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Territoires Occupés de la Palestine : quand la presse parisienne joue les commis de la colonisation : (Archives)

Ah ! Qu’il était beau, le Président Français, drapé dans sa chlamyde de grand commandeur du Droit International à la tribune de l’ONU ! La voix trémolante, le regard fixé sur la ligne d’horizon des sondages en berne, il est venu porter la Bonne Parole aux sauvages : « Dites donc, en Cisjordanie, c’est pas très joli-joli, et puis d’abord le Hamas y est pas ! »

Scandale ! Hérésie ! Blasphème en direct sur BFM !

Aussitôt, dans les rédactions parisiennes aux moquettes épaisses et aux éditorialistes en béton armé, ce fut le branle-bas de combat. Pensez donc : rappeler un fait géographique élémentaire  à savoir que la Cisjordanie est administrée par l’Autorité palestinienne et quadrillée par l’armée israélienne, c’est quasiment de la haute trahison envers le manuel de bien-pensance du parfait petit colonisateur !

Au Figaro, on a tout de suite sorti les pelles à purin pour ramasser les réactions de LFI. « Regardez, même Mélenchon dit que c’est un Tartuffe ! » gloussent les rédacteurs en chef, ravis de pouvoir faire d’une pierre deux coups : taper sur le Président gesticulateur tout en évitant soigneusement de prononcer les mots « colonisation », « blocus » ou « droit international ». Bah oui, ma bonne dame, si le type qui vend des armes le mardi déplore les morts le mercredi, ce n’est pas un problème de bombardement, c’est un problème de com’ !

L'angle du Figaro consiste à instrumentaliser les réactions politiques en l'occurrence celles de La France Insoumise  pour cadrer l'intervention de Macron non pas sur le fond du droit international, mais sous l'angle du spectacle politique et du double jeu.

La rhétorique du procès en insincérité : En mettant en avant les qualificatifs de « Tartuffe » ou de « comédien », l'article déplace le débat : on ne parle plus de la colonisation ou du statut de la Cisjordanie, mais de la posture morale du Président.

L'évitement du sujet de fond : Le Figaro s'appuie sur la critique d'opposition pour invalider le constat de fait posé par le chef de l'État (l'absence de pouvoir structurel du Hamas en Cisjordanie occupée). L'argumentation vise à disqualifier la parole publique française en la réduisant à un simple calcul électoraliste ou diplomatique sans portée réelle.

L'éditorial du Point adopte une stratégie d'alignement sémantique avec la communication officielle du gouvernement israélien (qui a qualifié les propos de Macron d'« absurdité grotesque »).

Le piège du mot-clé : L'article isole une formule ou un mot du discours pour faire sauter tout le contexte géopolitique. En isolant l'affirmation selon laquelle le Hamas n'est pas aux commandes en Cisjordanie, l'éditorial cherche à faire passer un fait territorial et politique pour une faute morale ou une omission coupable.

La légitimation du récit sécuritaire : L'imposture de cette grille de lecture réside dans l'assimilation permanente de toute la population palestinienne et de tous ses territoires à une menace terroriste globale, permettant de justifier l'extension des colonies et l'occupation militaire sous couvert de légitime défense.

 

Au Point, on frôle l'infarctus du myocarde. Trouver « le mot qui annule tous les autres » ! Quel suspense ! On attendait le décodage d'un manuscrit de la mer Morte, on a juste eu droit au habituel numéro d'équilibrisme : expliquer que constater l'absence de régiment du Hamas sous les oliviers de Jénine, c’est limite faire l’apologie du terrorisme. Selon la presse des salons, quand un bulldozer rase une maison à Hébron, c'est forcément pour débusquer un tunnel sous l'évier. Si l'évier est vide ? C'est que le tunnel était bien caché !

Et comme si le duo ne suffisait pas, le Journal du Dimanche est entré dans la danse en traînant ses grosses bottes de treillis. Depuis que le JDD a troqué sa plume d'information dominicale pour le képi d'un régiment d'infanterie, on n'y va plus avec le dos de la cuillère ! Pour le foudroyant gratte-papier de service, les mots du Président ne sont rien de moins qu’une « absurdité grotesque », reprenant au mot près, en bons toutous de garde, le communiqué vengeur transmis directement depuis le bureau de Bibi Netanyahou.

Au JDD, on jubile : Bibi cite la Bible, parle de « Judée-Samarie », et le journal valide en hochant gentiment la tête, ravi d’apprendre que le droit international se lit désormais dans l'Ancien Testament. Macron ose qualifier le drame humain à Gaza de « spectacle qui nous fait honte » ? Vaine agitation diplomatique, tranche le JDD ! Pensez donc, réclamer la paix et le respect des frontières, quelle drôle d'idée quand on peut juste envoyer des bulldozers annexer deux collines de plus sous couvert de légitime défense.

Mais le plus croustillant dans cette farce tragique, c'est la performance DU Président Français qui  nous fait le coup du désarroi moral à New York, pendant qu'à Paris, les livraisons d'armes et la coopération militaire se poursuivent dans le plus grand des calmes, au mépris des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale. On condamne les larmes aux yeux le matin, on valide les traités commerciaux l'après-midi, et le soir on s'étonne que personne ne rigole à la pièce.

Résultat des courses : une presse d'opinion aux abois qui nous explique avec gravité que la réalité est une fake news, un gouvernement israélien qui hurle à l'outrage dès qu'on ne lui tend pas le tapis rouge, et un Président français qui continue de flotter au-dessus du vide, persuadé qu'une belle formule diplomatique équivaut à sauver des lives.

Allez, rideau ! Et n'oubliez pas d'acheter vos journaux dimanche : on vous expliquera gentiment que la paix est un concept dépassé et que le bombardement préventif est bon pour le commerce !

Moralité ; Aveuglement des médias et des politiques sur la situation à Gaza et en Cisjordanie … Gaza est un champ de ruines et des milliers milliers de morts … la loi du plus riche et du plus fort … la loi de la force contre la loi du droit ! Rien de nouveau !

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
«
Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »    

 

 

Les Sionistes gèrent l’Islamophobie et le soutien à Israël :

Depuis plusieurs années, un phénomène troublant s’observe dans le débat public occidental : les discours islamophobes progressent souvent dans les mêmes cercles où le soutien à la politique israélienne est le plus fort. Sans tomber dans les amalgames ni les théories du complot, il est nécessaire de s’interroger sur la façon dont certaines stratégies de communication pro-israéliennes exploitent — volontairement ou non — les peurs et les préjugés envers les musulmans.

La peur, un levier plus efficace que la sympathie

Convaincre les opinions occidentales d’aimer Israël n’a jamais été chose aisée. Les violations répétées du droit international, les bombardements à Gaza ou la colonisation en Cisjordanie provoquent une indignation croissante, notamment chez les progressistes et les jeunes.
Dans ce contexte, certains communicants préfèrent déplacer le terrain du débat : plutôt que de présenter Israël comme un État exemplaire, ils le positionnent comme un rempart contre un ennemi commun — « l’islam radical », voire « l’islam » tout court.

Des études en communication politique (voir par ex. Edward Said, Covering Islam, 1997 ; Nader Hashemi, Islam, Secularism and Liberal Democracy, 2009) ont montré comment la peur de l’Autre devient un instrument efficace pour rallier des opinions, surtout en période d’incertitude. L’islamophobie devient alors non seulement une question de racisme, mais aussi un outil géopolitique.

Quand le discours sécuritaire se confond avec le soutien à Israël

On retrouve régulièrement sur les réseaux sociaux, dans les think tanks ou certains médias d’influence, des narratifs associant toute critique d’Israël à une menace « islamiste » ou à un supposé antisémitisme.
Parallèlement, des campagnes en ligne relayées par des comptes pro-israéliens mettent en avant la peur de la démographie musulmane en Europe ou la « menace » des réfugiés.
Des chercheurs en communication numérique (Oxford Internet Institute, 2021 ; Media Matters, 2023) ont documenté ces convergences entre réseaux islamophobes et soutiens pro-israéliens, particulièrement lors des guerres contre Gaza.

Il  s’agit  ici de dire qu’Israël ou « les sionistes » orchestrent une stratégie mondiale de haine avec certaines coalitions politiques, notamment à droite, qui utilisent ce recadrage idéologique — « Israël contre l’islam » — pour renforcer un axe politique commun : défense de l’Occident, rejet des minorités musulmanes, et légitimation d’une politique étrangère militarisée au Moyen-Orient.

Une alliance paradoxale entre extrême droite et sionisme politique

Ce phénomène, déjà analysé par plusieurs sociologues (ex. Sara Farris, In the Name of Women's Rights: The Rise of Femonationalism, 2017), montre comment l’islamophobie sert de pont entre des groupes a priori antagonistes :
les partisans de l’État d’Israël et les mouvements nationalistes européens qui, par ailleurs, entretiennent souvent des préjugés antisémites.
Tous trouvent un terrain d’entente dans la rhétorique du « choc des civilisations », où Israël incarnerait la pointe avancée de l’Occident assiégé.

Cette convergence politique n’est pas marginale : elle influence les discours publics, les alliances diplomatiques et les choix médiatiques. Et elle nourrit une polarisation croissante où les musulmans deviennent les boucs émissaires d’un conflit qui les dépasse.

Une partie significative des discours islamophobes observés en Occident ne naît pas spontanément : elle s’alimente aussi de récits politiques diffusés par certains milieux pro-israéliens et par ceux qui s’en inspirent. Sans généraliser ni pointer un groupe unique, il faut reconnaître que la convergence entre certains réseaux de soutien à Israël et les mouvances islamophobes occidentales contribue à normaliser la peur du musulman dans l’espace public.
On le voit, par exemple, dans les campagnes numériques qui exagèrent la « menace démographique » musulmane en Europe, relayées parfois par des comptes liés à des institutions ou à des militants israéliens influents. Ce discours, qui oppose mécaniquement Israël et l’« islam », sert des intérêts politiques précis : détourner l’attention des violations du droit international et maintenir l’adhésion d’une partie de l’opinion occidentale par la peur plutôt que par la conviction.

Sortir du piège de la haine réciproque

Reconnaître cette instrumentalisation ne signifie pas nier les menaces réelles que représentent certains mouvements extrémistes se réclamant de l’islam, ni contester le droit à la sécurité d’Israël.
Mais utiliser la peur de l’islam pour justifier des politiques répressives ou guerrières revient à aggraver l’instabilité qu’on prétend combattre.

Lutter contre l’islamophobie — qu’elle soit d’extrême droite, médiatique ou géopolitique —, c’est refuser que le débat sur Israël-Palestine soit capturé par la logique de la peur.
C’est aussi défendre une vision cohérente des droits humains, qui ne hiérarchise pas les victimes selon leur religion ou leur nationalité.

Conclusion  

Dans un monde saturé de désinformation, la tentation de la simplification identitaire est grande. Pourtant, il est possible de critiquer les politiques israéliennes sans verser dans l’antisémitisme, et de dénoncer l’islamophobie sans minimiser les enjeux de sécurité.

Le défi, pour les sociétés occidentales, est de sortir d’un imaginaire politique fondé sur la peur. Tant que la défense d’Israël s’appuiera sur la diabolisation des musulmans — et tant que la solidarité avec la Palestine sera caricaturée comme un danger —, nous resterons prisonniers d’un débat où la haine remplace la raison.

L'islamophobie observée en Occident provient en grande partie des partisans d'Israël et de ceux qui ont été influencés par leur propagande. Une petite minorité est issue de l'extrême droite qui déteste à la fois les musulmans et les juifs, mais la majorité est le fruit du soutien occidental à Israël et de son bellicisme au Moyen-Orient, auquel Israël participe régulièrement.

 

C'est pourquoi on voit des comptes israéliens de premier plan sur les réseaux sociaux semer la peur au sujet de la croissance de la population musulmane en Europe, par exemple. On pourrait croire qu'Israël ne s'inquiéterait pas de la présence de nombreux musulmans en Belgique, par exemple, mais il est dans l'intérêt politique d'Israël d'entretenir la crainte et le mépris des Occidentaux envers les membres de la foi musulmane.

 

Nous le constatons de plus en plus, car Israël s'aliène de plus en plus les centristes et les progressistes occidentaux, s'appuyant de plus en plus sur le soutien de la droite occidentale. Alors que le discours selon lequel une minorité religieuse pauvre et persécutée a besoin d'une patrie propre perd de son attrait auprès de son public cible, il est de plus en plus remplacé par celui selon lequel ces musulmans méritent d'être tués, ouais !

 

IIslamophobie, Israël, propagande, sionisme, opinion publique, politique étrangère, médias, islam, Occident, communication politique.

. C'est une tumeur maligne sur la chair de l’espèce humaine.

 

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                     « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Justice internationale et responsabilité politique : l’affaire Netanyahou, un test pour le droit universel

La société civile mondiale interpelle les États sur leur devoir de coopération avec la Cour pénale internationale et sur la nécessité d’une justice égale pour tous.

À la veille des élections israéliennes, une pétition mondiale rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza. Cette initiative citoyenne invite à repenser la place du droit international dans un monde où la politique tend trop souvent à supplanter la justice.

À l’approche des prochaines élections israéliennes, une question traverse les chancelleries et les consciences : que vaut encore la justice internationale lorsque les responsables politiques soupçonnés de crimes de guerre continuent à exercer le pouvoir sans entrave ?

Une pétition, lancée par des citoyens de divers pays, rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza.
Au-delà du symbole, cette initiative interroge la cohérence du système international et la capacité des États à faire respecter les principes qu’ils proclament.

Un mandat d’arrêt, une obligation juridique

Le mandat d’arrêt émis par la CPI ne relève pas de la rhétorique politique : il repose sur des faits graves, documentés par des enquêtes et témoignages. Il appartient bien sûr à la Cour de juger, mais aux États parties au Statut de Rome de coopérer pleinement. En vertu du droit international, tout pays signataire qui accueillerait Benyamin Netanyahou sur son sol devrait légalement procéder à son arrestation et le remettre à la juridiction de La Haye.

Ce rappel juridique, dérangeant pour certains gouvernements, souligne une évidence : la primauté du droit sur la politique ne saurait être à géométrie variable.
La CPI ne peut être crédible que si ses décisions s’appliquent à tous, sans distinction de puissance, d’alliance ou d’intérêt géostratégique.

Or, trop souvent, le droit international humanitaire est invoqué à la carte. On le brandit lorsqu’il sert les intérêts d’un camp, on l’oublie lorsqu’il dérange un partenaire stratégique. Cette sélectivité mine la confiance des peuples dans les institutions et nourrit un sentiment d’injustice qui alimente, in fine, la violence qu’il prétend combattre.

Une exigence de cohérence morale et politique

La pétition citoyenne ne se contente pas de dénoncer : elle pose une question de fond.
Peut-on continuer à parler de « communauté internationale » si le droit cesse d’être universel ?
Depuis Nuremberg, le principe est clair : aucune fonction politique, aussi haute soit-elle, ne saurait protéger un individu des conséquences de ses actes lorsque ceux-ci violent le droit humanitaire.

Les crimes commis à Gaza, les bombardements sur des zones densément peuplées, le blocus prolongé, les entraves à l’aide humanitaire constituent autant d’éléments qui justifient une enquête impartiale. Refuser de la mener à terme ou d’en appliquer les conclusions reviendrait à délégitimer soixante-dix ans d’efforts pour bâtir un ordre international fondé sur le droit et non sur la force.

Les signataires de cette pétition — juristes, intellectuels, citoyens — rappellent que la justice ne peut dépendre des rapports de puissance.
Ils plaident pour que les dirigeants du monde, notamment ceux des États membres de la CPI, respectent leurs engagements et coopèrent pleinement avec la Cour, quelle que soit l’identité de l’accusé.
Cette cohérence n’est pas un luxe moral : c’est une condition de survie du système international fondé sur des règles

Une mobilisation mondiale, symbole d’un sursaut civique

L’initiative, qui ambitionne de recueillir un million de signatures, n’a rien d’anecdotique.
Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation du droit par la société civile. Dans un monde où les États hésitent, les citoyens rappellent que la justice ne peut être négociée.
Ils affirment que la paix véritable ne se construit ni dans le silence ni dans l’oubli, mais dans la reconnaissance des souffrances et la responsabilité des auteurs.

Cette mobilisation traduit aussi une évolution du rapport entre gouvernés et gouvernants : les citoyens n’attendent plus que les institutions internationales agissent seules.
Ils exigent des comptes, rappellent les obligations légales, et refusent que la realpolitik serve d’alibi à l’inaction.
C’est dans cette vigilance citoyenne que réside désormais une part essentielle de la légitimité du droit international.

Le test de notre crédibilité collective

L’affaire Netanyahou n’est pas une question isolée. Elle met à l’épreuve la cohérence du système international dans son ensemble.
Si les États parties au Statut de Rome choisissent l’inaction, ils enverront un signal dévastateur : celui que la justice internationale n’est opérante que contre les faibles.
À l’inverse, s’ils affirment la primauté du droit sur les alliances politiques, ils redonneront sens à la promesse faite après les guerres du XXe siècle — celle d’un monde où la dignité humaine prime sur la raison d’État.

La justice internationale n’est pas un luxe moral réservé aux périodes de paix.
Elle est la condition même de la paix durable.
Ne pas l’appliquer, c’est accepter que la violence devienne une norme et que le droit redevienne l’instrument du plus fort.

A/Kader Tahri 
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Gaza : Une trêve en ruines : l’illusion du cessez-le-feu


 Sous couvert de sécurité et de lutte contre le terrorisme, Israël poursuit une campagne militaire d’une brutalité sans précédent contre Gaza, au mépris du droit international. Pendant que les chancelleries occidentales détournent le regard, la presse rebaptise les violations de trêve en simples “tests”. Derrière cette novlangue se cache une impunité devenue systémique — et une tragédie humaine que le silence du monde rend possible

Quelques jours à peine après l’annonce d’un cessez-le-feu présenté comme un “pas vers la paix”, Gaza a de nouveau été frappée. Selon plusieurs témoins locaux et ONG humanitaires, l’armée israélienne aurait ouvert le feu après qu’un véhicule militaire a roulé sur un obus non explosé — issu de ses propres bombardements massifs. L’explosion, immédiatement imputée au Hamas, a servi de justification à une nouvelle vague de frappes sur l’enclave, faisant des dizaines de morts parmi les civils.

L’aide humanitaire, déjà limitée, a été à nouveau suspendue. L’électricité et l’eau sont rationnées. Les hôpitaux, débordés, fonctionnent à flux tendu dans des conditions sanitaires désastreuses. À Gaza, chaque cessez-le-feu ressemble à une parenthèse précaire avant la reprise des bombardements — une pause, jamais une paix.

Et pourtant, dans la plupart des médias occidentaux, cet épisode n’a pas été décrit comme une violation du cessez-le-feu, mais comme un “test” de sa solidité. Une sémantique révélatrice : dans le lexique diplomatique occidental, la vie palestinienne n’est plus un enjeu moral, mais un paramètre d’évaluation stratégique.

La normalisation de la violence

Depuis plusieurs années, la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien s’est figée dans un récit déséquilibré. Les bombardements israéliens sur Gaza sont décrits comme des “opérations ciblées” ou des “ripostes”, même lorsqu’ils frappent des écoles, des hôpitaux ou des camps de réfugiés.
En revanche, chaque roquette artisanale tirée depuis Gaza est présentée comme une menace existentielle pour l’État hébreu.

Ce déséquilibre narratif contribue à la normalisation de la violence israélienne : tuer des Palestiniens devient une routine militaire, un bruit de fond de l’actualité. Les violations répétées du droit international ne sont plus scandaleuses ; elles deviennent attendues, presque acceptées.
Ainsi, lorsqu’Israël rase un quartier de Gaza, la question n’est plus “Pourquoi ?”, mais “Combien de temps avant la prochaine fois ?”.

Cette banalisation a un coût humain et moral considérable. Elle renforce le sentiment, chez les Palestiniens, que leur souffrance n’a pas la même valeur que celle d’autres peuples. Elle encourage l’impunité israélienne en confortant l’idée qu’aucune sanction ne viendra. Et elle affaiblit le droit international lui-même, transformé en simple rhétorique.

 

Depuis deux ans, Israël enseigne au monde ce que signifie le mot « capacité », au point de qualifier d'ores et déjà ce qui s'est passé dans la bande de Gaza de « génocide ». La condition sine qua non de la dépendance continue d'Israël à la force militaire : les milliards de dollars d'aide militaire annuelle des États-Unis. Si les États-Unis ont été un ami d'Israël, ils ont été un mauvais ami. Ils ont encouragé le pire chez les Israéliens, au détriment de son développement en tant que nation prospère et respectée. Le recours d'Israël à la force est bien connu.  L'une des conséquences de ce recours quasi exclusif à la puissance militaire est un déclin marqué de la qualité de sa diplomatie. Israël insulte, ment, diabolise ou terrorise souvent ceux qui expriment des inquiétudes légitimes

La rhétorique de la “sécurité” comme arme politique

Le gouvernement israélien justifie ses actions par la nécessité de “neutraliser le Hamas” et de “sécuriser les citoyens israéliens”. Dans un communiqué récent, le Premier ministre a réaffirmé que “la guerre ne prendra pas fin tant que le Hamas ne sera pas totalement désarmé et que Gaza ne sera pas démilitarisée”.

Mais cette condition, impossible à atteindre sans destruction totale de l’enclave, condamne d’avance toute perspective de paix. Elle transforme un objectif politique — la survie d’Israël en guerre sans fin.
Le désarmement total d’un territoire assiégé et meurtri depuis plus de dix-sept ans est un mirage. Gaza n’est pas un État doté d’une armée classique, mais une société civile enfermée dans une prison à ciel ouvert, où la résistance — quelle qu’en soit la forme — devient une question de survie.

Sous cette rhétorique sécuritaire, l’opération militaire se mue en instrument de domination politique. Elle permet au pouvoir israélien de renforcer son contrôle sur les territoires palestiniens, de détourner l’attention de ses crises internes, et de maintenir une cohésion nationale autour de la peur.
Mais cette stratégie, répétée depuis des décennies, n’a apporté ni sécurité durable aux Israéliens, ni paix aux Palestiniens. Elle n’a produit qu’un enchaînement de guerres, de sièges, et de deuils.

L’aveuglement de la communauté internationale

Face à cette spirale, la communauté internationale persiste dans une prudence coupable. Les grandes puissances appellent à la “désescalade” tout en livrant des armes à Israël. Les institutions internationales condamnent du bout des lèvres les violations du droit humanitaire, sans jamais imposer de sanctions.
Quant à l’Union européenne, elle se réfugie dans une posture ambiguë, oscillant entre “préoccupation” et “solidarité avec Israël”, sans jamais reconnaître l’ampleur du désastre humanitaire.

Cette impuissance — ou ce refus d’agir — renforce le sentiment d’un deux poids, deux mesures dans la gestion des conflits mondiaux. Lorsque la Russie bombarde des civils en Ukraine, l’indignation est immédiate et unanime. Lorsque Israël fait de même à Gaza, les mots se font prudents, les condamnations se dissolvent dans le relativisme.

Cette incohérence n’est pas seulement politique : elle est morale. Elle décrédibilise le droit international, nourrit le ressentiment des peuples, et creuse un fossé entre les valeurs proclamées et les pratiques réelles des démocraties occidentales.

Briser le cycle de l’impunité

Reconnaître cette impunité n’est pas une posture partisane. C’est un devoir d’humanité.
Dénoncer les crimes de guerre commis à Gaza n’implique pas de nier la souffrance des Israéliens ni les atrocités du Hamas. Mais il faut cesser de placer les crimes des uns au service de la justification des autres.
Le droit humanitaire international est clair : aucune cause, si légitime soit-elle, ne justifie la punition collective d’une population civile.

Briser le cycle exige un changement radical :

  • Mettre fin au blocus de Gaza, qui constitue une forme de siège permanent contraire à toutes les conventions internationales.
  • Conditionner toute aide militaire à Israël au respect du droit international.
  • Soutenir les mécanismes de justice internationale, y compris les enquêtes de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés.
  • Et surtout, redonner une voix aux civils palestiniens, réduits au silence par la guerre et par le récit dominant qui les efface.

Redonner sens à la paix

La paix ne se construira pas sur les ruines. Elle ne se décrète pas par des communiqués diplomatiques ni par des trêves temporaires.
Elle exige une reconnaissance réciproque, une égalité de droits et la fin du système d’apartheid qui maintient les Palestiniens sous domination militaire.
Tant que la communauté internationale se refusera à nommer les choses — occupation, colonisation, blocus, punition collective — elle restera complice de l’injustice.

Le silence n’est pas neutre. L’inaction n’est pas prudence. Ce sont des choix politiques.
Et chaque jour de silence face à Gaza, chaque mot mesuré pour “ne pas froisser” Israël, contribue à prolonger une tragédie humaine qui pourrait être arrêtée.

Refuser cette impunité, c’est défendre un principe universel : la dignité humaine n’a pas de nationalité.
C’est rappeler que la sécurité d’un peuple ne peut pas reposer sur l’effacement d’un autre.
Et c’est affirmer, contre la fatalité, qu’une paix juste reste possible — à condition d’oser la vérité.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                     « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Pourquoi le Hamas ne peut toujours pas restituer tous les corps israéliens

 

Dans une Gaza dévastée par des mois de bombardements, la récupération des corps israéliens comme palestiniens  se heurte à une réalité matérielle et humaine insurmontable. Accuser le Hamas d’inaction revient à nier l’ampleur de la destruction causée par Israël.

Alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas entre dans sa deuxième semaine, Tel Aviv multiplie les pressions pour récupérer les corps de prisonniers israéliens disparus à Gaza. Mais sur le terrain, où la majorité des infrastructures sont à terre, où les secours creusent à mains nues, cette exigence sonne comme une injonction impossible. Derrière ce débat se cache une question plus profonde : celle du deuil sélectif et de la hiérarchie des souffrances.

Une indignation à géométrie variable

Le monde s’émeut, à juste titre, du sort des familles israéliennes toujours sans nouvelles de leurs proches.
Mais dans le même temps, plus de 9 000 Palestiniens demeurent portés disparus sous les ruines, souvent sans nom, sans tombe, sans image.
Ce contraste interroge : pourquoi la compassion internationale semble-t-elle s’arrêter aux frontières du blocus ?

« Les médias comptent les otages israéliens, mais plus personne ne compte les morts palestiniens. »
— Témoignage d’un secouriste de Khan Younès

Gaza, une tombe à ciel ouvert

Depuis le 7 octobre 2023, les bombardements israéliens ont fait de Gaza un paysage lunaire.
Selon le ministère de la Santé local :

  • 70 000 morts,
  • 170 000 blessés,
  • des milliers de disparus sous les décombres.

Les secouristes manquent d’engins lourds, de carburant, d’équipements de sécurité. Beaucoup creusent littéralement à mains nues. Les morgues sont pleines, les hôpitaux détruits, les routes impraticables.
Dans ces conditions, même la récupération des corps palestiniens devient un défi héroïque — alors comment reprocher au Hamas de ne pas retrouver tous les corps israéliens

Ce que la guerre a enseveli

Cinq obstacles majeurs rendent la restitution des corps israéliens quasi impossible :

  1. Destruction massive : des captifs ont été ensevelis sous des tonnes de gravats, conséquence directe des frappes israéliennes.
  2. Accès restreint : la moitié du territoire reste sous contrôle militaire israélien.
  3. Perte d’informations : de nombreux combattants détenant les données sur les lieux de détention ont été tués.
  4. Contrôle fragmenté : plusieurs factions palestiniennes étaient impliquées, rendant la traçabilité complexe.
  5. Blocus persistant : Israël interdit toujours l’entrée d’engins lourds et d’équipements de levage.

« Ce sont leurs bombes qui ont détruit les lieux où étaient détenus leurs propres captifs. Et maintenant, ils nous accusent de ne pas les retrouver. » Communiqué du Hamas

L’absurde paradoxe moral

Tel Aviv menace de reprendre les frappes si les corps ne sont pas restitués rapidement.
Mais comment exiger des équipes civiles, épuisées et privées de moyens, de fouiller un champ de ruines créé par les bombardements israéliens eux-mêmes ?
C’est là tout le paradoxe moral de cette guerre : Israël demande à Gaza de réparer ce que son armée a détruit.

L’oubli des morts palestiniens

Le Hamas a déjà restitué plus de dix des vingt-huit corps israéliens prévus dans l’accord de cessez-le-feu. Les autres restent ensevelis.
Pendant ce temps, des centaines de corps palestiniens sont retrouvés chaque jour sous les décombres.
Pourtant, cette tragédie ne suscite ni réunion d’urgence, ni négociation internationale.

« La douleur d’une mère israélienne ne vaut ni plus ni moins que celle d’une mère palestinienne  mais seule la première semble intéresser les caméras du monde. »  Extrait d’un témoignage recueilli à Rafah

Conclusion : l’hypocrisie du deuil sélectif

Accuser le Hamas de lenteur, c’est ignorer la géographie de la destruction. Gaza n’est plus une ville : c’est un cimetière suspendu entre les ruines et le silence.
Tant que perdurera le blocus, tant que les pelleteuses resteront bloquées aux frontières, aucune restitution complète ne sera possible. Et le monde, lui, continuera de choisir ses morts.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Gaza détruite… par qui ?

 

L’article d’un média d’extrémiste prétend dénoncer la tragédie de Gaza. En réalité, il ne la décrit pas : il la falsifie. Ce texte, relayé par un média d’extrême droite, n’est pas une analyse, mais une arme rhétorique déguisée en compassion. Derrière une apparente indignation morale se cache une justification politique : celle de la punition collective et de la guerre sans fin.

L’auteur ne cherche pas à comprendre la catastrophe, mais à la purifier de tout contexte, de toute complexité, de toute responsabilité partagée. Il érige une morale du glaive — Israël serait la victime éternelle, les Palestiniens les complices de leur propre malheur — et tout le reste serait mensonge. Il faut pourtant remettre les faits à leur place, les mots à leur juste poids, et la vérité au-dessus de la propagande.

L’histoire tronquée d’un siège

L’auteur parle d’un « siège depuis plus de 10 ans ». La formule sonne dramatique, mais elle trahit à la fois l’ignorance et le mépris des faits. Le blocus imposé à la Bande de Gaza n’a pas dixt ans, mais dix-huit : il a été renforcé après la prise du pouvoir par le Hamas en 2007. Depuis, Israël — avec l’appui de l’Égypte — contrôle la quasi-totalité des entrées et sorties de personnes et de biens.
Les Nations Unies le rappellent : ce blocus a détruit l’économie locale, fait exploser le chômage, et transformé Gaza en prison à ciel ouvert (OCHA, The Humanitarian Impact of 15 Years of Blockade on Gaza, 2022).

Ignorer ce contexte, c’est mentir par omission. C’est effacer la responsabilité d’une politique de confinement et de privation qui a préparé, depuis des années, la tragédie actuelle.

Le chiffre des morts : quand le cynisme devient méthode

L’article rejette d’un revers de plume le chiffre de « 67 000 morts », le qualifiant « d’évidemment faux ». Évidemment ? Non.
Selon les rapports de l’Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), au 4 mars 2025, le nombre de morts palestiniens recensés à Gaza dépassait 111 000 personnes, un bilan catastrophique, dont une majorité de femmes et d’enfants.

Qualifier de « faux » un bilan humain simplement parce qu’il dérange la narration, c’est l’essence même du négationnisme contemporain : l’incrédulité sélective.
Il n’existe aucune source israélienne ou internationale crédible proposant un chiffre radicalement différent ; la seule différence réside dans les méthodes de comptage. Refuser le nombre, c’est refuser de voir les morts.

Quand la haine remplace la pensée

L’auteur accuse le Hamas d’avoir « détruit la Palestine ». Ce raccourci sert à tout effacer : le blocus, les frappes récurrentes, les destructions d’infrastructures civiles, la misère d’une population enfermée depuis presque deux décennies.
Oui, le Hamas a commis des crimes le 7 octobre 2023. Oui, il a pris des otages, massacré des civils, et provoqué l’horreur. Mais confondre le Hamas et la population de Gaza est une violence supplémentaire : c’est condamner un peuple entier pour les actes d’une milice.

Ce n’est pas le Hamas qui a rasé des quartiers entiers de Rafah, de Khan Younès ou de Gaza City ; ce sont des bombardements aériens d’une intensité sans précédent. Ce n’est pas le Hamas qui a interdit aux ambulances de circuler ; c’est un blocus militaire. Ce n’est pas le Hamas qui a coupé l’eau, l’électricité, les médicaments ; ce sont des décisions gouvernementales assumées. Faire de la victime un coupable, c’est le plus vieux tour rhétorique de la guerre.

Le grand amalgame : critique d’Israël = haine des juifs

Autre pilier de cette tribune extrémiste : assimiler toute critique de la politique israélienne à de l’antisémitisme. L’auteur prétend que « le 7 octobre a réveillé la bête antisémite » et accuse les défenseurs de la Palestine d’être des « idiots utiles ».
Ce procédé est doublement pervers. D’abord, il instrumentalise la mémoire de la Shoah pour bâillonner toute discussion politique. Ensuite, il banalise l’antisémitisme réel en le diluant dans le désaccord politique.

Il est tout à fait possible — et nécessaire — de condamner les crimes du Hamas tout en dénonçant les crimes de guerre d’Israël. Refuser cette dualité, c’est trahir la vérité.
L’antisémitisme est une haine millénaire ; il ne doit pas devenir un bouclier moral derrière lequel on justifie des massacres contemporains.

L’islamisme comme épouvantail universel

Enfin, l’article se termine sur une vision apocalyptique : « les islamistes auront la bombe atomique », « ils aiment la mort », « ils veulent conquérir le monde ». Cette rhétorique, copiée mot pour mot des pamphlets colonialistes du XXᵉ siècle, sert à une seule chose : justifier l’exception permanente, la peur, la surveillance, la répression.

Comparer l’islamisme au nazisme n’est pas une analyse ; c’est un cri de guerre. Ce parallèle, répété depuis vingt ans, a produit quoi ? Des murs, des lois d’exception, des bombes, et surtout : l’effacement de la distinction entre islamisme, islam, et musulmans. L’amalgame devient système.

Quand le mensonge se pare de vertu

L’auteur feint la compassion — il pleure « les larmes à sécher » — mais son texte suinte le mépris.
Pas une ligne pour les hôpitaux détruits.
Pas un mot pour les 2 millions d’habitants privés d’eau potable.
Pas un souffle pour les familles qui dorment sous les décombres.
Juste une obsession : sauver l’honneur d’Israël, effacer la souffrance des Palestiniens, transformer le deuil en plaidoirie géopolitique.

C’est cela, la vraie ruine : celle du langage et de la pensée. Quand la compassion devient propagande, la vérité devient une victime de plus.

Pour une parole lucide et humaine

Être lucide, c’est refuser les simplismes. C’est pouvoir dire deux choses à la fois : que le Hamas est une organisation criminelle, et qu’Israël a commis des actes contraires au droit humanitaire. C’est refuser la logique de vengeance comme substitut à la justice.

Ceux qui s’obstinent à décrire Gaza comme une « plaie qu’elle s’est infligée à elle-même » contribuent à déshumaniser un peuple. Ils prolongent la guerre par le verbe.
Or, les mots comptent : ce sont eux qui, avant les bombes, construisent les murs.

La dignité, aujourd’hui, consiste à refuser la déshumanisation — quelle que soit la bannière qui la pratique.

Conclusion : le devoir d’humanité

Le rôle du journaliste, de l’écrivain, du citoyen, n’est pas d’attiser la peur, mais d’éclairer la conscience. L’article « Ruines et mensonges » échoue à cette mission : il recycle les clichés, travestit les faits, flatte les instincts les plus bas.

Rétablir la vérité n’est pas un exercice académique ; c’est un acte moral.
Parce que chaque mot faux, chaque caricature, chaque chiffre nié, prépare le terrain aux prochains morts.

La ruine véritable n’est pas à Gaza. Elle est dans les colonnes de ceux qui ont choisi l’idéologie contre l’humanité.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/