Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

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Indignation en kit sioniste, humanisme et compassion sélectif !

« Pendant que certains peuples meurent dans le silence, d’autres deviennent soudainement des causes “nobles” à défendre. Cette tribune décortique l’indignation sélective des intellectuels français et dénonce l’humanisme à sens unique qui masque des postures politiques et idéologiques plus que la compassion réelle. Du Soudan à Gaza, de la Libye à l’Ukraine, il est temps de rappeler que les morts méritent tous la même dignité, et que la morale ne doit pas être à géométrie variable. »

Quelle semaine formidable pour la conscience universelle.
Après mûre réflexion et sans doute un rapide coup d’œil au calendrier géopolitique — une poignée d’« intellectuels français » a décidé qu’il était temps, enfin, de s’indigner. Pas trop tôt, mais juste à temps.

Car voyez-vous, des massacres, il y en a beaucoup. Mais tous ne se valent pas. Certains sont bruyants, médiatisables, idéologiquement rentables. D’autres sont encombrants, gênants, embarrassants. Il faut savoir trier. L’humanisme, comme tout produit de luxe, ne se distribue pas à la chaîne.

Breaking news : des morts viennent d’être découverts

L’Iran, nous apprend-on, serait le théâtre du « plus sanglant des massacres », d’une « ampleur inédite et inouïe ».
Inouïe ? Vraiment ?
À Gaza, des enfants meurent sous les bombes depuis des mois  mais manifestement, ce n’était pas assez inouï.
Au Soudan, des populations entières sont massacrées mais sans doute trop loin, trop pauvres, trop noires, trop peu stratégiques.
En Libye, on a détruit un État entier au nom des droits humains  mais ça, c’était hier, et surtout « pour de bonnes raisons ».

Il faut croire que certains cadavres ont une meilleure couverture médiatique que d’autres. Une question d’angle, de lumière, de narration.

L’universalisme… mais pas pour tout le monde

Les signataires se proclament héritiers des Lumières. Admirable.
Mais apparemment, ces Lumières ont un interrupteur : on / off.

  • On, quand les victimes sont politiquement exploitables.
  • Off, quand elles dérangent un allié, un récit ou une bonne conscience occidentale.

L’universalisme devient ainsi une option facultative, comme les sièges chauffants : très agréable, mais pas indispensable.

L’ingérence militaire : le fantasme éternel du sauveur

Et bien sûr, arrive l’argument-massue, celui qu’on sort quand on n’a plus d’idées mais beaucoup de certitudes :  « militairement s’il le faut ».

Ah, l’intervention militaire humanitaire…
Ce grand classique. Ce tube intergénérationnel.

Irak : échec.
Afghanistan : échec.
Libye : désastre absolu.
Mais rassurez-vous : cette fois, promis, ça marchera.

Pourquoi ?
Parce que ce sont les mêmes qui se trompent depuis trente ans, mais avec encore plus de certitude morale. L’histoire, ici, n’est pas une leçon : c’est une nuisance.

Laïcité, tolérance… et caricature civilisationnelle

Le texte prétend défendre la tolérance tout en recyclant un lexique digne d’un manuel colonial du XIXᵉ siècle. Barbares. Obscurantisme. Autre âge. Religion-alibi.

La République islamique est critiquable évidemment.
Mais ici, ce n’est pas un régime qui est attaqué, c’est un imaginaire, une culture, une civilisation entière, réduite à un décor de barbarie. Curieuse conception de la tolérance.
Étonnante manière de défendre la laïcité en essentialisant une religion.

La mémoire historique façon buffet

On nous ressort Sartre et Foucault, soigneusement choisis comme coupables idéaux. Très pratique : ils sont morts, donc ils ne répondent pas.

Mais étrangement : aucune mention des guerres soutenues par l’Occident, aucune autocritique sur les ventes d’armes, aucun mot sur les dictatures « amies ». La mémoire fonctionne ici comme un projecteur : elle éclaire ce qui arrange et plonge le reste dans le noir.

Le summum : le “délit de non-assistance à peuple en danger”

Moment d’anthologie. Nous voilà sommés de culpabilité morale : si nous n’intervenons pas, nous serions complices.

Votre accusation ultime  le « délit de non-assistance à peuple en danger » est un chef-d’œuvre de posture morale. Aujourd’hui, bravo : votre indignation est enfin confortable, visible, et médiatiquement rentable.

Ne changez rien. Continuez à hiérarchiser les morts avec gravité, à brandir l’humanisme comme un étendard et à appeler à la guerre au nom de la paix. Grâce à vous, nous comprenons que certaines indignations ne parlent pas des victimes, mais de ceux qui les brandissent.

Question simple : où était cette même indignation quand des peuples entiers criaient déjà sous les bombes occidentales ou alliées ?
Où était cette même urgence morale ?

Sans doute coincée dans les embouteillages de la realpolitik

Conclusion : quand la morale devient un décor :

Ce texte n’est pas un appel humaniste.
C’est un spectacle sioniste, une indignation mise en scène, calibrée, idéologiquement rentable. Il ne s’agit pas de sauver des peuples.
Il s’agit de désigner les bons tyrans et les mauvais, les victimes dignes et les victimes négligeables, les morts qui méritent un communiqué et ceux qui doivent rester silencieux.

L’humanisme qui choisit ses causes, qui ferme les yeux sur certains crimes et réclame la guerre pour d’autres, n’est plus un humanisme.
C’est une posture morale en libre-service.

Et à force de s’indigner à sens unique, ces consciences autoproclamées ne révèlent qu’une chose : non pas leur courage, mais leur hypocrisie.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

Justice internationale et responsabilité politique : l’affaire Netanyahou, un test pour le droit universel

La société civile mondiale interpelle les États sur leur devoir de coopération avec la Cour pénale internationale et sur la nécessité d’une justice égale pour tous.

À la veille des élections israéliennes, une pétition mondiale rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza. Cette initiative citoyenne invite à repenser la place du droit international dans un monde où la politique tend trop souvent à supplanter la justice.

À l’approche des prochaines élections israéliennes, une question traverse les chancelleries et les consciences : que vaut encore la justice internationale lorsque les responsables politiques soupçonnés de crimes de guerre continuent à exercer le pouvoir sans entrave ?

Une pétition, lancée par des citoyens de divers pays, rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza.
Au-delà du symbole, cette initiative interroge la cohérence du système international et la capacité des États à faire respecter les principes qu’ils proclament.

Un mandat d’arrêt, une obligation juridique

Le mandat d’arrêt émis par la CPI ne relève pas de la rhétorique politique : il repose sur des faits graves, documentés par des enquêtes et témoignages. Il appartient bien sûr à la Cour de juger, mais aux États parties au Statut de Rome de coopérer pleinement. En vertu du droit international, tout pays signataire qui accueillerait Benyamin Netanyahou sur son sol devrait légalement procéder à son arrestation et le remettre à la juridiction de La Haye.

Ce rappel juridique, dérangeant pour certains gouvernements, souligne une évidence : la primauté du droit sur la politique ne saurait être à géométrie variable.
La CPI ne peut être crédible que si ses décisions s’appliquent à tous, sans distinction de puissance, d’alliance ou d’intérêt géostratégique.

Or, trop souvent, le droit international humanitaire est invoqué à la carte. On le brandit lorsqu’il sert les intérêts d’un camp, on l’oublie lorsqu’il dérange un partenaire stratégique. Cette sélectivité mine la confiance des peuples dans les institutions et nourrit un sentiment d’injustice qui alimente, in fine, la violence qu’il prétend combattre.

Une exigence de cohérence morale et politique

La pétition citoyenne ne se contente pas de dénoncer : elle pose une question de fond.
Peut-on continuer à parler de « communauté internationale » si le droit cesse d’être universel ?
Depuis Nuremberg, le principe est clair : aucune fonction politique, aussi haute soit-elle, ne saurait protéger un individu des conséquences de ses actes lorsque ceux-ci violent le droit humanitaire.

Les crimes commis à Gaza, les bombardements sur des zones densément peuplées, le blocus prolongé, les entraves à l’aide humanitaire constituent autant d’éléments qui justifient une enquête impartiale. Refuser de la mener à terme ou d’en appliquer les conclusions reviendrait à délégitimer soixante-dix ans d’efforts pour bâtir un ordre international fondé sur le droit et non sur la force.

Les signataires de cette pétition — juristes, intellectuels, citoyens — rappellent que la justice ne peut dépendre des rapports de puissance.
Ils plaident pour que les dirigeants du monde, notamment ceux des États membres de la CPI, respectent leurs engagements et coopèrent pleinement avec la Cour, quelle que soit l’identité de l’accusé.
Cette cohérence n’est pas un luxe moral : c’est une condition de survie du système international fondé sur des règles

Une mobilisation mondiale, symbole d’un sursaut civique

L’initiative, qui ambitionne de recueillir un million de signatures, n’a rien d’anecdotique.
Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation du droit par la société civile. Dans un monde où les États hésitent, les citoyens rappellent que la justice ne peut être négociée.
Ils affirment que la paix véritable ne se construit ni dans le silence ni dans l’oubli, mais dans la reconnaissance des souffrances et la responsabilité des auteurs.

Cette mobilisation traduit aussi une évolution du rapport entre gouvernés et gouvernants : les citoyens n’attendent plus que les institutions internationales agissent seules.
Ils exigent des comptes, rappellent les obligations légales, et refusent que la realpolitik serve d’alibi à l’inaction.
C’est dans cette vigilance citoyenne que réside désormais une part essentielle de la légitimité du droit international.

Le test de notre crédibilité collective

L’affaire Netanyahou n’est pas une question isolée. Elle met à l’épreuve la cohérence du système international dans son ensemble.
Si les États parties au Statut de Rome choisissent l’inaction, ils enverront un signal dévastateur : celui que la justice internationale n’est opérante que contre les faibles.
À l’inverse, s’ils affirment la primauté du droit sur les alliances politiques, ils redonneront sens à la promesse faite après les guerres du XXe siècle — celle d’un monde où la dignité humaine prime sur la raison d’État.

La justice internationale n’est pas un luxe moral réservé aux périodes de paix.
Elle est la condition même de la paix durable.
Ne pas l’appliquer, c’est accepter que la violence devienne une norme et que le droit redevienne l’instrument du plus fort.

A/Kader Tahri 
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

La Guerre de Gaza: le confort de l’aveuglement des Israéliens :

Alors que la guerre à Gaza a révélé une brutalité sans précédent et un effondrement moral collectif, la question n’est plus de savoir si les Israéliens regretteront un jour, mais comment  et quand  la responsabilité, la justice et la mémoire pourront remplacer la logique de vengeance et de déni.
Cette tribune plaide pour une reconstruction éthique fondée sur la vérité des faits, la justice internationale et la reconnaissance du droit de chaque peuple à vivre libre.

Il y a des moments où les mots trébuchent sur la réalité. Gaza en est un. Quand des villes deviennent des ruines, quand les enfants meurent de faim sous blocus, quand des familles entières disparaissent sans sépulture, la langue, même la plus militante, paraît insuffisante. Et pourtant, c’est par les mots que les sociétés commencent à se regarder dans le miroir de leurs actes.

Cela semblera que  le Professeur Norman Finklestein n'ait raison lorsqu'on l'interroge sur la droite israélienne : « Le pays tout entier est de droite »

Avec 86 % des personnes interrogées étaient contre l'expulsion des Palestiniens. Il en reste encore assez pour rejoindre Tsahal et allez à Gaza pour bombarder, affamer et commettre un génocide. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. La honte retombera sur le monde qui a armé et facilité cette horreur. Mais les Israéliens pourraient bien se réveiller un jour et prendre conscience de la gravité de leurs actes. Quand un peuple se rend complice, activement ou passivement, de la violence d’État, peut-il encore se sauver moralement ?

La banalité du mal,  

Nombreux médias israéliens ont évoqué la « banalité du mal », cette expression d’Hannah Arendt décrivant comment, dans les sociétés modernes, le crime peut se couler dans les procédures administratives, les routines sécuritaires et les automatismes de l’obéissance.
Ce n’est pas une comparaison gratuite : le siège prolongé de Gaza, la destruction systématique de ses infrastructures civiles, les bombardements aveugles, les arrestations massives et l’usage de la faim comme arme ne résultent pas de la folie d’un seul homme. Ils supposent la collaboration silencieuse d’une société tout entière : ingénieurs, pilotes, juristes, journalistes, bureaucrates.

Dans toutes les sociétés en guerre, il existe des dissonances, des résistances, des fissures. On ne peut ignorer les voix israéliennes, artistes, historiens, juristes, simples citoyens, qui, au prix de leur sécurité, dénoncent la dérive coloniale et le glissement vers un apartheid assumé., et trop de personnes refusent ostensiblement d'accepter les arguments fondés, écrits ou prononcés même par des Juifs comme Avi Shlaim, Ilan Pappé, A. Loewenstein, Noam Chomsky, N. Finkelstein… Pourtant, ces voix sont minoritaires et souvent criminalisées.

Le consensus national s’est durci, porté par une peur existentielle et par des décennies de propagande politique et religieuse. C’est ce consensus qu’il faut aujourd’hui interroger : non pour humilier, mais pour rouvrir la possibilité d’un réveil moral. Les Israéliens vivront-ils un jour le moment où ils regarderont en arrière, constateront leur comportement génocidaire, voir la réaction de la majorité en Israël face au rasage de toute la bande de Gaza, aux immenses souffrances infligées aux civils par Israël, aux atrocités, au génocide, à l'inhumanité, à la famine, ainsi qu'aux harcèlements, à l'oppression et au nettoyage ethnique en Cisjordanie et regretteront ce qu'ils ont fait aux Palestiniens.

Le piège de la symétrie morale

À chaque accusation d’atrocités, on oppose un réflexe : « et le Hamas ? »
Oui, le massacre du 7 octobre 2023 fut un crime abominable, une attaque, mais le droit et la morale refusent la logique comptable du « œil pour œil ». La vengeance d’État n’est pas la justice ; la punition collective n’est pas la défense. Un crime ne justifie pas un autre. La responsabilité israélienne actuelle ne se mesure pas au nombre de morts, mais à la structure : celle d’une puissance militaire qui contrôle un peuple sans droits, impose un blocus depuis près de vingt ans et transforme un territoire en cage à ciel ouvert.

Comparer n’est pas relativiser. C’est au contraire rappeler que la loi et la dignité humaine valent pour tous, ou ne valent plus pour personne. L’optimiste ne cherche pas à confronter les deux côtés du problème et à prétendre que l’oppresseur et la victime sont également responsables, au lieu de ne voir qu'un bien et un mal, alors soyons réaliste : bientôt ceux qui sont coupables des crimes d’extermination et de génocide seront traduits en justice et punis, sinon ce modèle de génocide « justifiable » et de colonisation « justifiable » deviendra la nouvelle façon dont le monde fonctionne et toute vie humaine sera en péril. Le 7 Octobre est la conséquence directe de l'occupation. Et si le Hamas a commis des crimes contre l'humanité en attaquant des civils, la sauvagerie avec laquelle Israël a choisi de se « défendre » (les occupants n'ont aucun droit légal de se « défendre » lorsque les populations qu'ils occupent agissent légitimement contre leur occupation) rend les crimes du Hamas bien pâles en comparaison. Ajoutez à cela le traitement médiéval qu'Israël réserve à ses prisonniers Palestiniens, il y a une barbarie et une criminalité absolues dans la manière qu’Israël a choisi de faire subir à ces prisonniers, tant sur le plan institutionnel qu'individuel.
Quand une armée démocratique tue plus de trente mille civils, quand des responsables politiques invoquent la Bible pour justifier la destruction d’un peuple, le problème dépasse le cadre de la guerre. C’est la légitimité même du projet politique qui est en cause.

Beaucoup d’observateurs étrangers veulent croire à un réveil israélien futur : un jour, disent-ils, les Israéliens découvriront la vérité, comme les Allemands après 1945, et seront saisis de honte. Peut-être. Mais compter sur le remords futur d’un peuple pour réparer le présent est une illusion commode. Ce n’est pas la conscience morale qui arrête les bombes, mais la contrainte politique, juridique et internationale.

La vraie question n’est donc pas : « Quand les Israéliens regretteront-ils ? »
Elle est : « Quand le monde, qui les arme et les protège diplomatiquement, acceptera-t-il de faire appliquer le droit ? »
Quand la Cour internationale de Justice rendra-t-elle un jugement exécutoire sur les accusations de génocide ?
Quand les États cesseront-ils de prétendre que l’embargo humanitaire ou la destruction d’un système de santé relèvent de la “légitime défense” ?

La morale individuelle a son importance, mais sans justice institutionnelle, elle reste un baume sur une plaie ouverte. Je doute sincèrement que les Israéliens reconnaissent un jour le génocide qu'ils ont commis. A-t-on jamais regretté la destruction totale de millions de vies palestiniennes depuis au moins 1948 ? La seule façon d'y parvenir maintenant est que les dirigeants soient appelés à rendre des comptes, à la manière de Nuremberg, et que le pays soit contraint de reconnaître ses actes. Ce serait la meilleure solution pour les Palestiniens comme pour les Israéliens, mais cela n'arrivera pas de sitôt, voire jamais. Malheureusement, aucun argument ne saurait les convaincre et je pense que les Israéliens accepteront fièrement le génocide et raconteront à leurs petits-enfants comment ils ont tué des enfants palestiniens pour sauver la terre pour eux.

La responsabilité, pas la honte

Il est tentant de souhaiter que la société israélienne éprouve un jour ce que ressentirent les Allemands en visitant les camps de concentration : le dégoût, la culpabilité, la honte. Mais la honte ne guérit rien. Elle enferme.
Ce qu’il faut, c’est la responsabilité : la capacité d’un peuple à se confronter à ses actes, à ouvrir ses archives, à juger ses dirigeants, à indemniser ses victimes et à reconstruire des institutions capables d’empêcher la répétition.

L’Afrique du Sud post-apartheid n’a pas été sauvée par la honte des Blancs, mais par un processus politique de vérité et de réconciliation  imparfait, mais historique.
L’Allemagne ne s’est pas relevée par le remords, mais par la dénazification, les procès, l’éducation civique, l’interdiction du révisionnisme. Il faut le même courage en Israël : un courage juridique, pas moraliste ; collectif, pas abstrait.

La mémoire, pas la mythologie

Chaque nation construit une mémoire sélective. Israël n’y échappe pas.
L’Holocauste a forgé une conscience tragique et légitime : celle d’un peuple qui ne veut plus jamais être persécuté. Mais cette mémoire est devenue, dans les mains des dirigeants actuels, un instrument de justification permanente.
Quand « plus jamais ça » devient « plus jamais pour nous », la mémoire se transforme en mythe nationaliste.
Le devoir de mémoire doit être universalisé : il ne consiste pas à hiérarchiser les souffrances, mais à tirer des leçons politiques de la douleur humaine.
Dire « plus jamais ça » doit signifier : plus jamais de ghettos, plus jamais de famines imposées, plus jamais de bombardements contre des populations civiles — où que cela se produise.

Conclusion :

Comment un peuple peut-il sortir du déni ? Trois conditions, au moins, sont nécessaires.

La vérité des faits. : Les crimes ne doivent pas rester noyés dans la propagande. Les organisations de défense des droits humains — israéliennes et internationales — doivent être protégées, pas criminalisées. Les journalistes doivent pouvoir documenter, les tribunaux doivent pouvoir enquêter, les archives doivent être ouvertes.

La pression extérieure : Aucune société ne se réforme seule quand elle bénéficie d’une impunité totale. Les alliés d’Israël — États-Unis, Europe, Australie, Canada — doivent cesser de parler de “préoccupations humanitaires” tout en livrant des armes et en couvrant diplomatiquement la guerre. L’histoire jugera ces complicités.

La reconstruction morale intérieure. : Les Israéliens doivent être encouragés à penser autrement leur sécurité. Un pays ne peut vivre éternellement derrière des murs. La paix ne viendra pas d’une victoire militaire, mais d’une reconnaissance : celle de la dignité égale du peuple palestinien et du droit de tous à vivre libres sur la même terre.

Être optimiste n’est pas nier la catastrophe. C’est refuser d’abandonner la croyance que la vérité finit toujours par fissurer le mensonge.
Oui, certains Israéliens, demain, diront peut-être : « J’ai toujours été contre ». Mais ce jour-là, il faudra leur rappeler que la morale ne réside pas dans les paroles tardives, mais dans les actes que l’on accomplit quand il est encore temps.

L’optimisme utile n’est pas celui des illusions, mais celui de la responsabilité : croire que les sociétés peuvent changer parce que des individus, aujourd’hui, refusent le silence.
Il n’est pas trop tard pour que des Israéliens — soldats, enseignants, parents — disent « pas en mon nom ». Il n’est pas trop tard pour que le reste du monde cesse de détourner le regard.

Les petits-enfants de criminels de guerre potentiels ne se poseront ces questions que s'ils grandissent à l'étranger ou si, sous la pression extérieure, Israël doit mener une guerre d'anéantissement ultra-moderne contre une population civile sans défense. L'État d'Israël est aussi endoctriné que l'Afrique du Sud de l'apartheid blanc. Maintenant que les otages ont été libérés et que le cessez-le-feu a été respecté, ils vont reprendre leurs activités habituelles, espérant que le monde oubliera Gaza, la Cisjordanie et la solution à deux États. Aucun scrupule, aucun regret, aucune honte !

Ce n’est pas la honte qui libérera la Palestine ni la vengeance qui sauvera Israël.
C’est la justice, lente, exigeante, universelle, qui seule peut transformer le deuil en avenir partagé

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                     « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Justice à sens unique ? Non, les Français détenus à l’étranger ne sont pas tous des innocents

L’article récemment publié sur les Français détenus à l’étranger se présente comme un cri d’indignation patriotique : nos ressortissants seraient systématiquement victimes d’injustices, et la France serait impuissante à les protéger. Cette vision manichéenne et sensationnaliste mérite d’être dénoncée. Il est temps de rappeler une vérité simple mais inconfortable : tous les Français détenus à l’étranger ne sont pas des innocents, et peindre chacun d’entre eux comme une victime irréprochable est non seulement faux, mais dangereux pour la crédibilité de la diplomatie et de lajustice.

L’émotion ne fait pas la justice

L’article multiplie les formules chocs : « otages », « tragique étau », « conditions inhumaines ». Ces mots dramatiques ne remplacent ni les preuves ni l’analyse juridique. Il est trompeur d’assimiler systématiquement détention à injustice. La France agit régulièrement pour protéger ses citoyens – mais discrètement et avec méthode, non sous les feux des projecteurs. La dramatisation émotionnelle sert à masquer la complexité réelle des situations.

Sélection d’exemples biaisée

Boualem Sansal, Christophe Gleizes, Frédéric Pierucci : l’article utilise des exemples spectaculaires pour prétendre que la détention arbitraire est la norme. Cette méthode est trompeuse. Ce sont des exceptions, pas la règle. La majorité des Français détenus à l’étranger le sont pour des motifs sérieux et documentés. Utiliser des anecdotes médiatiques pour généraliser à tous les citoyens relève d’un biais flagrant et dangereux

La fiction de l’innocence généralisée

L’article donne l’impression que tout Français détenu à l’étranger est un martyr innocent. La réalité est autre : Certains ont effectivement été victimes de régimes autoritaires ou de détentions arbitraires. D’autres ont commis des infractions graves, économiques ou politiques, qui justifient leur arrestation selon le droit local.

Il est irresponsable de faire croire que chaque citoyen emprisonné est un héros persécuté. Cette vision flatteuse de la France et de ses ressortissants ignore la responsabilité individuelle et l’existence de Français coupables de faits sérieux à l’étranger.

La saisine automatique de l’ONU : illusion et danger

Les auteurs proposent de saisir automatiquement le GTDA de l’ONU pour chaque Français détenu. Une idée séduisante, mais naïve : Les États souverains peuvent refuser toute coopération et interpréter la démarche comme une pression politique, augmentant le risque pour le détenu. Le GTDA n’a pas de force coercitive : ses décisions sont consultatives.

Présenter cette solution comme un remède universel relève de la naïveté diplomatique. Elle ne protège pas les innocents et peut mettre en danger ceux qui ont effectivement commis des actes condamnables.

Chiffres et alarmisme : une rhétorique sans fondement

L’article affirme que 5 à 10 % des 2 300 Français détenus seraient arbitrairement emprisonnés. Ce chiffre est totalement spéculatif et sert uniquement à renforcer le sentiment d’urgence et d’injustice. Aucune preuve solide n’est avancée. Il est irresponsable de transformer des hypothèses en certitudes pour justifier une action diplomatique radicale.

Vision manichéenne et dangereuse de la diplomatie

L’article oppose « États oppresseurs » et « France inactive ». Cette simplification est fausse et dangereuse. La diplomatie repose sur le discernement, la négociation, la coopération internationale et parfois la discrétion. Imposer une vision binaire fait passer la France pour faible et naïve, tout en ignorant que certains de nos compatriotes sont responsables de leurs propres mésaventures à l’étranger.

La vérité dérangeante : tous ne sont pas victimes

L’article insiste sur la victimisation totale de nos concitoyens détenus à l’étranger, mais la réalité est différente : Certains Français sont impliqués dans des affaires économiques ou politiques sérieuses, justifiant leur détention selon le droit local. Peindre tous les détenus comme des victimes innocentes est un mensonge partiel, qui dessert à la fois la France et la cause des droits de l’homme.

Il faut défendre les Français injustement détenus, certes, mais sans ignorer la responsabilité de ceux qui ne sont pas innocents. Les exagérations de l’article alimentent le mythe d’une justice à sens unique, où le citoyen français serait toujours le bon et l’étranger toujours le méchant. C’est faux et contre-productif.

Conclusion : nuance, rigueur et responsabilité

Protéger les Français à l’étranger est une priorité légitime. Mais cela exige :

Prudence et discernement, pour distinguer victimes d’arrestations arbitraires et citoyens responsables de leurs actes.

Rigueur juridique, pour que chaque intervention diplomatique repose sur des preuves et non sur l’émotion.

Réalisme international, car la souveraineté des États et la complexité diplomatique imposent des stratégies adaptées.

L’article, sous couvert de défense des droits de l’homme, ignore volontairement la responsabilité individuelle et la complexité des affaires internationales, pour mieux construire le récit sensationnaliste d’une France passive face à des injustices universelles. Il est temps de rappeler que tous les Français détenus à l’étranger ne sont pas des innocents, et que la protection des citoyens passe avant tout par la rigueur, la nuance et le discernement, et non par des slogans simplistes et émotionnels.

Alors, aux auteurs de cet article : cessez de prétendre que tout Français détenu à l’étranger est innocent. Cessez de transformer des exceptions en règles. Cessez de dramatiser pour masquer la complexité du monde. La vérité dérangeante est simple : tous les Français détenus à l’étranger ne sont pas des innocents, et la France ne peut protéger ses citoyens que si elle agit avec intelligence, rigueur et discernement.

La justice n’attend pas les slogans. La vérité non plus.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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Gaza debout : la victoire d’un peuple qui refuse de disparaître

On ne détruit pas un peuple en bombardant ses maisons. On ne gagne pas contre ceux qui se battent pour respirer.”

Deux ans de guerre, deux ans de feu, deux ans d’horreur. Et pourtant, Gaza tient.
Ce texte n’est pas une analyse diplomatique : c’est un cri. Une colère froide contre le colonialisme, l’hypocrisie internationale et le silence des puissants. Un manifeste pour la dignité d’un peuple qu’aucun bombardement n’a pu soumettre.

Cessez-le-feu : le cri du monde contre le mensonge

En deux ans de combats, Israël n'a même pas réussi à vaincre le Hamas et ses alliés. Tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était commettre un génocide, reportant leur frustration sur les femmes, les enfants, les hôpitaux et les personnes affamées faisant la queue pour se nourrir. Les principes fondamentaux de cet accord – un échange de prisonniers, la fin du blocus de Gaza, le retrait du Hamas au profit d'un front palestinien uni soutenu par les pays de la région – auraient pu être conclus le 8 octobre 2023. Cela aurait épargné à Israël la délégitimation totale dont il souffre après deux ans de génocide.

Autrement dit, au moins un ralentissement du génocide sioniste en Palestine, qui dure depuis au moins 1948 et qui bat son plein depuis deux ans. C’est une victoire pour la résistance palestinienne

Ce qu’ils appellent un cessez-le-feu n’est pas un accord.
C’est un sursis, un aveu, une fissure dans la façade du mensonge.
Après deux ans d’horreur, deux ans de sang, deux ans de cendres, le pouvoir colonial s’essouffle. Il a épuisé ses bombes, son récit, sa morale. Il ne reste que le silence des ruines et les cris des survivants.

“Le peuple qu’ils ont voulu effacer s’est fait miroir : miroir du courage, miroir de la honte du monde.”

Pendant deux ans, Gaza a été crucifiée devant le monde. Les hôpitaux ont brûlé. Les écoles ont explosé. Les visages des enfants sont devenus les archives du crime.
Et malgré tout cela, malgré la faim, malgré l’isolement, la Palestine n’a pas plié.

Deux ans d’enfer, deux ans d’échec

Deux ans de bombardements pour rien.
Deux ans pour prouver ce que le monde savait déjà : on ne tue pas un peuple en détruisant ses maisons.
Et le monde sait désormais ce qu'est réellement ce soi-disant Israël. En substance, cette fausse nation a signé son arrêt de mort en choisissant d'attaquer les civils palestiniens et de les massacrer, de massacrer les gens dans les hôpitaux, de massacrer les personnes faisant la queue pour obtenir de l'aide, et de se livrer à des actes odieux répétés, dont nous avons tous pu être témoins pendant deux ans. Alors maintenant, ils sont enfin contraints d'arrêter. Ils comprennent que si cela continue, ils imploseront. Leur légitimité disparaîtra complètement, et le monde entier les coupera des vivres, et ce sera la fin.

On ne gagne pas contre un peuple qui se bat pour respirer.
Israël a voulu anéantir la résistance, et c’est lui qui s’est effondré moralement.

Ses chars ont traversé Gaza, mais pas la vérité.
Ses avions ont rasé des quartiers entiers, mais pas l’idée de justice.
Ses discours ont tenté de transformer le crime en défense, mais la planète entière a vu, en direct, l’indéfendable.

“Plus il parle de sécurité, plus il révèle ce qu’il est : un régime de terreur bâti sur la dépossession et l’impunité.”

Le monde complice, le monde témoin

Et que dire du reste du monde ?
Des puissances occidentales qui ont armé, financé, justifié le massacre ?
Elles ont tout vu. Elles savaient. Et elles ont choisi. Choisi la complicité, le commerce, le cynisme. Leurs mains sont aussi tachées que celles des pilotes qui ont frappé Gaza.

Et les États arabes ? Silence, calculs, trahisons.
Ils ont troqué la Palestine contre des alliances, des contrats, des trônes. Pendant que Gaza brûlait, ils parlaient “d’opportunités économiques”.

Le monde a été contraint d’observer la malveillance de ce soi-disant État d’Israël et sa nature intrinsèquement génocidaire. Après deux ans d’observation, je pense que le monde a atteint le point où il ne tolérera rien de moins que la libération totale de la Palestine, du fleuve à la mer. Ce qui me semble toujours souhaitable et peut-être le plus probable si le processus de cessez-le-feu et la solution à deux États qui y est associée échouent

Mais les peuples, eux, n’ont pas renoncé.
Du Caire à Paris, de Tunis à New York, des millions de voix se sont levées.
Chaque marche, chaque drapeau levé, chaque cri pour la Palestine est devenu un verdict contre le mensonge.

L’occupation chancelle

Israël a voulu démontrer sa force ; il n’a montré que sa peur. Peur d’un peuple qui résiste. Peur d’un récit qui s’écroule. Peur d’un monde qui commence à ouvrir les yeux. Car l’État israélien, fondé sur l’idée d’une supériorité et sur un droit absolu à la violence, a dévoilé sa vraie nature : celle d’un projet colonial qui ne peut survivre qu’en détruisant la vie des autres.

La défaite n’est pas seulement militaire : elle est morale, symbolique, existentielle. En croyant écraser Gaza, le pouvoir israélien a détruit sa propre image. L’humanité entière a vu les crimes, les enfants sous les décombres, les hôpitaux bombardés. Elle a vu le mensonge s’effondrer.

Ce cessez-le-feu n’est pas la paix. C’est une pause arrachée par la peur du désastre total.
Ce n’est pas la victoire du pouvoir, c’est celle de la vérité.

Car la victoire de la Palestine ne se mesure pas en kilomètres, mais en dignité.
Chaque maison reconstruite, chaque drapeau relevé, chaque enfant qui prononce le mot “liberté” est une défaite pour l’occupant.

“Israël a cru qu’en tuant les enfants, il tuerait l’avenir.
Mais c’est son propre avenir qu’il a condamné.”

Le temps des comptes

Le temps viendra.
Celui où les tribunaux nommeront les coupables.
Celui où les complices devront répondre.
Et ce jour-là, les mêmes qui se taisaient aujourd’hui joueront les innocents.
Mais l’histoire, elle, les a déjà jugés.

La Palestine ne réclame pas la pitié, mais la justice.
Elle ne veut pas des discours de paix, mais la fin de l’occupation.
Ce cessez-le-feu n’est qu’une étape : le combat continu.

La Palestine debout

Je pense que la situation a changé pour ceux qui prônent une solution à deux États. Nous avons eu les accords dits d'Abraham, qui ont préparé le terrain pour ce génocide. Le problème, c'est qu'ils n'ont pas pris en compte la réalité : tous ces efforts de paix reposaient sur les accords de Camp David et le processus de paix qui exigeait essentiellement le retrait des sionistes de tout le territoire qu'ils occupaient en 1967. Et cela en échange d'un État palestinien pleinement souverain. Et cela devait se produire rapidement, et cela fait maintenant plus de trois décennies.

Le monde entier a vu ce que deux ans de barbarie ont produit : la révélation.
La vérité nue. Le colonialisme mis à nu, sans prétexte, sans parure.
Et au milieu des ruines, un peuple debout, entier, irréductible.

“Chaque ruine dit la même phrase : Nous sommes encore là.”

Israël a voulu effacer un mouvement, il a effacé sa propre légitimité. Le monde entier a vu ce qu’est devenu le projet sioniste : une machine coloniale, raciste, aveugle.

Les capitales arabes ont détourné le regard. Les puissances occidentales ont envoyé des armes, pas de médicaments. Leur silence a couvert le bruit des bombes. Mais ce silence se fissure, car les peuples, eux, ont parlé.

Cette trêve est une respiration dans la lutte. Elle annonce la suite : la fin du mensonge des “deux États”, la fin du mythe d’un Israël démocratique, la fin du chantage à la peur.

La résistance n’a pas seulement survécu : elle a vaincu moralement.

Ce cessez-le-feu n’efface rien. Mais il prouve que la force brute ne suffit pas à éteindre la justice. Et tant qu’un seul Palestinien respirera sous ce ciel, tant qu’une seule main relèvera le drapeau, le combat ne sera pas fini.

Conclusion : le cirque des puissants

Et pendant que les bombes tombaient, certains rêvaient encore d’un sauveur.
Ils pensaient qu’un homme venu d’ailleurs allait “remettre Israël à sa place”.
Ils pensaient qu’un cessez-le-feu signé dans le sang pouvait être un début de paix.
Ils pensaient qu’un prix Nobel suffirait à transformer les bourreaux en diplomates.
C’est du délire.

Les puissants ne sauvent personne.
Ils signent des accords sur les ruines, se félicitent de leur “rôle historique”, puis s’en vont en laissant les morts derrière eux.
Les empires ne changent pas : ils déplacent leurs frontières, infiltrent les économies, dictent leurs lois, occupent sans uniforme.

Pendant que la Palestine se bat pour respirer, les alliances se font et se défont dans les palais dorés.
Les dirigeants les plus riches de la région regardent ailleurs, comptent leurs profits, négocient leur survie politique.
Ils ont renoncé à la justice pour préserver leurs trônes.

Mais les peuples, eux, n’ont pas renoncé.
Ils savent que les cartes changent, mais que le système reste le même : la violence au service du pouvoir.
Et tant que ce monde acceptera que l’impunité fasse la loi, la colère ne se taira pas.

“La Palestine n’attend plus les sauveurs.
Elle s’est faite elle-même son salut, dans la douleur et la poussière.
Et c’est ce qui la rend invincible.”

Les oppresseurs tombent. Les peuples restent. La Palestine vivra. Du fleuve à la mer, la liberté passera.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/