Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

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Israël/Gaza et le spectacle macabre des crimes de guerre sous les caméras

 

Le bombardement de l’hôpital Nasser à Gaza illustre une vérité glaçante : Israël commet des crimes de guerre en direct, niant ses responsabilités et instrumentalisant la propagande pour masquer une stratégie de destruction du peuple palestinien.

Le bombardement de l’hôpital Nasser à Khan Younis, filmé et diffusé en direct, restera comme un tournant dans l’histoire des crimes de guerre contemporains. Pour la première fois, le monde entier a pu assister en temps réel à la destruction d’un lieu de soins, refuge de malades, d’enfants et de personnels médicaux. L’horreur ne se cache plus : elle est assumée.

Le cycle du mensonge israélien

À chaque massacre, la mécanique est la même : Tsahal nie d’abord, accuse ensuite, puis finit par concéder un « accident regrettable ». Les civils deviennent des « agents du Hamas », les journalistes sont des « complices », les médecins des « terroristes ». Comme le rappelait Gideon Levy : « La probabilité qu’Israël mène une enquête sur lui-même est inexistante. » Cette rhétorique n’est pas une maladresse communicationnelle : c’est une stratégie militaire et politique qui vise à normaliser l’inacceptable.

Quiconque est surpris en train de voler la terre d'autrui et prétend que Dieu la lui a promise il y a 3 000 ans est un idiot. Le monde n'a entendu que des mensonges de la part de Tsahal et de la bande de Netanyahou. Vous souvenez-vous du porte-parole de Tsahal montrant un calendrier arabe à l'intérieur de l'hôpital et déclarant sans vergogne au monde que les jours de la semaine étaient des noms de militants du Hamas ?

Les personnes intelligentes savent qu'Israël utilise la famine comme arme de guerre et tue plus de 20 000 enfants. Médecins sans frontières et Médecins pour les droits de l'homme sont témoins d'un génocide.

J'ai un beau chien qui aboie après les voleurs et qui adore les enfants. Il a beaucoup plus de décence que les criminels racistes et les voleurs de terres.

La famine comme arme de guerre

Au-delà des bombes, Israël utilise une arme plus insidieuse : la faim. Bloquer l’entrée de nourriture, d’eau et de médicaments, laisser des bébés mourir de malnutrition, transformer les files d’attente pour un sac de farine en scènes de terreur… tout cela relève d’un choix calculé. Le droit international est clair : utiliser la famine contre des civils est un crime de guerre. Et pourtant, la famine à Gaza est systématiquement niée ou minimisée par les responsables israéliens et leurs relais médiatiques.

L’invisibilisation médiatique des Palestiniens

Un autre crime, moins visible mais tout aussi grave, est commis chaque jour : celui du récit. Dans les grands médias occidentaux, on parle d’« otages israéliens », de « sécurité nationale », de « riposte ». Mais le mot « Palestinien » est souvent absent. Même des intellectuels israéliens critiques de Netanyahou peuvent parler des manifestations, des conscrits ou des fractures internes, sans jamais nommer les Palestiniens, comme si leur existence même était taboue. Cette invisibilisation est une arme idéologique : elle déshumanise les victimes et efface leur légitimité historique.

Israël est un État d'apartheid voyou qui a massacré des milliers de civils innocents à Gaza. Un crime de guerre qui s'ajoute aux innombrables crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés à Gaza. Il est remarquable qu'un professeur de l'Université ouverte d'Israël à Tel-Aviv ait été interviewé pendant quelques minutes à Radio-Canada sur la situation à Gaza et en Israël, évoquant les otages, les manifestations publiques contre la guerre, le gouvernement, l'armée israélienne, la conscription haredi, mais sans jamais mentionner le mot Palestinien.

Cela en dit long sur le profond déséquilibre psychologique qui existe entre l'opinion publique israélienne (et de nombreux intellectuels) et le problème fondamental des mauvais traitements infligés aux Palestiniens (famine, meurtres, spoliation des terres et occupation).

De la « guerre contre le Hamas » au crime contre l’humanité

Qualifier ces attaques de « guerre contre le Hamas » est une escroquerie. Ce n’est pas une guerre contre une organisation : c’est une entreprise de destruction contre un peuple. Les bombardements indiscriminés, les hôpitaux visés, les journalistes exécutés, la faim imposée, tout cela dépasse de loin la confrontation militaire. Il s’agit d’un crime contre l’humanité, orchestré par un État qui piétine le droit international depuis des décennies, convaincu de son impunité.

Massacre, puis « regrets » : c'est la langue d'Israël. Le Hamas est honorable, il a le droit de défendre les Palestiniens contre l'occupation, le massacre, la famine, le viol, la cruauté, le vol et tous les maux imaginables. L'armée israélienne est le terrorisme.

Une responsabilité internationale écrasante

L’impunité israélienne ne vient pas de nulle part. Elle repose sur le soutien politique, militaire et diplomatique des puissances occidentales qui ferment les yeux ou détournent le regard. La complicité des États-Unis et de l’Union européenne, qui se disent défenseurs du droit international mais légitiment ou excusent ces crimes, est une honte historique. Le silence ou l’inaction des institutions internationales – Conseil de sécurité de l’ONU en tête – enfonce encore plus le clou.

La vérité qui résiste

Chaque enfant affamé, chaque journaliste tué, chaque hôpital bombardé renforce pourtant une vérité indestructible : celle du peuple palestinien. Un peuple nié, expulsé, massacré, mais debout. Un peuple qui a droit à la vie, à la liberté et à la dignité. L’histoire retiendra non seulement les crimes commis à Gaza, mais aussi ceux qui ont préféré détourner le regard.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

 


Le 7 octobre, Gaza et la guerre des récits : vérité, mémoire et dignité humaine

 

Le 7 octobre 2023, le monde a basculé. L’attaque du Hamas contre Israël a causé la mort de centaines de civils, provoqué des prises d’otages et révélé l’impréparation d’une armée réputée invincible. Un traumatisme immense pour la société israélienne, et une horreur indéniable pour tous ceux qui défendent la dignité humaine. Mais ce drame, au lieu d’ouvrir la voie à une réflexion universelle sur la sécurité, la justice et la paix, a été figé en récit sacré. Un récit présenté comme indiscutable, brandi comme un talisman politique et médiatique, et utilisé comme justification à une guerre qui a plongé Gaza dans l’abîme.

Gaza sous les bombes : du droit de riposte au châtiment collectif

Depuis ce jour, Gaza meurt. Plus de 30 000 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants. Des hôpitaux détruits, 80 % des immeubles rasés, une famine organisée par le blocus. Cette réalité, documentée par Amnesty International, Human Rights Watch, l’ONU et de nombreux journalistes, ne peut être balayée d’un revers de main. Nous ne sommes plus dans la logique de la « riposte » mais dans celle du châtiment collectif, prohibé par le droit international humanitaire. On peut discuter des mots — crime de guerre, nettoyage ethnique, génocide — mais on ne peut pas nier les faits : la population palestinienne est prise pour cible en tant que telle.

Le silence des élites face à Gaza

On peut aussi s’étonner du silence assourdissant de ceux qui, hier encore, se mobilisaient avec fracas pour d’autres causes. Un migrant disparu en Méditerranée, une étoile de David tracée sur un mur, une polémique sur les réseaux sociaux : autant d’événements qui déclenchaient tribunes, campagnes et hashtags. Mais face à la catastrophe humanitaire de Gaza, ces mêmes voix se taisent ou hésitent. Cette indignation sélective interroge : pourquoi certaines vies semblent-elles compter davantage que d’autres dans l’espace public occidental ? La hiérarchie des souffrances fragilise non seulement la cohérence morale de nos sociétés, mais aussi la crédibilité du discours universel des droits humains.

Guerre des récits : Israël, Hamas et le piège des mémoires concurrentes

La guerre des récits est au cœur du problème. D’un côté, un Israël qui érige le 7 octobre en « deuxième Shoah », interdisant toute nuance et assimilant toute critique de sa politique à de l’antisémitisme. De l’autre, certains discours qui minimisent la douleur des victimes israéliennes en invoquant exclusivement Gaza. Ces deux postures sont des impasses. Aucune mémoire ne devrait être utilisée comme arme politique : la Shoah n’autorise pas l’écrasement de Gaza, et l’indignation face aux crimes israéliens ne justifie pas le terrorisme.

La responsabilité des médias et du droit international

Dans ce climat, la responsabilité des médias et des intellectuels est immense. Nommer les faits, relayer les enquêtes des ONG, rappeler les règles du droit international : voilà ce qui devrait primer. Or, trop souvent, la couverture médiatique cède à la peur de « mal nommer » ou de « heurter ». Cette prudence, qui se traduit par une invisibilisation des victimes palestiniennes, participe à l’impunité. Car ne pas dire, c’est déjà cautionner.

Conclusion : une dignité indivisible

L’histoire n’absout pas, elle oblige. Elle oblige à ne pas répéter sous d’autres formes les logiques d’oppression, à ne pas punir des enfants pour les crimes de leurs dirigeants, à ne pas hiérarchiser les morts. Ceux qui croient défendre Israël en justifiant la mort de milliers de Palestiniens n’assurent ni sa sécurité ni son avenir. Ils enferment toute une région dans une spirale de haine qui prépare d’autres drames, d’autres 7 octobre.

La vie humaine est indivisible. Chaque enfant israélien tué le 7 octobre et chaque enfant palestinien enterré sous les gravats de Gaza méritent la même compassion, la même mémoire, la même justice.

Quand un attentat islamiste est commis, on demande aux musulmans du monde de le condamner, mais personne ne demande aux juifs de se désolidariser ou de condamner ce qu’il se passe en ce moment à Gaza...
Qui ne dit mot consent

Le 7 octobre doit être commémoré, mais pas instrumentalisé. Gaza doit être secourue, mais pas effacée des récits. Aucune tragédie, aussi réelle soit-elle, ne peut en justifier une autre.


Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/

 


Charité israélienne : Grande distribution des Balles aux affamés !

 

La situation humanitaire dans la bande de Gaza atteint un niveau d’extrême gravité. Les témoignages qui se multiplient évoquent des civils affamés, contraints de s’exposer à des tirs lors des distributions de nourriture. Plusieurs rapports d’ONG et de médias indépendants font état d’attaques contre des foules cherchant simplement à se nourrir, ce qui alimente l’accusation d’une politique de famine organisée.

La faim comme arme de guerre

Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, les restrictions sur l’entrée d’aide humanitaire, combinées aux destructions massives d’infrastructures, plongent la population civile dans une détresse croissante. L’utilisation de la faim comme outil de pression est dénoncée par de nombreux observateurs comme une violation flagrante du droit international humanitaire. Les habitants se retrouvent face à un dilemme tragique : risquer leur vie pour quelques sacs de farine ou succomber à la privation.

Un projet d’ingénierie démographique ?

Les accusations récurrentes d’« épuration ethnique » s’appuient sur l’idée qu’au-delà de l’affaiblissement militaire du Hamas, c’est l’ensemble de la population civile qui est visée par ces méthodes. Certains analystes relient ces politiques à une volonté de redéfinir la démographie de Gaza en vue d’une réinstallation future de colons israéliens, un scénario qui alimente la colère et le désespoir palestiniens.

Le rôle des médias et le contrôle du récit

Un autre enjeu central est la manière dont l’information est relayée. Alors que les réseaux sociaux diffusent quotidiennement des images choquantes, les grands médias audiovisuels sont accusés par une partie de l’opinion publique d’adopter une couverture biaisée, minimisant les souffrances civiles et légitimant l’action militaire israélienne. Cette perception d’un « deux poids, deux mesures » alimente une méfiance croissante envers les institutions médiatiques, accusées de complaisance ou de censure.

La spécificité du cas français

En France, la question prend une dimension particulière : environ 4 000 Franco-Israéliens servent dans l’armée israélienne. Certains d’entre eux ont été accusés d’exactions. La comparaison est souvent faite avec les ressortissants français partis combattre en Syrie au sein de Daech, qui, à leur retour, ont été poursuivis pour terrorisme. La question se pose : les mêmes critères judiciaires seront-ils appliqués à ceux qui ont participé à la guerre à Gaza ?

Inégalités judiciaires et liberté d’expression

En parallèle, les défenseurs de la cause palestinienne dénoncent une justice à deux vitesses. Certains militants pro-palestiniens en France ont été condamnés pour des propos jugés « anti-israéliens » ou pour leur soutien à la « résistance », tandis que des figures médiatiques pro-israéliennes ont pu défendre publiquement des positions justifiant, voire glorifiant, l’action militaire, sans être inquiétées. Ce déséquilibre alimente le sentiment d’une partialité institutionnelle.

Les comparaisons historiques

Beaucoup de critiques rapprochent la situation actuelle de Gaza des heures les plus sombres de l’histoire européenne : déportations, regroupements forcés, privation de nourriture, humiliations et violences de masse. Si certains estiment que la comparaison avec la Shoah banalise l’histoire, d’autres y voient une grille de lecture nécessaire pour comprendre la gravité des événements et la systématicité des violences.

Innovation dans la cruauté ?

Toutes les cruautés sont expérimentées à Gaza par l’occupant génocidaire israélien. Quand ce ne sont pas les enfants qui sont visés à la tête par les snipers de l’armée la plus morale du monde, ce sont les affamés attirés par les points de distribution alimentaire qui sont abattus en masse

Des rumeurs persistantes font état de distributions de farine contenant des substances toxiques ou addictives, telles que l’oxycodone, responsable d’une crise sanitaire majeure aux États-Unis. Si ces affirmations nécessitent des vérifications solides, elles témoignent de la perception d’une guerre où l’avilissement de l’ennemi passe par des méthodes inédites, allant au-delà de la simple destruction militaire.

La question de la responsabilité internationale

À mesure que les preuves s’accumulent – vidéos, témoignages, rapports d’ONG – la question de la justice internationale devient pressante. Des appels se multiplient pour que les responsables, qu’ils soient soldats, dirigeants politiques ou soutiens médiatiques, répondent de leurs actes devant des juridictions internationales.

Dimension morale et religieuse

Au-delà du droit et de la politique, la situation soulève une interrogation morale universelle. Comment l’humanité peut-elle rester spectatrice d’un peuple affamé, bombardé et dépossédé ? L’impuissance ressentie par beaucoup se traduit par des cris d’indignation, des appels à la conscience collective et, pour certains, par une prière désespérée à Dieu afin qu’il vienne en aide à ceux qui n’ont plus de recours.


Conclusion

La crise de Gaza révèle les fractures profondes de notre époque : un conflit où la famine devient une arme, où les récits médiatiques façonnent la perception publique, où la justice internationale peine à s’imposer, et où l’histoire tragique du XXe siècle est convoquée pour dénoncer les violences actuelles. Si l’émotion domine souvent les discours, la rigueur des faits et la recherche de responsabilité demeurent indispensables pour que la souffrance d’aujourd’hui ouvre la voie à une justice et, peut-être, à une paix future.

Tout est fait pour réduire la population, par le meurtre, par la faim, ou par la terreur. L’objectif est l’épuration ethnique totale de la bande de Gaza, pour le projet d’expansion du Grand Israël. D’ailleurs, les colons piaffent d’impatience d’être réinstallés à la place des Palestiniens. La torture par la faim, utilisée dès le début de la guerre Tsahal-Gaza, place les affamés devant un dilemme : aller ou pas sur les points de distribution.

Il faudra beaucoup de souffrances aux Palestiniens pour que les sociétés occidentales, habituées à victimiser les juifs, renversent leur appréciation. Avec retard comme toujours, du fait des obstacles mentaux érigés à dessein, le réel se fraye un chemin dans l’esprit du grand public.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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L’usure du narratif sécuritaire israélien :

 

Introduction

Depuis sa création en 1948, Israël a bâti une grande partie de sa diplomatie sur un narratif sécuritaire : celui d’un petit État démocratique assiégé, contraint de défendre son existence. Ce récit, longtemps mobilisateur, s’essouffle aujourd’hui. Or, ce thème  s’effrite face à une réalité asymétrique : une armée parmi les plus puissantes du monde affronte des populations civiles massivement touchées dans des territoires occupés ou assiégés, comme Gaza.

La réalité des bombardements massifs à Gaza, la multiplication des victimes civiles et les accusations de violations du droit humanitaire fragilisent ce paradigme. L’armée israélienne, Tsahal, au cœur de cette stratégie, est désormais perçue non plus comme une force défensive mais comme une puissance militaire oppressive.

Israël est de plus en plus présenté non pas comme un État normal engagé dans une guerre, mais comme un acteur hors-la-loi dans un ordre mondial fondé sur les droits de l’homme. La notion de « double standard », longtemps dénoncée par les défenseurs d’Israël, s’est inversée : aujourd’hui, c’est Israël qui est accusé d’échapper à la justice internationale, au mépris du droit humanitaire.

Quand on en vient à pratiquer un génocide - aussi avéré que celui des Palestiniens, majoritairement civils, femmes et enfants compris ! - on ne mérite plus aucun respect d’aucune sorte, mais seulement de subir les insultes et l’opprobre internationale qui vont avec, d’être traîné devant la Justice d’un Nuremberg 2.0, et d’être condamné aussi lourdement que l’ont été les nazis allemands, avant d’être jeté dans les poubelles de l’Histoire !!!

À cela s’ajoutent le phénomène : le silence du jihadisme sunnite sur Gaza et la rhétorique d’apporter un soutien à la population de Gaza.


L’usure du narratif sécuritaire israélien

Pendant des décennies, Israël a bénéficié du soutien de l’Occident grâce à son image de petite démocratie en danger. Mais les images de quartiers détruits à Gaza, de milliers d’enfants tués selon l’UNICEF et de familles déplacées massivement bouleversent les opinions publiques.

Si les sphères politiques (États-Unis, Hongrie, Inde) continuent de défendre Israël, les opinions publiques occidentales se montrent de plus en plus critiques. Le narratif sécuritaire israélien, fondé sur l’autodéfense, semble perdre toute légitimité morale.


 

Tsahal : une armée israélienne puissante mais contestée

Une puissance militaire sans équivalent régional

L’armée israélienne, Tsahal, est l’une des plus technologiquement avancées du monde :

  • Iron Dome et systèmes antimissiles performants,
  • drones armés et renseignement en temps réel,
  • Unités de cyberdéfense (Unit 8200),
  • coopération stratégique avec Washington.

Cette supériorité explique les pertes minimales côté israélien par rapport aux bombardements sur Gaza, mais nourrit aussi l’image d’une guerre asymétrique où l’ennemi principal devient la population civile.

Transparence et propagande militaire

Israël communique très peu sur ses pertes militaires, renforçant l’image d’une armée invincible. Cette stratégie maintient la cohésion interne mais alimente les accusations de censure et désinformation.

Tsahal et le droit international

De plus en plus d’ONG et d’organisations internationales accusent Tsahal de crimes de guerre et de violations du droit humanitaire : frappes sur des infrastructures civiles, blocus de Gaza, bombardements dans des zones densément peuplées. Ces critiques minent l’image d’Israël comme simple victime et en font un acteur contesté du droit international.

Ce qui est bien avec l’armée israélienne, c’est qu’elle tue des dizaines de milliers d’ennemis, mais ne perd jamais un soldat. Elle frappe qui elle veut où elle veut quand elle veut, mais personne ne peut toucher le sol israélien, enfin, le territoire volé aux Palestiniens.

Y-aura-t-il une justice pour condamner les snipers qui se sont filmés, ainsi que les journalistes et tous ceux qui cautionnent ces crimes contre l’humanité ? Cette armée est vraiment magique, et les soldats israéliens sont des surhommes. Ils ne peuvent tout simplement pas mourir, c’est pourquoi tous les pays du monde les envient. Une armée immortelle, comme l’élite de l’armée perse, ces 10 000 hommes dont chaque tombé était aussitôt remplacé, ni vu ni connu, par un debout.

En plus, Tsahal a la bombe atomique et l’option Samson, donc si jamais elle perd un soldat, hop, vitrification nucléaire et on n’en parle plus. Les Américains l’ont fait en 45, donc les juifs ont le droit contre tous ceux qu’ils considèrent comme nazis, c’est-à-dire quasiment la T2erre entière. C’est pratique, d’être juif !

Malheureusement, on apprend que malgré le bouclier de Yahvé, de l’Amérique de là-bas, des missiles sont passés au travers. C’est embêtant parce que l’invincibilité, normalement, ça ne souffre aucune exception. On est invincible ou on ne l’est pas. L’armée israélienne maximise les pertes de l’ennemi, et minimise les siennes. Tout est caché, censuré en haut lieu, le régime militaire de Tel-Aviv ne tolérant aucune défaite. En Occident avec des médias aux ordres qui ont la trouille du moindre haussement de sourcil d’Israél : alors on ment, on ment par omission, par exagération, en désinformant, surinformant, sous-informant, de toutes les façons possibles, en allant toujours plus loin dans l’incroyable, jusqu’au risible.


Le silence du jihadisme sunnite sur Gaza

Depuis le début du génocide, Pas un seul appel au jihad, pas de combattants musulmans du monde qui converge vers les frontières d’Israël pour aider leurs frères en Palestine, aucune fatwa lancée d’internet par des Imams excités. Pas de vidéos islamistes d’exaltation avec des chants religieux pour aller buter les kouffars sionistes.
 Contrairement aux guerres en Irak et en Syrie (2011–2020), les groupes jihadistes comme Daech ou Al-Qaïda n’ont lancé aucun appel au jihad pour défendre la Palestine.

Pourquoi ce silence ?

  • Affaiblissement structurel des organisations jihadistes après 2019.
  • Blocage géographique : Gaza est inaccessible aux combattants étrangers.
  • Intérêts géopolitiques : certains États qui ont instrumentalisé le jihadisme dans le passé ne souhaitent pas l’orienter contre Israël.

Rien que ça c’est une preuve flagrante que le djihadisme sunnite a été téléguidé par les néocons (juifs) américains pour faire tomber les gouvernements "Chiite" d’Irak et de Syrie. À l’époque les frontières étaient étonnamment poreuses, les services secret occidentaux ; français notamment n’étaient pas réactifs devant tous ces départs pour la zone irako-syrienne, des départs facilités je dirais !

Daesh était un proxy sioniste depuis le début. Je remonterais jusqu’à Al qaida et cet attentat extrêmement profitable du 11 septembre qui a permis de faire agir le Golem américain, pour "remodeler le Moyen Orient" (pour l’unique bénéfice d’Israël).

Houthis du Yémen, Hezbollah, Iran, l’aide à la résistance palestinienne est l’unique fait des Chiites. Les pays sunnites versent des larmes de crocodile, mais laissent faire.

Désormais, je peux le dire fort et clair, au bout de 30 ans d’interventionnisme et de guerre : Al Qaida / Daesh sont des faux nez du Mossad.

En revanche, ce sont les acteurs chiites (Hezbollah, Iran, Houthis du Yémen) qui assurent aujourd’hui le soutien le plus concret aux Palestiniens, révélant une fracture nette entre monde sunnite et chiite.


 La haine à sens unique : un paradoxe dangereux

L’article évoque un paradoxe : alors que c’est Israël qui mène des bombardements à Gaza, c’est la France et plus largement l’Occident qui deviennent parfois des cibles privilégiées de la haine.

Origines de ce ressentiment

  • L’association directe entre Occident et soutien à Israël, renforcée par la diplomatie française et américaine.
  • Le poids de l’héritage colonial et des interventions militaires occidentales au Moyen-Orient.
  • Une rhétorique de choc des civilisations, opposant "Occident chrétien" et "monde musulman".

Les risques de cette vision

Réduire cette haine à une "fatalité religieuse" est dangereux. La haine est en réalité bilatérale

  • certains courants islamistes alimentent une hostilité anti-occidentale,
  • certains discours occidentaux diffusent des amalgames entre islam, terrorisme et soutien à la Palestine.

La seule issue est de replacer le débat sur le terrain du droit international, de la justice pour les civils et d’une paix durable entre Israël et la Palestine.


Conclusion

L’usure du narratif sécuritaire israélien est aujourd’hui manifeste : les réalités de Gaza sapent le récit d’un État assiégé et renforcent l’image d’une puissance militaire contestée.

L’armée israélienne, Tsahal, cristallise ces critiques : d’un côté célébrée pour sa supériorité technologique, de l’autre accusée de crimes de guerre. Le silence du jihadisme sunnite sur Gaza, à l’opposé de son activisme passé en Irak et en Syrie, interroge sur ses véritables dynamiques géopolitiques. Enfin, la rhétorique de la haine à sens unique rappelle combien ce conflit dépasse le militaire pour toucher aux identités, aux mémoires et aux civilisations.

L’avenir du Moyen-Orient ne pourra se construire que sur une justice internationale équitable, la protection des civils et une solution politique durable.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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Gaza: entre résistance, propagande et guerre génocidaire.

 

Introduction

L’attaque de la résistance du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a été immédiatement présentée par les médias occidentaux comme un acte terroriste, voire comme un « pogrom » visant des civils innocents. Pourtant, au-delà de l’émotion, cet événement s’inscrit dans une histoire longue : celle du conflit israélo-palestinien, marqué par une asymétrie de forces, des violations du droit international et une guerre de récits médiatiques. Comprendre cet épisode exige d’analyser à la fois sa dimension militaire, juridique, historique et propagandiste. Cela a très bien marché sur des populations frustrées et avides de haine.


La nature de l’attaque du Hamas : résistance ou terrorisme ?

Sur le plan du droit international, le fait que le Hamas ait visé des civils autant que des militaires relève du crime de guerre. Mais replacée dans son contexte, cette attaque ne peut être isolée : depuis des décennies, Israël est accusé de mener une politique de colonisation, d’occupation et de nettoyage ethnique.

Ainsi, la violence du Hamas apparaît comme une réponse mimétique : une résistance armée contre un occupant, comparable à d’autres luttes de libération nationale au XXe siècle. Comme l’avait rappelé De Gaulle en 1967, « celui qui opprime s’expose à la résistance qu’il qualifie de terrorisme ».


Le récit du « pogrom » : une stratégie de communication

Qualifier l’attaque du Hamas de « pogrom » n’est pas neutre. Ce terme renvoie directement à l’histoire de l’antisémitisme européen et à la Shoah. Il permet de replacer Israël dans le rôle de la victime absolue, et de justifier une riposte militaire disproportionnée.

Ce récit médiatique s’inscrit dans une logique de propagande de guerre : fabriquer des images-chocs, comme la fausse histoire des « 40 bébés décapités », afin de rallier l’opinion publique occidentale. Cela rappelle d’autres manipulations médiatiques comme les couveuses du Koweït en 1990 ou le massacre de Boutcha en Ukraine.


Israël face à ses propres haines

L’attaque du Hamas révèle aussi les failles du système sécuritaire israélien. Malgré sa réputation de puissance militaire coloniale, Israël a montré une vulnérabilité inattendue. Certains analystes évoquent même un « 11-Septembre israélien », laissant entendre que Tel-Aviv aurait pu laisser faire l’attaque pour s’en servir comme prétexte à une opération militaire massive contre Gaza.

Cette hypothèse, bien que controversée, s’appuie sur l’histoire : plusieurs grandes puissances ont déjà utilisé des attaques subies comme leviers stratégiques pour remodeler leur politique intérieure et étrangère. Alors que le sioniste chevronné Netanyahu est très souvent décrit comme un improvisateur politique qui saisit les opportunités et évite les mines terrestres lorsqu'elles se présentent pour préserver son emprise sur le pouvoir.

Massacrer n' importe qui, massacrer sans raison, se placer au-dessus de la morale, de la raison, être assassin absurde impitoyable inhumain, c'est s'élever au-dessus de l’humanité, c'est devenir un prophète biblique.

Surtout  quand le sinistre Netanyahou parle des Palestiniens, presque toujours il hurle de rage et de haine. Il ne pense plus, ne raisonne plus, il crie. C'est clair, il y a une souffrance et un terrible compte à régler. A noter que très souvent il verse dans l’obscénité en parlant des pays qui contredise sa politique de crime, car bombarder les civils palestiniens de Gaza pendant 2 années, ça n'est pas barbare; et vouloir mettre fin à ces massacres après moult avertissements, ça c'est barbare.


Un conflit asymétrique et sans issue immédiate

Au cœur de cette guerre, il y a une asymétrie structurelle : Israël, soutenu par les États-Unis et l’Occident, dispose d’une armée moderne, d’un arsenal nucléaire et d’un poids diplomatique. Le Hamas et les autres groupes palestiniens, eux, répondent avec des moyens rudimentaires, dans un territoire assiégé.

Cette asymétrie rend toute solution militaire illusoire. Les bombardements massifs ne détruisent pas la cause du conflit : l’occupation, la colonisation et la négation du droit au retour des Palestiniens.


Conclusion

Les israéliens sont les ennemis des palestiniens, et réciproquement. Comme à chaque fois que deux peuples (ou deux tribus) revendiquent un même territoire. L’attaque du Hamas du 7 octobre ne peut être comprise uniquement comme un acte terroriste isolé. Elle s’inscrit dans une logique historique de résistance face à l’occupation, mais aussi dans une guerre de récits où chaque camp cherche à imposer son interprétation. Derrière les discours sur le terrorisme ou les « pogroms », se cache une réalité : tant que la question palestinienne restera sans solution juste, la violence sera inévitable.

Le problème est que la focalisation sur le méchant Hamas oppressant les gentils civils palestiniens est du même acabit que la caricature des méchants sionistes qu'on dénonce sans être antisémite. Personnellement, ce qui m'a complètement détourné de la cause palestinienne, ce sont les discours des religieux juifs  et qi passent  pour modérée. Je n'ai jamais entendu de tels discours de haine chez eux et je me suis dit que si un rabbin tenait de tels discours je n'ose pas imaginer l'opinion de de l’israélien de base. C'était il y a presque trente ans. La tranquillité ne fait pas partie de la promesse sioniste, il me semble.

Israël est un cancer, le sionisme un virus qui garde toujours une longueur d’avance.

On comprend mieux pourquoi la « terre promise » restera à jamais promise. Les peuples les moins puissants se sont vu octroyer (par Allah) des millions de kilomètres carrés, alors qu’ils ont du mal à se maintenir en Palestine, l’un des plus petits PAYS ARABE.

Et maintenant, alors que la situation apparaît encore plus turbulente et traumatisante que jamais, que peut-on faire pour exercer le degré de contrôle nécessaire pour créer et imposer une clôture et une paix internationales efficaces dans une guerre si longue et si âprement disputée, une guerre où la mort et la destruction ont dominé la scène pendant ce qui aujourd’hui doit sembler être une éternité ?

«Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que celle que nous avons utilisée lorsque nous les avons créés.» (Albert Einstein)

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet.                                                                                                      « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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Prisons israéliennes et prisonniers palestiniens : un système de torture ignoré"

 

Une photo du centre de détention de la base militaire de Sde Teiman dans le désert du Negev en Israël, prise clandestinement, montre un détenu debout, les yeux bandés et les mains derrière la tête. Des professionnels de santé de Gaza, qui ont été détenus dans ce centre, ont expliqué qu’il s’agissait d’une punition parfois infligée par les soldats israéliens aux détenus palestiniens ayant parlé ou bougé sans autorisation. © 2024 Privé

Pourquoi ce texte :

Depuis plusieurs mois, je recueille, lis, croise et analyse les témoignages relatifs aux conditions de détention des Palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Ce que j’ai découvert dépasse l’entendement et heurte tout sens de justice. Ce texte n’est pas un cri de colère, mais un appel à la lucidité et à l’action. Il ne s’agit pas ici de soutenir un camp contre un autre, mais de défendre un principe fondamental : nul ne devrait être torturé, maltraité ou détenu dans des conditions inhumaines, quelles que soient les circonstances. Le silence est devenu complice. La justice, absente. Si nous ne témoignons pas aujourd’hui, si nous n’exigeons pas une enquête indépendante, alors que restera-t-il du droit international ?

Cette tribune est une tentative de poser des mots justes sur une situation insoutenable. Elle s’adresse aux citoyens, aux juristes, aux journalistes, aux institutions – à tous ceux qui croient encore en la valeur universelle des droits humains.

Depuis le 7 octobre 2023, un flot de témoignages, de rapports et de documents converge vers un constat effrayant : le traitement réservé par Israël aux détenus palestiniens, en particulier ceux originaires de Gaza, constitue une violation systématique du droit international humanitaire. Et pourtant, la communauté internationale détourne le regard.

Ceux-ci comptent 9 000 prisonniers condamnés pour des infractions sécuritaires ou placés en détention administrative pour de telles infractions sans avoir été jugés, 1 500 condamnés pénaux et détenus administratifs, ainsi que quelque 1 000 « combattants illégaux », c’est-à-dire des supposés membres de groupes terroristes  capturés en Israël  . À ce jour, l’État n’a pas expliqué pourquoi les visites de la Croix-Rouge ont été interrompues.

Ces preuves, récemment portées à la connaissance des Nations unies par le Palestinian Return Centre (PRC), une organisation disposant d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social de l’ONU, ne sont pas isolées. Elles sont corroborées par des ONG israéliennes crédibles et reconnues comme Physicians for Human Rights – Israel ou B’Tselem. Elles dressent le portrait d’un système carcéral où l’humiliation, la violence et la privation sont devenues la norme.

Parmi les actes documentés :

  • Passages à tabac sévères,
  • Privation délibérée de nourriture,
  • Suspension prolongée dans des positions douloureuses,
  • Soins médicaux refusés ou négligés,
  • Viol d’un détenu par un gardien,
  • Amputations pratiquées sans anesthésie,
  • Attaques de chiens dressés.

Plusieurs prisonniers seraient morts sous la torture ou du fait d’un abandon médical délibéré.

Des camps militaires secrets comme Sde Teiman ou Anatot, inaccessibles aux avocats et à la Croix-Rouge, servent aujourd’hui de zones d’ombre légale, où les détenus sont maintenus dans un vide juridique total. Israël les qualifie arbitrairement de "combattants illégaux" ou de "terroristes", contournant ainsi les protections garanties par les Conventions de Genève.

Quand la torture devient système !

Ces abus ne sont pas des dérives ponctuelles, ni des exceptions tragiques à une règle. Ils s’inscrivent dans une politique délibérée, fondée sur l’impunité et facilitée par une invisibilisation totale des détenus gazaouis. L’interdiction faite à la Croix-Rouge de visiter ces prisonniers, en dépit des obligations internationales d’Israël, en est une preuve accablante.

Le témoignage de Samah Al-Hijjawi, détenue à la prison de Damon, rappelle la brutalité des conditions d’incarcération : cellules comparables à des tombes, nourriture dégradée, soins refusés, fouilles humiliantes. Une réalité qui illustre la volonté de briser les corps autant que les esprits.

Samah Al-Hijjawi a rendu son dernier souffle le 6 novembre dernier. Ce Palestinien de 61 ans placé en détention administrative sans jugement, était incarcéré à la prison de Ketziot, dans le Neguev. Une grave négligence médicale des services pénitentiaires israéliens lui a coûté la vie.

Le prisonnier à la santé fragile, qui avait subi en 2022 une intervention chirurgicale, s’était plaint de sérieux problèmes de santé dès le mois de mai 2024 : il souffrait de fortes douleurs abdominales, de gonflements, d’une perte d’appétit et d’une subite perte de poids. Malgré les signalements, il n’a fait l’objet que d’examens médicaux superficiels.

Au mois d’août, l’avocat Samer Sama’an lui avait rendu visite. Il s’était alarmé de l’état du détenu, laissé sans soins médicaux sérieux. Là encore, pas de réponse des autorités pénitentiaires. En septembre, l’état de Samah Al-Hijjawi s’est brutalement détérioré. Il ne parlait plus, souffrait d’hypokaliémie et ne pesait plus que 40 kg. Ce n’est qu’à ce stade critique qu’il a fini par être transféré vers un centre médical, avant d’être conduit à deux reprises dans des hôpitaux, puis de nouveau jeté dans sa cellule.

Un tribunal a rejeté sa demande de libération la veille de son décès. « La mort de Samah Al-Hijjawi met en évidence une réalité qui illustre la volonté de briser les corps autant que les esprits.

Ce qui choque autant que les faits, c’est le mutisme assourdissant des institutions internationales. Ni la Cour pénale internationale, ni les États signataires des Conventions de Genève n’ont enclenché de mécanisme d’enquête indépendant. Les appels répétés des ONG restent lettre morte.

Pire encore : plusieurs États continuent de fournir des armes, un soutien diplomatique et une couverture morale à Israël, en pleine connaissance de l’usage qui en est fait. Or, en vertu du droit international, le transfert d’armes à un État qui commet des crimes de guerre engage la responsabilité des fournisseurs.

Dns cette guerre, des enfants meurent de faim. Des civils sont exécutés en tentant de se nourrir. Des malades agonisent sans soin. Le droit à la dignité, à l’humanité, a disparu des prisons et des camps de Gaza, tout comme des rues assiégées.

Il ne s’agit pas ici d’un conflit entre narratifs. Il s’agit de faits, documentés, circonstanciés, étayés. Et si aucune instance ne les traite, alors à quoi sert encore le droit international humanitaire ?

Nous appelons à la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante sur les violations commises dans les lieux de détention israéliens.
Nous appelons le Comité international de la Croix-Rouge à être autorisé à visiter tous les prisonniers palestiniens sans entrave.
Nous appelons à la suspension de toute coopération militaire avec Israël, tant que persiste ce système de torture et de détention illégale.
Nous appelons enfin à replacer la cause palestinienne dans le cadre du droit et de la dignité humaine, loin des raccourcis idéologiques et des stratégies de déshumanisation.

Car l’histoire jugera ceux qui se sont tus et l’oubli ne sauvera aucune vie.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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