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| France en Algerie |
Ah ! La
France… toujours là pour donner des leçons, distribuer la morale et exhiber sa
conscience comme un trophée. Et l’Algérie ? Patiente, comme toujours. Depuis un
siècle et quelques poussières, elle attend que Paris daigne enfin regarder son
passé et respecter ses revendications. Mais non : mieux vaut parler de
coopération, de dialogues fictifs et de beaux gestes diplomatiques… invisibles
à l’œil nu.
OQTF : la dignité algérienne mise en cage
Les Obligations
de Quitter le Territoire Français, version France. Traduction : on applique
nos lois avec zèle, mais quand l’Algérie demande juste un peu de respect et
d’humanité pour ses citoyens, silence. On applaudit le grand art du cynisme
administratif. Et pendant ce temps ? Les familles, les vies, les histoires…
suspendues entre deux tampons officiels. Tragique. Le rire noir du bureaucrate français
: efficacité maximale, humanité zéro. Familles suspendues, vies brisées,
dignité piétinée. Mais applaudissons la rigueur. Tragique ? Comique ? Les deux.
Christophe
Gleizes : otage de l’absurde
Un
journaliste français en prison à Alger. Paris soupire, menace, brandit la
diplomatie comme un jouet. Alger répond : non merci. Résultat ? Un homme
derrière les barreaux, des gouvernements qui jouent à « qui a le plus beau
discours », et la France qui se congratule pour sa coopération. Rire
noir ? Absolument. Morale ? Inexistante.
Crânes et
archives : le musée de la bonne conscience
Les crânes
d’Algériens exposés au Musée de l’Homme. Les archives coloniales enfermées sous
clé. Restituer ? Non, merci. Mais offrir un fac-similé ou un sourire
protocolaire ? Avec plaisir. La mémoire française est précieuse… pour elle
seule. Ironique ? Oui. Mais la France adore le mot partage, tant que ça
ne coûte rien et ne touche pas à ses privilèges.
Biens et
extraditions : l’art du simulacre
L’Algérie
réclame justice : restituer les biens volés, juger les coupables. La France
s’émeut : « On a des lois ». Oui, des lois pour protéger ses citoyens. Pour
ceux d’Algérie ? Hum… moins évident. La justice française est une acrobate :
elle jongle avec principes et privilèges, équilibre improbable entre droit et
hypocrisie. Spectacle garanti.
Conclusion :
tragédie ou comédie ?
Alors, oui,
Paris « coopère ». Mais seulement avec ce qui ne lui coûte rien : un sourire,
un mot doux, une promesse flottante. L’Algérie, elle, reste là, digne, avec ses
revendications légitimes et historiques. Et nous, spectateurs, on rit jaune, on
rit noir, on rit de cette comédie diplomatique qui dure depuis trop longtemps.
La morale ?
La France ne regarde jamais son passé. Elle préfère l’applaudir. Et l’Algérie ?
Elle continue d’attendre. Patiente. Trop patiente.
A/Kader
Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/
