Il est des
textes qui ne se lisent pas, ils se ramassent à la petite cuillère. La dernière
saillie de Sanaa Berrada, scribe stipendiée des officines de Rabat, en est
l’archétype : un mélange de bile rance, de complexe d’infériorité mal digéré et
de cette arrogance propre aux valets qui se croient plus rois que le maître. En
s'en prenant au Président Tebboune et au média Le Matin d’Algérie, elle
ne signe pas une analyse, mais un aveu d'impuissance drapé dans une vulgarité
de caniveau.
Le triomphe des courtisans
Le Palais officiel parle d’une « dream team royale ».
Tout est dit : nous ne sommes plus dans une communauté politique, mais dans une
cour.
Le Maroc n’est plus une agora : c’est une loge d’admiration. Les courtisans se
succèdent à la télévision pour tresser lauriers et hyperboles.
Le courage intellectuel, lui, se tait ou s’exile. Et dans ce vacarme de
louanges, le peuple devient spectateur d’une grandeur qu’il ne ressent plus.
Une nation sans contradiction est une nation qui se prive de vitalité. Le
pluralisme n’est pas un luxe : c’est un acte de santé publique.
L’obsession du "pantalon" : Un fantasme de
soubrette
Dans la splendeur
d’une femme de chambre habituée à la baisse de pantalon, cette chose semble
obsédée par la garde-robe du Président algérien, évoquant des « baissés de
pantalon » avec une gourmandise qui en dit long sur ses propres fantasmes
de soumission. Il est vrai que pour une plume habituée à vivre l'échine
courbée, le concept de souveraineté doit ressembler à une insulte. Parler de «
capitulation » devant Washington quand on a soi-même troqué son honneur et la
cause sacrée d'Al-Qods contre un simple tweet de Donald Trump en fin de
banquet, c’est atteindre des sommets de schizophrénie que même la psychiatrie
lourde hésiterait à traiter.
Le délire des "tables rondes" : Confondre
invitation et convocation
L'auteure
s'excite sur le prétendu « rejet irréversible » des tables rondes que l'Algérie
aurait fini par avaler « piteusement ». Quelle indigence intellectuelle !
Confondre la participation à un processus multilatéral sous l'égide de l'ONU
avec une reddition, c'est ignorer que l'Algérie n'est pas là pour quémander,
mais pour porter la voix du droit international que le Makhzen tente d'étouffer
sous des tapis de billets verts et des logiciels espions. Si Alger participe,
c’est pour s'assurer que la farce marocaine ne se joue pas à huis clos.
L'Algérie ne négocie pas ses principes : elle les impose dans le cadre des
résolutions onusiennes. Les tables rondes ne sont pas le tribunal de l'Algérie,
elles sont le rappel permanent que le Sahara n'est pas et ne sera jamais une province marocaine, n'en déplaise aux
cartographes de salon de Rabat.
Le "Nif" contre le "Baise-main"
Berrada
s’étouffe de voir que l’opposition algérienne refuse de s’aligner sur les
délires expansionnistes de son royaume de pacotille. Quel choc pour cette
habituée des courbettes ! Elle ne comprend pas qu’en Algérie, on peut s'opposer
au pouvoir sans pour autant vendre sa patrie au plus offrant. C’est la
différence fondamentale entre un citoyen et un sujet. L’un a le «
Nif » (l'honneur) pointé vers le ciel, l’autre a le front tanné par le
carrelage des palais. Elle ressort même la vieille fable de la « rétrocession »
de 1975, un mensonge historique que ni l’ONU, ni la Cour de Justice de l’UE ne
valident. L’Espagne a fui, le Maroc a envahi, et depuis, il s’embourbe dans un
sable qui lui brûle les doigts.
Le rire des condamnés
« Tebboune
nous fait rire », écrit-elle. Grand bien lui fasse ! Le rire est le dernier
refuge des impuissants. Pendant qu’elle s’esclaffe sur ses propres jeux de mots
de cour de récréation (« chéchia caca d'oie » quel niveau intellectuel !),
l’Algérie reste le pivot inamovible d’une région que son royaume tente
désespérément de déstabiliser par des alliances contre nature.
Continuez de
ricaner, Madame Berrada. Rien n’est plus pathétique qu’une plume de cour qui
tente de faire la leçon de courage à un peuple de révolutionnaires. Vous n’êtes
pas une analyste, vous êtes un bruit de fond. Un petit grincement de porte dans
les couloirs du palais. L'histoire s'écrit avec de la dignité, pas avec la bave
des courtisans.
On sait de
nos voisins du Maroc, c'est toute leur culture historique qui s'exprime ainsi
et tous les sous-entendus de leur stratégie du chaos et leur idéologie
monarchiste... Ce n'est pas brillant, bien que la bêtise soit inouïe, la boucle
du Roi est bouclée. !
Au fait le
souverain du Makhzen porte-t-il un pantalon ? Très certainement ce n’est
cette dame qui va me répondre ?
A/Kader
Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/
