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Le mirage de Versailles : Quand la diplomatie française se prend pour un fast-food de luxe:

I. Le théâtre des vanités : Des dorures pour masquer la reculade

Emmanuel Macron vient d’offrir les ors du château de Versailles à Donald Trump sous prétexte de célébrer l’indépendance américaine. Le décor était somptueux, digne des plus grandes heures de la monarchie. Problème : si le plateau de cinéma était impeccable, le scénario, lui, a été écrit à la va-vite sur un coin de table par l'Oncle Sam.

Derrière les embrassades, la presse internationale ne s'y trompe pas : le fameux accord en 14 points signé avec l'Iran directement au milieu des dorures ressemble fort à une capitulation en habit de lumière. En figeant les positions au Liban et en ouvrant la voie à la levée du blocus, Washington efface ses propres lignes rouges. C'est le triomphe du cynisme transactionnel. Applaudir ce texte comme « un pas dans la bonne direction » relève d'une flagornerie pathétique envers un président américain qui a traité Versailles de « vrai truc, pas de la feuille d'or », tout en menaçant la veille de taxer le vin français à 100 %.

L'ombre des Gilets jaunes : Pour la presse anglo-saxonne, la véritable boussole de cette rencontre ne se trouvait pas dans les traités d'histoire, mais à la pompe à essence. Éviter un embrasement social en France grâce à la réouverture du détroit d'Ormuz valait bien toutes les courbettes du monde à Versailles.

II. Du Traité de 1919 au comptoir du McDo : L'ironie de l'histoire

À moins d'un an de la fin de son mandat, Emmanuel Macron cherche désespérément à sculpter sa statue pour la postérité. Les correspondants étrangers s'en amusent follement : il faut un sens de l'humour très particulier pour faire signer à Trump un accord de désengagement à Versailles, lieu historique par excellence de la capitulation et de la négociation forcée.

Mais les mises en scène ne dateront pas le bilan. Des promesses d'éthique balayées par l'affaire Benalla aux caisses de l'État vidées par une dette record, la réalité nationale est têtue. Cette manie d'utiliser les hauts symboles de la France pour "se faire mousser" auprès d'hôtes étrangers frise le ridicule. C'est l'histoire d'un chamelier qui montre les pyramides à un riche touriste américain en lui faisant croire que son grand-père a posé les pierres...

La presse de gauche a beau crier à l'attitude « obséquieuse », la vérité est encore plus cruelle : la cantine officielle de la Start-up nation, ce n'est pas Versailles, c'est le fast-food. Cela tombe bien, l'hôte américain adore les hamburgers !

En fin de compte, la diplomatie française aura joué le rôle de garçon de café de luxe. Le grand succès revendiqué par l'Élysée ? Avoir réussi à retenir Trump jusqu'à la fin du G7 d'Évian grâce à la promesse d'un bon dîner. À part avoir servi de resto et réglé l'addition, cette diplomatie du spectacle n'aura strictement servi à rien.

À lire, à partager et à méditer (sans majuscules d'État) ! sur https://wahrani31.substack.com/

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  

https://kadertahri.blogspot.com/

 

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