Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

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Le « Conseil de la paix » un instrument de domination globale !

Il faut rompre avec le langage feutré de la diplomatie pour nommer la réalité politique qui se dissimule derrière le projet de « Conseil de la paix » lancé par Donald Trump. Ce dispositif, présenté comme une réponse pragmatique à l’impuissance supposée de l’ONU, constitue en vérité l’une des offensives les plus dangereuses jamais menées contre le principe même d’un ordre international fondé sur le droit. Il ne s’agit pas de réformer la gouvernance mondiale, mais de la confisquer.

Le discours qui accompagne la naissance de ce Conseil relève d’une rhétorique bien rodée : l’ONU serait obsolète, inefficace, paralysée par ses propres règles. Cette critique, largement partagée, est cependant utilisée ici comme un prétexte. Car ce n’est pas l’échec du multilatéralisme qui est combattu, mais ce qu’il contient encore de contraignant pour les grandes puissances. L’ONU n’a pas échoué par excès de règles, mais par sabotage délibéré de celles-ci, au premier rang desquels, figure les États-Unis eux-mêmes.

Le « Conseil de la paix » n’est donc pas une alternative, mais une entreprise de substitution. Il vise à court-circuiter le système onusien en installant un organe parallèle, dépourvu de toute légitimité universelle, mais doté d’une efficacité redoutable précisément parce qu’il échappe à toute forme de contrôle collectif. Là où le Conseil de sécurité est bloqué par le droit de veto, Trump propose un organe où le veto devient personnel, concentré entre les mains d’un seul homme.

La Charte fondatrice du Conseil est, à cet égard, édifiante. Les États membres ne sont ni élus ni désignés selon un principe de représentation équitable, mais invités à titre discrétionnaire. Les mandats sont révocables, conditionnels, renouvelables à la convenance du président. Les contributions financières ouvrent droit à des privilèges politiques. La paix, désormais, se finance ; la légitimité s’achète ; la souveraineté se négocie.

Cette architecture institutionnelle rompt radicalement avec le socle minimal du droit international : l’égalité souveraine des États. Elle instaure un système hiérarchique, où quelques pays exécutent pendant qu’un seul décide. Donald Trump n’y agit pas comme un médiateur ou un garant, mais comme une autorité exécutive suprême, cumulant pouvoir de nomination, droit de veto et monopole de l’interprétation juridique. Le multilatéralisme est vidé de sa substance pour devenir une simple mise en scène.

Dans ce cadre, Gaza apparaît comme un laboratoire grandeur nature. Territoire déjà dévasté par des décennies de violations du droit international, il est aujourd’hui envisagé comme un terrain d’expérimentation pour cette nouvelle diplomatie de tutelle. La paix n’y est pas conçue comme l’expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais comme une opération de gestion confiée à une coalition d’États alignés. Si Gaza peut être administrée sans souveraineté, alors aucun pays du Sud n’est à l’abri.

Car le projet est fondamentalement exportable. Afrique, Amérique latine, Asie : partout où les équilibres régionaux résistent aux intérêts dominants, le « Conseil de la paix » pourra être invoqué pour justifier une mise sous contrôle politique, économique ou sécuritaire. La Charte ne prévoit aucun contre-pouvoir crédible, aucun mécanisme de reddition de comptes, aucune garantie pour les peuples concernés. L’arbitraire devient la norme, la stabilité un slogan.

L’objectif final est clair : marginaliser définitivement l’ONU. Non pas en la réformant, mais en l’asphyxiant. En détournant financements, légitimité et initiatives vers un organe concurrent, Washington prépare l’effacement progressif d’une institution pourtant centrale dans l’imaginaire juridique international. L’enterrement du multilatéralisme ne serait alors plus une conséquence involontaire de l’histoire, mais un choix politique assumé.

Sous ses apparences de modernité et d’efficacité, le « Conseil de la paix » consacre ainsi un monde régi par la loi du plus fort, maquillée en gouvernance responsable. Il transforme la paix en instrument de domination et le droit international en décor symbolique. Face à un tel projet, le silence équivaut à une approbation tacite. Le refuser n’est pas un acte idéologique, mais une nécessité politique.

Car lorsque la paix cesse d’être un droit pour devenir un outil de pouvoir, ce n’est plus la sécurité du monde qui est en jeu, mais sa soumission.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

Trump ou la diplomatie du chantage:

Menaces commerciales, alliances conditionnelles, droit international relégué au rang d’accessoire : la diplomatie de Trump révèle un Empire qui gouverne par la force. Le danger n’est pas seulement la brutalité, mais l’accoutumance au renoncement.

Il ne s’agit plus d’un désaccord diplomatique, ni même d’un excès de langage présidentiel. Ce qui se joue aujourd’hui, sous couvert de brutalité trumpienne, c’est l’installation méthodique d’un monde où la loi recule devant la force, où le droit international est toléré tant qu’il ne contrarie pas l’intérêt du plus puissant.

Donald Trump ne négocie pas : il intimide.
Il ne propose pas : il exige.
Il ne convainque pas : il menace.

Et lorsqu’il annonce des droits de douane punitifs contre les vins et le champagne français pour contraindre un État souverain à s’aligner sur une initiative américaine, il ne fait pas de diplomatie  il pratique le chantage. Le commerce devient une matraque, l’économie une arme, la paix un prétexte.

La loi du plus fort, enfin assumée

Ce que certains feignent encore de découvrir n’a pourtant rien de nouveau. Les États-Unis n’abandonnent pas l’ordre international : ils cessent simplement d’en faire semblant. Le multilatéralisme n’est plus un cadre, mais un décor. Les alliances ne sont plus des engagements, mais des options révocables. Le droit n’est plus une limite, mais un obstacle que l’on contourne ou que l’on piétine.

Trump n’a pas inventé l’Empire.
Il l’a débarrassé de son hypocrisie.

L’imprévisibilité, érigée en méthode, est présentée comme une preuve de force. En réalité, elle est l’aveu d’un pouvoir incapable de se soumettre à autre chose qu’à lui-même. Un pouvoir qui change d’avis comme de chemise n’est pas souverain : il est capricieux. Et le caprice, lorsqu’il gouverne le monde, s’appelle l’arbitraire.

L’humiliation comme pédagogie politique

Les Européens en font l’expérience répétée : un jour flattés, le lendemain rabaissés. Sommés d’attendre, priés d’encaisser, invités à comprendre après coup. Alliés sur le papier, variables d’ajustement dans les faits. Le message est limpide : la protection américaine se mérite, l’obéissance est attendue, la contestation sanctionnée.

Cette diplomatie de l’humiliation n’est pas un accident. Elle est un outil. Elle rappelle à chacun sa place dans la hiérarchie impériale. Elle teste les résistances, mesure les renoncements, enregistre les silences.

Quand la prudence devient une lâcheté

Pendant que l’on menace des partenaires commerciaux pour obtenir des alignements politiques, les tragédies réelles s’enlisent dans l’inaction calculée. Les crimes documentés, les répressions sanglantes, les peuples écrasés attendent pendant que Washington « réfléchit ». Ce temps long, présenté comme de la prudence, est une posture commode. Il permet de ne rien faire tout en prétendant peser.

Mais l’Histoire est sévère avec ces faux scrupules. Elle ne confond jamais la prudence avec l’inaction, ni la complexité avec la démission. Dans les tragédies humaines, attendre n’est jamais neutre. Attendre, c’est déjà choisir.

Résister ou s’effacer

Le danger n’est pas seulement Trump. Le danger, c’est l’accoutumance. C’est l’acceptation progressive d’un monde où la menace devient un langage légitime, où l’humiliation remplace la négociation, où la force tient lieu de droit.

À force de s’habituer à l’arbitraire, on finit par le trouver normal.
À force de céder, on appelle cela du réalisme.
À force de se taire, on parle de responsabilité.

Ce monde-là n’est pas inévitable. Mais il le deviendra si ceux qui prétendent encore croire au droit, à la souveraineté et à la coopération internationale renoncent à les défendre autrement que par des discours. L’Histoire ne reproche pas aux dirigeants d’avoir hésité.
Elle reproche d’avoir cédé et surtout, d’avoir appelé cela de la sagesse.

Lorsqu’une puissance dotée de l’arme nucléaire, de la première armée du monde et d’un poids économique systémique adopte une politique étrangère fondée sur l’unilatéralisme, la menace et l’imprévisibilité, elle cesse d’être un acteur ordinaire des relations internationales. Elle devient un facteur de risque global. Le problème n’est pas l’Amérique en tant que nation, mais l’exercice d’un pouvoir qui confond domination et légitimité, force et droit.

Dans ces conditions, les décisions américaines ne peuvent être considérées comme relevant d’une souveraineté strictement interne. Elles engagent la stabilité mondiale, les équilibres régionaux et la sécurité collective. Les observer, les critiquer et les contester n’est pas une ingérence, mais une exigence de responsabilité internationale.

L’épisode iranien en fournit une illustration préoccupante. Menaces sans objectifs clairement énoncés, absence de cadre juridique, improvisation stratégique et recul contraint sous pression régionale : cette séquence révèle moins une vision politique qu’une gouvernance par l’ambiguïté et la contrainte. L’histoire rappelle pourtant que les interventions menées au nom de la stabilité produisent souvent l’inverse, comme l’a démontré le précédent de 1953 et ses conséquences durables.

Gouverner par la menace n’installe pas l’ordre, mais l’instabilité. Dans un monde déjà saturé de tensions, chaque décision irréfléchie devient un multiplicateur de risques. Face à cela, le silence n’est pas de la prudence.   C’est un renoncement.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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L’Iran : la machine répressive du mensonge occidental encore une fois !

 

Quand les “experts” recyclent la guerre comme solution morale. Il faut être soit d’une naïveté abyssale, soit d’une malhonnêteté assumée pour ne pas reconnaître le mécanisme à l’œuvre. Ce qui se déploie aujourd’hui autour de l’Iran n’est pas une analyse, ni une alerte humanitaire, ni une réflexion stratégique. C’est un copier-coller idéologique, usé jusqu’à la corde, dont chaque étape est connue à l’avance.

Le régime iranien est autoritaire ? Oui. Répressif ? Oui. Brutal ? Oui. Et après ?
C’est précisément là que commence la manipulation.

La morale comme prétexte, la guerre comme objectif : La violence du régime iranien n’est pas décrite pour être combattue politiquement. Elle est exhibée pour désactiver toute pensée critique. Une fois l’horreur posée, toute question devient suspecte, toute prudence est assimilée à une complicité, toute mémoire historique à une trahison. Ce n’est plus une analyse : c’est une intimidation morale.

La contestation confisquée, encore

Les mobilisations en Iran sont réelles. Leur colère est légitime. Mais croire ou feindre de croire, qu’elles échapperont aux ingérences étrangères relève du mensonge pur. On nous a déjà servi cette fable en Syrie : la rue, puis les financements, les armes, les “alliés”, les proxies, la guerre par procuration. Le résultat est connu : un pays détruit, une population broyée, et les mêmes “experts” qui regardent ailleurs. L’Iran ne ferait pas exception. Il serait pire.

Les chiffres bidons, carburant idéologique

« 80 % des Iraniens détestent le régime ».
Qui a mesuré ? Comment ? Où ? Quand ? Personne ne le sait. Personne ne le peut. Mais le chiffre circule, sanctifié, repris en boucle. Il ne sert pas à comprendre une société, mais à fabriquer une permission morale. Hier, on avait les armes de destruction massive.
Aujourd’hui, on a des pourcentages fantômes.

Reza Pahlavi : l’aveu colonial

Quand on prétend libérer un peuple en lui imposant le fils d’un dictateur honni, tout est dit. Les jeunes Iraniens ignorent ce nom. Les anciens s’en souviennent très bien : torture, police politique, dépendance au « Grand Satan ». Son seul véritable soutien se trouve hors d’Iran, dans les studios occidentaux et les cercles néoconservateurs. Ce n’est pas un projet démocratique. C’est un réflexe impérial.

Démocratie à sens unique

Netanyahou est massivement rejeté par la population israélienne. Corruption, autoritarisme, violence d’État, mépris du droit international. Pourtant, personne ne parle de « régime à abattre ». La démocratie n’est invoquée que contre les ennemis. Jamais contre les alliés. Ce n’est pas un oubli. C’est une règle.

Quand le droit devient facultatif

Dire que « l’ordre international n’a plus de sens » face à un régime jugé immoral, c’est admettre que la loi n’existe que pour les faibles. C’est consacrer la loi du plus fort. C’est justifier toutes les guerres à venir. Ce discours ne combat pas la barbarie.
Il en est la théorisation moderne.

le scénario que nous connaissons déjà

Nous avons pris connaissance déjà tout ça. Ils répètent le même scénario en boucle
avec tous les détails. La formule ne change jamais.

« Oh non, le peuple du pays ciblé est opprimé ! Il a besoin de liberté et de démocratie ! »

« Tiens, je suis sûr qu’on pourrait utiliser notre puissante armée pour les aider à obtenir la liberté et la démocratie ! Ce serait formidable, non ? »

 « Oh non, maintenant le régime maléfique commet des atrocités ! Vous savez que c’est vrai parce que c’est dans les médias, et les médias n’ont pas le droit de mentir ! Nous devons faire quelque chose ! Nous ne pouvons pas rester les bras croisés ! »

Et après ?  Après, ce sont toujours les mêmes ruines. Et toujours les mêmes experts pour expliquer que personne ne pouvait prévoir.

Refuser la guerre n’est pas de la naïveté, c’est de la mémoire

Il faut être clair : refuser une intervention contre l’Iran, ce n’est pas défendre les mollahs. C’est refuser d’être les figurants consentants d’un scénario déjà écrit, déjà joué, déjà catastrophique.

Depuis cinquante ans, l’Occident applique la même recette : indignation morale, diabolisation, promesse de transition, chaos, ruines, puis oubli.

Ce n’est pas de la lucidité.
C’est une pathologie politique.

La vraie irresponsabilité n’est pas de douter.
La vraie irresponsabilité consiste à persister, contre toute évidence, à croire que bombarder, sanctionner, renverser de l’extérieur produira enfin, miraculeusement,
a démocratie

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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La France : Etat vassal des USA

 

La diplomatie française sur le cas vénézuélien semble être durement coincée, si encore il n’y avait que celui-là pour ne pas nommer d’autres. Avec sa politique bâtie autour du double standard, selon lequel la Russie qui attaque l’Ukraine c’est mal, mais Israël qui attaque la Palestine c’est bien, elle fait en permanence un grand écart intenable.

Qu’on cesse l’hypocrisie. La France n’est pas impuissante : elle est consentante. Elle n’est pas naïve : elle est complice. À chaque crise internationale majeure, elle répète le même rituel obscène : se draper dans le droit international quand il sert Washington, et l’enterrer discrètement quand il gêne ses alliés.

Le Venezuela n’est qu’un cas parmi d’autres, mais il est exemplaire. Exemplaire de la lâcheté européenne. Exemplaire de cette diplomatie sans colonne vertébrale qui transforme la soumission en vertu et l’alignement en morale.

Quand la Russie envahit l’Ukraine, la France hurle à juste titre. Quand les États-Unis étranglent économiquement un pays souverain, soutiennent des tentatives de renversement, violent ouvertement la Charte de l’ONU, la France regarde ailleurs. Elle appelle cela du « pragmatisme ». En réalité, c’est une reddition.

Le blocus : une arme de guerre, pas une sanction

Les sanctions internationales ne sont pas des outils neutres. Elles constituent aujourd’hui une arme de guerre non déclarée, dont les premières victimes sont toujours les civils : pénuries, effondrement économique, exode forcé. Présenter ces conséquences comme les seuls effets d’un « régime autoritaire » relève de la falsification pure et simple.

Le blocus du Venezuela n’est pas une sanction diplomatique, c’est une arme de destruction sociale massive. Il ne vise pas un gouvernement, il vise une population. Il ne cherche pas à corriger, mais à briser. Appauvrir, affamer, provoquer l’exode, puis brandir cet exode comme preuve de l’échec du pays ciblé : voilà la mécanique cynique, éprouvée, répétée.

Et la France applaudit. Ou se tait, ce qui revient au même.

Les pénuries, la fuite des jeunes, l’effondrement des services publics ne sont jamais reliés aux sanctions dans le discours dominant. Elles sont attribuées à « l’idéologie », au « régime », au « dictateur ». Toujours le même mot. Saddam, Kadhafi, Assad, Maduro. La litanie est connue. Le scénario aussi : diabolisation, asphyxie, intervention, ruines.

Le droit international, version occidentale

Le droit international n’est pas mort. Il a été privatisé. Il fonctionne comme un club fermé, avec ses membres intouchables et ses cibles désignées. Lorsqu’Israël rase Gaza, colonise la Cisjordanie, attaque le Liban, viole toutes les résolutions de l’ONU, la France murmure. Quand Trump piétine ouvertement les règles qu’il prétend défendre, Paris tousse poliment.

Mais que personne ne vienne ensuite jouer les vierges effarouchées. Si la loi du plus fort est la règle, alors qu’on aille au bout du raisonnement. Qu’on reconnaisse explicitement que la Palestine n’a aucun droit, que seuls comptent les rapports de force, que la victoire militaire efface toute illégalité. Qu’on l’écrive noir sur blanc. L’hypocrisie, elle, est insupportable.

Quand la Russie viole ce droit en Ukraine, Paris dégaine sanctions, indignation et posture vertueuse. Quand les États-Unis imposent un blocus économique au Venezuela, étranglant une population entière, la France se tait ou justifie. Ce silence n’est pas une prudence diplomatique : c’est une complicité politique.

Le même mécanisme est à l’œuvre en Palestine. Colonisation illégale, bombardements, violations répétées des résolutions de l’ONU : tout est documenté, tout est connu. Pourtant, la France persiste à parler de « droit à se défendre », vidant le droit international humanitaire de toute substance. Ce qui est interdit aux ennemis devient tolérable pour les alliés.

Une France  vassale, pas un acteur

La France n’existe pas géopolitiquement. Elle administre, elle commente, elle ratifie. Elle ne décide pas. Elle signe des accords commerciaux pendant que le monde s’embrase, s’agite autour du Mercosur pendant que les bombes tombent ailleurs. Elle attend que Washington parle, puis elle s’aligne.

Cette posture n’est pas neutre : elle fabrique le chaos qu’elle prétend déplorer. À force de sanctifier la violence occidentale, elle pousse des pays entiers vers d’autres alliances, d’autres blocs, d’autres protections. Non par amour idéologique, mais par rejet d’un ordre international truqué.

Cette hypocrisie structurelle détruit ce que la France prétend défendre : un ordre mondial fondé sur des règles. En validant la loi du plus fort, elle légitime toutes les violences, y compris celles qu’elle condamnera demain, quand elles viseront ses propres intérêts.

Les États-Unis n’ont ni amis ni partenaires, seulement des subordonnés. L’histoire est limpide. Ceux qui croient à un « partage du monde » négocié sont naïfs ou de mauvaise foi. Washington veut tout, tout de suite, et par la force si nécessaire. La France le sait. Elle feint de l’ignorer.

Mais aucun empire n’est éternel. Tous s’effondrent sous le poids de leur arrogance et de leur violence. Le problème n’est pas que l’empire américain tombera, il tombera. Le problème est qu’en s’arc-boutant à ses basques, l’Europe et la France ont choisis de tomber avec lui.

Et quand le sol se dérobera, il sera trop tard pour invoquer des valeurs qu’on aura soi-même piétinées.

Cette hypocrisie structurelle détruit ce que l’Europe prétend défendre : un ordre mondial fondé sur des règles. En validant la loi du plus fort, elle légitime toutes les violences, y compris celles qu’elle condamnera demain, quand elles viseront ses propres intérêts.

À force d’alignement sur Washington, l’Union européenne accélère la fragmentation du monde et pousse de nombreux États vers des alternatives comme les BRICS, non par adhésion idéologique, mais par rejet d’un système international truqué.

La France dans son Europe croit acheter sa sécurité en sacrifiant le droit international. En réalité, elle achète son effacement. À force de choisir l’empire contre les peuples, elle découvrira trop tard qu’on ne survit pas longtemps comme vassal moral d’une puissance en déclin.

 Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet  "Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça."  https://kadertahri.blogspot.com/


Sahara occidental : Le piège de Rabat reconnaître ce qu’il nie !

 

Présentée comme une victoire pour le Maroc, la dernière résolution de l’ONU sur le Sahara occidental s’est en réalité transformée en un retour au droit international et au principe d’autodétermination. Derrière la rhétorique triomphaliste, Rabat se retrouve piégé par le cadre juridique qu’il croyait pouvoir manipuler, tandis que l’Algérie et ses alliés replacent le dossier dans sa nature première : celle d’une décolonisation inachevée.

Une victoire de façade, une défaite de fond

Les médias proches du pouvoir marocain ont salué la résolution du Conseil de sécurité comme une confirmation implicite de la “marocanité” du Sahara. Mais une lecture attentive du texte montre tout le contraire.
Sous la pression discrète mais efficace de l’Algérie et de ses alliés — Russie, Chine et pays du Mouvement des non-alignés —, le langage juridique du document a été profondément modifié :

  • Le plan d’autonomie marocain n’est plus présenté comme “la seule solution réaliste”, mais comme “une base réaliste de négociation”.
  • Le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui a été réaffirmé.
  • Le mandat de la MINURSO a été prolongé, confirmant le statut de territoire non autonome du Sahara occidental.

Derrière ces ajustements se cache un véritable renversement diplomatique : le Maroc croyait verrouiller le dossier, il l’a rouvert.

Le droit international, l’arme du peuple sahraoui

Depuis l’avis de la Cour internationale de Justice (1975), la position du droit international est sans équivoque : les liens historiques évoqués par Rabat n’équivalent pas à une souveraineté.
La résolution 1514 (XV) de 1960, sur la décolonisation, érige le droit à l’autodétermination en norme impérative du droit international public.
Ainsi, aucune formule politique — fût-elle habillée d’autonomie — ne peut annuler le droit d’un peuple à décider librement de son avenir.

Cette base juridique solide, souvent éclipsée par la propagande, est redevenue le terrain principal du combat sahraoui et de la diplomatie algérienne.
Le Sahara occidental n’est pas une “région” marocaine : c’est un territoire en attente de décolonisation, reconnu comme tel par les Nations Unies.

L’intelligence diplomatique d’Alger : du rapport de force à la légitimité

Alors que Rabat misait sur le soutien américain et la reconnaissance de Trump en 2020, l’Algérie a choisi la patience et la cohérence.
En s’appuyant sur ses relations solides à l’Est et au Sud, elle a réussi à transformer un projet pro-marocain en un texte onusien équilibré, fondé sur la légitimité internationale.

Cette diplomatie du droit a replacé le débat sur le terrain des principes, non des pressions.
Le résultat est sans appel : la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, et toute solution devra passer par une consultation libre du peuple sahraoui.

Le discours royal : une manœuvre de repli

Le roi Mohammed VI, dans son discours suivant la publication de la résolution, a appelé à “tendre la main” à l’Algérie. Derrière ce ton d’apaisement se cache une tentative d’anticiper les conséquences politiques du texte onusien.
Mais Alger a répondu par la constance : “Nous ne négocions pas sur un territoire qui ne nous appartient pas.”
Cette position ferme renvoie le Maroc à son seul choix possible : reconnaître et négocier avec les représentants légitimes du peuple sahraoui

Le piège de Rabat : reconnaître ce qu’il nie

En se réjouissant trop vite, le Maroc est tombé dans sa propre embuscade.
Accepter de revenir à la table des négociations, c’est reconnaître le Front Polisario comme interlocuteur légitime. Admettre le cadre onusien, c’est accepter que l’indépendance soit une option possible. Et prolonger le mandat de la MINURSO, c’est reconnaître implicitement que le territoire n’est pas marocain.

Ainsi, la “victoire diplomatique” s’est muée en défaite stratégique : Rabat doit désormais dialoguer avec ceux qu’il prétend ne pas exister.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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L’ambiguïté du Conseil de sécurité : entre autonomie et autodétermination, un flou qui bloque toute issue au Sahara occidental

 

La résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, s’inscrit dans la continuité d’une série de textes où l’ambiguïté devient une méthode. En exhortant les parties à reprendre les discussions « sérieuses et sans conditions préalables », tout en considérant la proposition marocaine d’autonomie comme « crédible et réaliste », le Conseil semble vouloir réconcilier deux approches fondamentalement opposées : l’autonomie sous souveraineté marocaine et l’autodétermination du peuple sahraoui.

Cette formulation n’est pas nouvelle. Depuis la résolution 1754 (2007), l’ONU a remplacé l’idée d’un référendum d’autodétermination — initialement au cœur du mandat de la MINURSO — par la recherche d’une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable ». Ce glissement sémantique a progressivement transformé la question du Sahara occidental : d’un droit à exercer, elle est devenue un objet de négociation.

Un équilibre diplomatique qui entretient le statu quo

Le langage choisi par le Conseil de sécurité est délibérément flou. Il permet à chaque partie d’y trouver une forme de validation :

Le Maroc met en avant la reconnaissance de sa proposition comme « base crédible et réaliste », y voyant un appui implicite à sa souveraineté sur le territoire.

Le Front Polisario, quant à lui, se réfère à la mention de « l’autodétermination » pour réaffirmer le droit du peuple sahraoui à choisir librement son avenir.

Mais cette double lecture, censée encourager le compromis, aboutit en pratique à un blocage total. Chacun campe sur ses positions, convaincu que le temps ou la diplomatie finiront par lui donner raison. Le Conseil, de son côté, se contente de gérer la stabilité régionale plutôt que de résoudre la question de fond.

De la neutralité à la paralysie

Les résolutions successives — de la 1754 (2007) à la 2654 (2022), jusqu’à la récente 2797 (2025) — reprennent presque mot pour mot les mêmes formulations. Cette répétition traduit moins une continuité qu’une incapacité à évoluer.
La Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) demeure, malgré son nom, privée de tout mandat pour organiser un référendum ou même surveiller les droits humains. Elle symbolise le paradoxe d’une présence onusienne sans pouvoir politique réel.

Sous couvert de neutralité, l’ONU a fini par institutionnaliser le statu quo. L’ambiguïté qui devait permettre le dialogue est devenue un instrument d’immobilisme. Elle offre au Maroc le confort diplomatique du soutien tacite de puissances influentes, et au Polisario l’illusion que la cause de l’autodétermination reste vivante dans le discours international.

Le prix de l’ambiguïté : une paix différée

Le maintien de ce flou diplomatique a un coût humain et politique.
Sur le terrain, le peuple sahraoui demeure privé de toute perspective claire. Dans les camps de réfugiés de Tindouf comme dans les territoires contrôlés par le Maroc, l’incertitude nourrit la frustration et la désillusion.
Sur le plan régional, le blocage empêche toute intégration maghrébine réelle, tandis que les tensions entre le Maroc et l’Algérie continuent de se renforcer.

L’ONU, en évitant toute position tranchée, préserve son unité mais sacrifie sa crédibilité. À force de vouloir ménager les équilibres diplomatiques, elle a transformé un processus de paix en un rituel annuel de reconduction de résolutions.

Clarifier pour avancer

Reconnaître cette ambiguïté n’est pas un rejet de la diplomatie, mais un appel à la lucidité.
Une solution politique durable ne pourra émerger que si les termes du débat sont clairement posés : Soit il s’agit de négocier les modalités d’une véritable autodétermination, conforme au droit international ;

Soit il s’agit de discuter d’une autonomie encadrée par la souveraineté marocaine, en assumant cette orientation politique.

Mais vouloir concilier les deux dans un même texte, c’est refuser de choisir — et donc condamner le processus à tourner en rond.

Conclusion

La résolution 2797 n’est pas seulement un texte diplomatique : elle est le symbole d’une méthode devenue une impasse.
Tant que le Conseil de sécurité continuera à parler de « solution mutuellement acceptable » sans définir clairement les paramètres de cette acceptation, le Sahara occidental restera le théâtre d’une paix différée, suspendue à une ambiguïté qui ne profite qu’au statu quo.

L’Algérie la voix de son délégué a toutefois souligné que le texte ne reflète ni fidèlement ni suffisamment la doctrine des Nations Unies sur la décolonisation — une doctrine qui a permis à de nombreux pays d'adhérer aux Nations Unies.

Quant aux lacunes du texte. Celui-ci ne répond pas aux attentes et aux aspirations légitimes du peuple du Sahara occidental, représenté par le Front Polisario, qui lutte depuis plus de 50 ans pour déterminer son propre avenir. Privilégier une option au détriment des autres limites la créativité et la flexibilité nécessaires à la conclusion d'un accord conforme à la doctrine de décolonisation des Nations Unies. Le texte crée également un déséquilibre en mettant l'accent sur les ambitions territoriales d'une partie tout en négligeant les aspirations du peuple sahraoui, son avis, en tant que partie au conflit, doit être entendu.

 A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                   « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   https://kadertahri.blogspot.com/ 

 


Le Conseil de sécurité n’a pas voté pour le Maroc, il a voté pour l’ambiguïté

La résolution 2797 du Conseil de sécurité n’a pas reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, contrairement au discours triomphaliste relayé par certains médias marocains. Derrière les slogans de victoire se cache une réalité plus nuancée : l’ambiguïté diplomatique de l’ONU et la persistance du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui

Le Maroc jubile, la presse exulte, et le lexique triomphal se déploie : “fin de partie pour l’Algérie”, “moment historique”, “victoire éclatante à l’ONU”. Depuis l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, certains médias marocains célèbrent ce texte comme l’acte final du dossier du Sahara occidental, comme si ONU venait de sceller, par un simple vote, la souveraineté du Maroc sur le territoire.

Mais à force de vouloir transformer une résolution diplomatique en bulletin de victoire, on finit par travestir la réalité. Derrière les fanfares du triomphalisme, la 2797 n’a rien d’un traité de reconnaissance. Elle reste un texte d’équilibre, d’ambiguïté, et surtout d’injonction au dialogue. Ce que Rabat présente comme un “sacré” moment historique n’est, en vérité, qu’un épisode de plus dans une longue guerre de narration où les mots remplacent le droit, et où la propagande tente de se faire passer pour la diplomatie.

Or, ce que Rabat appelle “souveraineté consacrée” n’est qu’un flottement sémantique : une façon pour le Conseil de sécurité de ne pas dire non sans dire oui.

Le Maroc crie victoire. Mais si cette “victoire” était si claire, pourquoi tant d’insistance à la répéter ?
Parce qu’au fond, le texte ne dit pas ce que Rabat veut qu’il dise.
Il ne parle pas de “souveraineté reconnue”. Il ne parle pas de “territoire marocain”. Il parle de “solution politique réaliste” — autrement dit : continuez de discuter.
Et cette nuance change tout.

L’article prétend enterrer le mot “autodétermination”. Mais l’autodétermination n’est pas un slogan, c’est un droit fondamental inscrit dans la Charte des Nations unies, que nul Conseil ne peut abolir par simple glissement lexical.
Le peuple sahraoui n’est pas une “variable diplomatique” ; c’est un sujet de droit, reconnu comme tel par la Cour internationale de justice depuis 1975.

Thèse : une lecture abusive et intéressée du langage onusien

Le cœur du récit marocain repose sur une manipulation sémantique : parce que la résolution “prend note du soutien exprimé par de nombreux États à la proposition d’autonomie marocaine”, on veut y lire une reconnaissance formelle de la “souveraineté marocaine sur le Sahara”. C’est faux. Le texte ne reconnaît rien de tel.

Le Conseil de sécurité se garde bien de trancher la question du statut du territoire. Il se contente, comme toujours depuis 2007, de saluer les efforts “réalistes et crédibles” du Maroc sans exclure aucune autre option. Nulle part la souveraineté marocaine n’est mentionnée, encore moins “consacrée”. Le choix des mots est soigneusement calculé : “pourrait constituer la solution la plus réalisable” n’a jamais voulu dire “est la seule solution légitime”.

La vérité, c’est que la résolution 2797 n’a réglé aucun conflit.
Elle a seulement rappelé que le dossier du Sahara n’est pas clos, que le monde est fatigué des postures et des drapeaux, et qu’il faut une solution négociée — pas proclamée.

Alors oui, que Rabat se félicite, que sa presse chante la victoire, c’est son passez temps Mais l’histoire retiendra que le Sahara ne s’offre pas à coup de communiqué, et qu’aucune résolution n’efface un peuple. La victoire d’un jour ne fait pas la légitimité d’un siècle.

Et pendant que les diplomates comptent les voix, les Sahraouis, eux, comptent les années.
Ils attendent, dans les camps de Tindouf et dans les villes du Sud, non pas un drapeau, mais une vérité : celle d’un droit qui n’a jamais été consulté, celle d’une cause que personne n’a le courage de regarder en face.

Cette nuance n’est pas un détail : elle est au cœur du langage diplomatique. Là où Rabat veut entendre une bénédiction, le Conseil n’a offert qu’une possibilité parmi d’autres. En d’autres termes, la résolution 2797 ne clôt rien. Elle maintient le statu quo, elle ménage les équilibres, et elle renvoie une fois encore les parties à la table du dialogue.

Réfutation : la propagande du triomphalisme

Or, c’est précisément cette ambiguïté que le discours officiel marocain tente d’effacer.
En transformant une simple prise d’acte en validation de souveraineté, Rabat s’arroge ce que la communauté internationale lui refuse : le droit de parler au nom d’un peuple qu’il administre sans l’avoir consulté.

Le texte onusien parle de “solution politique durable et mutuellement acceptable”. L’adjectif “mutuellement” signifie que toutes les parties, y compris le Front Polisario, doivent l’accepter. Comment, alors, parler d’une solution “entérinée” quand le principal intéressé n’a jamais donné son accord ?

L’ONU, faut-il le rappeler, ne reconnaît toujours pas le Sahara occidental comme territoire marocain. Elle le classe parmi les “territoires non autonomes” en attente de décolonisation. Et la Cour internationale de justice, dès 1975, a jugé qu’aucun lien de souveraineté n’existait entre le Maroc et ce territoire avant la colonisation espagnole. Ces faits juridiques ne disparaissent pas parce qu’un texte diplomatique adopte un ton plus conciliant.

Mais la presse marocaine ne cherche pas la vérité : elle fabrique le récit. Elle substitue la ferveur au droit, la mise en scène au contenu. L’Algérie devient la méchante de service, l’ennemie hystérique, l’obstacle à la paix. Cette diabolisation systématique n’est pas anodine : elle sert à déplacer le centre du débat, à transformer un conflit de décolonisation en simple rivalité bilatérale.

L’Algérie, pourtant, n’a pas inventé la question du Sahara. Elle s’est alignée sur un principe universel : celui de l’autodétermination des peuples, inscrit dans la Charte des Nations unies. C’est ce principe – et non un “anti-marocanisme primaire” – qui fonde sa position. Car le Sahara n’appartient ni à Rabat ni à Alger, mais à ses habitants, dont la voix n’a jamais été entendue.

Conclusion : le réalisme ne doit pas tuer le droit

Ce que révèle cette euphorie médiatique, c’est moins la force diplomatique du Maroc que son besoin d’affirmation. On célèbre moins la résolution 2797 qu’on ne cherche à la fabriquer comme mythe fondateur : celui d’un Maroc triomphant face à un voisin déchu. Mais le droit international, lui, n’a pas d’état d’âme. Il ne se mesure pas à l’applaudimètre des chancelleries.

L’avenir du Sahara occidental ne se décidera pas à coup de communiqués, ni dans la rhétorique creuse des “plans d’autonomie”. Il se décidera par la reconnaissance du droit d’un peuple à choisir librement son destin. Tant que cette vérité demeurera niée, aucune résolution, fût-elle votée à l’unanimité, ne mettra fin à ce conflit.

Le triomphalisme marocain célèbre aujourd’hui la “victoire du réalisme”. Mais l’histoire retiendra qu’il s’agit surtout de la victoire du verbe sur la vérité, et de la défaite du droit sous les applaudissements. Le Sahara n’a pas besoin de célébrations diplomatiques, il a besoin de justice. Et la justice, elle, ne se vote pas : elle se respecte.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/