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France : Un guide, un glossaire… et la République s’effondre ?

Guide spirituel

« Plus qu’un livre, un fantasme politico-théologique qui fait trembler l’imaginaire collectif de l’extrême droite »

Dans le débat public, il est devenu courant d’évoquer « les musulmans en Occident » comme s’il s’agissait d’un acteur collectif unique, doté d’une volonté homogène et d’une position claire face aux institutions démocratiques. Cette manière de parler semble naturelle. Elle est pourtant trompeuse.

Il suffit d’ouvrir un journal ou d’écouter un débat télévisé : on y parle régulièrement des « musulmans en Occident ». L’expression semble aller de soi. Elle est pourtant profondément trompeuse.

Car enfin, qui sont « les musulmans » ?

Sont-ce les jeunes urbains qui pratiquent peu mais revendiquent une identité culturelle ? Les croyants assidus ? Les intellectuels réformistes ? Les conservateurs ? Les femmes engagées dans des lectures féministes du Coran ? Les cadres parfaitement intégrés qui ne parlent jamais religion ? Les ouvriers ? Les étudiants ? Les entrepreneurs ?

Mettre tout cela sous une même étiquette donne une impression d’unité. Mais cette unité est en grande partie fabriquée par le langage.

À force de les invoquer partout, on finit par croire qu’ils existent comme un personnage collectif.
« Les musulmans pensent que… »
« Les musulmans refusent de… »
« Les musulmans doivent… »

Mais qui sont-ils, exactement ?

Un étudiant de 22 ans qui jeûne pendant le Ramadan mais vote écologiste ?
Une cheffe d’entreprise qui ne pratique pas ?
Une mère de famille attachée à la tradition ?
Un intellectuel qui milite pour une réforme théologique profonde ?
Un adolescent qui se cherche et ne sait même pas quoi croire ?

Mettre tout cela sous une même bannière, c’est commode. C’est simple. C’est rassurant.
Mais c’est faux.

Refuser de parler des musulmans comme d’un bloc ne revient pas à nier les tensions ou les difficultés. Cela revient simplement à reconnaître une évidence : aucune population de plusieurs millions de personnes ne pense d’une seule voix.

C’est dans cet ordre qu’un  ouvrage de près de 900 pages édité par La  Grande mosquée de Paris n’est pas un simple livre : c’est un manifeste pour la justice et l’inclusion. Il s’impose comme une empreinte inédite pour répondre aux critiques, aux stéréotypes et aux discriminations dont sont victimes les musulmans pratiquants, tout en affirmant la place légitime de la religion dans une société laïque.

Avec une mise en page claire et un vocabulaire pédagogique, il éclaire les fondements de l’islam : le contenu du Coran, l’histoire des compagnons du Prophète, la vie après la mort… Mais il va plus loin : il explique comment ces principes se traduisent dans le quotidien des croyants, sur des sujets souvent mal compris par la société : la consommation d’alcool (strictement interdite), l’avortement, le respect des règles alimentaires halal ou encore la signification et les pratiques du Ramadan.

Pour tous ceux qui veulent comprendre et agir

Ce guide s’adresse autant aux musulmans désireux de mieux vivre et comprendre leur foi qu’aux non-musulmans curieux de déchiffrer une religion trop souvent caricaturée. Il contient une charte, un glossaire et le compte-rendu intégral des auditions ayant permis sa rédaction.

Le glossaire, dédié à l’adaptation du discours religieux musulman en Occident, clarifie plus de 200 notions souvent mal interprétées. Il rappelle, par exemple, que le jihad signifie simplement « effort » et qu’une fatwa est un avis religieux ou juridique, et non une condamnation ou une sentence judiciaire.

Une charte pour l’égalité, le respect et la liberté

Le guide propose une charte de recommandations concrètes pour que les musulmans puissent vivre librement et dignement dans leurs sociétés :

  • Le port du voile est un choix personnel qui doit être respecté
  • Le mariage civil précède le mariage religieux
  • La laïcité n’est pas un obstacle, mais une chance pour les musulmans
  • L’égalité hommes-femmes doit être garantie
  • La science et l’islam sont compatibles, et doivent dialoguer sans préjugés

Pour combattre les préjugés et favoriser le dialogue

Ce guide est plus qu’un livre : c’est un outil de lutte contre les discriminations, les fausses idées et la stigmatisation. Il offre aux musulmans les clés pour s’affirmer sereinement dans leur foi, et aux non-musulmans les moyens de comprendre, respecter et dialoguer.

En somme, il s’agit d’un appel à la justice, à l’égalité et à l’inclusion, un instrument pour bâtir des sociétés où la religion n’est pas un obstacle, mais une richesse reconnue et respectée.

Mais pour les médias de l’extrême droite, un simple guide religieux, 900 pages, vient officiellement d’être classé et promu : plan de conquête mondiale, un papier glacé contre République : qui gagnera ?

Selon certains, ce livre n’est pas un texte, mais un manuel stratégique, un arsenal de Tajdîd et de Tamkine, un outil pour subjuguer la nation. On attend juste la livraison de codes nucléaires derrière la table de lecture.

On sait qu’en France la presse de l’extrême droite fonctionne selon une mécanique infaillible : tout devient preuve, tout devient menace, tout devient complot. Les anciens membres de structures dissoutes ?

Évidemment des agents dormants. Le Renouveau ?

Une stratégie millimétrée pour dominer. Dialoguer avec l’État ?

Entrisme cosmique. Le moindre mot musulman devient un code secret. Bravo !

Vous avez maintenant le manuel pour transformer un citoyen lambda en terroriste potentiel à temps partiel.

La religion du soupçon

Chaque phrase respire la panique : « blanchisserie idéologique », « fous d’Allah », « stratégie de terre brûlée ». Shakespeare aurait troqué Hamlet contre Le Fantôme Frériste, tant chaque consonne est poignard, chaque voyelle canon. Et le lecteur ? Émerveillé, horrifié, persuadé que la prochaine page révélera la base secrète des Frères musulmans derrière le rayon biscuits du supermarché.

L’Algérie ? Bien sûr, le grand méchant invisible. Capable de manipuler des millions de binationaux tout en signant des traités amicaux. Machiavel et Thanos réunis n’auraient pas fait mieux. La réalité, elle, n’existe plus : seule compte l’angoisse, savamment distillée au parfum de Tajdîd et de Tamkine.

La logique circulaire du catastrophisme

Le chef-d’œuvre de cette presse tient dans sa logique circulaire :

  • toute adaptation est tactique,
  • tout dialogue est stratégie,
  • toute réforme est camouflage,
  • toute preuve est déjà contenue dans l’accusation.

Résultat : quoi qu’ils fassent, les musulmans confirment la thèse. Les contradictions ? Inutiles. L’analyse ? Superflue. On n’observe plus : on soupçonne. On n’explique plus : on effraie.

L’ironie du dissident courageux

On nous présente le récit d’un commentateur comme un musulman dissident, courageux explorateur du vrai islam. Admirable ! Sauf que ce talent se déploie à transformer chaque initiative religieuse en cheval de Troie frériste, chaque glossaire en plan de conquête, chaque mosquée en blanchisserie idéologique. Le théâtre est grandiose, le spectateur médusé… mais la rigueur intellectuelle, elle, a été reléguée au vestiaire.

Le pamphlet qui se mord la queue

Ici, l’humour est noir : on pourrait presque applaudir la créativité, si ce n’était pas tragique. La vraie tragédie n’est pas ce guide. La vraie tragédie, c’est la peur qui prend le pas sur l’intelligence, la suspicion qui devient réflexe, le fantasme qui remplace le débat.

À force de crier à la guerre civile à chaque publication, chaque glossaire, chaque mosquée, on finit par ne plus distinguer le réel du théâtre. Et la démocratie ? Elle se protège non pas avec des fantasmes, mais avec de la pensée, de la nuance et du courage intellectuel.

Morale acide

Le complot permanent est confortable. Il dispense de réfléchir. Il brûle lentement, mais sûrement, la raison qu’il prétend protéger.

Le vrai danger n’est pas l’Islam. Le vrai danger, mesdames et messieurs, c’est la peur qui vous empêche de voir le monde tel qu’il est, les citoyens tels qu’ils sont, et les débats tels qu’ils devraient exister.

Alors rions, si l’on peut, de ce théâtre paranoïaque. Mais n’oublions pas : ce n’est pas le livre qui menace la République, c’est la folie qu’on projette dessus.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

La démocratie occidentale : le théâtre d’une légitimité en décomposition :

                                   Repression policière                                                                                                              
  « On a plus de chances de changer la météo en pétant que de changer le gouvernement en votant »  un lecteur Français

La démocratie occidentale se présente comme l’aboutissement moral et politique de l’histoire moderne. Elle s’auto-proclame gardienne des libertés, protectrice des droits fondamentaux et incarnation universelle de la souveraineté populaire. Pourtant, derrière ce récit officiel soigneusement entretenu, s’étend une réalité beaucoup plus ambiguë : celle d’un système politique qui survit moins par son exemplarité que par sa capacité à maquiller ses contradictions.

La France, autoproclamée « patrie des droits de l’homme », constitue à cet égard un laboratoire révélateur de cette dissonance démocratique.

L’illusion démocratique et la confiscation du pouvoir populaire :

La démocratie actuelle repose sur une promesse simple : gouverner au nom du peuple et pour le peuple. Or, dans les faits, elle s’apparente de plus en plus à une délégation permanente de pouvoir à des élites politiques et économiques dont les décisions échappent largement au contrôle citoyen.

Le rituel électoral devient alors un mécanisme de légitimation plutôt qu’un véritable instrument de souveraineté populaire. Les programmes politiques se succèdent, les promesses électorales se multiplient, mais les orientations fondamentales restent inchangées. Le citoyen vote, mais il ne gouverne jamais réellement.

Cette rupture entre gouvernants et gouvernés se manifeste notamment par la multiplication de réformes impopulaires imposées au nom de la rationalité économique ou de la nécessité budgétaire. Derrière la rhétorique modernisatrice, le citoyen découvre progressivement qu’il n’est plus acteur de la décision politique, mais simple variable d’ajustement.

La gestion sécuritaire du désaccord politique :

Lorsque la contestation sociale émerge, la démocratie occidentale révèle une autre facette : sa capacité à transformer le désaccord en problème d’ordre public.

En France, les mouvements sociaux récents qu’il s’agisse des Gilets jaunes, des contestations sanitaires ou des mobilisations contre la réforme des retraites  ou  le mécontentement des agriculteurs illustrent cette mutation. La protestation, pourtant constitutive de la vie démocratique, est fréquemment requalifiée en menace sécuritaire.

Les dispositifs de maintien de l’ordre, tels que les nasses, l’usage d’armes dites « intermédiaires » ou les interpellations préventives, témoignent d’une évolution inquiétante. Ce qui est présenté ailleurs comme une dérive autoritaire devient, dans le discours officiel occidental, une manifestation normale de la « violence légitime » de l’État.

À qui profite cette violence ?

La police se définit comme la partie de l’État à laquelle on donne le pouvoir d’agir violemment. La violence a touché beaucoup de monde d’un coup et dans une configuration particulière, dans les nasses notamment, dispositif amplement utilisé qui permet de gazer ou de charger une foule immobilisée. Il y a eu une montée en intensité de la répression qui va de pair avec une stratégie qui vise à plonger les manifestant.es dans une altérité assez radicale, légitimant qu’on puisse se permettre d’avoir sur elles et eux tous les droits.

Le caractère répressif des interventions policières, la discrimination dont les policiers font preuve à l’égard des jeunes, l’utilisation de mesures disproportionnées et l’usage abusif de la force, le manque de respect dû aux citoyens, le manque de neutralité politique, amène, plusieurs participants à mentionner avoir été profondément ébranlés par la répression policière, ils témoignent d’un sentiment d’insécurité ou d’anxiété en présence des policiers.

De plus, l’état émotif décrit par certaines victimes de répression s’apparente à un traumatisme. Ces traumatismes peuvent être révélés par plusieurs symptômes : crises de panique, paranoïa, peur et anxiété sévères en présence de policiers ou face à un stimulus associé aux forces policières, cauchemars, etc

Un citoyen français de confession musulmane, met en relief la répression policière subie : «je suis un Arabe un peu plus contrôlé que d’autres, malgré mon âge avancé,  je ne vis pas en banlieue, cependant pendant mes interpellations trop souvent, je me suis fait taper dessus, on m’a expliqué que j’étais peut être un agent de Daesh. Quand j’étais en garde à vue, on m’a expliqué tout bonnement que j’étais un bougnoule. Une autre fois, j’étais venu constater la manifestation et on m’a étranglé alors qu’un type au sol faisait une crise d’épilepsie parce qu’il avait été tassé ».

Personne ne leur demandera jamais des comptes de responsabilité Les violences policières impunies, et la même tension entretenue face aux mobilisations des gilets jaunes,  c’est manifestement le cas. Pourtant la violence arbitraire et les privations de liberté sans raison n’ont pas leur place dans un état de droit, alors il faut revenir à un usage proportionné de la force et supprimer les brigades mobiles comme la BRAV-M, héritière des sinistres voltigeurs, qui n’ont pour seul objectif d’effrayer et terroriser les manifestants par la violence.

Le rôle ambigu des médias et de la fabrication du consentement :

Les médias jouent un rôle central dans cette dynamique. Loin d’être de simples observateurs neutres, ils participent souvent à la construction d’un récit qui hiérarchise les violences. La brutalité policière devient secondaire face aux dégradations matérielles, tandis que la contestation sociale est fréquemment réduite à ses débordements marginaux.

Cette mise en récit contribue à délégitimer la protestation et à transformer les revendications politiques en troubles sociaux. L’opinion publique est ainsi orientée vers une lecture sécuritaire des conflits sociaux, favorisant l’acceptation progressive de mesures répressives.

L’hypocrisie internationale des droits de l’homme :

L’Occident revendique un rôle moral dans la défense des droits humains à l’échelle mondiale. Pourtant, cette posture universaliste révèle rapidement ses limites lorsqu’elle entre en contradiction avec des intérêts géopolitiques ou économiques.

Les violations des libertés fondamentales commises par des alliés stratégiques suscitent souvent des réactions modérées, tandis que celles perpétrées par des États rivaux donnent lieu à des condamnations virulentes. Cette sélectivité fragilise la crédibilité du discours occidental sur les droits de l’homme.

Même certaines organisations internationales ou ONG, pourtant garantes supposées de cette vigilance morale, apparaissent parfois hésitantes ou prudentes lorsqu’il s’agit de dénoncer les dérives des démocraties occidentales elles-mêmes.

La crise économique et la faillite du modèle politique :

La fragilité démocratique se manifeste également dans la gestion économique. L’endettement massif, la croissance des dépenses publiques et les réformes structurelles imposées sans consensus social alimentent un sentiment croissant d’injustice et de dépossession politique.

L’État promet rigueur budgétaire tout en maintenant des structures administratives lourdes et inefficaces. Cette contradiction nourrit la défiance citoyenne et renforce l’impression que la gouvernance démocratique sert davantage à préserver des équilibres institutionnels qu’à répondre aux besoins sociaux.

La montée des radicalités politiques comme symptôme démocratique :

Face à ce sentiment d’impuissance collective, les électorats occidentaux se tournent de plus en plus vers des alternatives politiques radicales. Cette évolution n’est pas nécessairement la cause du malaise démocratique, mais plutôt sa conséquence. Lorsque le débat politique se réduit à un consensus technocratique, les discours populistes apparaissent comme les seuls espaces d’expression de la colère populaire. Ironiquement, la démocratie produit ainsi les forces politiques qui menacent son propre équilibre.

Vers une démocratie de façade ?

La démocratie occidentale ne disparaît pas. Elle se transforme. Elle conserve ses institutions, ses élections, ses discours universalistes. Mais son fonctionnement réel s’éloigne progressivement de l’idéal participatif qu’elle prétend incarner. Elle devient un système capable de tolérer la contestation tant qu’elle reste symbolique, mais prêt à la contenir lorsqu’elle remet en cause les équilibres structurels du pouvoir.

Conclusion : la souveraineté populaire comme horizon inachevé :

La crise démocratique occidentale ne réside pas uniquement dans ses dysfonctionnements institutionnels. Elle repose sur une contradiction fondamentale entre l’idéal proclamé de souveraineté populaire et la réalité d’un pouvoir de plus en plus centralisé, technocratique et sécuritaire.

La démocratie occidentale ne s’effondre peut-être pas encore. Mais elle s’érode silencieusement, minée par ses propres paradoxes et dans cette lente décomposition, le peuple, une fois encore, demeure spectateur d’un système qui prétend pourtant parler en son nom.

La France s’effondre, tellement affligeant, cela détourne de constater le délitement de la France., sauf l'arrivée de l’extrême droite et ses lobbies (Zemmour et consorts), largement applaudis en vendant un bonheur collectif illusoire jusqu’ à l’obsession. C'est plus sain pour la démocratie.

Moralité : le Peuple Français, une fois de plus reste perdant sur tous les lignes. Et ça, c'est machiavélique ! 

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

France : le dernier réflexe colonial accuse l’Algérie comme 5e colonne dans le pays :

Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Mais  le ridicule se trouve dans  «5e colonne» ?

Pourtant à observer la carte actuelle des relations entre l’Algérie et l’Europe, une évidence s’impose : l’Algérie dialogue, coopère et construit avec la majorité des puissances européennes… sauf avec la France. Cette anomalie diplomatique n’est ni un accident ni un malentendu passager. Elle est le symptôme persistant d’un logiciel politique français incapable de sortir de l’ombre coloniale.

Pendant que Rome, Berlin, Madrid ou Lisbonne développent avec Alger des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, la souveraineté et le pragmatisme économique, Paris s’enferme dans une posture héritée d’un passé qu’elle refuse d’assumer lucidement. L’Algérie avance, la France rumine.

L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle que certains cercles politiques français continuent d’imaginer. Elle n’est plus une périphérie docile ni un marché captif. Elle est devenue un acteur énergétique stratégique, un pivot sécuritaire régional et une puissance diplomatique en affirmation. Face à cette mutation, plusieurs capitales européennes ont su adapter leur approche. La France, elle, persiste dans l’illusion d’un statut privilégié qui n’existe plus que dans sa mémoire nationale blessée.

Le plus frappant dans cette situation reste le gâchis historique que représente la relation franco-algérienne. Aucun autre partenariat en Méditerranée ne disposait d’un socle humain, économique et culturel aussi dense. Des millions de destins entremêlés, des économies interdépendantes, une histoire commune tragique mais structurante. Ce capital exceptionnel aurait pu faire émerger la coopération la plus puissante et la plus stable du bassin méditerranéen. Au lieu de cela, une partie de la classe politique française s’acharne à saboter cette relation par calcul électoral et par nostalgie identitaire.

Car la vérité dérangeante est là : la question algérienne demeure en France un instrument politique intérieur. La mémoire coloniale n’y est pas traitée comme un chantier historique et moral nécessaire, mais comme un levier populiste mobilisé au gré des échéances électorales. À chaque crispation politique interne française, l’Algérie devient un exutoire commode, un miroir déformant sur lequel projeter les peurs identitaires et les fantasmes impériaux. Certains courants Français avancent qu’un pays comme l’Algérie a désormais une 5e colonne dans le pays.

Cette instrumentalisation permanente nourrit un discours condescendant qui continue de considérer l’Algérie comme un espace d’influence naturelle. Derrière les déclarations diplomatiques policées subsiste un réflexe paternaliste profondément enraciné dans une partie des élites françaises, incapables d’accepter que l’Algérie ait définitivement refermé la parenthèse coloniale pour écrire sa propre trajectoire.

Pendant que certains éditorialistes et responsables politiques français ressassent encore le mythe de « l’Algérie française », la réalité géopolitique avance sans eux. L’Algérie multiplie ses partenariats énergétiques avec l’Europe du Sud, renforce ses coopérations industrielles avec plusieurs puissances européennes et élargit son horizon stratégique vers de nouveaux pôles internationaux. Ce mouvement n’est pas une posture idéologique : il est une nécessité souveraine face à une relation bilatérale devenue instable et imprévisible.

La question posée pendant des décennies par certains cercles français, « l’Algérie peut-elle se passer de la France ? » apparaît aujourd’hui comme une relique d’un autre siècle. L’histoire récente a déjà apporté sa réponse. L’Algérie ne rompt pas avec la France par hostilité, mais elle s’émancipe d’un rapport déséquilibré que Paris refuse obstinément de réinventer.

Le véritable isolement qui se dessine n’est pas celui que certains discours alarmistes attribuent à Alger. Il menace plutôt une diplomatie française figée dans ses réflexes post-impériaux, incapable de comprendre que l’influence ne se décrète plus, elle se négocie, elle se construit, elle se mérite.

Le monde change, la Méditerranée redessine ses équilibres, l’Europe redéfinit ses dépendances énergétiques. L’Algérie s’adapte à cette nouvelle configuration avec pragmatisme et lucidité. La France, elle, semble prisonnière d’un dialogue imaginaire avec son propre passé.

L’histoire ne s’arrête jamais pour attendre les nostalgies nationales. Elle avance avec ceux qui acceptent de la regarder en face.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Iran/Etats-Unis: quand l’Iran sert d’épouvantail permanent

Iran/Etats Unis

Il existe une mécanique bien huilée dans la presse occidentale: présenter la complexité du Moyen-Orient comme une équation simple, presque scolaire. D’un côté, l’ordre, la rationalité stratégique et la sécurité collective incarnés par les États-Unis, Israël et leurs alliés. De l’autre, le chaos, la subversion et la menace permanente personnifiés par l’Iran. Le texte que j’ai sous les yeux s’inscrit parfaitement dans cette tradition. Il ne décrit pas la réalité : il la découpe, la sélectionne, la redessine jusqu’à la faire entrer dans un récit déjà écrit.

Car enfin, depuis quand un conflit régional se réduit-il à la dangerosité d’un seul acteur ?

On nous décrit l’Iran comme le cœur d’un réseau militaire tentaculaire, orchestrant milices et frappes à distance pour étendre son influence. Mais ce récit oublie opportunément que le Moyen-Orient n’est pas un échiquier où un seul joueur avancerait ses pions pendant que les autres se contenteraient de défendre leur roi. Les États-Unis maintiennent des dizaines de bases militaires dans la région. Israël mène régulièrement des frappes extraterritoriales. L’Arabie saoudite a conduit une guerre dévastatrice au Yémen. Cette réalité disparaît presque totalement du récit proposé, comme si la violence devenait légitime dès lors qu’elle émane du bon camp.

Il faut également refuser cette idée paresseuse qui consiste à présenter l’Iran comme l’ennemi naturel de tous les pays du Moyen-Orient. L’antagonisme central de Téhéran vise Israël, et cet antagonisme ne surgit pas dans un vide historique. Il s’inscrit dans une mémoire politique longue, qui commence avec le renversement en 1953 du Premier ministre iranien Mossadegh par une opération orchestrée par les services américains et britanniques. Cet épisode, fondateur pour la conscience politique iranienne contemporaine, a ouvert la voie à la dictature du Shah, régime autoritaire soutenu sans réserve par les puissances occidentales.

Curieusement, la révolution iranienne disparaît presque toujours du récit lorsqu’il s’agit de dénoncer la nature oppressive du régime actuel. Comme si l’histoire commençait soudainement en 1979, au moment précis où l’Iran cesse d’être un allié stratégique de l’Occident.

Depuis cette révolution, la République islamique vit sous un régime de sanctions économiques qui asphyxie sa population tout en consolidant paradoxalement ses élites sécuritaires. Mais là encore, la narration dominante inverse la causalité : les sanctions deviennent une réponse légitime à l’agressivité iranienne, jamais un facteur participant à son durcissement.

Plus révélateur encore est le traitement de la question nucléaire. Pendant des années, elle a servi d’argument central pour justifier pressions diplomatiques, sanctions économiques et menaces militaires. Aujourd’hui, elle semble reléguée au second plan, remplacée par un discours plus global sur la menace stratégique iranienne. Cette évolution pose une question simple et dérangeante :

Si l’objectif était réellement d’empêcher la prolifération nucléaire, pourquoi avoir saboté l’accord international qui encadrait précisément ce programme et dont les inspecteurs confirmaient globalement le respect ?

Et surtout, qui peut encore croire qu’un État déterminé à acquérir l’arme nucléaire pourrait être arrêté uniquement par la pression extérieure ?

La Corée du Nord offre depuis des décennies un démenti cinglant à cette croyance. Elle a développé son arsenal dans un isolement quasi total. Imaginer que l’Iran, puissance régionale bien plus intégrée économiquement et stratégiquement, serait le seul cas où la coercition fonctionnerait relève davantage du pari idéologique que de l’analyse stratégique.

La presse Occidentale reproduit également une simplification commode en décrivant les Houthis, le Hezbollah ou certaines milices irakiennes comme de simples marionnettes de Téhéran. Cette vision nie les dynamiques locales, sociales et politiques qui nourrissent ces mouvements. Elle permet surtout de transformer chaque conflit régional en projection directe d’un affrontement global avec l’Iran, légitimant ainsi une militarisation permanente des relations internationales.

Et c’est bien là le cœur du problème. Derrière l’apparence d’analyse stratégique, ce type de discours fabrique une vision du monde où la guerre devient non seulement probable, mais presque nécessaire. Chaque tentative de compromis est décrite comme une faiblesse. Chaque désescalade comme une victoire offerte à l’adversaire. La diplomatie y apparaît comme une naïveté dangereuse, et la démonstration de force comme la seule langue compréhensible.

Pourtant, l’histoire récente devrait inciter à un peu de modestie. Les interventions militaires occidentales ont rarement stabilisé durablement la région. Elles ont souvent produit l’effet inverse, alimentant radicalisations, effondrements étatiques et cycles de violence sans fin. Les démonstrations spectaculaires de puissance navale ou aérienne fascinent les commentateurs stratégiques, mais elles laissent derrière elles des territoires fracturés et des sociétés durablement déstabilisées.

À force de présenter le Moyen-Orient comme un champ de bataille inévitable entre blocs irréconciliables, on finit par rendre cette guerre presque naturelle, presque inéluctable. C’est peut-être là la fonction réelle de ce type de discours : non pas analyser le conflit, mais préparer les esprits à son acceptation.

Car la guerre commence rarement avec les missiles. Elle commence avec les récits qui la rendent pensable.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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France : les enfants de la patrie n’attendent plus leur jour de gloire !

enfant de la patrie

Quand on regarde les événements récents de la France, les hauts et les bas s'enchaînent à toute allure, enfin, il y a surtout des bas. On remarque que la plupart des Français sont toujours plus exaspérés et les questions migratoires qui leur semblent être une profonde source d’angoisse. Ils sont de plus en plus en colère contre les émigrés qui, pour eux, sont les principaux responsables des maux de la France, juste un faux sujet déchirant qui n'a pas lieu d'être et qui ne va servir qu'à diviser l'ensemble de la société française, noyautées par une certaine idéologie, qui avance comme justification que tout ce qui ne va pas en France est la faute de  l'immigration et cela en est devenu nauséabond ?  Un véritable piège.

Par devoir de mémoire collective, ces immigrés n'ont pas seulement construit ou reconstruit la France, ils sont la France dans toute sa diversité et sa richesse, sans oublier que la France est le résultat de ces cultures venues d'ailleurs pour écrire son l'Histoire, surtout en ces périodes où la légitimité même des immigrations semble être l’objet d’un débat polémique. Alors, il paraît nécessaire de dénoncer le fantasme aussi malhonnête que caricatural du grand remplacement.

Comment peut-on croire encore au énième revirement des paltoquets partisans, avec un Zemmour en figure de proue, pour une montée des deux extrémités de l'échiquier politique et leur crainte de ne pas être réélu, ainsi L'immigration est devenue un problème essentiellement sociétal, il est donc complètement politique.

Ils ne reprennent sur l’immigration (Le mot  immigration a été compris par un grand nombre de français comme un synonyme d’Arabe ou noir) en l’édulcorant que le programme de l’extrémisme tout en continuant de le vilipender, mais les français aux comportements erratiques, sont morts de peur, soumis, sans convictions. Et dans le chaos qui s’annonce, ils gémiront, pleureront, et se défausseront sur l’autre (l’immigré) des malheurs qui leur arrivent. Les Français dans l'état de sidération de celui qui est sonné par une annonce tragique et n'arrive pas à comprendre ce qui lui arrive. Dans le fond, ils ne méritent que cela.

Depuis toujours, chez le Français, avec un moralisme décevant, entre mauvaise foi d’un côté et sermons moralisants de l’autre, se cache des aigreurs anciennes, des ressentiments obscurs, que nourrit un discours anti-étranger et anti-musulman  et qui rend le mal plus absolu en France, au-delà encore de la délinquance, de la drogue, et de l’islamisme, c’est raciste, ce racisme décadent  des élites intellectuelles, ce racisme qui perfuse dans la société un concentré de dévouements, ce racisme qui salit tout en nivelant par le bas et qui disperse des valeurs d’humanisme en prétendant que tout vaut tout et que tous valent tous.

Avec toute cette haine typiquement française, il est plus difficile pour les Français musulmans pratiquants de se sentir respectés, acceptés et donc de se sentir pleinement citoyens de ce pays qui se crée une crise de l’Islam au lieu de l’exacerber, les normes françaises en matière de liberté religieuse doivent être hissées afin que davantage de musulmans puissent réellement bénéficier de la liberté, cela les encouragerait à briser définitivement la vision coercitive de l’islam. Ce racisme des pseudos-démocrates qui détestent tant que les opinions contraires aux leurs et qui ne rêvent que de couper les têtes qui dépassent de la doxa. Toujours au motif de la suprématie raciale, cet angle diabolisant devenu un cri de ralliement pour les identitaires, en répétant les mêmes vieux poncifs de la bien-pensance sur l’immigration de masse ! Toujours cette obsession identitaire, cette panique nationaliste et cette peur d’un métissage qui ruinerait la pureté de, je ne sais trop quelle race.

La haine de l'autre, de ces méchants émigrés, devient alors la vertu, et le respect humain pour ces méchants déclarés devient la haine, c'est le procédé de toutes les idéologies de haine de l'histoire, faire de l'autre le méchant pour justifier la haine qu'on lui porte.

Les Français ont toujours cru, qu’ils allaient exporter leur culture, leurs valeurs et leur mode de vie à travers le monde. Or, on se rend compte que beaucoup de populations, à l’exemple du Maghreb et de l’Afrique, ne veulent pas s’européaniser et préfèrent conserver leur particularisme, leur histoire, leur culture. Je pense cependant qu’il faut s’en réjouir, car cela a conduit à des ingérences (coloniales) avec but d'aliéner, d’asservir puis de détruire. La France n’est plus rien sur le plan international et les peuples d’Afrique et du Maghreb   au fil de l’histoire se sont toujours débarrassés en temps de ceux qui venaient leur faire de la morale et s’enrichir sur leur dos.

À force de lire des médias, qui sont des instruments de propagande du pouvoir, les français y croient. C’est un fantasme, pourtant dans les faits, le français moyen peut constater que le pacte républicain est brisé. Une justice politisée au service des délinquants plutôt qu’aux citoyens, une  police encore moins vénérable, une éducation nationale avec la théorie du genre au fond de l'abîme. L'hôpital et la santé publique en général croulent sous la bureaucratie et la pénurie chronique de personnels soignants.

Ce qui fait florès en France, c’est bien les harpies du féminisme qui soulève l'acrimonie (dans la théorie du genre, le prosélytisme LGBT à l'école, le mariage et l'adoption homosexuel, la déconstruction de tout, l’abolition des réalités biologiques, etc.) par des revendications et s'inventent des combats, pour avoir le sentiment d'exister au lieu de vivre sereinement, leurs nouvelles luttes sur le droit à l’adultère ou encore que les hommes aussi pourront être enceinte, Il semble que ce soit désormais possible, puisque le planning familial le dit : il y a des hommes avec utérus.

Sur le plan politique, c'est l'insécurité croissante, les déficits persistants de la balance commerciale et un surendettement explosif, le désintérêt persistant des gouvernants pour le rétablissement de l'état de droit sur les manifestations. Ces facteurs justifient et amplifient la réalité de la décrépitude. La flagornerie revient à une méthode politique toujours plus infantilisante qui ne fait que masquer les difficultés internes toujours négligées.  Les médias à la solde d'un pouvoir corrompu font tout pour que cela se voie le moins possible, qu'ils profitent.

Le Chômage, un fléau de société, un problème de fond que la France plafonne à des plus 7% de chômeurs là où les autres pays sont à plus de 3%, malgré tous les secteurs où les entreprises ont du mal à trouver du personnel qualifié pour certaines tâches, voire encore plus grave pour des taches sans qualifications importantes, c’est vrai, la France dédommage plutôt bien et assez longtemps le chômage.

Plus que 5 millions de personnes sans travail en France.

Par ailleurs, l’Insee estime qu’il y a plus 2 millions de personnes en situation de grande pauvreté en France. Parmi elles, on trouve notamment les 300 000 personnes sans domicile fixe (SDF) que compte la France, d’après la Fondation Abbé Pierre.

Selon un sondage Opinionway, plus d'un tiers des 18 à 34 ans envisageraient un départ à l'étranger. « L'ampleur du chômage, et notamment celui des jeunes, constitue l'une des explications les plus plausibles à cette accélération soudaine d'expatriation des jeunes qualifiés. »

Constat qui résume et explique l'état du pays : la grande majorité des Français a la mentalité d’assisté, ne sont intéressés que par leurs consommations. Ils s’ironisent totalement de ce que devient le pays à partir du moment où ils sont assurés de trouver leurs grandes surfaces dans lesquelles ils se complaisent à acheter tant et plus, mais surtout au meilleur prix. Les politiciens n'ont aucun souci à se faire puisqu'ils protègent leur électorat avec l'éducation nationale, les hôpitaux et la médiocrité, au bout du tunnel, en utilisant toutes les arguties, les arguments, les règlements, les coups tordus possibles. Que les français ont été bercés par des allocations, des indemnisés en tout genre et n'envisagent même plus de prendre de risque et qu'ils s'endorment lentement bercés par ce doux refrain que les pouvoirs maintiennent et interdisent de contrarier et en achetant massivement la paix sociale à crédit. 

Un phénomène qui prend de l'ampleur et qui devient récurent sous le terme spécifique d’expatriés (au lieu d’émigrés) des français partent pour diverses raisons, et bien sur d'autres émigrés arrivent pour les remplacer. Des milliers de Français s’expatrient chaque année Les expatriés sont donc Français angoissés, 93 % se déclarent satisfaits de leur expatriation.

Cette satisfaction se manifeste notamment dans l’écart entre la durée d’expatriation initialement prévue et la durée d’expatriation effective. "Les répondants déclarent qu’ils prévoyaient de rester sept ans en moyenne dans leur pays d’accueil, mais au moment de l’enquête, ils y sont déjà depuis 20 ans en moyenne", remarque L’Observatoire de l’expatriation.

Par ailleurs,  de plus en plus de retraités ont fait le choix de s’installer à l’étranger pour y vivre leur retraite. Les raisons qui les ont incités à s’exiler sont nombreuses : discrimination et stigmatisation liées à l’âge (voir notamment l’attitude infantilisante et discriminatoire du gouvernement à l’égard des seniors lors de la crise sanitaire de la Covid-19), érosion du pouvoir d’achat, manque de respect et de considération, fracture générationnelle, …

Les retraités s’expatrient pour un pays plus chaud que la France (Grèce, Portugal, Maroc, Tunisie, Thaïlande, …), pour une meilleure qualité de vie et un meilleur pouvoir d’achat grâce à une fiscalité plus avantageuse.

La France est devenue un pays miné par l’insécurité et paralysé par la bureaucratie et la fiscalité. La France a aussi changé du fait un pays qui prend feu, au sens propre comme au sens figuré, qui pourrait être un marronnier, confirme l'importance de l'insécurité, de l'immigration incontrôlée, de l'effondrement de ses valeurs, du racket fiscal et social, ainsi que de l’ombrage sociale.

La crise migratoire n’est pas une fatalité, les pouvoirs successifs, surtout le dernier ont souhaité et permis cette invasion, sinon il aurait déjà mis un terme à ce fléau en arrêtant les ONG et passeurs qui y trouvent leurs intérêts !  

Cependant il faut saisir que l'insécurité n’est pas complètement liée à l'immigration, la perte culturelle de la France n’est pas lié à une immigration incompatible avec cette dernière. L’individualisme forcené a pris le pas et permettra que la chute de ce pays arrive, pour le plus grand bonheur des racistes.

C'est la première fois de son histoire, que les Français doivent fuir leur propre pays. Dans un article intitulé «La fuite des cerveaux : septième frein à l’entreprise » publié en mars 2021, Claude Goudron du Cercle Frédéric Bastiat indique que « la France est le deuxième pays le plus touché au monde par la fuite de ses cerveaux, elle a un solde négatif de 130 000 alors que les Allemands ont un solde positif de 374 000 ! Le nombre de jeunes diplômés partant à l’étranger, estimés à 80 000 par an, a doublé ces dix dernières années !».

Ces données chiffrées sont inquiétantes. Elle confirme, comme l’écrit le Conseil d’analyse économique, que la France « parvient moins bien que d’autres pays à retenir ses étudiants étrangers » après leur diplôme, elle ne suscite que très peu d’intérêt auprès de l’élite intellectuelle française, à cause non seulement de son système fiscal, mais notamment pour l’absence de reconnaissance des mérites. Claude Goudron en conclut que « nous pourrions comparer la France à un pays sous-développé qui, faute de débouchés correctement rémunérés, inciterait ses ressortissants à émigrer sous de meilleurs cieux ».

Ces départs sont le signe visible d’un déclin du monde français, et résultent essentiellement du fait que les français eux-mêmes se désoccidentalisent.

La Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et ses sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine, souscrit fortement à ces billevesées, ainsi, nous méprisons cette hypocrisie, ces indignations calculées,  qui aujourd’hui, dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés déformés,  et toutes ces déclarations et actions en la matière sont donc purement racistes, et visent principalement à tenter de faire oublier les très longues années de colonisations et de spoliations et dépouillement des richesses des colonies.  

L’immigration, où je dirais les musulmans de France, ont largement eu le temps de constater, durant ces deux dernières années, à quoi ressemble une société de l’inclusion, du vivre ensemble et de l’égalité, une société qui érige le « droit à la différence » comme repère d’une civilisation occidentale, c’est dire d’une population vidée de sa matière par un lavage de cerveau continu, qui les fait maintenir dans un monde virtuel, le reste du monde, en gros 80% de l'humanité, regarde ce monde occidental de plus en plus avec une immense perplexité

Je ne méprise pas La France, je n'ai simplement aucune fascination ou admiration particulière pour elle, en tant qu’Algérien, j’estime que nous avons en nous-mêmes, dans notre Histoire, dans notre civilisation Islamique, toutes les ressources, y compris sociales et spirituelles, pour nous régénérer.

Pour conclure et être plus clair, je donne tort à la France dont sa relation avec l’Algérie par manque de maintien, de tenue et surtout pour un orgueil colonial versé dans l’obscénité. La suprématie de cette civilisation en voie de pourrissement et son lot de valeurs inversées se trouvent, pour la première fois, frontalement contestées.

La France, n’est-elle pas la patrie autoproclamée des droits de l’Homme ?

On aimerait bien qu’elle s’occupe un peu moins des droits de l’Homme des autres  et qu’elle se préoccupe un peu plus sur le sort des siens.

Les enfants de la Patrie n’attendent plus leur jour de gloire !

Après ça, des journalistes et auteurs chéris, nous parlent de la méchante Algérie  anti-démocrate, certains ne font que répéter ce qu’ils estiment être la chose à dire pour garder l’emploi et la position sociale, voire être promus.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/