Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Affichage des articles dont le libellé est Presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Presse. Afficher tous les articles

Maroc/ La victoire avant le sifflet final : quand le Makhzen médiatique se prend pour un verdict

À la veille du vote de la résolution onusienne sur le Sahara occidental, une partie de la presse marocaine s’est empressée de célébrer une victoire diplomatique annoncée. Le ton est triomphal, les superlatifs débordent, et la prudence diplomatique semble reléguée au second plan. Mais derrière cette euphorie, une autre lecture s’impose : celle d’un récit fabriqué, où la ferveur nationale prend la place de la vérité politique.

Le triomphalisme comme réflexe

Depuis quelques jours, les manchettes de la presse proche du pouvoir marocain affichent une assurance sans faille.

Les titres s’enchaînent : Victoire diplomatique historique, “le rêve séparatiste enterré”, l’ONU acte le plan marocain.

La source de cette liesse ? Un draft zéro de résolution du Conseil de sécurité — autrement dit, un document de travail, préliminaire, non encore voté. Mais qu’importe : l’important n’est pas ce qui est écrit, mais ce que l’on veut y lire.

Cette célébration anticipée s’inscrit dans une logique bien connue : celle d’un journalisme sujet du Palais  où l’éditorial se confond avec la volonté royale.
L’information n’est plus description mais divination Le style, martelé, transforme la spéculation en certitude et la certitude en victoire. Le verbe supplante le fait. Le commentaire tient lieu de preuve.

Le récit remplace la réalité

Ce ton d’assurance ne relève pas seulement du zèle royaliste. Il répond à un besoin plus profond : celui de fabriquer un récit collectif, où le Maroc s’impose comme acteur légitime, victorieux et éclairé, face à une Algérie réduite à la caricature du “régime paniqué”.
Dans cette mise en scène, le conflit du Sahara n’est plus une question de droit international, mais une lutte morale entre modernité et archaïsme, entre raison et “hostilité voisine”.

Le procédé du Palais est efficace : il mobilise l’émotion, simplifie la complexité et offre à l’opinion une épopée. Mais ce récit ne dit rien des nuances, ni des réalités politiques.
La diplomatie, elle, ne se nourrit pas de slogans mais de prudence, de patience et de compromis — trois vertus que la ferveur médiatique balaie d’un revers de manche.

Le pouvoir des mots

Les mots, ici, ne sont pas neutres.
Quand une dépêche affirme que “l’autonomie constitue la seule base crédible” ou qu’elle “garantit l’autodétermination”, elle ne se contente pas de rapporter : elle réécrit le langage du droit international.
L’autodétermination, hier synonyme de référendum, devient aujourd’hui synonyme d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Changer les mots, c’est déplacer le sens et déplacer le sens, c’est rediriger le réel. Cette opération linguistique est au cœur du triomphalisme monarchiste. L’auteur ne discute pas, il décrète. Il ne cite pas, il consacre.
La rhétorique du “consensus international” remplace le débat sur le fond, et l’unanimisme proclamé masque la persistance des désaccords.

Trump, l’ombre tutélaire

Un autre détail intrigue : la présence quasi rituelle du nom de Donald Trump. L’ancien président américain, dont la reconnaissance du Sahara marocain avait provoqué une onde de choc, revient dans le discours médiatique comme une figure de validation ultime.
Le leadership du président américain” y est célébré, “son engagement pour la stabilité régionale” invoqué.
Peu importe que le Conseil de sécurité ne fasse nulle mention de lui : l’ombre de Trump sert de caution, comme si la puissance du symbole pouvait pallier le manque de consensus.

Ce recours à l’amabilité américaine traduit une dépendance plus qu’une assurance.
Il exprime le besoin de reconnaissance extérieure pour asseoir la légitimité interne — paradoxe d’un discours qui proclame la souveraineté tout en la plaçant sous tutelle symbolique.

Le théâtre du triomphe

À force de crier victoire, le discours finit par trahir sa propre nervosité. Car un pays sûr de lui n’a pas besoin de claironner. Ce besoin d’affirmer la victoire avant le verdict traduit une peur sourde : celle que le réel ne suive pas le récit. L’allégresse se fait masque, l’excès de confiance cache l’inquiétude.
C’est une stratégie politique du Royaume — mais aussi une fragilité psychologique.

Le Maroc, en quête de reconnaissance internationale, cherche à verrouiller le récit avant le vote, à figer dans le marbre une victoire encore hypothétique.
Mais en diplomatie, le temps du verbe n’est jamais celui des urnes.
L’histoire ne se plie pas à la hâte des manchettes.

L’oubli du doute

Dans cette effervescence médiatique, ce qui disparaît, c’est la capacité de douter.
Douter n’est pas renoncer. C’est reconnaître que le réel ne s’écrit pas à l’encre d’une seule plume.
Or, le discours triomphaliste ne doute jamais. Il ne s’interroge pas : il affirme, il accuse, il célèbre. Et ce refus du doute, dans un contexte régional aussi sensible, est peut-être le plus grand danger. Car la diplomatie n’est pas un champ de bataille : c’est un espace de langage.
Et dans cet espace, l’arrogance du verbe est souvent l’ennemie de la raison.
Le patriotisme mature, lui, n’a pas peur de la nuance.

Une victoire de papier

Le projet de résolution tant commenté n’a pas encore été adopté. Aucun texte officiel n’entérine à ce jour le plan marocain comme “unique base de solution”.
Mais déjà, les plumes s’enflamment, les plateaux s’agitent, les certitudes s’épaississent.
C’est une victoire de papier, une victoire narrative.
Et si le vote final diffère, il sera toujours temps d’inventer un autre récit pour sauver la face.

C’est ici que se joue la véritable bataille : non sur le terrain du droit, mais sur celui du langage public.
Gagner la perception, c’est influencer le réel. Mais à force de manipuler la perception, on finit parfois par se tromper soi-même.

La force de la lucidité

Il n’est pas question ici de nier la légitimité du Maroc à défendre sa position, ni de minimiser les enjeux géopolitiques du Sahara.
Mais entre défendre une cause et confondre ferveur nationale et vérité internationale, il existe une frontière — celle de la lucidité.
Le Monarchisme éclairé n’est pas celui qui triomphe à tout prix, mais celui qui sait attendre, comprendre, négocier.

La région maghrébine, déjà saturée de blessures, n’a pas besoin d’une surenchère de certitudes, mais d’un retour à la mesure. Et la presse du Roi, au lieu d’alimenter la fièvre, pourrait retrouver sa mission première : embrasser sans enflammer. Car si l’histoire a un langage, c’est celui de la patience. Et elle finit toujours par démentir ceux qui parlent trop tôt en son nom.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   
https://kadertahri.blogspot.com/                                        

Le triomphalisme prématuré de la presse du Makhzen Marocain

Avant même que le Conseil de sécurité des Nations unies ne se prononce sur le projet de résolution 2025 concernant le Sahara occidental, les médias du Makhzen marocain  proclament déjà une victoire historique. Présenté comme un “tournant diplomatique”, le texte américain devient, dans leur récit, la consécration de la souveraineté marocaine. Cette lecture prématurée, au ton propagandiste et triomphaliste, témoigne d’une dérive où la communication politique supplante l’information, et où la désinformation devient un outil d’influence régionale

La publication d’un article marocain annonçant un « tournant historique » dans le dossier du Sahara occidental, avant même toute décision du Conseil de sécurité, illustre une dérive de plus en plus visible dans les médias régionaux : la confusion entre information et propagande.
Sous des airs de reportage diplomatique, ce texte — comme d’autres avant lui — se présente en réalité comme une pièce de communication politique visant à imposer un récit national plutôt qu’à informer le lecteur.

L’article se fonde sur un projet de résolution américain (le « draft » 2025) présenté à titre de document de travail, en amont du vote prévu au Conseil de sécurité. Rien n’a encore été adopté, ni discuté formellement par les membres permanents. Pourtant, le texte est présenté comme un fait accompli : le plan d’autonomie marocain deviendrait « la seule voie reconnue vers la paix », le reste n’étant qu’« agitation » et « déni de l’histoire ».

Cette anticipation outrancière constitue un procédé classique de désinformation : annoncer une victoire avant qu’elle n’existe pour influencer la perception du public et créer un effet d’inévitabilité politique. Dans ce cas précis, l’objectif est clair : préempter le débat onusien et installer dans les esprits l’idée que la question du Sahara est déjà tranchée par la “communauté internationale”.

Or, en diplomatie, les mots ont un poids. Le terme “draft” désigne un document préliminaire susceptible d’être modifié, amendé, voire rejeté. En le présentant comme une “résolution historique”, le média marocain outrepasse la vérité pour servir un récit : celui d’un Maroc victorieux et d’une Algérie isolée.

Les procédés d’un discours propagandiste

L’analyse du texte révèle plusieurs techniques caractéristiques de la propagande contemporaine :

1.        Le glissement lexical :
Le vocabulaire utilisé — « coup de massue diplomatique », « régime algérien », « milice séparatiste », « parasite créé de toutes pièces » — vise moins à décrire qu’à discréditer. Ce langage émotionnel, saturé de jugements de valeur, ne relève pas du journalisme d’analyse, mais du discours de combat. Il construit un univers moral où le Maroc incarne la paix, la raison et la légitimité, tandis que l’Algérie et le Front Polisario symbolisent la trahison et la déstabilisation.

2.        La fausse universalité :
L’article parle au nom de « la communauté internationale » en affirmant que celle-ci soutient unanimement la souveraineté marocaine. En réalité, la position mondiale sur le Sahara demeure divisée : plusieurs États d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Europe du Nord continuent de défendre le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui, en conformité avec la Charte des Nations unies.

3.        La criminalisation de l’adversaire :
Le Polisario est présenté comme une “milice terroriste”, un qualificatif jamais reconnu par les Nations unies. Ce procédé vise à neutraliser le débat politique en transformant un mouvement indépendantiste en menace sécuritaire.
Ce type de raccourci rhétorique éloigne le débat du terrain juridique et diplomatique pour l’enfermer dans le registre émotionnel de la peur.

La désinformation comme stratégie d’influence

La désinformation n’est pas seulement une manipulation des faits : c’est une stratégie d’influence.
Dans le contexte du Sahara, elle sert à façonner le narratif dominant : celui d’un Maroc présenté comme seul acteur de stabilité et d’ouverture, face à une Algérie accusée d’obstruction et d’agitation. Ce récit, martelé dans les médias nationaux, cherche à renforcer la légitimité interne du pouvoir tout en consolidant l’image du Royaume auprès de ses alliés occidentaux.

Mais cette stratégie comporte un risque majeur : la rupture du lien de confiance entre information et citoyen.
À force de manipuler la narration, le discours officiel perd en crédibilité, tant sur la scène internationale que dans l’opinion publique régionale. La diplomatie de l’image ne peut durablement remplacer la diplomatie du dialogue.

La responsabilité journalistique en question

Le traitement de cette question met aussi en lumière une fragilité structurelle des médias maghrébins : leur proximité excessive avec le Palais.
Dans les dossiers sensibles — Sahara, sécurité, relations bilatérales — la presse se transforme souvent en chambre d’écho du discours du Makhzen. Or, cette dépendance éditoriale tue le journalisme critique et alimente la polarisation.

Informer, ce n’est pas “défendre la nation”, c’est rendre les faits intelligibles, même lorsqu’ils dérangent. La rigueur journalistique repose sur trois piliers : la vérification, la contextualisation et la pluralité des sources.
Aucun de ces trois éléments n’apparaît dans le texte marocain : pas de citation contradictoire, pas de référence juridique, pas d’analyse indépendante.
Le résultat est un récit à sens unique, conçu pour mobiliser l’émotion plutôt que la raison.

Le conflit du Sahara occidental, qui dure depuis près d’un demi-siècle, ne se réglera ni dans les colonnes des journaux, ni dans les effets de manche diplomatiques.
Il exige une approche fondée sur le respect du droit international, la coopération régionale et la bonne foi des acteurs.
En travestissant les faits, la propagande médiatique ne fait que rendre ce chemin plus difficile.

Les médias, du Makhzen, portent une responsabilité éthique : celle de préserver la possibilité du dialogue. Chaque mot excessif, chaque titre triomphaliste, chaque caricature de l’adversaire creuse un peu plus le fossé entre les peuples voisins.

Il est temps de redonner à la presse son rôle premier : non pas chanter les victoires supposées, mais dire la vérité des faits, même quand elle dérange les certitudes.

En guise de conclusion

Ce que révèle cet épisode, ce n’est pas tant la vigueur du débat diplomatique que la fragilité de l’espace médiatique maghrébin, pris entre patriotisme et professionnalisme.

Si le Conseil de Sécurité retient l’autonomie comme seule solution à ce problème, c’est qu’il reconnaît la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud. Les négociations doivent donc avoir lieu entre le Maroc et les séparatistes. Que viennent faire alors l’Algérie et la Mauritanie dans une affaire Maroco-marocaine.

Le monde médiatique sait trop bien que le Maroc n'a aucun besoin du Sahara Occidental, il n'y a pas d'erreur, toutes les armées d'invasion violent. Les Marocains aussi, c'est pourquoi on sait qu'ils ne sont pas des libérateurs, mais des envahisseurs au Sahara Occidental. Le Maroc aurait plus besoin de maitriser sa démographie, de construire des écoles, de former des enseignants et d'alphabétiser son peuple, notamment la population rural, qui est encore très largement illettrée et abandonnée à elle-même et aux traditions médiévales.

L’avenir du Sahara ne dépendra ni des slogans ni des manchettes triomphales, mais de la capacité des acteurs à revenir à la raison diplomatique et au respect des principes universels de l’ONU. La propagande, elle, ne fabrique que des illusions — et les illusions, dans la durée, se payent toujours cher.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

 

Presse Française : Il y a une fissure dans votre bol ?

 

 La presse française aime se présenter comme le rempart de la démocratie et le garant de la liberté d’expression. Pourtant, elle se replie trop souvent sur une pensée uniforme, se tait sur certains drames et se soumet à des pressions invisibles. Cette dérive, nourrie par la concentration des médias et l’autocensure, menace directement notre pluralisme et notre vie démocratique. Elle se drape dans les habits de la liberté, mais vend sa plume aux puissants. Elle se proclame vigie de la démocratie, mais choisit ses indignations selon l’agenda des lobbies. La presse française n’est plus un contre-pouvoir : elle est devenue un rouage du système


Tribune : La presse française aime se présenter comme le quatrième pouvoir, garante de la démocratie et de la liberté d’expression. Pourtant, force est de constater qu’elle peine à remplir ce rôle essentiel. L’article d’A.M., qui compare la presse à une « maison close de l’opinion », choque par son image, mais il met le doigt sur une réalité trop souvent passée sous silence :

La presse française s’uniformise, s’autocensure et finit par trahir sa mission de contre-pouvoir. La presse française aime à donner des leçons. Elle s’érige en gardienne des valeurs démocratiques, en phare de la liberté d’expression. Mais derrière ce masque, que reste-t-il ? Une profession alignée, soumise, servile. Une presse qui prétend informer alors qu’elle formate. Qui se prétend indépendante alors qu’elle obéit.

Un pluralisme de façade ; En démocratie, nous devrions pouvoir compter sur une presse diverse, capable de confronter les idées et de nourrir le débat. La diversité médiatique est un mythe. Du Monde au Figaro, du Parisien à Libération, le même discours s’impose, la même lecture s’impose, les mêmes indignations sont servies à la chaîne. Les débats contradictoires sont une illusion : la pensée unique a colonisé les colonnes. La démocratie exige la confrontation des idées, mais la presse française a choisi la conformité. Les éditoriaux se ressemblent, les angles se répètent, les indignations sont sélectives. Cette uniformité, que nous dénonçons dans les régimes autoritaires, est devenue la norme confortable de nos propres médias.

Deux poids, deux mesures ; Cette indignation sélective est particulièrement visible dans le traitement des drames internationaux. Lorsque la journaliste russe Anna Politkovskaïa a été assassinée, la presse française a unanimement exprimé son émotion. Mais face aux centaines de journalistes palestiniens tués ces derniers mois, le silence est assourdissant. Pas de grandes Unes, pas d’éditoriaux enflammés, pas de mobilisation syndicale. Comme si la valeur d’une vie journalistique dépendait de son origine ou du contexte politique. Cette attitude nourrit un profond malaise. Pas d’Unes indignées. Pas de mobilisation. Pas de larmes publiques. Deux poids, deux mesures. Deux humanités. La vie d’un journaliste ne devrait pas valoir plus ou moins selon sa nationalité ou son camp. Une presse qui hiérarchise les victimes perd une part de son humanité et de sa crédibilité.  Pourtant, c’est exactement ce que fait notre presse. :

Autocensure et pressions invisibles. Contrairement aux dictatures, il n’existe pas en France de censure officielle par décret. Mais une censure plus subtile agit : pressions éditoriales, peur de perdre sa place, dépendance aux actionnaires, influence des lobbies. Les exemples ne manquent pas : journalistes écartés pour avoir défendu une vision moins conforme, intellectuels contraints de nuancer leurs propos pour rester publiés, débats étouffés. Cette autocensure insidieuse réduit l’espace du débat démocratique et appauvrit la pensée collective. L’autocensure fait le travail. Les pressions économiques, la peur de déplaire aux actionnaires, les lobbies omniprésents suffisent à museler. Des journalistes sont écartés pour avoir osé briser le consensus. Des intellectuels tempèrent leurs propos par peur d’être bannis des colonnes ou des plateaux télé. Ici, pas de prison. Mais la sanction est tout aussi efficace : le silence, l’exclusion, l’oubli

Quand le pouvoir économique dicte la ligne éditoriale : Le cœur du problème est là : la presse française appartient à une poignée de milliardaires – Bolloré, Arnault, Niel, Dassault. Comment croire à l’indépendance quand les propriétaires des médias sont aussi les grands bénéficiaires de décisions politiques et économiques ? Un journaliste dépendant de son patron ne peut pas être un contre-pouvoir. Cette dépendance structurelle a transformé la presse en outil de domination.

Le problème est structurel : fragilise l’indépendance éditoriale. Comment croire à une information libre quand la survie financière d’un journal dépend de la bienveillance de son propriétaire ou de ses annonceurs ? Cette dépendance crée un climat de servilité où l’indépendance journalistique devient un luxe, non une règle.

Pour une presse réellement indépendante : Il ne suffit pas de dénoncer. Il faut agir. Plusieurs pistes existent :

  • Soutenir les médias indépendants financés directement par leurs lecteurs (Mediapart, Blast, Reporterre, etc.).
  • Exiger une transparence totale sur les liens entre rédactions et actionnaires.
  • Défendre les journalistes victimes de pressions ou menacés pour leurs enquêtes.
  • Promouvoir l’éducation critique aux médias, afin que les citoyens ne se contentent pas d’une seule source d’information.

Il est temps de rompre avec cette servitude volontaire. De soutenir les médias indépendants qui vivent de leurs lecteurs, pas des annonceurs. D’exiger une transparence totale sur les financements et les influences. De protéger les voix dissidentes au lieu de les faire taire. Et surtout, d’éduquer les citoyens à ne jamais consommer l’information comme un produit fini, mais à la questionner, la comparer, la contester.

Conclusion : le courage de l’information : Une démocratie sans presse libre est une démocratie malade. Lorsque la presse devient un relais de propagande ou un instrument de domination, elle cesse d’être un pilier républicain pour devenir un outil de contrôle. La presse peut être deux choses : un contre-pouvoir ou un outil de propagande. Aujourd’hui, en France, elle a choisi son camp. Elle s’est couchée. Elle a vendu son âme. Mais une démocratie sans presse libre n’est plus une démocratie : c’est une façade. Alors, face à ce naufrage, le choix est simple : ou bien nous reprenons la presse, ou bien nous perdons la démocratie. C’est dans cette circonstance déplorable, que je n’accorde aucune confiance à cette presse française. L’habit ne fait pas le moine.

Il est urgent de rappeler que la liberté d’informer n’est pas une option, mais une nécessité vitale. Défendre une presse réellement indépendante, pluraliste et courageuse, ce n’est pas seulement protéger les journalistes : c’est protéger la démocratie elle-même.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/

 


La presse du Makhzen propagandiste habile au service du faire-valoir intellectuel Français.

 

Sacré ! vieillarde presse du makhzen, avec son aspect de poissonnière, elle met le paquet pour discréditer la politique Algérienne et glorifier celle de la monarchie d’un Moyen Âge, qui souhaite s'engouffrer dans la déchirure de la victimisation à outrance, non pas pour rester une victime, mais pour devenir un gagnant.

Ah ! Cette Algérie, qui n’en finit pas de perturber le sommeil des sujets du Makhzen Marocain et sa presse courtisane, en quête de ragots de caniveau et de nouvelles diffamatoires. C’est le journalisme des applaudissements au Palais, abreuve pour satisfaire ses pulsions dans un bazar de bric et de brac, cela permet au moins de faire oublier leur extraordinaire incurie ?

Une monarchie au climat politique ubuesque, d’ailleurs personne ne sait où est le Roi, peut-être dans ses couches, le pauvre vieux bougre. Pourtant, il semble que les Marocains du Makhzen n’arrivent pas encore à saisir enfin que leurs malheurs ne sont pas causés par une Algérie, mais par laxisme, incompétence et médiocrité de la classe politique du Palais ou siège d’énormément d'hypocrisie et d'intérêts derrière tout ça ; je dirais presque une guerre civile larvée dans les rapports humains, avec une armada d'arriérée politique, de bons à rien, de fainéants baise main, juste déterminée à rejoindre de manière légale les subsides de l’Occident. Le royaume du Maroc, un pays est sclérosé par l’Algérie parfaitement souveraine. 

Les médias du Makhzen s’emploient beaucoup à donner du volume aux ennemis de l’Algérie et affirment, de manière monolithique maintenant, qu’ils veulent tous venir s’attaquer à notre pays. Un vrai cauchemar.

Un truc très français, peut-être, courageux et célèbre dans l'offensive, déplorable et sans honneur dans la défaite qui se transforme très vite en déroute...

«La France doit être forte et se faire respecter», fait valoir le chef de l’État français dans une lettre à son Premier ministre, François Bayrou, publiée par Le Figaro.

Et alors ! Ce coq mal égorgé, n’arrête-t-il pas encore sa danse, agonisante mais coriace tout de même. La France politique est dévalorisée aux yeux de l’Algérie, dont la seule manière d'honorer la mémoire de tous et celles et ceux qui ont laissé leurs vies dans ce qu'il est convenu d'appeler la guerre de Libération, serait de ne pas falsifier les faits, si cette guerre a été perdue militairement, par la France, et si honte il y a, c'est de refuser d’admettre cette évidence.

On pourrait élargir le sujet et dire que la diplomatie française est un échec universel. Diplomatie coloniale et infantile qui échoue de Bamako à la Polynésie en passant par le Liban, c'est une perspective absolument déprimante.

Contrairement à l’analyse réductrice présentée par certains éditorialistes, la réaction de l’Algérie à la lettre du président français ne traduit pas un désarroi, mais un choix stratégique : celui de répondre sur le plan institutionnel, dans le respect des canaux diplomatiques, plutôt que par surenchère verbale.

Cependant, ce qui fait le charme au Makhzen du Maroc, de temps en temps, y a une perle d’essayiste qui, grâce à sa cécité sélective remarquable, omet l’actualité, à savoir la haine cultivée avec acharnement contre les Algériens, pour qui ce Makhzen est inséparable du racisme, c’est son mode d’existence et elle croit pouvoir tout expliquer.

J’ai comme l'impression que les marionnettistes du Makhzen cherchent à se débarrasser du Roi Soleil, ce qui en soit serait une mauvaise nouvelle pour la France, tant qu’il a œuvré pour ses intérêts. Mais aussi accessoirement pour les youtubeurs marocains qui attendaient comme du pain béni les déclarations du Roi Soleil en faisant étalage à chacune de ses sorties d'une verve et d'un esprit à faire passer pour des amateurs les plus grands comiques. J’espère que c'est juste un mauvais pressentiment, car comme dans les séries on s'habitue à l'acteur de talent qui joue le rôle du méchant.

Décidément le Maroc semble bénéficier de traitements de faveur, notre  Machiavel,  polémiste, nous apprend que Fès et Marrakech avaient leur Roi-Soleil, qui avait développé des empires à travers des dynasties, contrepoint médiatique séduisant, simple et digeste, mais un Disque rayé.

Historiquement, le Maroc ne faisait valoir, aucune particularité qui le distinguait des autres pays de la zone de l’Afrique du Nord, sauf un prétendu petit empire fermé, possédait un caractère particulier, conçut dans une étendue de mythes et de clichés, livrant des images approximatives, douteuses, voire extrêmement fantaisistes. Le Maroc a connu une succession de dynasties instables et discontinues. Le Maroc en tant que nation moderne est apparu après la colonisation française, le reste n'est que fiction. C'est là tout le synopsis du Maroc.

Le Maroc, comme tous les royaumes despotiques, reste sujet à de grandes querelles, le Sultan peut à chaque instant être renversé par trahison et par la révolte La garde royale elle-même est une troupe rebelle et indisciplinée qu'on a vue plusieurs fois précipiter le souverain trône pour élever à sa place le prince qui lui assure un bon salaire. Cette insécurité a de tout temps rendu les souverains inquiets et jaloux, ils ont tous été plus ou moins cruels et sanguinaires, sinon par instinct, au moins par nécessité de sauvegarde du Trône.

Ces Souverains étaient des oppresseurs fanatiques convaincus de leur infaillibilité qui sans aucune considération suivaient leurs penchants ainsi que leurs passions à la satisfaction desquels les poussaient aussi leur entourage. Au Maroc, la succession au trône n’est soumise à aucune règle, à aucune loi. C’est ordinairement le Sultan qui désigne lui-même d’avance parmi les membres de sa famille son héritier affirmé. En général, il a soin de veiller avant sa mort à ce que le successeur qu’il s’est choisi puisse s’emparer à temps du trésor impérial. Nous aurons pour quelques années encore un Prince héritier Hassan III, qui à son tour pourra désigner son héritier, un Mohammed VII, qui à son tour désignerait un Hassan IV, etc.

Pauvre Peuple du Maroc.

Pour l’instant, les intellectuels et leaders d’opinion sont tétanisés ou sont dans des combats d’arrière-garde. Pathétique le Makhzen Marocain ruminant ses haines et ses ressentiments jusqu’à la fureur et parfois au délire qui ne fait que répéter son catéchisme de victime d’un complot extérieur.

En final, je dois dire ce qui est rassurant, c'est que le Makhzen Marocain est en train de sombrer dans l’obscurantisme, cependant les commanditaires et les propagandistes sont toujours là, englués dans l'ignominie de leur incapacité congénitale, et qui ne font rien pour s'en sortir, les pauvres, qu’ils sombrent ou qu'ils se taisent à jamais !!!!

 Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/


#Makhzan, #Presse, #France, #propagandiste habile,