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La « croisade du garage » : quand Valeurs Actuelles découvre le martyre en banlieue d’Oran : (Archives)

En réponse à cet article de Valeurs Actuelles, je tiens à préciser que ces personnes se sont réunis dans un lieu non conforme pour pratiquer un culte (Garage) dans un Douar el Ayaïda (Aïn El Bia, Bethioua, wilaya d’Oran) est une localité. Douar el Ayaïda se trouve à proximité de la localité d'Aïn el Bya, ainsi que de la petite ville de Hassi Mefsoukh.  

On constate depuis fort longtemps que les missionnaires  chrétiens en terre musulmane exercent le prosélytisme avec coercition, persuasion malhonnête, ou simplement peu loyale avec un manque au respect de la liberté autrui, dans l’annonce de leur Évangile supposé apporté une vérité toute relative alors que  la religion chrétienne avec une foi émotionnelle, superficielle semble à se  réclame avoir le monopole de la vérité.  Des ONG s’inquiètent  et apportent l’aide aux plus vulnérables, sans distinction de race ou de religion, au nom des catholiques du monde entier sauf en Territoire Occupée de la Palestine, les palestiniens ne sont pas donc considérés comme des personnes vulnérables. Comme c’est beau la Charité catholique.

Ah, Valeurs Actuelles ! Toujours en première ligne quand il s’agit de verser une larme sélective sur la « persécution » des chrétiens à l’autre bout du monde, tout en expliquant du lundi au vendredi que les lois de la République française doivent s'appliquer sans concession chez nous. Mais attention : dès qu'il s'agit de l'Algérie, le respect des règles d’urbanisme et du droit local devient soudain un « crime contre l'esprit », et le moindre contrôle de police dans un garage transformé en temple clandestin prend des airs de grand martyre sous l'Empereur Néron.

Accrochez-vous à vos rosaires : l’article nous sort le grand jeu. « En Algérie, terre de Saint-Augustin... » Rien que ça ! On nous convoque le théologien du IVe siècle pour légitimer douze illuminés du XXIe siècle réunis en catimini dans un garage de Douar el Ayaïda, à côté d'Aïn el Bya et de Hassi Mefsoukh. On repassera pour le prestige architectural de la cathédrale.

Car de quoi parle-t-on exactement ? D'un obscur "House of Refuge", fermé administrativement depuis 2019 par la justice locale — sans doute par pure méchanceté tebbounienne —, mais où l'on continue poliment de braver les lois en pratiquant le culte clandestin dans la pièce à côté. En France, un lieu de prière clandestin ou un commerce non conforme fermé par la préfecture qui rouvre dans le garage d'à côté s'appelle une infraction. À Oran, sous la plume de nos grands défenseurs de la civilisation judéo-chrétienne, cela devient une « cellule de résistance de la foi ».

Mais la vraie farce est ailleurs.

On nous vend ces officines évangéliques comme de saintes ONG pleines de bonté, venues distribuer des sourires, de l'amour et des Bibles aux « femmes vulnérables ». C’est tellement beau qu’on en sortirait son mouchoir. Ce qu’on oublie juste de vous dire, c’est que sous le masque de la charité chrétienne se cache trop souvent le bon vieux prosélytisme des familles : de la persuasion peu loyale, un ciblage cynique de la misère humaine et un zèle missionnaire agressif pour rallier du fidèle à la chaîne. La foi émotionnelle version "Gospel & Business", où l'on prétend détenir le monopole de la Vérité absolue en distribuant des colis alimentaires.

Curieusement, cette même charité « universelle » et ces grandes ONG internationales qui s'émeuvent du sort d'un garage oranais perdent mystérieusement leur voix quand il s'agit des chrétiens ou des civils de Palestine. Là-bas, sous les bombes en Territoire Occupé, la vulnérabilité semble tout de suite beaucoup moins télévisuelle. On ne repère plus aucun martyr à honorer dans les colonnes de la droite rance. Comme c'est commode !

Personne n'a de problème avec le chrétien lambda qui vit sa foi dans le respect et la discrétion. Mais en Algérie, jusqu'à preuve du contraire, la liberté de conscience n'a jamais été un permis de chasser les âmes dans la clandestinité juridique. On a encore le droit souverain de dire NON à la croisade évangélique en kit et à l'imposture des marchands de temple.

Alors, messieurs les scribes de Valeurs Actuelles, gardez vos sanglots de commande pour vos lecteurs du XVIe arrondissement. Le 4 septembre à Bethioua, la police n'a pas arrêté des martyrs de la Chrétienté : elle a simplement rappelé à des missionnaires du dimanche qu'un garage privé n'a jamais fait office de cathédrale, et que la souveraineté d'un pays ne se dissout pas dans le zèle d'une ONG.

En Algérie, Nous avons bien le droit de refuser l’évangélisation !

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

 

Le roman de la victoire marocaine : L’élite parle, le citoyen souhaite une Harba !

À lire certains éditorialistes marocains, on pourrait croire que l'Histoire est déjà terminée, que le verdict est rendu et que l'Algérie n'aurait plus qu'à contempler, impuissante, la prétendue « montée en puissance » du Royaume. Ce récit est moins une analyse qu'un exercice d'autocélébration. Il relève davantage du catéchisme politique que de la géopolitique.

L'auteur ne démontre pas ; il proclame. Il n'argumente pas ; il décrète. Son texte accumule les certitudes comme d'autres collectionnent les slogans. Chaque hypothèse devient une vérité, chaque évolution diplomatique se transforme en victoire définitive, chaque désaccord est présenté comme la preuve d'un supposé déclin algérien.

La méthode est vieille comme la propagande : grossir ses succès, minimiser ses difficultés, caricaturer l'adversaire et annoncer la victoire avant même que les faits ne l'aient consacrée.

Franchement, y a un truc qui saute aux yeux dans cette presse du Palais. On dirait que le match est déjà fini. Que le Maroc aurait déjà gagné l'Histoire et que l'Algérie serait juste là pour regarder passer le train.

Sauf que... non.

Le texte ne démontre pas grand-chose. Il affirme. Il enchaîne les certitudes, les formules, les effets d'annonce. À chaque fois, le même schéma : le moindre succès du Maroc devient un tournant historique, et tout ce qui concerne l'Algérie est ramené à l'échec ou à l'immobilisme.

Ça ressemble plus à un récit qu'à une analyse.

Le plus étonnant est cette obsession de l'Algérie. Si le Maroc est réellement aussi sûr de sa réussite qu'on le prétend, pourquoi consacrer autant de colonnes à expliquer que son voisin serait dépassé ? Les puissances confiantes regardent vers l'avenir ; les puissances anxieuses regardent constamment par-dessus leur épaule.

L'auteur parle d'une Algérie « sans vision ». Pourtant, il oublie un détail essentiel : un État ne se résume pas à des éditoriaux enthousiastes. Il se mesure à ses capacités industrielles, à ses infrastructures, à sa souveraineté énergétique, à sa politique de défense, à son système éducatif, à sa recherche scientifique et à sa faculté d'investir dans le long terme. Ces réalités ne disparaissent pas parce qu'un chroniqueur les ignore.

Il est tout aussi révélateur de voir l'auteur transformer chaque évolution diplomatique concernant le Sahara en certificat définitif de légitimité. La réalité est plus nuancée. Les positions internationales ont certes évolué ces dernières années, mais le dossier demeure traité dans le cadre des Nations unies, qui continuent d'appeler à une solution politique négociée. La résolution 2797 renforce le cadre des discussions, sans pour autant effacer d'un trait cinquante années de contentieux ni faire disparaître la nécessité d'un règlement politique accepté par les parties.

Plus grave encore, l'article avance plusieurs affirmations présentées comme des certitudes — notamment sur les populations des camps de Tindouf ou sur des décisions supposément imposées à l'Algérie par les États-Unis — sans apporter le moindre élément probant. Une affirmation répétée avec assurance ne devient pas un fait. Elle demeure une affirmation tant qu'elle n'est pas étayée.

Au fond, cette tribune révèle surtout une chose : certains milieux politiques semblent avoir besoin d'une Algérie imaginaire pour célébrer un Maroc idéalisé. On fabrique un voisin caricatural afin de mieux se mettre en scène. C'est une vieille recette : lorsqu'on peine à convaincre par les résultats, on construit un récit héroïque.

Mais l'Histoire est moins sensible aux effets de manche qu'aux réalités. Les campagnes médiatiques passent ; les rapports de force évoluent ; les équilibres régionaux changent. Ce qui demeure, ce sont les faits, pas les envolées lyriques.

Le Maghreb mérite mieux que cette littérature de confrontation permanente. Il mérite des analyses sérieuses, des débats honnêtes et des comparaisons fondées sur des données plutôt que sur des professions de foi.

À force de confondre communication et démonstration, certains éditorialistes finissent par croire que la plume peut remplacer la réalité. Or la réalité possède un défaut redoutable : elle résiste toujours aux slogans.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   https://kadertahri.blogspot.com/

Crise de Sebta et propagande du Makhzen : le syndrome algérien.

C’est une mécanique bien rodée, un véritable réflexe pavlovien : dès que les côtes de Sebta débordent sous la pression d’une jeunesse désespérée, dès que le cri de détresse de milliers de personnes résonne aux portes de l’Europe, les plumes de la presse du Makhzen trempent leurs calames dans l'encre du mensonge pour pointer du doigt le voisin de l'Est.

À les entendre, ni la misère sociale, ni le chômage endémique, ni l'absence d'infrastructures de santé ou d'éducation, ni la corruption généralisée ne sauraient expliquer le drame de la frontière. Non ! La faute reviendrait, selon ce récit féerique, à des « numéros en +213 » et à de mystérieux algorithmes téléguidés depuis Alger.

La fabrique du bouc émissaire : Quand la fiction masque la stratégie royale

Pousse-t-on le ridicule jusqu'à faire croire que quelques administrateurs de groupes WhatsApp auraient le pouvoir d’orchestrer de tels mouvements ? Quelle insulte à l'intelligence ! Prétendre que la responsabilité incombe à l'Algérie relève de la psychiatrie politique, surtout au regard des révélations documentées par les services de renseignement espagnols et occidentaux.

Car la réalité du terrain et les rapports du CNI (Centre National de Renseignement espagnol) dessinent une tout autre vérité, bien loin des affabulations de Rabat :

Une ingérence orchestrée au plus haut sommet de l’État : Des rapports confidentiels du CNI révèlent que les opérations vers Sebta découlent d'une « stratégie parfaitement planifiée et dirigée depuis les plus hautes sphères du pouvoir », impliquant directement un conseiller royal en coordination étroite avec le ministre des Affaires étrangères et les chefs des services secrets marocains (DGED et DGSN).

Instrumentalisation cynique et portes ouvertes : Des sources de renseignement concordantes et des témoignages poignants font état de la libération ciblée par le pouvoir marocain de milliers de criminels et prisonniers juste avant les vagues d'assaut. Des criminels, des repris de justice, mais aussi des soldats de l'armée marocaine ont été littéralement entassés dans des camions, conduits à la frontière et escortés jusqu'aux grilles de Sebta par les forces de l'ordre marocaines. Sur place, la consigne des policiers était limpide : « Venez, entrez en Espagne ! ».

Le chantage géopolitique comme doctrine : Selon le renseignement espagnol, l'objectif réel de ce déferlement organisé n'a jamais été un secret : faire pression sur le gouvernement de Pedro Sánchez afin de le contraindre à abandonner sa neutralité et à cautionner le plan d'autonomie marocain sur le Sahara occidental.

Le mensonge par procuration démasqué

Pour donner un vernis d'objectivité à leurs fables et masquer ce chantage d'État, les organes de propagande du Makhzen citent en boucle le journal espagnol La Razón et prétendent s'appuyer sur l'OSINT. Sauf que manque de chance à l’ère du numérique : l'article original de La Razón est accessible à tous. Et que constate-t-on ? Absolument aucune trace d'une quelconque accusation pénale ou étatique visant l'Algérie. L'Audiencia Nacional espagnole enquête sur la cybercriminalité et les réseaux de passeurs, pendant que les services secrets espagnols, eux, identifient clairement le véritable chef d'orchestre du drame : le cabinet royal et ses relais sécuritaires.

 

Le réel ne se dissout pas dans la propagande

Rappelons quelques réalités élémentaires que la manipulation ne saura étouffer :

Une crise sociale exploitée comme arme : Transformer la détresse d'une jeunesse abandonnée et de prisonniers utilisés comme de la chair à canon diplomatique en une « conspiration algérienne » montre à quel point le régime refuse d'affronter ses propres faillites.

Le trafic d'État contre la souveraineté européenne : Utiliser des camions militaires pour acheminer des foules à la frontière constitue une violation flagrante du droit international et une instrumentalisation criminelle de la misère humaine.

Conclusion : À force de crier au loup...

Accuser l'Algérie pour chaque vague migratoire, chaque émeute sociale, chaque dérive autoritaire est une stratégie éculée qui ne trompe plus personne — ni les observateurs internationaux, ni les services de renseignement européens, ni les citoyens de la région.

Plutôt que d'investir des trésors d'ingéniosité dans la falsification de la presse étrangère et la fabrication de boucs émissaires, il serait temps pour le Makhzen de regarder en face ses propres méthodes : le chantage migratoire, l'usage de la criminalité comme levier diplomatique et le refus de toute reddition de comptes interne. On ne soigne pas les béances d'un régime par la manipulation, et aucun mensonge géopolitique ne pourra indéfiniment effacer les rapports des services de renseignement qui ont déjà mis à nu la vérité.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  

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Le voisin qui délire : quand le Makhzen fabrique un procès contre l'Algérie


Il existe un vieux métier, aussi cynique qu'éprouvé, qui consiste à fabriquer de toutes pièces des épouvantails pour s'ériger ensuite en sauveur de la nation. Jadis, cela s'appelait de la propagande grossière. Aujourd'hui, cela se drape sous les oripeaux plus élégants d'une « chronique diplomatique ».

Dans cette mise en scène, la Tunisie contemporaine est sommée de renoncer à son âme politique et à sa souveraineté pour devenir le théâtre d'un chantage à la terreur. Le script est rôdé : le Makhzen dépêche son monarque en chevalier blanc un Zorro de pacotille venant déjouer les plans machiavéliques d’un ennemi invisible. Ne craignez rien, semble-t-on dire au peuple : Hassan II et Mohamed V veillent toujours sur leurs sujets depuis leur position lunaire.

La fabrique de l'ogre : anatomie d'une manipulation

À lire une certaine presse aux ordres et ses précieux relais éditoriaux, l'Algérie serait devenue le monstre hégémonique du Maghreb.

Chaque prise de parole d'Alger cacherait un agenda d'annexion. Chaque déclaration du président Algérien annoncerait une invasion imminente. Chaque coopération sécuritaire transfrontalière dissimulerait la mise sous tutelle d'un voisin.

À ce niveau de paranoïa orchestrée, on s'étonne presque de ne pas encore voir des soucoupes volantes estampillées de l'ANP stationnées au-dessus de Tamanrasset.

La mécanique d'abêtissement est pourtant d'une vulgarité sans nom. On commence par caricaturer le parler populaire du président algérien pour dénier toute stature d'État à la diplomatie d'Alger. Puis, on instrumentalise une mise en garde légitime pour la transformer en « menace existentielle ». On convoque ensuite une poignée d'opposants de salon, soigneusement sélectionnés pour fabriquer l'illusion d'un consensus. Enfin, le tour de passe-passe s'achève : on réinjecte subrepticement le dossier du Sahara occidental véritable névrose obsessionnelle du Makhzen et de ses parrains, sommés d'agiter le chiffon rouge dès qu'il s'agit d'attaquer l'Algérie.

Ce n'est plus du journalisme, c'est un procès en sorcellerie.

La géométrie très variable du « droit d'ingérence »

L'hypocrisie atteint ici des sommets d'art contemporain. Les mêmes plumes qui célèbrent chaque matin le « droit sacré des puissances » à défendre leurs intérêts vitaux découvrent soudain les vertus virginales de la non-ingérence dès lors qu'Alger affirme une évidence : l'Algérie ne restera pas spectatrice devant la déstabilisation de sa frontière orientale.

Depuis quand une puissance régionale renonce-t-elle à sécuriser son pré carré ?

Washington s'octroie le droit de verrouiller tout le continent américain. Paris défend avec les dents les restes de son pré carré africain.

Ankara projette sa puissance militaire de la Méditerranée jusqu'au Caucase. Rabat revendique sans vergogne une zone d'influence exclusive du Sahel à l'Atlantique.

Mais que l'Algérie rappelle qu'une implosion de la Tunisie aurait des répercussions directes et dramatiques sur sa propre sécurité nationale, et la voilà immédiatement traînée dans la boue, taxée d'« empire menaçant ».

Même comédie grotesque concernant la souveraineté tunisienne : voir des chroniqueurs habitués à justifier les guerres d'agression, les régimes d'exception, les sanctions et les ingérences occidentales se transformer subitement en vierges effarouchées et en gardiens du temple de la Convention de Vienne relève de la farce. La souveraineté est devenue un principe à géométrie variable : sainte et intouchable quand elle sert à frapper Alger, facultative et obsolète le reste du temps.

La réalité du terrain face au théâtre du déni

Puis vient le morceau de bravoure de la propagande, où l'on ose poser la question avec une naïveté feinte : « Mais enfin, qui menace la Tunisie ? »

Comme si le Sahel était une station balnéaire pacifiée. Comme si la désintégration de la Libye  orchestrée par ces mêmes puissances n'avait jamais eu lieu. Comme si la peste terroriste, les trafics d'armes lourdes et les réseaux de criminalité transnationale relevaient de la science-fiction. Feindre l'ignorance stratégique pour tourner en dérision une urgence sécuritaire absolue ne relève plus de la naïveté : c'est une complicité idéologique.

Et pourquoi cette fixation systémique sur le Sahara occidental dans un débat sur la sécurité tunisienne ? Quel est le rapport ? Aucun. Il s'agit purement et simplement de plaquer le logiciel anti-algérien du Makhzen sur n'importe quel sujet, d'imposer une grille de lecture unique et d'évacuer soigneusement les responsabilités de Rabat dans la déstabilisation régionale. La diplomatie n'est plus une analyse des faits : elle est devenue un tribunal fantoche où le verdict contre l'Algérie est rédigé avant même l'ouverture de l'audience.

L'échec d'un logiciel périmé

Le narratif d'une Algérie « isolée », pétrifiée dans la Guerre froide et incapable de lire le monde moderne ne tient plus debout. La réalité celle qu'on cherche désespérément à masquer  est tout autre :

1.      Redéploiement stratégique : L'Algérie multiplie et diversifie ses alliances globales, des BRICS aux puissances émergentes.

2.      Ancrage africain : Elle réaffirme sa doctrine de sécurité collective et de co-développement sans tutelle néocoloniale.

3.      Souveraineté décisionnelle : Elle s'impose comme un pivot incontournable dans un monde devenu multipolaire.

On peut contester ces choix, on peut débattre de la méthode. Mais il faut le faire avec l'honnêteté des faits, pas avec des contes de fées pour diplomates aux abois. Au fond, ces attaques répétées en disent long sur l'impuissance de leurs auteurs. Elles révèlent la panique d'un système incapable d'accepter qu'un État souverain du Sud refuse de soumettre sa sécurité aux diktats d'un ordre ancien ou aux délires d'expansionnisme d'un voisin féodal. L'Algérie n'est pas irréprochable, et aucun État ne l'est. Mais réduire sa politique étrangère à des fantasmes impériaux relève de la psychiatrie politique. À force de fabriquer des ogres pour masquer leurs propres faillites, le Makhzen et ses scribes ne trompent plus personne : ce n'est pas l'Algérie qui menace le Maghreb, c'est leur propre propagande qui étouffe la vérité.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  

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Campagne électorale : À force de recycler le même discours, on finit par confondre analyse et récitation.

 Élections : Le piège des discours recyclés

À voir ou entendre de long réquisitoire, des hommes politiques lors de la campagne électorale    au cours de laquelle, les candidats tout en ouvrant quelques garages ou boutique aménagés en bureau des candidats (affiches, drapeaux et surtout la musique) tenteront de convaincre les électeurs. A ceci je pensais découvrir une radiographie inédite de la crise politique algérienne. En réalité, il n'en est rien.  Encore une fois de plus nous sommes face à un discours que l'on entend, sous des formes diverses, depuis l'avènement du multipartisme. Les mots changent, le vocabulaire se fait plus universitaire, les phrases s'allongent, mais le diagnostic reste le même : crise de légitimité, crise de représentation,  défiance citoyenne, abstention électorale... Rien de véritablement nouveau sous le soleil.

Une rhétorique politique bien rodée mais déconnectée des faits

Le problème n’est d’ailleurs pas de critiquer le pouvoir. Dans toute démocratie, la critique est légitime, nécessaire et même salutaire. Le problème est de présenter comme une découverte ce qui relève désormais d'une rhétorique bien rodée. À force de répéter les mêmes analyses sans jamais les enrichir ni les démontrer, on finit par transformer un discours politique en une litanie intellectuelle.

La confusion entre crise politique et faillite de l'État

Plus préoccupant encore, la campagne électorale entretient une confusion entre crise politique et faillite de l'État. Ce n'est pas parce qu'un système politique est contesté que l'État est incapable d'assurer ses fonctions. L'État continue de fonctionner : les administrations rendent des services, les infrastructures se développent, des politiques publiques sont mises en œuvre et les institutions continuent leur activité.

On peut contester leur efficacité, leur orientation ou leur gouvernance ; on ne peut sérieusement soutenir que l'État a arrêté d'exister ou qu'il est devenu inopérant. Confondre ces deux notions, relève davantage du slogan que de l'analyse.

Responsabilité partagée : Le confort de la majorité et de l'opposition

Mais la plus grande omission est ailleurs. Les candidats consacrent l'essentiel de leur propos à dénoncer les insuffisances du pouvoir, avant d'accorder quelques lignes, presque par acquit de conscience, aux faiblesses de l'opposition. Pourtant, si la confiance des citoyens s'est effondrée, c'est aussi parce qu'une grande partie de la classe politique a perdu toute crédibilité.

Depuis plus de trois décennies, combien de partis ont réellement construit une alternative ? Combien ont élaboré un véritable projet économique, social ou institutionnel ? Combien ont su dépasser les querelles d'ego, les scissions à répétition, les rivalités personnelles et les calculs de circonstance ? Trop souvent, l'opposition s'est contentée de faire métier de la contestation, comme si dénoncer suffisait à gouverner.

La vérité est plus dérangeante : une partie de la classe politique, majorité comme opposition, s'est installée dans une forme de confort. Les uns administrent le système, les autres administrent la contestation. Les premiers vivent de l'exercice du pouvoir ; les seconds vivent de la critique du pouvoir. Entre les deux, le citoyen assiste, impuissant, à une représentation dont le scénario semble écrit d'avance.

Une opposition installée dans la culture de la contestation

Cette situation explique largement l'abstention massive observée lors des différents scrutins. Ce rejet ne traduit pas seulement une défiance envers les institutions ; il exprime aussi un désaveu d'une classe politique qui, dans son ensemble, peine à convaincre qu'elle est capable d'améliorer concrètement le quotidien des Algériens.

Les jeunes, en particulier, ne désertent pas seulement les urnes ; ils désertent un débat politique qui leur paraît déconnecté de leurs préoccupations réelles : emploi, logement, pouvoir d'achat, qualité de l'enseignement, perspectives d'avenir.

À force de privilégier les postures aux propositions, les slogans aux programmes et les déclarations aux solutions, cette classe politique a contribué à son propre discrédit. L'embrouille nourrit la magouille, la surenchère remplace le débat, et l'outrance tient lieu de pensée. On préfère les grandes envolées sur la « crise du régime » aux réponses concrètes sur l'investissement, la création de richesse, la réforme de l'administration ou l'avenir des jeunes diplômés.

Une démocratie ne se résume pourtant ni au pouvoir ni à son opposition. Elle repose sur un équilibre entre des institutions crédibles, une majorité responsable, une opposition sérieuse, des corps intermédiaires vivants et des citoyens engagés. Lorsque plusieurs de ces piliers s'affaiblissent simultanément, la crise devient systémique. Vouloir faire porter l'intégralité de la responsabilité sur un seul acteur relève davantage du plaidoyer politique que de l'analyse.

Enfin, il convient de se méfier des prophéties définitives. Depuis trente ans, certains annoncent régulièrement l'effondrement imminent du système, l'épuisement irréversible du régime ou la fin prochaine de toute légitimité. Pourtant, le pays continue d'avancer — parfois lentement, souvent imparfaitement —, mais il avance. Cela ne signifie ni que tout va bien, ni que les critiques sont infondées. Cela signifie simplement que la réalité est plus complexe que les récits catastrophistes.

Conclusion : Pour un débat politique exigeant

En toute citoyenneté, j’estime que la politique mérite mieux que des incantations répétées à l'infini. Elle exige de la rigueur, de l'honnêteté intellectuelle et le courage d'examiner les responsabilités de chacun. Car répéter inlassablement le même diagnostic ne le transforme pas en vérité absolue. Et comme le rappelle un vieil adage, un mensonge répété mille fois peut influencer des esprits, mais il ne remplacera jamais les faits.

L'Algérie a besoin d'un débat politique exigeant, pas d'un concours de déclamations où chacun récite son rôle pendant que les citoyens quittent la salle.

Quant aux citoyens, leur participation demeure indispensable à la vitalité démocratique. C'est dans cette articulation des responsabilités, et non dans la désignation d'un seul coupable, que se trouve la clé d'une compréhension plus complète de la situation. Une démocratie solide ne repose pas uniquement sur la qualité de ceux qui gouvernent, mais aussi sur la maturité de ceux qui les contestent, la vigueur de la société civile et la confiance que les citoyens accordent à l'ensemble du système politique.

À lire, à partager et à méditer (sans majuscules d'État) ! sur https://wahrani31.substack.com/          A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

Le réarmement des autres est une vertu. Celui de l'Algérie deviendrait un scandale.

Le faux raisonnement : faudrait-il donc attendre les bombes pour construire une armée ?

Il existe une catégorie d'articles dont le véritable sujet n'est jamais celui annoncé par le titre. On croit lire une réflexion sur les dépenses militaires ; on découvre, en réalité, un exercice plus ancien, plus confortable et surtout plus révélateur : expliquer pourquoi certains États auraient naturellement le droit de se préparer à la guerre quand d'autres devraient presque s'excuser de vouloir préparer la paix.

L'article du journal le Point consacré au budget militaire algérien appartient précisément à cette famille d'écrits où le commentaire géopolitique se déguise en évidence morale. Tout commence par une phrase conçue pour produire un réflexe pavlovien : « deuxième armée la plus coûteuse du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. » Voilà l'accroche. Voilà le verdict. Le procès est déjà instruit avant même que le lecteur ait ouvert le dossier.

À première vue, la formule paraît frappée au coin du bon sens. Elle est surtout frappée au coin d'un raccourci intellectuel. Car enfin, depuis quand une armée se construit-elle une fois les combats commencés ? Depuis quand la stratégie consiste-t-elle à attendre que les premiers missiles tombent pour découvrir qu'il aurait peut-être fallu former des équipages, entretenir des chaînes logistiques, moderniser les systèmes de défense aérienne ou renouveler une flotte vieillissante ?

Il existe des sophismes si séduisants qu'ils finissent par passer pour des évidences. Celui-ci est de la famille des plus paresseux : « L'Algérie n'est pas en guerre ; pourquoi dépense-t-elle autant pour son armée ? » La phrase est courte, efficace, presque irrésistible. Elle tient dans un titre. Elle ne résiste pourtant pas à cinq minutes de réflexion.

À ce compte-là, pourquoi assurer sa maison avant l'incendie ? Pourquoi financer les pompiers lorsqu'aucune forêt ne brûle ? Pourquoi entretenir une digue tant que la mer demeure calme ? Pourquoi vacciner avant l'épidémie ? Le principe est toujours le même : la prévoyance paraît inutile… jusqu'au jour où son absence coûte infiniment plus cher.

Une armée moderne n'est pas une réaction ; elle est une anticipation. Les doctrines contemporaines de défense reposent sur la dissuasion, la préparation et la crédibilité. Former des pilotes, entraîner des équipages, renouveler des équipements ou bâtir une industrie de défense exige des années, parfois des décennies. Imaginer qu'un État puisse improviser sa sécurité au premier jour d'un conflit relève moins de la stratégie que de la fiction.

Le plus étonnant est que ceux qui tiennent aujourd'hui ce raisonnement n'oseraient jamais l'appliquer aux pays dont ils célèbrent pourtant le réarmement.

Le double standard : quand la géographie change aussi la morale

Depuis 2022, le mot d'ordre est devenu le même dans presque toutes les capitales européennes : réarmer. Berlin débloque des sommes exceptionnelles, Varsovie augmente fortement ses crédits militaires, Paris renforce sa programmation, les pays nordiques accélèrent leurs acquisitions. Les mêmes décisions sont saluées comme des preuves de lucidité stratégique, de responsabilité politique et d'anticipation face à un environnement international dégradé.

Personne ne s'indigne que ces États investissent sans être directement en guerre sur leur territoire. Personne ne réduit leurs choix à une lubie militariste. Au contraire, la préparation est érigée en vertu.

Puis vient l'Algérie. Et soudain, la règle change.

Les mêmes mécanismes de dissuasion deviennent suspects. Les mêmes investissements deviennent excessifs. Les mêmes arguments cessent d'être recevables. Ce qui était présenté comme une nécessité pour les uns devient une anomalie pour les autres.

Il ne s'agit plus d'une différence d'analyse. Il s'agit d'une différence de traitement.

Cette géométrie variable est révélatrice. Les principes ne changent pas ; seuls les acteurs changent. Ce n'est donc pas la logique stratégique qui est contestée, mais la légitimité de celui qui l'applique.

L'ironie est mordante : l'Europe explique depuis des années que la paix se protège par la force de la dissuasion. Mais lorsque cette même logique est revendiquée par un État du Sud, certains découvrent subitement les vertus d'un pacifisme budgétaire dont ils ne se réclament jamais lorsqu'il s'agit de leurs propres gouvernements.

Le véritable enjeu : ce qui dérange n'est pas le budget, mais la souveraineté

Le débat dépasse largement les chiffres. Les budgets militaires sont discutables, comme toutes les politiques publiques. Ils peuvent être critiqués, comparés, évalués. C'est le propre d'une démocratie.

Mais encore faut-il appliquer les mêmes critères à tous.

Or, ce que révèle cette controverse, c'est une difficulté plus profonde : accepter qu'un État non occidental définisse lui-même ses priorités stratégiques, modernise son outil de défense et affirme son autonomie sans que ces choix soient immédiatement interprétés à travers le prisme de la suspicion.

L'Algérie n'évolue pas dans un vide géopolitique. Elle partage des frontières avec une région marquée par des crises prolongées, des trafics transfrontaliers, des groupes armés et des recompositions sécuritaires majeures. On peut débattre du niveau de ses dépenses ; on ne peut sérieusement prétendre que son environnement stratégique serait exempt de risques.

La véritable question est ailleurs : pourquoi le droit d'anticiper serait-il universel lorsqu'il s'exerce à Paris, Berlin ou Varsovie, mais discutable lorsqu'il s'exerce à Alger ?

À cet instant, le débat cesse d'être militaire. Il devient politique. Il révèle une hiérarchie implicite des souverainetés, où certains États seraient spontanément jugés responsables lorsqu'ils renforcent leur défense, tandis que d'autres devraient constamment justifier l'exercice d'un attribut pourtant élémentaire de leur indépendance.

C'est précisément cette hiérarchie qu'il convient de contester.

La souveraineté ne se sollicite pas. Elle ne se négocie pas dans les colonnes d'un éditorial. Elle s'exerce. Une armée crédible ne garantit pas qu'un conflit n’éclate jamais. Elle augmente les chances qu'un adversaire y renonce. C'est le principe même de la dissuasion.

Au fond, la polémique n'a peut-être jamais porté sur le montant d'un budget militaire. Elle révèle surtout une difficulté persistante à regarder l'Algérie comme un acteur stratégique à part entière, capable de définir lui-même ses intérêts et les moyens de les défendre.

Et c'est sans doute là que réside le véritable malaise : non dans l'existence d'une armée moderne, mais dans l'idée qu'elle puisse être le fruit d'une souveraineté pleinement assumée.

À lire, à partager et à méditer (sans majuscules d'État) ! sur https://wahrani31.substack.com/       A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   https://kadertahri.blogspot.com/

 

Le Makhzen en charge : autopsie d’un pamphlet anti-algérien

Sous couvert d’analyse sportive et géopolitique, un texte violemment hostile à l’Algérie a récemment circulé, franchissant toutes les lignes rouges : amalgames, mensonges, pathologisation d’un peuple entier. Cette tribune démonte méthodiquement un discours de haine qui ne dit rien de l’Algérie, mais beaucoup de ceux qui l’emploient.

Il y a des textes qui ne méritent pas le débat mais la mise à nu. Celui qui circule actuellement à propos de l’élimination de l’équipe d’Algérie à la CAN n’est ni une analyse sportive, ni une réflexion politique, ni même une opinion argumentée. C’est un pamphlet de ressentiment, un déferlement de mépris, un exercice de déshumanisation collective qui utilise le football comme alibi.

Derrière une indignation feinte se cache une réalité beaucoup plus simple : la haine a remplacé la pensée.

Des mensonges répétés ne deviennent pas des faits

Le texte empile des accusations graves sans jamais s’embarrasser de preuves : violences généralisées, complots internationaux, sanctions américaines ciblées, chaos diplomatique permanent. Tout y passe, sans source, sans rigueur, sans vérification.
Ce procédé est connu : répéter une contre-vérité jusqu’à lui donner l’apparence du réel.

En réalité, ce texte ne décrit pas des faits, il fabrique un récit. Un récit où l’Algérie est coupable par essence, où chaque incident devient une confirmation, et où toute contradiction est balayée comme faisant partie du “complot”.

Ce n’est pas de l’analyse. C’est de la propagande émotionnelle.

L’amalgame comme méthode, l’insulte comme conclusion

À aucun moment l’auteur ne distingue : des supporters de tout un peuple, des journalistes de millions de citoyens, des plateaux télévisés d’un État, des émotions sportives d’une trajectoire historique. Tout est volontairement confondu. Pourquoi ?
Parce que l’amalgame est indispensable à la stigmatisation. Sans lui, le discours s’effondre.

Ce n’est plus “certains supporters”, mais “les Algériens”.
Ce n’est plus “des débordements”, mais une “nature”.
Ce n’est plus un problème ponctuel, mais une “tare”.

On ne critique plus : on condamne collectivement.

La pathologisation d’un peuple : un seuil moral franchi

Le moment le plus abject du texte est atteint lorsque l’auteur évoque la psychiatrie, la schizophrénie collective, l’asile pour un peuple entier.
Qu’on ne s’y trompe pas : ce vocabulaire n’est jamais innocent. Historiquement, il a toujours servi à retirer leur humanité à des groupes entiers, à les présenter comme irrationnels, dangereux, incurables.

C’est exactement le même mécanisme que l’on retrouve dans les pires pages de l’histoire politique moderne, simplement recyclé avec un vernis pseudo-géopolitique.

À partir de cet instant, toute prétention à la rationalité s’effondre.

Le football n’est pas un tribunal civilisationnel

Les violences de supporters existent sur tous les continents.
Les débordements existent dans les stades anglais, italiens, français, argentins, brésiliens.
Les nationalismes sportifs existent partout.

Mais seuls certains peuples sont sommés de s’expliquer comme s’ils étaient anthropologiquement défaillants.

Ce deux-poids-deux-mesures trahit moins un souci d’ordre public qu’un regard hiérarchisant, où certains pays auraient droit à l’excuse de la complexité, et d’autres seraient condamnés à la caricature.

La réputation du tempérament des Algériens était reconnue à travers le monde. Ils sont conscients que nous ne tolérons ni la fraude, ni l’irrespect. Ils ont exploité le stress, la colère et le langage corporel pour nous inciter à encaisser des cartons (jaunes, heureusement pas rouges !) et ils ont gagné la partie comme anticipé grâce au soutien de leur arbitre. C’est ce qu’on appelle de la truanderie dans le monde du sport. J’aurais parié sur la défaite de ma propre équipe, mais malheureusement même si elle affronte les meilleurs teams du monde, je choisirais l’Algérie en vainqueur!

Informez-vous sur le mode de vie de tous les arbitres africains impliqués dans des rencontres truquées suite à une compromission. Ils mènent une vie de princes malgré des retraites très modestes.

La presse du Makhzen ne parle pas de l’Algérie, il parle de ses obsessions

En réalité, l’Algérie n’est ici qu’un écran de projection. Cette presse texte parle : d’une obsession politique, d’un ressentiment régional, d’une incapacité à penser le voisin autrement que comme un ennemi, d’un besoin compulsif de disqualification morale.

Il ne cherche pas à comprendre, il cherche à humilier.
Il ne vise pas la vérité, mais la confirmation d’un préjugé.

La vraie faillite est intellectuelle

On peut critiquer un État. On peut critiquer des dirigeants.
On peut critiquer des médias. On peut même critiquer une culture politique.

Mais quand on commence à parler d’un peuple comme d’un corps malade, on a déjà perdu le débat.

Cette presse n’est pas courageuse. Elle est lâche, n’est pas lucide elle est caricaturale.
Elle n’est pas rationnelle. Elle est pulsionnelle.

Conclusion

L’Algérie n’a pas besoin de leçons de dignité de la part de ceux qui confondent colère et intelligence, critique et haine, analyse et injure.
Les peuples ne sont pas des maladies. Les nations ne sont pas des pathologies. Et le football n’est pas une excuse pour recycler les discours les plus méprisants.

Ceux qui prétendent incarner la raison feraient bien de commencer par se regarder dans le miroir de leurs propres excès.

Voilà exactement ce qui arrive lorsqu’on confie un événement sportif continental à un Etat voyou. La Coupe d’Afrique des nations organisée au Maroc restera dans l’histoire non pas pour le talent des joueurs ou la ferveur populaire, mais comme l’une des plus grandes impostures du football moderne, disait un journaliste algérien.

Dès le premier coup de sifflet, la messe était dite. Arbitrages scandaleux, décisions grossièrement orientées, fautes ignorées, buts refusés sans justification, pression manifeste sur les officiels. Cette CAN n’est pas une compétition, c’est une mise en scène. Une mascarade où la tricherie, la manipulation et la corruption  à la fois matérielle et morale s’étalent sans la moindre retenue, sous les yeux d’un public médusé."

A/Kader Tahri   chroniqueur engagé et observateur inquiet                                                                                                   « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme

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Quand la presse française fabrique un fantasme sur l’Algérie : de l’information à la propagande :

La presse française parle du « régime de Tebboune » et accuse l’Algérie de « refouler 24 000 migrants ». Mais le rapport officiel parle uniquement d’appréhensions, et jamais de refoulements massifs. Cette rhétorique idéologique nie la souveraineté algérienne, falsifie les faits et applique un double standard européen. Voici pourquoi il est temps de dire stop à la propagande et de rétablir la vérité.

Parler du « régime de Tebboune » n’est pas informer. C’est insulter un pays souverain, réduire l’Algérie à l’image d’un seul homme, et nier l’existence de ses institutions. Cette rhétorique, employée à répétition par certains médias français, est idéologiquement chargée, infantilisante et profondément coloniale. L’Algérie n’est pas un décor pour fantasmes occidentaux : c’est un État avec un gouvernement, des institutions, une armée nationale et une histoire de souveraineté. Ignorer cela relève d’un mépris assumé.

Le cœur de la manipulation repose sur un faux chiffre et un verbe falsifié : « 24 000 migrants refoulés ». Le rapport officiel du ministère algérien de la Défense nationale parle d’appréhensions, mot précis et neutre. Appréhender ≠ refouler. Transformer une donnée administrative en accusation politique est un mensonge volontaire, une technique classique de sensationnalisme : prendre un fait exact, y coller un verbe faux, et créer une indignation artificielle. C’est exactement ce que fait cet article, qui confond information et propagande.

La suite est tout aussi révélatrice : le texte s’appuie sur des ONG occidentales et des médias français, sans jamais citer les autorités algériennes ni contextualiser la situation sahélienne. On passe sous silence que l’Algérie protège des milliers de kilomètres de frontières sahariennes dans un contexte de guerre, d’insécurité et d’effondrement étatique dans le Sahel. Contrôler ces frontières est un acte de souveraineté et de sécurité nationale, pas un choix moral ou idéologique à critiquer pour faire sensation.

Le contraste avec l’Europe est édifiant et révèle un double standard indéfendable. Quand Frontex, l’Espagne ou l’Italie refoulent des centaines de milliers de migrants chaque année, aucun titre alarmiste n’accuse « le régime Macron » ou « le régime Meloni » de brutalité. La même presse qui vilipende l’Algérie ferme les yeux sur des expulsions massives, des renvois en mer ou vers des pays tiers, souvent dans des conditions inhumaines. Mais dès que l’Algérie applique sa souveraineté sur son propre territoire, c’est une « violence d’État » inacceptable. Cette indignation sélective est non seulement hypocrite, mais totalement raciste et postcoloniale.

Plus encore, la rhétorique médiatique nie les réalités humaines et géopolitiques de la région. Les migrants interceptés par l’Algérie ne sont pas expulsés vers nulle part : ils sont pris en charge dans le cadre de la législation nationale et des capacités disponibles. La presse qui raconte l’inverse ignore volontairement la complexité de la situation : routes migratoires périlleuses, criminalité organisée, zones désertiques dangereuses, trafic d’êtres humains, instabilité des États voisins. Réduire cela à « des refoulements massifs » est une falsification grossière des faits, destinée à nourrir un récit moraliste et sensationnaliste.

L’utilisation d’un vocabulaire idéologisé ne s’arrête pas au titre. Parler de « vague de refoulement » ou de « politique inhumaine assumée » est une construction rhétorique qui transforme des faits administratifs en accusation morale, tout en niant le droit d’un État à protéger ses frontières et ses citoyens. L’Algérie est ainsi présentée comme irrationnelle, brutale et arbitraire, quand elle ne fait que appliquer les principes élémentaires de souveraineté nationale que n’importe quel État du monde appliquerait dans la même situation.

Enfin, cette couverture médiatique participe d’une instrumentalisation politique des migrants, qui masque la responsabilité européenne dans la crise migratoire. L’Algérie est accusée de brutalité, pendant que l’Europe externalise massivement ses expulsions vers la Libye, le Maroc ou la Méditerranée, avec des milliers de morts. La presse occidentale, en refusant ce miroir, impose une morale sélective : les Africains doivent être parfaits, les Européens peuvent tout.

En résumé, cet article n’informe pas. Il ment, manipule les faits, utilise un vocabulaire idéologisé, nie la souveraineté algérienne et applique un double standard scandaleux. Il ne s’agit pas de journalisme : c’est un récit hostile, politique et moraliste, conçu pour culpabiliser l’Algérie tout en la déshumanisant. C’est un récit hostile et politique, qui transforme l’information en propagande. L’Algérie n’est pas une marionnette pour satisfaire les fantasmes des extrémistes. Elle est un État souverain, et sa souveraineté n’est pas négociable.

Assez de ce journalisme colonialiste d’une France vassale: la vérité, les faits et le respect des États africains doivent primer. Sinon, on n’aura plus jamais d’information, seulement des récits idéologiques et moralisateurs.

L’Algérie mérite d’être respectée comme un État souverain, capable de protéger ses frontières et ses citoyens, plutôt que caricaturée et condamnée par une presse obsédée par ses fantasmes postcoloniaux. Assez de ce journalisme idéologique qui vient d’un état vassal : la vérité, les faits et la souveraineté ne sont pas négociables.

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                            Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/