Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

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CAN.2025 : Le Makhzen dans sa fièvre de Mensonge, fièvre de Corruption :

l’obsession du pouvoir pour le football comme outil de prestige et de diversion, au détriment des urgences vitales : santé, éducation, logement et dignité humaine. Derrière les stades flambant neufs et les trottoirs repeints à la hâte se dessine un choix politique assumé : privilégier l’image internationale et le spectacle de masse plutôt que la vie réelle des citoyens. Une critique frontale d’un modèle de développement fondé sur la vitrine, la communication et l’oubli organisé des plus vulnérables.

Le Makhzen du Maroc avait tout misé dans le football  pour en faire un opium du peuple. Mais, cette drogue est tellement forte et le Makhzen tellement obstiné  d’essayer d’en faire quelque chose d’utile pour sortir avec une belle vitrine pour le Maroc. Mais le Maroc n’a pas réussi à emporter cette coupe, La baraka  du mensonge et de la corruption n’a été de retour, Le tout dans une ambiance de délire collectif, à la fois triste et agressif. On avait envie plus de les plaindre que de les punir.

 Quelque chose de l’épidémie dansante royale a envahi les âmes de ces pauvres diables. A croire que l’âme marocaine est malade, mentalement malade. Qui l’a rendu malade ? La corruption fragrante, le mensonge royal et la prostitution  à grande échelle.  Il s’agit d’un cas clinique.

Le Maroc ne joue pas au football : il l’exploite. Il ne gagne pas par le génie sportif, mais par l’efficacité d’un système qui sait recruter les bons cadres… à condition qu’ils soient dociles, corrompus ou parfaitement alignés. La vraie question n’est donc pas de savoir comment le Maroc réussit dans le football, mais pourquoi cette compétence miraculeuse disparaît dès qu’il s’agit d’éducation, de santé ou de justice sociale.

Car enfin, comment expliquer qu’un État capable de sortir des stades en douze mois soit incapable de sauver des hôpitaux laissés à l’agonie depuis des décennies ? Comment justifier qu’on refasse trottoirs, avenues et façades entières pour un match de football, pendant que les sinistrés du séisme de Marrakech croupissent encore dans l’attente d’un logement digne, noyés sous les promesses et les communiqués ?

Ce n’est pas une contradiction. C’est un choix politique. Clair. Brutal. Assumé.

Les élites ont tranché : le spectacle avant le soin, la vitrine avant la vie, l’image avant l’humain. Une voie non inclusive, profondément inégalitaire, et dont l’efficacité économique relève du mythe. Car le « décollage » tant promis n’est jamais venu. Les analystes sérieux le savent ; seuls les touristes émerveillés et les journalistes pressés continuent de confondre un aéroport clinquant avec le développement, un stade moderne avec la prospérité.

Nous vivons une époque dure, violente, dominée par les rapports de force. Le monde ne récompense plus la douceur, mais l’image de puissance. Le football est devenu un outil politique global, une arme de diversion massive. Il passe avant tout. Avant l’école. Avant l’hôpital. Avant la dignité et dans cette logique-là, il n’y a pas de citoyens : il n’y a que des figurants.

Malheur aux vaincus !

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

La France en Fatigue démocratique : La loi n’est pas la même pour tous

La France, ce pays qui se gargarise en show médiatique de sa «grandeur», offre le spectacle pathétique d’un régime plus fourbe et plus hypocrite où les guignols de l’opposition dictent la politique depuis leurs tribunes médiatiques.   

Les scandales politiques se succèdent, les procès des puissants s’enchaînent, mais rien ne change. Derrière les discours de vertu et les appels à la rigueur, un malaise profond mine la République : celui d’un peuple qui ne croit plus en la promesse d’égalité, ni à la sincérité de ceux qui le gouvernent.

La République française a beau s’enorgueillir de ses grands principes, elle semble aujourd’hui frappée d’un mal bien plus corrosif que la corruption elle-même : la lassitude démocratique.
Chaque affaire politique, chaque mise en examen, chaque condamnation d’un ancien ministre ou président donne lieu au même rituel : indignation, débats télévisés, tribunes moralisatrices — puis oubli. La justice passe, mais le doute reste. Et avec lui, ce sentiment que la loi n’est pas la même pour tous que les prisons ne sont pas les mêmes pour tous.

Car derrière les formules convenues — « indépendance de la justice », « respect des institutions », « présomption d’innocence » — se cache une réalité bien plus triviale : celle d’un système qui protège ses propres acteurs. Quand un citoyen lambda fraude, il paie cher. Quand un puissant le fait, il bénéficie d’un traitement de faveur, d’une cellule VIP aménagée, d’une compassion médiatique.
La justice à deux vitesses n’est plus une théorie : c’est un fait social, et c’est ce qui ronge silencieusement notre démocratie.

Pendant ce temps, les élites continuent de donner des leçons de vertu. Elles exhortent les Français à travailler plus, à consommer moins, à se montrer responsables et dociles, tout en profitant d’un entre-soi où le mensonge, le piston et le privilège sont devenus des habitudes de carrière. Les médias, souvent accusés d’être « aux ordres », relaient cette morale officielle : ils dénoncent la fraude des pauvres, mais détournent le regard devant la fraude des puissants.
C’est cette hypocrisie structurelle qui nourrit la colère et la défiance, bien plus que les excès verbaux ou les coups de sang du peuple.

Il ne s’agit pas de plaider la haine des élites, mais de rappeler une évidence : la démocratie repose sur la confiance, et cette confiance s’effondre quand ceux qui commandent se croient au-dessus des règles qu’ils imposent.
Les Français ne sont pas dupes. Ils n’attendent plus la perfection, seulement la cohérence. Mais face à la répétition des scandales, à la mise en scène des procès, et au retour éternel des mêmes visages, la lassitude devient résignation.
Et c’est là que le danger commence : quand l’injustice n’indigne plus, mais lasse.

La France ne manque pas de lois, ni de juges, ni de médias : elle manque de crédibilité morale.
Ce n’est pas seulement l’État qu’il faut réformer, mais la relation entre gouvernants et gouvernés. Tant que les citoyens auront le sentiment que la justice protège les puissants et accable les faibles, la République ne sera plus qu’un mot gravé sur les frontons des mairies — un symbole vidé de sens.

La démocratie ne meurt pas d’un scandale, ni d’une révolution avortée.
Elle meurt doucement, à force de trahisons ordinaires, d’indifférences polies et de promesses trahies.
Et lorsqu’un peuple ne croit plus en la justice qu’on lui prêche, c’est la République elle-même qui vacille.

Il n'y a rien de pire dans cette humanité qu'un Français plein de haine de l'autre, celui qui se démène, qui bosse et qui construit. Les Français au pouvoir ne savent que se plaindre, montrer du doigt et exiger. Je suis sûr que la majeure partie de ce peuple vaut beaucoup mieux que ces pantins au pouvoir depuis si longtemps, des politiques qui n'ont d'autre expérience que celle vécue dans leurs écoles, qui ne connaissent rien à la vie, et aux préoccupations des Français, qui ne savent pas ce que c'est que de bosser pour gagner sa croûte, des petits cons du type Sarkozy

Les affaires politiques s’accumulent, les procès des puissants se succèdent, et le citoyen regarde, las. La corruption n’est plus seulement un scandale, c’est devenu une habitude, un bruit de fond. Derrière les discours de vertu républicaine, la France s’enlise dans une fatigue démocratique : celle d’un peuple qui ne croit plus à la justice qu’on lui promet, ni à la parole de ceux qui le gouvernent.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

Harragas, corruption, désespoir : qui brisera le cercle vicieux algérien ?

L’Algérie possède des ressources immenses, une histoire riche et une jeunesse pleine d’énergie. Pourtant, elle s’enlise dans la corruption, le népotisme et l’immobilisme. Ses jeunes rêvent plus souvent d’exil que d’avenir au pays. Ce paradoxe insupportable doit cesser. L’heure est venue pour l’Algérie de dire la vérité, de briser le conservatisme qui l’étouffe et d’engager des réformes profondes. Le citoyen algérien que je suis appelle à un sursaut national fondé sur la liberté, la justice et la modernité.

L’Algérie est jeune, riche, immense. Elle a tout pour réussir : des ressources abondantes, une histoire millénaire, une jeunesse créative. Et pourtant, elle piétine. Elle s’enlise. Elle se saborde.

Comment accepter ce paradoxe ? Comment un pays doté de tant de forces peut-il offrir si peu de perspectives à sa jeunesse ?

La blessure des harragas

La réalité est brutale : nos jeunes ne rêvent plus d’avenir ici. Ils rêvent de visa, d’exil, ou de traversées au péril de leur vie. Le phénomène des harragas n’est pas marginal. Il est le symptôme d’un système qui ne fonctionne plus.

L’Algérie accueille et fait vivre des millions de migrants étrangers. Mais elle pousse ses propres enfants à fuir. Voilà le scandale. Voilà la blessure.

Un système à bout de souffle

Les causes sont connues.
Une démocratie confisquée.
Des pratiques de pouvoir figées.
Une corruption endémique.
Un népotisme honteux.
Un conservatisme social étouffant.

Tout cela forme une chape de plomb qui écrase les talents, bride l’initiative et tue l’espoir. Le résultat est là : découragement, colère, cynisme.

Le temps des réformes profondes

Assez de promesses creuses. Assez de slogans soporifiques. L’Algérie n’a pas besoin de discours, elle a besoin d’actes. De réformes profondes, radicales, immédiates.

Elle doit se libérer de l’instrumentalisation du religieux et garantir la liberté de chacun de croire ou de ne pas croire, provoquer un choc éducatif et culturel, qui valorise la pensée critique et la créativité, instaurer une liberté d’expression réelle, sans tabous ni peur, où la dissidence est une richesse et non une menace, bâtir une économie propre, débarrassée des clans et des prédateurs, qui récompense le travail et l’innovation.

Dire la vérité, agir enfin

Pour y parvenir, il faut du courage. Le courage de regarder nos échecs en face. Le courage de briser un système obsolète qui vit de l’immobilisme. Le courage, enfin, de dire la vérité.

La vérité n’est pas une arme contre l’adversaire. C’est la base de tout. Gouverner, ce n’est pas répéter des illusions. C’est agir. Réformer. Libérer les énergies.

Une responsabilité historique

L’Algérie peut devenir un État fort, une république moderne, juste et prospère. Elle en a les moyens. Elle en a la jeunesse. Elle en a les ressources. Mais elle n’a plus de temps à perdre.

Si nous échouons aujourd’hui, nous perdrons une génération entière. Et peut-être avec elle l’avenir du pays.

L’appel d’un citoyen

Le citoyen algérien que je suis plaide pour une politique qui œuvre à plus de sécularisation de la société, à un véritable renouveau culturel, à une totale liberté d’expression des voix dissidentes et à un essor économique ne laissant plus qu’une portion congrue à la corruption, au népotisme et aux réflexes claniques.

Le temps est venu d’examiner les causes des échecs, de rectifier les erreurs et de définir de nouvelles options. Des options qui permettront de profonds changements, loin d’un conservatisme social qui étouffe, d’un sentiment obsidional qui mine et du poids de l’Histoire qui entrave.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »