Il est incompréhensible pour des adultes de ne pas savoir
communiquer et converser tout en respectant le point de vue de l’autre. Chacun
a en mémoire des souvenirs de la guerre d’Algérie par son vécu. Il est bien d’accepter
ce que l' autre. Pourquoi avoir du ressentiment, de la haine et être raciste.
Il y a des faits avérés et il serait bien d' accepté.
Le peuple Algérien, le français d’Algérie et le harki sont
des personnes qui ont vécu une histoire.
Ce passé a un départ et une fin. Il peut être douloureux,
pour certains nostalgique, pour d’autres dramatique laissant des séquelles. Chacun
pourrait camper sur sa position et dire ce que je dis est vrai. Mais des fois
le souvenir peut être altéré. Donc au lieu de se faire la guerre, voyons le
point de vue de chacun, ce que l’autre se souvient. Tout peut se faire avec
bien séance et bienveillance.
J’ai trouve dans les propos de certains nostalgique de l’Algérie
Française que le pied noir semble fier d’être
pied noir, il doit néanmoins accepter ce que les autres ont vécu. On ne refait
pas l’histoire. Il y a des documentaires, des historiens. Oui la France s’est
mal comportée et n’a pas toujours fait de bonnes choses.
Aussi que le pied noir doit comprendre par cette réaction d’algérien,
que sa fierté est très mal placée et mérité
Toutes les écoles d’anthropologie sociale nous enseignent
que le colonialisme d’exploitation n’aurait du reste jamais perduré,
tous les sociétés humaines depuis l’aube des temps ont élaboré, sans s’être
concertés, une norme commune à l’Humanité : la proscription morale et
religieuse absolue du fait colonial et de l’exploitation humaine avec sa vision
sauvant les colonies des ténèbres par la colonisation en associant le colonisé
au Barbare, un peu plus encore du portrait surréaliste du colonisé. Je partage
cette certitude sur l’exclusivité de refuser, de dénoncer le colonialisme quel
que soit sa forme qui avait laisser dans la société algérienne une cicatrice
jamais refermée, et ceci s’explique par le fait qu’il n'y a pas une famille en
Algérie qui n'a pas un membre de sa famille assassiné par l'occupant français
et en général tout les gens qui avaient participé à la guerre d'Algérie en garde
de grosses séquelles psychologiques!
La France raciste et colonialiste avait pillé toutes
les richesses de l'Algérie et opérer un génocide de plus de 6 millions
d'algériens, ceci par évidence reste surtout un crime contre l'humanité
perpétré en Algérie et pire: La France Coloniale à propos de son histoire, a la
même honnêteté que la Turquie sur le génocide des Arméniens. Ce n'est que ça.
Rien d'autre qu’une décadence morale ?
C'est exact. Il est vraisemblable que l’armée coloniale
Française avait cherché à atteindre un objectif militaire, et que les chefs
militaires ont cru dans l'imaginaire de débiles d’exterminer la population
indigène. Ce qui est certain, c’est qu’il y avait un grand hachis de vies
humaines, et que l’armée coloniale Française en Algérie qui certainement ne
pouvait être sure de son affaire, aurait pu s'abstenir d’exterminer toute une
population avec des conséquences prévisibles.
La guerre est cruelle par nature et on ne peut pas la faire
gentiment. L’armée coloniale avait mené une guerre impitoyable et sanguinaire,
contre le peuple Algérien colonisé, uniquement par esprit de malfaisance. On
voulait écraser et terrifier l'ennemi, alors que la France coloniale n’avait
pas été menacée et ne luttait pas pour sa survie.
Sans refaire toute l'histoire la population Algérienne dans
la position actuelle a sans aucun doute l'avantage de pouvoir
regarder mes ennemis en face, l’Algérie n'a rien à voir avec un pays
qui ne veut pas d'elle, ni de la France : C'est son droit. L'Algérie ignore la
France, c'est son droit.
Un peu de culture historique permettant de comprendre
pourquoi, il est donc singulier de constater que la France se livre une
véritable guerre des mémoires. Le contrôle de la mémoire est un instrument
entre les mains des officiels français et la presse pour imposer une vision
officiel de la France fraternelle sur les événements de la guerre d’Algérie,
l’exemple le plus illustrant, le soi-disant massacre d’Oran du 5 Juillet 1962,
alors qu’il s’agissait d’une manifestation joyeuse de jeunes algériens
descendus dans les quartiers européens qui jusqu’ici leur était interdit. Bien
que non armés, ils aient subis des tirs des snipers de l’OAS, à partir des
balcons et des terrasses des immeubles, plus d’une centaine de jeunes ont été
assassinés sous les yeux de l’Armée Française qui n'est pas intervenue pour
protéger les victimes ?
Les chiffres officiels, donnés le 9 juillet, font état de
101 morts, 76 Algériens et 25 Européens et de 145 blessés, 105 Algériens et 40
Européens. La lecture du registre des actes de décès de la mairie d’Oran donne
36 décès Européens (dont une femme) dont 9 non identifiés. Ce qui est certain
c'est que la France dans son espace colonial n’arriver pas à liquider son
histoire avec l'Algérie, C’est fatigant de lire sans arrêt ces assimilations
qui fleurent la haine, le mépris par une presse conventionnée en retournant la
réalité pour se croire investi d’une mission salvatrice. Les médias sont
partisans et soutiennent une idéologie impérialiste plus qu’ils informent. La
fameuse parabole du mensonge répété mille fois qui devient une vérité.
On peut imaginer que la foule qui manifestait dans la joie,
brusquement agressée, se soit laissée probablement à une chasse des
membres armés de l’OAS. Les terribles derniers mois vécus sous le feu de l’OAS
appelaient d’autant plus de vengeance. En tirant sur la foule les membres de
l’OAS avaient fait preuve d’action criminelle et alors la foule aurait répondu
comme mécaniquement à la peur qu’avait suscitée la tuerie de l’OAS.
Pour rappel, il faudrait signaler que l’OAS créée
par des officiers français dissidents de l’armée coloniale, a transformé la
ville d’Oran en bain de sang pour les civils sans défense, notamment après la
signature des accords d’Evian et le début de son application, le 19 mars 1962. Les
deux années précédant l’indépendance (1961-1962) sont la période la plus
sanguinaire dans l’histoire des crimes du colonialisme français dans la ville
d’Oran, en raison des actions de l’OAS refusant les négociations sur
l’indépendance de l’Algérie. L'OAS a pris Oran comme point
d’ancrage essentiel pour elle, la ville d’Oran est devenue le théâtre
d’opérations d’assassinat et de terrorisme, parfois collectives et d’autres
individuelles, menées par le sinistre général Edmond Jouhau dirigeant une
aventure criminelle.
Les opérations terroristes collectives étaient nombreuses
dans la ville d’Oran, notamment celles ayant ciblé des algériens où des
voitures avec des individus armés sillonnaient les rues et tiraient sur les
passants de manière anarchique, ciblant les civils. Le cas du 11 mai 1962 où 15
femmes, des travailleuses des services d’hygiène, ont été tuées en plein centre
de la ville, Un événement particulièrement traumatisant fut l’explosion
simultanée de deux voitures piégées, le 28 février 1962, un soir de ramadan,
par les éléments de l’OAS sur l’esplanade de M’dina Jdida (Tahtaha), qui s’est
soldée par la mort de 80 Algériens et des dizaines de blessés, laissant
derrière eux des scènes horribles de "lambeaux" de chair humaine
disséminés sur les lieux du massacre, les explosions des cuves d’hydrocarbures
du port d’Oran, divers attentats ciblaient les algériens même dans les
cliniques et les hôpitaux, l’empoisonnement des barrages d’eau, le
lynchage étant l’une des méthodes d’exécution de l’OAS, sans compter d’autres
attentats plus atroces les unes que les autres, tous restent l’écho sanglant de
ce que fut la terreur imposée par l’OAS ainsi que l’image d’une vengeance
sauvage des Pieds Noirs qui ne voulaient surtout pas laisser les Algériens
devenir indépendants.
Oran est l’une des villes algériennes où les opérations de
l’OAS furent les plus sanglantes ayant laissé la région dans un état
apocalyptique l’été 1962. Une mémoire bafouée et niée dans une ville ravagée
depuis des mois par les attentats de l'OAS, désormais, plus que
jamais plastiquages et assassinats se succéderont à un rythme d’enfer. De son
côté, la population algérienne vivait la peur, au jour le jour, dans l’attente
d’une délivrance aussi proche que certaine. L’OAS dont ses éléments déguisés en
Gendarmes, avait employé contre la population algérienne toutes les formes
d’extermination individuelle et collective : lynchages, ratonnades,
exécution des malades à l’intérieur même des hôpitaux, enlèvements et
exécutions des condamnés à mort détenus à la prison d’Oran, tirs au mortier 81
et aux grenades à ailettes, tirs de snipers à partir des immeubles.
Par cet attentat, l’O.A.S. venait d’atteindre le seuil de
l’intolérable et de franchir un nouveau pas dans le crime génocidaire organisé
qui a dépassé les limites jusque là connues de l’horreur, En vérité, on était
arrivé au point de non retour. Cet attentat meurtrier constitue désormais le
levain de haine qui séparera irrémédiablement les deux communautés. Le nombre
réel des victimes de ce carnage ne sera jamais connu. En tout état de cause,
les estimations officielles avancent le chiffre de 80 morts et de 150 blessés.
Tous ces attentats meurtrières ont en revanche été
escamoté par les Français idéologiquement marqués par la défense des
pieds-noirs, considérés comme les éternelles victimes du Front de libération
nationale (FLN), des Arabes, cette mémoire criminelle est restée méconnue ou
indifférente du côté français. Les massacres des Algériens entre le 19
Mars et le Juillet 1962, doivent assurément être reconnus et
éclairés, sans être renvoyer à un effacement qui entretient une mémoire
meurtrie elle résonne comme un déni de souffrance presque aussi terrible que
d’être voué à l’indifférence par une France qui a bâti son récit colonial en
l’héroïsant, elle n’a aucunement intérêt à en reparler des actions meurtrières
de l’OAS et que dire du bilan très lourd d’assassinats d’Algériens par l’OAS
durant les années 1961 et 1962, sans parler de la destruction des
infrastructures techniques (Centrale Electricté, station de Radio et
Télévision) de la ville de son aéroport et de son port ?
Aucun Historien ou journaliste ne semble avoir songé à se
rendre en Algérie afin de confronter ses sources aux témoignages des Algériens.
Dans les travaux actuels des Français, en résulte des études tronquées, pleines
de fausses interprétations, et systématiquement orientées vers la théorie
d'après laquelle les pieds-noirs ont été obligés de partir, selon la valise ou
le cercueil. Or, après deux semaines de fuite affolée, les départs des Français
d’Oran ralentirent considérablement. Dès août, après la prise en
main sécuritaire des autorités algériennes, le sentiment de sécurité était
totalement revenu. En 1965, Oran comptait encore plus de vingt cinq mille
pieds-noirs.
Le peuple Algérien dans sa globalité ne
pardonnons pas, et ne pardonnerons jamais à tous ces ramassis de colons, de
pieds noirs très mélangée avec Espagnols, Portugais, Italiens, Maltais, même
Allemands etc, que nous tenons pour des crétins incultes, voleurs et spoliateurs,
sans éducation, vulgaires et gesticulants, venus en mercenaires pour les
pillages passés de nos terres de 1830 à 1962. Il faudra impérativement que la
France ouvre les archives de la guerre d'Algérie, toutes les archives, même les
soient disant "secret défense" qui sont uniquement
destinées à cacher l'horreur des actes perpétrés par les autorités françaises
de l'époque. L'Algérie ne demande que la vérité à la France, il se trouve aussi
que détruire les villes, terroriser massacrer déporter n’avait pas rendu la
France meilleurs.
Pour le peuple Français la connaissance des peuples
lointains est limitée aux récits des médias, écrits en général dans un contexte
colonial et dans un esprit d’adhésion au colonialisme, l'histoire du consul
souffleté, elle n'est qu'anecdotique et destinée aux livres d’images. Les
représentations du colonisé relayées par la culture populaire, sont imprégnées
d’une série de préjugés à même de justifier dans l’esprit populaire la présence
française coloniale. Même, dans leur discours polémique, on retrouve un certain
attrait pour la production d’images quasi mythiques, ou alors une totale
méconnaissance de la mentalité des Algériens.
En France, l'anti-algérien trouve sa source dans cette
vieille "blessure d'orgueil" dont certains ne parviennent pas
à se départir. Certains veulent se convaincre que l’Algérie restera un valet à
l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le monde et dans ses rapports avec
d’autres pays se porte bien, après un soixante d’année
d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui est en droit de condamner la
colonisation Française et elle est en mesure de revendiquer tous ses droits
dans la restitution des richesses spoliés et transférer en France.
Pourquoi la France traîne-t-elle une sorte de mauvaise
conscience qui n’est fondée sur rien une mauvaise conscience qui
entretient les sales rancœurs d’une classe dirigeante Française incapable,
profondément nostalgique et cultivant cyniquement les rancoeurs pour s’exonérer
de la responsabilité des ses immenses spoliations des richesses Algériennes et
les crimes commis sur la peuples Algérien au nom d’une France fraternelle.
Quant à l’Algérie d’aujourd’hui, il est à se demander pourquoi continuer de
maintenir, avec la France, cette relation malsaine et encore pour en finir avec
ces vieilles citations, par exemple France Pays des droits de l'homme qui avait
réussi à occulter l’infâme. Cela permet de faire oublier leur extraordinaire
incurie. Tout est à revoir ?
La cicatrice des crimes est encore fraîche malheureusement,
la guerre, c’était hier, alors un grand respect et hommages pour tous ces
pauvres gens morts simplement parce qu’ils étaient des Algériens, des martyrs.
Décidément, le peuple Algérien, c’est plus que l’Algérie, c’est aussi et
d’abord l’Algérie. Après Soixante années, le peuple Algérien n’est pas mort, il
est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite
d’être fêté par un 5 Juillet bravement.
A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé,
observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/