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Le Makhzen en charge : autopsie d’un pamphlet anti-algérien
Sous couvert
d’analyse sportive et géopolitique, un texte violemment hostile à l’Algérie a
récemment circulé, franchissant toutes les lignes rouges : amalgames,
mensonges, pathologisation d’un peuple entier. Cette tribune démonte
méthodiquement un discours de haine qui ne dit rien de l’Algérie, mais beaucoup
de ceux qui l’emploient.
Il y a des
textes qui ne méritent pas le débat mais la mise à nu. Celui qui circule
actuellement à propos de l’élimination de l’équipe d’Algérie à la CAN n’est ni
une analyse sportive, ni une réflexion politique, ni même une opinion
argumentée. C’est un pamphlet de ressentiment, un déferlement de mépris,
un exercice de déshumanisation collective qui utilise le football comme
alibi.
Derrière une
indignation feinte se cache une réalité beaucoup plus simple : la haine a
remplacé la pensée.
Des mensonges répétés ne deviennent pas des faits
Le texte
empile des accusations graves sans jamais s’embarrasser de preuves : violences
généralisées, complots internationaux, sanctions américaines ciblées, chaos
diplomatique permanent. Tout y passe, sans source, sans rigueur, sans
vérification.
Ce procédé est connu : répéter une contre-vérité jusqu’à lui donner
l’apparence du réel.
En réalité,
ce texte ne décrit pas des faits, il fabrique un récit. Un récit où l’Algérie
est coupable par essence, où chaque incident devient une confirmation, et où
toute contradiction est balayée comme faisant partie du “complot”.
Ce n’est pas
de l’analyse. C’est de la propagande émotionnelle.
L’amalgame comme méthode, l’insulte comme conclusion
À aucun
moment l’auteur ne distingue : des supporters de tout un peuple, des
journalistes de millions de citoyens, des plateaux télévisés d’un État, des
émotions sportives d’une trajectoire historique. Tout est volontairement
confondu. Pourquoi ?
Parce que l’amalgame est indispensable à la stigmatisation. Sans lui, le
discours s’effondre.
Ce n’est
plus “certains supporters”, mais “les Algériens”.
Ce n’est plus “des débordements”, mais une “nature”.
Ce n’est plus un problème ponctuel, mais une “tare”.
On ne
critique plus : on condamne collectivement.
La pathologisation d’un peuple : un seuil moral
franchi
Le moment le
plus abject du texte est atteint lorsque l’auteur évoque la psychiatrie, la
schizophrénie collective, l’asile pour un peuple entier.
Qu’on ne s’y trompe pas : ce vocabulaire n’est jamais innocent. Historiquement,
il a toujours servi à retirer leur humanité à des groupes entiers, à les
présenter comme irrationnels, dangereux, incurables.
C’est
exactement le même mécanisme que l’on retrouve dans les pires pages de
l’histoire politique moderne, simplement recyclé avec un vernis
pseudo-géopolitique.
À partir de
cet instant, toute prétention à la rationalité s’effondre.
Le football n’est pas un tribunal civilisationnel
Les
violences de supporters existent sur tous les continents.
Les débordements existent dans les stades anglais, italiens, français,
argentins, brésiliens.
Les nationalismes sportifs existent partout.
Mais seuls
certains peuples sont sommés de s’expliquer comme s’ils étaient
anthropologiquement défaillants.
Ce
deux-poids-deux-mesures trahit moins un souci d’ordre public qu’un regard
hiérarchisant, où certains pays auraient droit à l’excuse de la complexité,
et d’autres seraient condamnés à la caricature.
La
réputation du tempérament des Algériens était reconnue à travers le monde. Ils
sont conscients que nous ne tolérons ni la fraude, ni l’irrespect. Ils ont
exploité le stress, la colère et le langage corporel pour nous inciter à
encaisser des cartons (jaunes, heureusement pas rouges !) et ils ont gagné la
partie comme anticipé grâce au soutien de leur arbitre. C’est ce qu’on appelle
de la truanderie dans le monde du sport. J’aurais parié sur la défaite de ma
propre équipe, mais malheureusement même si elle affronte les meilleurs teams
du monde, je choisirais l’Algérie en vainqueur!
Informez-vous
sur le mode de vie de tous les arbitres africains impliqués dans des rencontres
truquées suite à une compromission. Ils mènent une vie de princes malgré des
retraites très modestes.
La presse du Makhzen ne parle pas de l’Algérie, il
parle de ses obsessions
En réalité,
l’Algérie n’est ici qu’un écran de projection. Cette presse texte parle : d’une
obsession politique, d’un ressentiment régional, d’une incapacité à penser le
voisin autrement que comme un ennemi, d’un besoin compulsif de disqualification
morale.
Il ne
cherche pas à comprendre, il cherche à humilier.
Il ne vise pas la vérité, mais la confirmation d’un préjugé.
La vraie faillite est intellectuelle
On peut
critiquer un État. On peut critiquer des dirigeants.
On peut critiquer des médias. On peut même critiquer une culture politique.
Mais quand
on commence à parler d’un peuple comme d’un corps malade, on a déjà perdu le
débat.
Cette presse
n’est pas courageuse. Elle est lâche, n’est pas lucide elle est caricaturale.
Elle n’est pas rationnelle. Elle est pulsionnelle.
Conclusion
L’Algérie
n’a pas besoin de leçons de dignité de la part de ceux qui confondent colère et
intelligence, critique et haine, analyse et injure.
Les peuples ne sont pas des maladies. Les nations ne sont pas des pathologies.
Et le football n’est pas une excuse pour recycler les discours les plus
méprisants.
Ceux qui
prétendent incarner la raison feraient bien de commencer par se regarder
dans le miroir de leurs propres excès.
Voilà exactement ce qui arrive lorsqu’on confie
un événement sportif continental à un Etat voyou. La Coupe d’Afrique des
nations organisée au Maroc restera dans l’histoire non pas pour le talent des
joueurs ou la ferveur populaire, mais comme l’une des plus grandes impostures
du football moderne, disait un journaliste algérien.
Dès le premier coup de sifflet, la messe était
dite. Arbitrages scandaleux, décisions grossièrement orientées, fautes
ignorées, buts refusés sans justification, pression manifeste sur les
officiels. Cette CAN n’est pas une compétition, c’est une mise en scène. Une
mascarade où la tricherie, la manipulation et la corruption à la fois matérielle et morale s’étalent sans
la moindre retenue, sous les yeux d’un public médusé."
A/Kader Tahri chroniqueur engagé et observateur inquiet « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
https://kadertahri.blogspot.com/
Quand la presse française fabrique un fantasme sur l’Algérie : de l’information à la propagande :
La presse française parle du « régime de Tebboune
» et accuse l’Algérie de « refouler 24 000 migrants ». Mais le rapport officiel
parle uniquement d’appréhensions, et jamais de refoulements massifs. Cette
rhétorique idéologique nie la souveraineté algérienne, falsifie les faits et
applique un double standard européen. Voici pourquoi il est temps de dire stop
à la propagande et de rétablir la vérité.
Parler du «
régime de Tebboune » n’est pas informer. C’est insulter un pays
souverain, réduire l’Algérie à l’image d’un seul homme, et nier l’existence
de ses institutions. Cette rhétorique, employée à répétition par certains
médias français, est idéologiquement chargée, infantilisante et profondément
coloniale. L’Algérie n’est pas un décor pour fantasmes occidentaux : c’est
un État avec un gouvernement, des institutions, une armée nationale et une
histoire de souveraineté. Ignorer cela relève d’un mépris assumé.
Le cœur de
la manipulation repose sur un faux chiffre et un verbe falsifié : « 24
000 migrants refoulés ». Le rapport officiel du ministère algérien de la
Défense nationale parle d’appréhensions, mot précis et neutre. Appréhender
≠ refouler. Transformer une donnée administrative en accusation politique
est un mensonge volontaire, une technique classique de sensationnalisme
: prendre un fait exact, y coller un verbe faux, et créer une indignation
artificielle. C’est exactement ce que fait cet article, qui confond information
et propagande.
La suite est
tout aussi révélatrice : le texte s’appuie sur des ONG occidentales et des
médias français, sans jamais citer les autorités algériennes ni contextualiser
la situation sahélienne. On passe sous silence que l’Algérie protège des
milliers de kilomètres de frontières sahariennes dans un contexte de guerre,
d’insécurité et d’effondrement étatique dans le Sahel. Contrôler ces
frontières est un acte de souveraineté et de sécurité nationale, pas un
choix moral ou idéologique à critiquer pour faire sensation.
Le contraste
avec l’Europe est édifiant et révèle un double standard indéfendable.
Quand Frontex, l’Espagne ou l’Italie refoulent des centaines de milliers de
migrants chaque année, aucun titre alarmiste n’accuse « le régime Macron
» ou « le régime Meloni » de brutalité. La même presse qui vilipende
l’Algérie ferme les yeux sur des expulsions massives, des renvois en mer ou
vers des pays tiers, souvent dans des conditions inhumaines. Mais dès que
l’Algérie applique sa souveraineté sur son propre territoire, c’est une
« violence d’État » inacceptable. Cette indignation sélective est non
seulement hypocrite, mais totalement raciste et postcoloniale.
Plus encore, la rhétorique médiatique nie les réalités humaines et géopolitiques de la région. Les migrants interceptés par l’Algérie ne sont pas expulsés vers nulle part : ils sont pris en charge dans le cadre de la législation nationale et des capacités disponibles. La presse qui raconte l’inverse ignore volontairement la complexité de la situation : routes migratoires périlleuses, criminalité organisée, zones désertiques dangereuses, trafic d’êtres humains, instabilité des États voisins. Réduire cela à « des refoulements massifs » est une falsification grossière des faits, destinée à nourrir un récit moraliste et sensationnaliste.
L’utilisation
d’un vocabulaire idéologisé ne s’arrête pas au titre. Parler de « vague
de refoulement » ou de « politique inhumaine assumée » est une
construction rhétorique qui transforme des faits administratifs en
accusation morale, tout en niant le droit d’un État à protéger ses
frontières et ses citoyens. L’Algérie est ainsi présentée comme irrationnelle,
brutale et arbitraire, quand elle ne fait que appliquer les principes
élémentaires de souveraineté nationale que n’importe quel État du monde
appliquerait dans la même situation.
Enfin, cette
couverture médiatique participe d’une instrumentalisation politique des
migrants, qui masque la responsabilité européenne dans la crise migratoire.
L’Algérie est accusée de brutalité, pendant que l’Europe externalise
massivement ses expulsions vers la Libye, le Maroc ou la Méditerranée, avec des
milliers de morts. La presse occidentale, en refusant ce miroir, impose une
morale sélective : les Africains doivent être parfaits, les Européens peuvent
tout.
En résumé,
cet article n’informe pas. Il ment, manipule les faits, utilise
un vocabulaire idéologisé, nie la souveraineté algérienne et
applique un double standard scandaleux. Il ne s’agit pas de journalisme
: c’est un récit hostile, politique et moraliste, conçu pour
culpabiliser l’Algérie tout en la déshumanisant. C’est un récit hostile et
politique, qui transforme l’information en propagande. L’Algérie n’est pas
une marionnette pour satisfaire les fantasmes des extrémistes. Elle est un
État souverain, et sa souveraineté n’est pas négociable.
Assez de ce journalisme colonialiste d’une France vassale: la vérité, les
faits et le respect des États africains doivent primer. Sinon, on n’aura plus
jamais d’information, seulement des récits idéologiques et moralisateurs.
L’Algérie
mérite d’être respectée comme un État souverain, capable de protéger ses
frontières et ses citoyens, plutôt que caricaturée et condamnée par une presse
obsédée par ses fantasmes postcoloniaux. Assez de ce journalisme idéologique
qui vient d’un état vassal : la vérité, les faits et la souveraineté ne sont
pas négociables.
Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles
soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/
Crise diplomatique Algérie-Émirats : vers un tournant historique dans le Golfe et le Maghreb
La question centrale est la protection de l’intégrité
nationale face à des ingérences extérieures. Une rupture diplomatique totale
serait un signal fort pour la région et la scène internationale
Les récentes
dépêches évoquant une possible rupture des relations diplomatiques entre
l’Algérie et les Émirats arabes unis (EAU) ne sont pas simplement le reflet
d’un différend bilatéral. Elles illustrent une dynamique régionale plus
profonde, où souveraineté nationale, intérêts stratégiques et équilibres
géopolitiques se confrontent de manière directe et souvent inattendue. Si Alger
devait concrétiser cette rupture, ce serait un geste d’une portée historique,
non seulement pour les deux pays concernés, mais pour l’ensemble du Maghreb et
du Moyen-Orient.
Une menace
perçue contre la souveraineté nationale
Selon les
autorités algériennes, cette escalade trouve son origine dans des actions
émiraties considérées comme hostiles. Le soutien présumé à des mouvements
séparatistes, tels que le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie,
classé organisation terroriste, constitue une ligne rouge. Des enquêtes sont en
cours sur des financements étrangers et sur des démarches visant à protéger et
soutenir certaines figures séparatistes. Pour Alger, il s’agit d’une tentative
d’internationalisation d’une question interne — perçue comme une atteinte
directe à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’État.
À ce stade,
l’affaire dépasse le cadre d’un différend diplomatique classique. Elle est
désormais vue comme une menace stratégique pour la sécurité nationale, imposant
une réévaluation complète des relations avec Abou Dhabi.
Une rupture
qui serait historique
Les
relations diplomatiques restent officiellement en place, mais leur état est
décrit comme extrêmement tendu. Les options à l’étude vont du simple rappel
d’ambassadeurs à une rupture totale, ce qui constituerait un précédent notable
dans la politique étrangère algérienne. Les conséquences, tant diplomatiques
qu’économiques, seraient considérables et pourraient modifier durablement
certains équilibres régionaux. Plus qu’un geste symbolique, cette décision
serait une affirmation claire : l’Algérie ne transigera pas sur son intégrité
nationale.
Un contexte
régional en mutation
Cette crise
ne peut se comprendre sans considérer les rivalités au sein du Golfe. Les
relations entre l’Arabie saoudite et les Émirats montrent que les ambitions
locales peuvent entrer en conflit avec les intérêts stratégiques collectifs.
Riyad, désormais moins disposé à tolérer ce qu’elle considère comme un
« aventurisme stratégique » émirati, a choisi une diplomatie plus assertive.
Toute action concurrente ou hostile dans les zones où l’Arabie saoudite dispose
d’intérêts stratégiques sera désormais contestée de manière ouverte.
Dans ce contexte, l’Algérie est confrontée à un acteur dont l’expérience diplomatique et l’ancrage historique semblent limités, rendant le dialogue stratégique difficile et les tentatives de médiation largement infructueuses.
Les limites
structurelles des modèles du Golfe
Cette crise
illustre aussi les fragilités systémiques des États du Golfe. Leur modèle
social, fondé sur un contrôle étroit des populations et sur la dépendance aux
puissances extérieures, ne favorise ni le développement intellectuel autonome
ni la construction d’une société capable de produire durablement savoir et
idées. La puissance économique et militaire des EAU repose sur une dépendance
stratégique : protégés par des alliés puissants, mais soumis à leurs exigences
et contraintes.
Cette
contradiction est au cœur de l’instabilité régionale. Si les Émirats disposent
de moyens financiers et militaires considérables, leur capacité à conduire une
politique étrangère véritablement autonome reste limitée. Tout bouleversement
interne, tout changement de leadership, pourrait avoir des conséquences
immédiates et imprévisibles pour le Golfe et le Maghreb.
L’Algérie
face à un test stratégique
Pour
l’Algérie, cette crise est un test de souveraineté et de capacité à protéger
ses intérêts nationaux. La rupture éventuelle avec les Émirats ne serait pas un
acte impulsif, mais un choix stratégique réfléchi. Elle constituerait un signal
clair adressé à ses partenaires régionaux et internationaux : la souveraineté
et l’intégrité nationale demeurent non négociables.
Au-delà des
seuls enjeux bilatéraux, cette situation souligne l’importance d’une diplomatie
réaliste et fondée sur l’analyse des rapports de force régionaux et globaux.
Elle rappelle que la stabilité et la cohérence dans les relations
internationales ne sont pas des acquis, mais le résultat d’une vigilance
constante et d’une capacité à défendre ses intérêts avec détermination.
Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles
soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/
Algérie–Venezuela : Une comparaison paresseuse et l’Algérie face aux prophètes du déclin !
Ce que je trouve personnellement regrettable, c’est la tendance d’une partie
non négligeable des intervenants sur les réseaux sociaux à formuler leurs
opinions sur un mode purement affirmatif, comme s’ils détenaient des
informations irréfutables ou avaient accès aux cercles réels de décision. Or,
sauf exception, nous ne sommes ni dans le secret des coulisses ni au cœur des
mécanismes de décision stratégique à haut niveau.
Cela ne signifie évidemment pas que le citoyen
doive se taire : l’expression d’un avis sur les sujets d’actualité est non
seulement légitime, mais nécessaire à la vie sociale et démocratique.
Toutefois, lorsqu’il s’agit d’analyses politiques, économiques ou
géopolitiques, il serait sans doute plus rigoureux et plus honnête intellectuellement de recourir au conditionnel, plutôt que de
présenter des hypothèses comme des certitudes.
On ne compare pas l’incomparable
Maduro a été
destitué par ses généraux qui l’ont gentiment remis aux autorités américaines.
Quant à l’action militaire ayant conclu sa chute, elle n’est qu’un écran de
fumée auquel Trump, c’est son aptitude la plus criante "Nous sommes les
meilleurs, nous avons les meilleures armes du monde", s’est employé à
donner un relief particulier et spectaculaire.
Aussi, faut
arrêter d’idéaliser un pays comme le Venezuela, 28 millions d’habitants quasi
10 millions d’expatriés. C’est un signe que ça ne va pas fort... SI on compare
à l’Iran qui est aussi sanctionné (même plus, mais qui a réussi à créer une
industrie et une économie, sans hémorragie de sa population)
Un pays fort
défend ses intérêts par la force si nécessaire, ce n’est pas parce qu’on est
devenu des lopettes peureuses en
Il est
devenu presque banal, sur les réseaux sociaux, d’énoncer des certitudes comme
s’il s’agissait de vérités révélées. Nombre d’intervenants s’expriment sur
l’Algérie avec un aplomb déconcertant, comme s’ils avaient accès aux salles de
commandement du pouvoir mondial ou aux circuits réels de décision stratégique.
Or, soyons honnêtes : nous commentons, nous interprétons, nous supposons. Nous
ne savons pas. Et la première exigence intellectuelle devrait être là.
Que chacun
donne son avis est non seulement légitime, mais indispensable à toute société
vivante. Encore faut-il distinguer l’opinion de l’expertise, l’hypothèse du
fait établi. À défaut, on glisse rapidement de l’analyse à la prophétie, du
débat à la manipulation émotionnelle.
Depuis la
crise vénézuélienne, une rengaine revient avec une constance suspecte : «
l’Algérie suivra le même chemin ». Cette comparaison est non
seulement paresseuse, elle est fausse. Le Venezuela et l’Algérie n’évoluent ni
dans le même contexte social, ni dans la même architecture économique, ni dans
la même configuration géopolitique ou militaire. Assimiler l’un à l’autre
relève moins de l’analyse que du slogan anxiogène.
Plus
inquiétant encore est ce récit selon lequel tous les maux de l’Algérie
commenceraient en 2019, avec l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune. Comme si
l’effondrement de pans entiers de l’économie, la corruption systémique, la
captation de l’État par des réseaux mafieux et la dépendance structurelle aux
hydrocarbures étaient des phénomènes récents. Cette lecture n’est pas seulement
erronée : elle est intellectuellement malhonnête.
Le débat est
d’autant plus biaisé qu’il se drape souvent d’un vernis idéologique. Or, soyons
lucides : l’idéologie ne structure plus réellement le monde. Les exemples des
États-Unis sous Trump ou de la France sous Macron démontrent que les grandes
doctrines ont cédé la place à des logiques de pouvoir, d’intérêts et de
rapports de force. Nous vivons une époque post-idéologique, dominée par des
acteurs transnationaux dont l’ambition est moins de convaincre que de
contrôler.
Qu’il
s’agisse de grandes fortunes, de fonds d’investissement ou de fondations
globales, le moteur n’est pas une vision du monde, mais une pulsion de
domination. Après la puissance financière, vient le désir de la puissance
politique globale. Dans ce cadre, il est permis de s’interroger — sans affirmer
— sur certains événements mondiaux récents et sur les intérêts qu’ils ont pu
servir.
Dès lors,
une question s’impose : que pouvait réellement faire le pouvoir algérien depuis
2019, dans un contexte mondial marqué par la pandémie, les tensions
énergétiques et les recompositions géopolitiques ? Annoncer une transition
politique indéfinie avant même la stabilisation institutionnelle ? Supprimer
les aides sociales alors que la classe moyenne basculait déjà dans la précarité
? Mettre fin aux transferts sociaux après que des réseaux de prédation —
incarnés par les affaires Haddad, Tahkout, Kouninef ou Ouyahia — ont vidé les
caisses de l’État ?
Cela aurait
été offrir sur un plateau l’Algérie à ceux qui rêvent d’un monde sans nations,
soumis à un capitalisme global sans frontières ni contre-pouvoirs.
À l’inverse,
des choix ont été faits. Des projets structurants ont été engagés ou relancés :
Gara Djebilet, les phosphates, l’exploration offshore, l’extension du réseau
ferroviaire vers l’extrême sud, les perspectives liées au lithium pour
l’industrie des véhicules électriques, sans oublier les partenariats
scientifiques et médicaux de haut niveau. Balayer ces dynamiques d’un revers de
main en les qualifiant de « rente » ou de « communication » relève soit de
l’ignorance, soit de la mauvaise foi.
Aucun projet
structurant ne produit de résultats immédiats. L’investissement lourd exige du
temps, de la stabilité et de la patience. Exiger des effets instantanés, c’est
refuser par principe toute logique de transformation réelle.
Comparer
encore l’Algérie au Venezuela en matière de sanctions ou de confrontation avec
les États-Unis révèle une incompréhension profonde des équilibres mondiaux. La
puissance américaine repose en grande partie sur le système du pétrodollar.
Remettre frontalement ce système en cause constitue une ligne rouge
stratégique. Or, l’Algérie cherche à diversifier son économie, non à défier le
dollar. La nuance est capitale.
Enfin, il
faut le dire clairement : les critiques formulées depuis des salons feutrés à
Paris, New York ou Los Angeles, aussi brillantes soient-elles, ne remplacent
pas une analyse enracinée dans la réalité nationale. L’Algérie n’est ni un
laboratoire idéologique, ni un terrain de projection fantasmatique pour experts
autoproclamés.
L’économie
n’est pas une incantation néolibérale répétée comme un mantra. Elle consiste à
organiser la production pour répondre aux besoins réels d’une population, tout
en maintenant la cohésion sociale. Sur ce point, l’Algérie présente un fait
rarement mentionné : elle figure parmi les pays aux plus faibles inégalités de
revenus à l’échelle mondiale.
Quant au «
modèle chinois », souvent invoqué à tort, il repose sur une trajectoire
historique unique : une puissance démographique massive et la conservation,
après 1949, de structures économiques sous contrôle national. L’Algérie, elle,
a vu son tissu économique méthodiquement détruit par la colonisation et ses
élites entrepreneuriales éliminées. Faire abstraction de cette histoire, c’est
refuser de comprendre le présent.
Comparer
l’incomparable n’éclaire rien. Cela rassure peut-être, cela choque parfois,
mais cela n’explique jamais.
L’Algérie n’est ni le Venezuela, ni un État failli en sursis, ni une
variable d’ajustement dans les fantasmes géopolitiques de commentateurs
pressés. Elle est un pays en tension, traversé de contradictions, certes, mais
aussi engagé dans une lutte silencieuse pour préserver sa souveraineté
économique et politique dans un monde devenu brutalement prédateur.
Ceux qui annoncent son effondrement imminent
parlent souvent plus de leurs propres obsessions que de la réalité algérienne.
Ils confondent analyse et projection, critique et règlement de comptes,
lucidité et désir de voir échouer ce qui ne correspond pas à leurs schémas.
L’Histoire ne se répète jamais à l’identique.
Elle punit surtout ceux qui refusent de penser la complexité.
Et l’Algérie, qu’on le veuille ou non, ne se pense ni ne se juge à travers des
comparaisons faciles. Elle s’impose, lentement, difficilement, mais
souverainement.
Par A. Kader
Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça https://kadertahri.blogspot.com/
Émirats arabes unis : l’argent contre l’histoire, l’ingérence contre la souveraineté
Les Emirat
Arabes Unis, ses gratte-ciel vertigineux, ses malls monumentaux, et ses
princesses qui s’échappent, une combinaison qui tue, s’ajoute à ceci
l’organisation tribale de leurs sociétés où la confusion des pouvoirs est
totale. Mais les politiques ont d'autres buts que la vérité. L’Emirat mène une
politique proactive dans la région afin de peser non seulement comme un acteur
géopolitique sur qui s’appuyer et sur qui compter, mais également comme un
médiateur de crises.
Il faut
cesser l’hypocrisie. Il faut arrêter de parler de malentendu, de susceptibilité
ou d’incident diplomatique.
Ce qui oppose aujourd’hui l’Algérie aux Émirats arabes unis n’est ni
conjoncturel ni émotionnel. C’est un affrontement politique profond entre un
État souverain enraciné dans l’histoire et un projet hégémonique bâti sur
l’argent, l’ingérence et l’arrogance.
Jusqu’en
2019, les relations algéro-émiraties étaient correctes, parfois cordiales,
toujours pragmatiques. L’Algérie n’a jamais cherché le conflit. Mais depuis que
Mohammed ben Zayed exerce le pouvoir réel, la diplomatie émiratie s’est
transformée en machine d’intervention, de déstabilisation et de pression
régionale. Les Émirats ne coopèrent plus : ils s’imposent.
Et face à
cette logique, l’Algérie dérange.
Parce qu’elle ne s’achète pas.
Parce qu’elle ne se soumet pas.
Parce qu’elle n’entre pas dans les schémas artificiels de domination régionale.
Quand l’histoire manque, l’agressivité commence
Les États
sûrs d’eux n’attaquent pas l’histoire des autres.
Les nations solides n’ont pas besoin de campagnes de communication pour
exister.
Les Émirats
arabes unis sont une construction récente, née après le retrait britannique,
précédée non par un État, mais par des cheikhdoms sous protectorat. Ce n’est ni
une provocation ni un jugement de valeur : c’est un fait historique. Et
c’est précisément ce vide que certains tentent de combler par l’argent, le
lobbying et l’agression symbolique.
Les
gratte-ciel ne remplacent pas les siècles.
Les pétrodollars ne créent pas de mémoire.
Et aucune opération médiatique ne peut fabriquer une légitimité historique.
L’obsession
identitaire, lorsqu’elle devient agressive, révèle toujours la même chose : une
fragilité profonde.
Non, ce n’est pas le football. C’est une hostilité
organisée
Ceux qui
invoquent un match de football pour expliquer l’escalade actuelle mentent ou se
mentent. Le football n’a rien créé. Il a seulement exposé une réalité déjà
existante.
Depuis des
années, les Émirats arabes unis se positionnent systématiquement contre
l’Algérie, sur tous les dossiers majeurs :
- en Libye,
- au Sahel,
- dans les forums internationaux,
- dans les cercles européens,
- dans les organisations
culturelles et patrimoniales.
Toujours le
même schéma : financement, pressions, alliances de circonstance, travail en
coulisses. Une hostilité froide, méthodique, constante. Ce n’est pas une
divergence. C’est une stratégie.
La guerre culturelle : le visage le plus mesquin de
l’hostilité
Quand un
État s’attaque à la culture d’un autre, c’est qu’il n’a plus rien à opposer
politiquement. Les manœuvres émiraties à l’UNESCO, les tentatives d’entrave aux
droits historiques algériens, y compris sur des sujets aussi symboliques que le
patrimoine vestimentaire, ne relèvent pas du hasard.
Mobiliser
des réseaux pour affaiblir l’Algérie sur des dossiers qui ne concernent même
pas les Émirats révèle une obsession maladive : effacer, diluer, contester
l’identité algérienne là où elle s’exprime.
C’est une
attaque symbolique. Et donc politique.
Les médias comme armes
Les
campagnes médiatiques hostiles financées par des capitaux émiratis — y compris
dans l’espace francophone — ne sont pas des initiatives individuelles. Elles
visent la même cible : l’histoire algérienne, son unité nationale, sa
souveraineté, sa légitimité.
Ce n’est pas
du journalisme.
C’est de la propagande.
La ligne rouge a été franchie
L’Algérie a
patienté. Longtemps. Trop longtemps peut-être.
Mais lorsqu’une puissance étrangère s’attaque ouvertement à l’unité nationale
et cherche à semer la discorde identitaire, le silence devient une faute.
Il ne s’agit
plus d’un désaccord diplomatique.
Il s’agit d’une tentative d’intimidation politique.
À ceux qui croient que l’Algérie se contourne
L’Algérie ne
se gère pas comme un marché.
Elle ne se neutralise pas par des chèques.
Elle ne se plie ni aux lobbies ni aux campagnes médiatiques.
Certains
États sont nés sous tutelle et ont grandi sous protection.
L’Algérie, elle, est née dans la lutte, s’est construite dans le sacrifice
et s’est consolidée dans la résistance.
Nous ne
cherchons pas l’affrontement.
Mais nous refusons la soumission.
L’histoire
nous a appris une chose :
ceux qui confondent patience et faiblesse finissent toujours par se tromper.
Par A. Kader
Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça https://kadertahri.blogspot.com/
Le Makhzen du Maroc dans la réinvention et djihad cartographique des Frontières !
L’essentiel, c’est que ce soit celui qui parle qui a fait ce
dont il parle. Le Maroc, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, ne doit pas être
rendu tel quel stricto sensu. Ce n’est pas à moi de juger qu’est-ce
qui mérite d’être retenu, transmis, et qu’est-ce qui ne le mérite pas.
L’affaire de Frontières n’est plus entre
les mains de l’historien. Elle est entre les mains des Algériens.
Avec son djihad cartographique le Maroc devra essayer
de ne pas prendre de coups, au lieu de s'attarder sur d’anciennes cartes ou de
documents "déclassifiés", qu’ils n’ont aucun poids déterminant sinon
de conforter des opinions, mais les réalités sont de faits non des opinions
même si elles peuvent être justes.
Ce n’est pas l’Algérien qui fait le tableau, c’est le
Marocain qui dresse son propre tableau. J’insiste là-dessus. L’histoire ne se
fait pas par le politique placé en surplomb, au-dessus du réel, en essayant de
le redéfinir et de le reconstruire. L’histoire s’écrit à partir de celui qui la
fait, par ses actes.
En effet l’Algérie n’est pour le Maroc qu’un front avancé
dans sa stratégie d'expansionnisme, de cache poussière de ses échecs et surtout
avoir une position victimaire pour obtenir un grand écho au sein d'une
population maltraitée par cette idéologie managériale, idéologie monarchique
des despotismes héréditaires totalement inepte intellectuellement. Partout
où le Makhzen peut nuire à l’Algérie qu'il déteste, il y trouve son compte. Ce
ne sont que des alliances d'hypocrites basées sur l'intérêt et la détestation.
Mais certains semblent se réjouir que le Makhzen alimente cette haine contre
nous en pactisant avec ceux que nous vomissons.
Et cette question me rappelle une autre d'il y a environ
plus de 100 ans. Qui veut prendre les territoires Algériens ?
Et c'est un souvenir qui me hante : La France coloniale avec
la monstrueuse convention de Tanger, oblige le Maroc à reconnaître la
colonisation de l’Algérie, sans oublier que le Makhzen Marocain expansionniste
avait également sorti sa fameuse carte du Grand Maroc qui s’étend jusqu’au
fleuve Sénégal et englobe un quart du Sahara algérien à l’Ouest, ce pamphlet
bâti sur une fausse interprétation de l’histoire. On connait la suite: le
Sultan reçu au retour par des foules enthousiastes pour avoir sauvé son trône,
les moutons de Panurge sont tous tombés dans le précipice, surtout avec le
mythe de l’apparition du visage du souverain sur la Lune est certainement le
plus spectaculaire au Maroc.
Comble d'ironie, une majorité de Marocains sont convaincus
que le monarque exilé à Madagascar avait effectivement foulé le sol lunaire!
Décidément, le cannabis produit des dégâts psychiques irréversibles. En effet,
provoquer l'anéantissement de sa population reste un acte courageux, pour le
Makhzen à la recherche la pérennité et l'équilibre.
Pour moi, simple citoyen, mais ayant une idée de la
moralité, ce ne fut pas uniquement une honte, mais aussi une énorme trahison,
surtout que la vérité a tout de même ses droits !
Ce n’est pas une spécifiée marocaine la fluctuation frontalière
est l’apanage des prétendus empires en perte d’histoire, alors il faudrait
expliquer que les frontières de l’Algérie ont été reconnues internationalement.
Il faudrait aussi expliquer que l'on peut débattre, à la condition de ne pas
travestir les faits et de ne pas affirmer des contre-vérités.
Aujourd'hui nous sommes devant ce Makhzen qui essaie de
recréer un empire, une morbidité singulière et une mégalomanie
narcissique, celle d’un roi qui a trouvé le rôle de sa vie, encouragé par une
alliance avec le diable et un air du temps propice aux divergences Arabes,
voudrai lancer sa guerre contre un pays souverain, l’Algérie, pour le
vassaliser. Et certains de ces bons sujets du Makhzen qui relayent à qui mieux
aux mieux les fakes news produites par l’ingéniosité du mensonge du makhzen.
Photos truquées, articles bidonnés, qu'ils savent tout, qu'ils ont
raison. Or le plus souvent, précisément, ils en perdent leur honneur. Tout est
bon ! Même le plus grotesque !
Alors, que les Marocains, dont le rapport à l'information
est on ne peut plus chaotique depuis 1999 (je ne vais pas remonter plus loin)
sont soumis à une pensée orientée, c'est une chose que l'on peut concevoir, il
reste ahurissant que la machine de propagande du Makhzen reste aussi
performante, après la population devient un dommage collatéral.
On se demande encore aujourd’hui pourquoi des gens
prétendument intelligents, brillants même, ont-ils pu un jour croire aux
fadaises du makhzen ?
Qu’avait donc cette idéologie de si subtil, pour intoxiquer
tant de grands esprits, informés déjà de tous les crimes commis pour le
maintien coute que coute du Royaume du Makhzen.
Mystère, hélas ?
Est-il possible d’émettre des doutes justifiés sur ces
revendications du Grand Maroc, tout en déplorant ce fantasme total, du
même tabac que le protocole des sages de Sion. La candeur de certains
journalistes et l'orientation politique ou sociétale qu'ils donnent à cette
non-affaire en dit bien long sur le mal qui les gangrène.
Historiquement, le Maroc ne faisait valoir, aucune
particularité qui le distinguait des autres pays de la zone de l’Afrique du
nord, sauf un prétendu empire fermé, possédait un caractère particulier, conçut
dans une étendue de mythes et de clichés livrant des images approximatives,
douteuses voire extrêmement fantaisistes.
L’unité politique du prétendu empire marocain est une
fiction imaginée par certains diplomates et géographes. Les territoires
contrôlés par les sultans alaouites étaient d'ailleurs divisés en Bled Al
Makhzen (territoires soumis à l’administration militaire) et Bled Siba
(territoires insoumis). Le Maroc est comparé à l’Europe du Moyen-âge, aux
structures hyper-féodales, aux mœurs farouches et à l’accès verrouillé pour
l’étranger.
Il y avait une multitude de royaumes : Fès, Marrakech et Tafilet.
Les habitants de ses royaumes étaient complètement étrangers à l'idée de patrie
et n’avaient pas même de nom pour désigner leur nation. Il n’est pas rare que
ces royaumes nomment un souverain particulier et se livraient à des batailles
entre eux
le Maroc a connu une succession de dynasties instables et discontinues. Le
Maroc en tant que nation moderne est apparu après la colonisation française, le
reste n'est que fiction. C'est là tout le synopsis de Maroc.
Cette représentation était largement inspirée par une littérature visant à développer une image d’un pays aux frontières extensibles et où les lois et les coutumes régissant l’ordre social étaient tributaires d’un système féodal profondément ancré dans les mœurs, Le royaume était, en effet, perçu comme un champ de combat permanent entre tribus violentes et altières,
Je ne peux résister à citer cette approche de Voltaire dans son Candide :
Maroc nageait dans le sang quand
nous arrivâmes. Cinquante fils de l’empereur Moulay Ismail avaient chacun leur
parti : ce qui produisait en effet cinquante guerres civiles. Des noirs contre
noirs, des noirs contre basanés, des basanés contre basanés […] c’était un
carnage continuel dans toute l’étendue de l’empire".
Ne pas humilier les Marocains, évidemment, mais humilier le
Makhzen, ce système de gouvernance d’allégeance forcée et, si
possible, quelle bonne idée!
Il est fatiguant d'écouter les discours du Roi,
précautionneux et sans perspective juste des délires pédo-satanistes, applaudis
par ces élites et journalistes convaincus que le makhzen représente
quelque chose, la meute hurle au phantasme autre que donner au tyran ce
qu'il réclame.
Le pouvoir du makhzen marocain a asservi de nombreuses
tribus berbères et Arabes, ils ne se sont pas pour la plupart libérés. Le
Rif avait bel et bien son histoire comme entité autonome et indépendante,
l’ignorer serai à la limite de l’utopie, le Rif est réellement une entité
historiquement autonome et craint en tant que telle, il suffit de suivre
l’actualité, de voir et de savoir que c’est la seule région homogène dans sa
culture et dans son espace géographique, à subir le charcutage de découpage
régional de la réforme de régionalisation initier par le Makhzen pour garder
une plus forte main mise !
En final il reste à libérer le peuple Marocain,
et lui-seul peut y parvenir. A chaque peuple ses constantes et le choix de ses
maîtres. Le peuple Marocain, devenu frileux, timoré, velléitaire, a fait le
choix qui lui convient: un sultan prétentieux, présomptueux et égocentrique.
Le jour où les Marocains auront compris, ceci ils
arrêteront leurs monarchismes exacerbés et saisir qu’ils ne sont pas vraiment
bien placés pour donner des leçons, alors on pourra effectivement avancer que
le peuple Marocain à quitter l’ère du moyen-âge.
Et donc maintenant, le Makhzen Marocain veut continuer à
jouer à son Monopoly et bien sur les Rifains et les Sahraouis ne sont pas
d'accord. On les comprend !!!!!
En tout cas ce n’est pas une affaire algérienne.
A/Kader
Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/
Le Makhzen Marocain et ses interprétations médiatiques courtisanes
À les
entendre, dans l’espace médiatique du Makhzen, la question du Sahara
occidental demeure l’un des sujets les plus chargés symboliquement,
politiquement et historiquement. Elle cristallise passions, identités et
représentations de souveraineté. Un dernier argument de propagande
est désormais propagé avec force : Le Maroc constituerait par une
autonomie verticale avec son Sahara marocain.
L’autre
argument de propagande répété ad nauseam par les
cajoleurs du Makhzen consiste à dire que le Sahara Occidental, tout bien pesé,
n’existerait pas, né d’un mythe fondateur. Qu’il serait depuis toujours une
terre Marocaine.
Mais au-delà
des émotions, il existe une réalité juridique et diplomatique qui ne devrait ni
être ignorée, ni instrumentalisée.
Or, on observe aujourd’hui, dans une partie significative de la presse
marocaine, une tendance à affirmer que les Nations unies auraient désormais adopté
le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme unique cadre de règlement.
Cette affirmation se répand, se répète, s’enracine – mais elle ne correspond
pas aux textes.
Il est donc
important de rappeler ce que disent réellement les résolutions du Conseil de
sécurité, c’est-à-dire le seul cadre reconnu par la communauté
internationale. Ce sont toujours les mêmes qui font aujourd’hui mine de croire
que le Roi du Maroc pourrait respecter le droit international. L’expérience
nous enseigne qu’aucun dictateur, saisi par l’hubris, par l’ivresse d’un
pouvoir sans limite, n’est à l’abri de décisions défiant la raison. Ce vertige
a conduit Hassan 2 avec sa marche verte jusqu’au Sahara Occidental 1971 pour un
faire son bien. Je ne me souviens pas que les causes du conflit aient été expliquées
autrement que par le désir agressif de conquête du Roi
Le langage du Conseil de sécurité : le cœur du dossier
Depuis plus
de quinze ans, les résolutions du Conseil de sécurité du maintien de la paix au
Sahara ont adopté une formule désormais stable.
La résolution 2703 (30 octobre 2024), comme celles qui l’ont précédée (2602,
2654, 2685), affirme :
« Le
Conseil de sécurité réaffirme la nécessité d’une solution politique réaliste,
pragmatique et durable, mutuellement acceptable, fondée sur le compromis. »
Cette phrase
est centrale. Elle constitue le cadrage diplomatique du conflit. Elle signifie
trois choses essentielles : Aucune solution ne peut être imposée
unilatéralement. Aucune solution n’est considérée comme acquise. Le résultat
final doit être négocié.
En d’autres termes, l’ONU n’a pas tranché et ne déclare pas que le Sahara a été ou serai marocain. Elle ne déclare pas non plus qu’il doit devenir indépendant c’est au peuple Sahraoui d’en décider) Elle demande un processus, pas un verdict.
La reconnaissance du plan d’autonomie : une
appréciation diplomatique, pas une validation juridique Les résolutions saluent
la proposition marocaine : « Le Conseil de sécurité prend note des efforts
sérieux et crédibles du Maroc. »
Cette
formule signifie que le Maroc : a présenté une proposition solide, cohérente et
compatible avec l'idée de compromis. Cela n’a rien d’anodin. Mais cela ne
signifie pas que : le plan d’autonomie est la seule base de négociation, que
l’indépendance est exclue par principe, ou que l’ONU adopte la vision marocaine
du conflit.
Dire le
contraire, comme le font certains éditorialistes, revient à passer de la
reconnaissance de la valeur d’une proposition à l’affirmation de sa supériorité
exclusive.
C’est un glissement politique, pas juridiquement fondé.
Le
référendum : toujours inscrit, Il est
essentiel de rappeler que le référendum d’autodétermination n’a jamais été
supprimé du cadre onusien.
Il demeure une option, théoriquement ouverte.
Mais dans
les faits, l’ONU elle-même a constaté son impossibilité opérationnelle, en
raison du blocage technique, non tranchable, qui a conduit l’ONU à substituer
la logique du vote à celle de la négociation politique.
Ainsi : L’indépendance
n’est pas juridiquement abandonnée, mais n’est plus le scénario opérationnel
privilégié à ce stade.
La question du rôle de l’Algérie
Un élément
évolue néanmoins dans le discours onusien récent : la mention explicite des quatre
parties. Les résolutions ne parlent plus seulement de « deux parties », mais : «
Le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. »
L’Algérie
n’est donc plus considérée comme simple « pays voisin », mais comme un
acteur nécessaire du processus politique. Cela ne veut pas dire : qu’elle doit
accepter l’autonomie, ni qu’elle endosse le rôle de belligérant.
Cela veut
dire : qu’aucune solution durable ne peut être trouvée sans l’Algérie. Reconnaître
cela relève du réalisme, non de la concession.
Le danger du triomphalisme discursif
Que certains États soutiennent la proposition
marocaine, notamment plusieurs pays africains, arabes et européens, est un
fait.
Que la dynamique diplomatique évolue dans le sens d’une solution négociée
plutôt qu’un référendum binaire est également un fait.
Mais
transformer ces tendances en victoire définitive est un raccourci dangereux.
Pourquoi ? Parce
que : Une position exagérée est aisément démontée. La crédibilité se construit
sur l’exactitude, pas sur l’affirmation. La diplomatie se joue dans la nuance,
jamais dans le slogan.
Le conflit
du Sahara souffre déjà suffisamment de la surinterprétation, de la communication
identitaire et de la simplification stratégique. L’heure n’est pas au spectacle
politique, mais au travail patient et lucide.
Conclusion
Le Conseil
de sécurité n’a ni tranché en faveur de l’autonomie, ni maintenu la centralité
du référendum : il a installé la recherche du compromis comme seule voie
crédible.
Cela
implique : écouter, négocier, reconnaître les contraintes de l’autre.
Il me semble
que la presse du Makhzen est appelée à faire la politique internationale, pas
du récit national. La paix, la stabilité et la coopération maghrébine méritent
mieux que des certitudes proclamées cela demande une maîtrise du langage
diplomatique, le respect du cadre juridique, et une honnêteté intellectuelle
face aux faits. Sans cela, le conflit continuera moins parce qu’il est
insoluble que parce qu’il est mal raconté.
Une même
fuite en avant s’observe au Maroc dans le camp royaliste. C’est un fait :
le Makhzen ne sait plus argumenter autrement que par le mépris, l’injure, la
diabolisation. Ce manichéisme bas de gamme est également utilisé par une partie
de la politique Il suffit d’entendre les
arguments anti-Algérie rudimentaires Bourita ou de Omar Hilale pour s’en convaincre.
A leur décharge, les courtisans du royaume qui ont une très
forte impression qu'ils contribuent pour beaucoup dans le cout politique du
Makhzen. Un peu comme pense le Français moyen avec le cout social de
l'immigration! A chacun son ressentiment.
A/Kader
Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/



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