout en gagnant plus.

Comme d'habitude, les médias mainstream observent la situation par le petit bout de la lorgnette. D’un côté, on décrit un peuple en colère ; de l’autre, on met uniquement en évidence la violence des manifestants, alimentant une désinformation dogmatique où la répression d'État devient une "violence légitime". Une véritable exception française, surchauffée par des extrêmes politiques adeptes des chiffres gonflés ou minimisés. Un foutoir d’informations antinomiques où chacun tire la couverture à soi.

Un modèle économique en faillite et suradministré

Au cours des dernières années, la France a été le théâtre de contestations chroniques : réformes du marché du travail, gestion de la crise sanitaire du COVID-19, hausse des taxes sur le carburant (Gilets Jaunes) et réformes des retraites. Au-delà du pavé, le traumatisme est financier. Avec une dette publique franchissant les 3 000 milliards d'euros (plus de 111 % du PIB), le pays flirte ouvertement avec la faillite.

Le modèle français détient le taux de dépenses publiques le plus élevé au monde (58 % du PIB). À titre de comparaison, pourquoi la France compte-t-elle un million de fonctionnaires de plus que son voisin allemand, dont la population est pourtant supérieure de 18 millions d'habitants ?

  • À l'hôpital : La France compte 33 % de personnel administratif contre seulement 22 % en Allemagne.

  • À l'Éducation nationale : Pour 100 € investis en Allemagne, 80 % vont directement au salaire des enseignants (payés le double des Français) contre seulement 50 % en France.

Cette suradministration draine les ressources sans améliorer le service, tandis que la classe politique préfère préserver le clientélisme d'État plutôt que de prendre ses responsabilités.

Maintien de l'ordre : la dérive répressive et l'usage de la force

Sur le terrain, la doctrine du maintien de l’ordre a glissé vers une altérité radicale. Les réseaux sociaux regorgent de vidéos témoignant d'un virage brutal : retour des nasses (pourtant contestées juridiquement), usage d’armes mutilantes comme les LBD, grenades de désencerclement et déploiement d'unités décriées comme la BRAV-M ou la BAC.

Le droit international est pourtant clair : manifester pacifiquement ne doit pas être soumis à une autorisation préalable. Le système français, qui impose une déclaration entre 3 et 15 jours à l’avance, s'inscrit en faux contre ces standards. Les arrestations préventives et les gardes à vue sans fondement créent un climat d'insécurité psychologique chez les citoyens, s'apparentant parfois à un véritable traumatisme.

Les témoignages de discriminations et d'insultes racistes lors des contrôles et des détentions illustrent l'impunité ambiante. L’institution policière n’est plus perçue comme un bouclier républicain, mais comme un instrument de contrôle social au service exclusif de l’autorité établie.

Le silence des institutions et l'illusion populiste

Face à cette dérive, les réactions internationales restent timorées. Si la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) ou Human Rights Watch émettent des critiques, les ONG globales se montrent bien moins virulentes qu'à l'accoutumée. Quant au Parlement européen, il préfère traditionnellement porter son regard au-delà des frontières de l'Union.

Ce délitement des institutions publiques et cette perte de confiance préparent le terrain aux discours populistes. L'adhésion croissante aux figures de l'extrême droite, vendant un bonheur collectif illusoire jusqu’à l’obsession, apparaît comme la conséquence directe de cette faillite démocratique.

La démocratie française ne sortira pas grandie de ce feuilleton de violences arbitraires. Le peuple français, une fois de plus, reste le grand perdant sur tous les tableaux. Et cela, c'est profondément machiavélique.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet

« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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