Affichage des articles dont le libellé est justice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est justice. Afficher tous les articles

Le prophète Zemmour : les faits divers en champs de bataille idéologique

 

 Les discours d’Éric Zemmour transforment les faits divers en champs de bataille idéologique. Derrière ses métaphores grandiloquentes se cache une mécanique dangereuse : celle qui assimile l’immigré à une menace, l’Algérien au voleur, et l’autre à l’ennemi.  Zemmour se rêve en lanceur d’alerte et il se croit lanceur de vannes. Mais la vérité, moins glorieuse, plus terre à terre, c’est qu’il maîtrise surtout l’art de lanceur de pets : le vacarme et la senteur, le bruit et l’odeur, ça, il gère très bien. Et comme toujours chacun de ses pets devient un communiqué très médiatisé.

Il suffit parfois d’un mot pour dévoiler tout un système de pensée.
Lorsque, après un cambriolage au Louvre, Éric Zemmour déclare que « l’immigration nous vole les bijoux de la Couronne », il ne parle pas d’un vol, mais d’un mythe. Il invente un récit où la criminalité se confond avec l’origine, où un fait divers devient le symbole d’un affrontement civilisationnel. Ce glissement du particulier au général est le cœur du racisme moderne : discret dans la forme, violent dans le fond.

Sous couvert d’admiration pour les enquêteurs, Zemmour félicite la police pour mieux accuser l’immigration tout entière. Il ne s’agit plus de juger deux individus, mais de condamner une communauté entière, réduite à sa nationalité ou à sa religion. Ce procédé est bien connu : c’est le racisme discursif, cette rhétorique qui avance masquée derrière des phrases bien tournées et un ton pseudo-rationnel. Mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière la syntaxe se cache la stigmatisation, derrière la formule, la peur.

Le discours de Zemmour est une mise en scène.
Les mots « djihad du quotidien », « notre civilisation », « tragédie de Lola » ne relèvent pas de l’analyse, mais du registre de l’émotion brute. Tout est fait pour entretenir un sentiment d’assiègement, pour faire croire que chaque fait divers est une bataille perdue dans une guerre invisible. Cette dramatisation permanente, ce mélange de faits et de fantasmes, permet d’imposer un récit unique : celui d’une France pure, menacée par l’étranger.
C’est une politique de l’émotion, pas de la raison.

Mais il faut le dire clairement : cette logique du soupçon permanent détruit tout pacte républicain. Car ce que Zemmour présente comme « lucidité », n’est qu’un vieux poison repeint aux couleurs du patriotisme. C’est la vieille idée du bouc émissaire, celle qui a toujours nourri les populismes : expliquer la crise, la violence ou la souffrance sociale non par la complexité du monde, mais par la présence d’un Autre. En pointant du doigt « l’immigration », il détourne l’attention des véritables fractures : les inégalités, la pauvreté, la relégation sociale.

Le plus inquiétant, c’est que ces mots ne choquent plus autant. Il est très difficile, même pour un Français ordinaire de ressentir de l’amour pour toute cette société aristocratique du spectacle médiatique, du mensonge, de l’illusion et de l’arrogance composé essentiellement de millionnaires, ou de parasites de l’audiovisuel sur payés.
D’autant que ces donneurs de leçons qui fabriquent l’opinion en contrôlant les médias, sont complices et apologistes des millions d’assassinats de civils par des criminels. Les larmes de la maman de Lola ont déchiré le cœur de certains. Mais il existe des milliers (dans le présent et plus dans le passé) de mères, d’orphelins, de veufs et de veuves de guerres qui méritent la même compassion surtout à Gaza où les victimes sont majoritairement les consœurs de la petite Lola.
Le racisme s’est fait discours de plateau télé, argument de campagne, slogan politique. On le commente, on le relativise, on le normalise. Or, c’est précisément cette banalisation qui est dangereuse. Car à force d’entendre que « l’immigration nous vole », certains finissent par le croire. Et à force de croire, certains finissent par haïr.
Ce n’est plus seulement un débat d’idées, c’est une dégradation de la culture démocratique, une corrosion du vivre-ensemble. Aujourd’hui plus que jamais les Français de base peuvent se  rendre compte que ce ne sont justement pas des clichés, mais une Culture ancestrale. Ruses, mensonges et profits les 3 piliers du talmudisme

Face à cela, il ne suffit pas de s’indigner. Il faut résister par la parole et par la pensée.
Résister, c’est rappeler que la responsabilité est individuelle, jamais collective.
Résister, c’est refuser qu’un acte isolé devienne un procès contre tout un peuple.
Résister, c’est défendre une France fidèle à son idéal républicain : celle qui juge les actes, pas les origines ; celle qui valorise la justice, pas la vengeance symbolique.

Il ne s’agit pas ici de nier les problèmes ou d’édulcorer le réel. Il s’agit de le comprendre sans le tordre, de parler sans exclure. Car la République n’est pas un mur, c’est une promesse : celle de la dignité égale de tous les citoyens, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs.
Quand Zemmour transforme cette promesse en peur, il ne défend pas la civilisation — il en trahit l’esprit.

Alors oui, il faut dénoncer ce racisme-là.
Celui qui se cache dans les tournures élégantes et les phrases bien ciselées.
Celui qui se glisse dans les discours télévisés, jusqu’à sembler banal.
Parce qu’à chaque fois qu’un mot discrimine, c’est un pan de l’humanité qui recule.
Et parce que la seule guerre qu’il vaille la peine de mener aujourd’hui, c’est celle contre la haine, pour que les mots cessent enfin de blesser la République.

En effet le cambriolage du Louvre sert de diversion à une classe politique française qui patauge dans la médiocrité et à des médias mainstream français qui ne cherchent que le buzz pour augmenter leur audimat.

Aujourd'hui les Français de base, voyant que les caisses sont vides, que leur mode de vie est en danger, que leur identité même est gravement menacée, ne reconnaissant plus le pays où ils sont nés et ils ont la gueule de bois !
Régler l'affaire par une "bonne" foutre dehors tous les indésirables, de l’empire médiatique du mensonge au service des milliardaires fossoyeurs de la France et de leurs complices de la tribu que l’on ne peut nommer.
Dans le champ politique un seul petit exemple Zemmour qui parle des valeurs chrétiennes de la France (sacré moise pour les intimes et Eric pour la plèbe). Un bon exemple de la théorie du grand remplacement !
La France devrait se débarrasser de tous ces poux qui infestent sa tête pour retrouver la paix intérieure et restaurer sa grandeur. 

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   https://kadertahri.blogspot.com/

 


Israël–Palestine : le réalisme devient le masque du renoncement moral de la Colonisation

 

Sous couvert de lucidité politique, certains discours sur le conflit israélo-palestinien substituent à la justice une morale de la force. En opposant un Israël “du réel” à des Palestiniens “du mythe”,  un média reconduit un vieux schéma colonial : celui où la puissance fait vérité et la mémoire du vaincu devient suspecte. Une lecture critique de ce “réalisme” tragique qui naturalise l’injustice.

Le faux réalisme, ou la morale de la force

Certains médias de l’extrême droite, présentent le conflit israélo-palestinien comme la rencontre entre le mythe et le réel : Israël serait parvenu à transformer son destin biblique en puissance politique, tandis que les Palestiniens se consumeraient dans la défaite et la revanche. Cette vision, en apparence lucide, relève en réalité d’un darwinisme politique : seule la victoire donnerait sens à l’histoire.

Ce “réalisme” ne constate pas le réel, il le fabrique : il justifie la domination au nom de la maturité historique. En valorisant la force comme principe fondateur, il recycle une rhétorique coloniale bien connue : celle qui oppose la raison du conquérant à la passion du colonisé.

L’histoire moderne n’est pas le règne de la fatalité

Si l’histoire ne se réduit pas au bien, elle ne saurait non plus se réduire à la loi du plus fort. Le droit international, né des ruines de 1945, a précisément été conçu pour briser cette logique. La Charte de l’ONU, les Conventions de Genève et la Déclaration universelle des droits de l’homme sont des garde-fous contre la barbarie du “réalisme tragique”.

Les résolutions 242, 338 et 2334 rappellent l’illégalité de l’occupation israélienne ; la résolution 194 consacre le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ces textes ne sont pas des symboles moraux : ils expriment la volonté politique des nations de soumettre la force au droit. Refuser ce cadre au nom du réalisme, c’est légitimer la loi de la jungle — pas celle de l’histoire.

Une asymétrie effacée

La presse prétend analyser deux mythes symétriques. Mais dans la réalité, cette symétrie n’existe pas. D’un côté, un État souverain, technologiquement et militairement dominant, soutenu par les grandes puissances ; de l’autre, un peuple dispersé, assiégé, fragmenté, vivant sous occupation ou exil.

Amnesty International, Human Rights Watch et B’Tselem décrivent ce système comme un régime d’apartheid. Réduire cette réalité à une opposition psychologique — entre peuple du réel et peuple du mythe — revient à effacer la violence structurelle qui la fonde.

Les Palestiniens ne s’enferment pas dans le mythe : ils sont enfermés dans un réel qui les nie.

L’illusion d’un Israël “sorti du mythe”

La presse Française glorifie Israël comme le peuple “revenu au réel”. Pourtant, Israël n’a jamais cessé de mobiliser son propre mythe fondateur,  celui de la Terre promise et du peuple élu, pour légitimer une entreprise d’appropriation territoriale.

Le paradoxe est clair : ce qui est loué comme mémoire chez le fort devient pathologie chez le faible.
Le mythe du “retour juif” est consacré comme acte fondateur ; celui du “retour palestinien”, disqualifié comme nostalgie.
Cette asymétrie symbolique reproduit la hiérarchie politique : la mémoire d’Israël fait loi, celle de la Palestine devient soupçon.

C’est là que le prétendu “réalisme” s’effondre : il ne décrit pas le monde, il hiérarchise les légitimités.

Le droit comme réalité, non comme illusion

Sortir du religieux pour “retrouver le politique”, dit  un média  Mais c’est précisément ce que font les Palestiniens en s’appuyant sur les instruments du droit international : recours à la CPI, reconnaissance diplomatique, mobilisations pacifiques. Rien là d’un repli mythique — tout d’une affirmation du réel.

Le droit n’est pas un rêve : c’est la condition d’un monde vivable. Sans lui, la force devient son propre juge. Faire du vainqueur la mesure de l’histoire, c’est transformer la tragédie en système.

La véritable maturité politique

La maturité ne réside pas dans la puissance, mais dans la capacité à reconnaître la souffrance de l’autre. La grandeur d’Israël viendra peut-être un jour de ce courage : reconnaître que la sécurité ne se construit pas sur la négation d’un peuple.

Quant à l’Europe, si elle veut rester fidèle à son héritage moral, elle ne peut se réfugier dans le cynisme de la “tragédie historique”. Le réalisme véritable, comme l’écrivait Raymond Aron, n’est pas de se soumettre au fait, mais d’en tirer la responsabilité.

Croire encore à la justice, ce n’est pas s’enfermer dans le mythe, c’est refuser la résignation.

Quant à moi, comme je reste tout à fait partisan de la notion de guerre des civilisations comme moteur de la grande histoire, je me réjouis des défaites renouvelées de la civilisation sioniste qui, est construite selon moi sur de faux principes et doit disparaitre comme idéal, projet et religion. Le plus tôt sera le mieux pour le vrai bonheur de l'humanité.

« L’histoire ne s’écrit pas selon les droits mais selon les forces »

Quels droits ? Quelle universalité ?, sinon le droit à survivre !
Les Palestiniens forment une  communauté marquée par la résilience. A l’opposé, beaucoup de nations du monde occidental baignent dans un confort générant manque de lucidité, oubli du passé, lâcheté confortable.

Toute "morale" concerne l'ensemble des prescriptions relatives aux actions permises oui interdites, encouragées ou désapprouvées, dans une société, et plus généralement parmi les hommes ; "avoir des devoirs" envers quelque chose ou quelqu'un fait partie de l'ensemble de ces prescriptions, sinon je ne vois vraiment pas ce que ça pourrait être : au reste tout "jugement de valeur", c'est-à-dire tout jugement portant sur ce qui doit être, ce que l'on doit faire, ressortit bien entendu à la morale.

Ce qui me semble masturbatoire, et incompréhensiblement du reste, c'est prétendre dans un même élan que l'on doive faire des choses, se comporter d'une certaine façon, en vertu d'une certaine ligne de conduite acceptée envers son prochain, et que cela n'a rien à voir avec une quelconque morale.
Là vraiment, j'en reste baba, ou alors nous ne conférons absolument pas le même sens aux mots que nous utilisons.

 

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                     « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 


La hiérarchie médiatique et politique de la compassion dans la guerre contre Gaza

Toutes les victimes se valent : Dans les rédactions françaises, la compassion s’est calibrée comme un JT : un visage, une larme, un nom. Mais les guerres ne sont pas des scénarios, et les morts n’ont pas de camp. L’humanité n’est pas divisible, même quand la politique la segmente.

On finit par s’y habituer. À chaque flambée de violence au Proche-Orient, les médias français rejouent la même partition : émotion à géométrie variable, compassion sélective, indignation asymétrique. Le texte récemment paru dans la presse, avec sa verve acide et son ironie grinçante, met le doigt sur cette blessure morale : la vie d’un Israélien semble parfois peser plus lourd que celle d’un Palestinien. Derrière l’exagération, il y a un malaise réel, un déséquilibre du regard.

Il ne s’agit pas de nier la souffrance des uns ou des autres, mais de rétablir l’égalité du deuil. Quand on célèbre la libération de quelques otages israéliens en oubliant les milliers de prisonniers palestiniens détenus sans jugement, on fabrique une hiérarchie de l’émotion. On déshumanise à nouveau ceux qu’on prétend défendre, simplement parce qu’ils ne sont pas nés du « bon côté » du mur.

Les mots ont un poids : les « otages » d’un camp deviennent les « prisonniers » de l’autre. Et dans ce glissement sémantique, tout un système d’aveuglements prend racine.

Chaque guerre finit par ressembler à la précédente : des images de ruines, des visages d’enfants, des chiffres sans fin. Mais dans les rédactions françaises, l’émotion s’est standardisée. On choisit qui mérite les pleurs du soir, qui aura droit à l’indignation, et qui restera dans la colonne des dégâts collatéraux.
Une phrase, récemment écrite dans un journal, résume brutalement cette inégalité morale :

« Un Israélien vaut cent Palestiniens. »
Derrière la provocation, c’est une vérité dérangeante : leurs larmes ont un sens politique.

L’émotion calibrée, la douleur hiérarchisée

Quand un otage israélien retrouve la liberté, la France retient son souffle. On connaît son prénom, son âge, son histoire. Les plateaux s’ouvrent, les ministres s’émurent, les caméras filment la joie.
Quand des dizaines de Palestiniens sortent de prison après des années de détention sans procès, le silence règne. Aucun nom, aucune image, aucune émotion.
La compassion, comme la diplomatie, semble avoir ses frontières.

Et c’est là le plus grand naufrage de nos médias : l’inhumanité sélective. Les journalistes ne manquent pas de courage, mais leurs récits se plient à la dramaturgie dominante : celle qui met en scène l’émotion occidentale, jamais la douleur étrangère.
La guerre devient un feuilleton : il faut un héros, un monstre, une intrigue simple, un camp du bien. Le reste, on le coupe au montage.

On l’a vu récemment avec la mise en scène des « retrouvailles miraculeuses » des deux frères israéliens, libérés à quelques heures d’intervalle alors qu’ils n’avaient jamais été captifs ensemble. Une histoire dans l’histoire, calibrée pour la presse occidentale, avide de symboles et de larmes télévisées.
Ce n’est pas tant la véracité de l’épisode qui importe que son usage émotionnel : le drame devient scénario, la guerre se transforme en feuilleton. On ne montre plus la complexité du conflit, mais des séquences d’émotion instantanée. La souffrance devient un produit médiatique.
Et ce que la mise en récit efface, ce sont les autres visages : ceux qu’on ne filme pas, ceux dont on ne connaît ni le nom ni le sort, parce qu’ils n’appartiennent pas au bon récit. La compassion devient un choix éditorial.

La communication a remplacé la conviction

Dans ce grand théâtre, les dirigeants jouent leur rôle avec un talent consommé. L’auteur ironisait : « Macron, l’homme qui connaît les prénoms des otages par cœur ».
La formule frappe juste : elle dit tout d’une époque où la compassion présidentielle se mesure à la mémoire des noms, non à la constance des principes.

La France, autrefois médiatrice du Proche-Orient, s’est réduite à un figurant applaudissant les décisions américaines.
Elle ne parle plus : elle communique.
Elle ne pèse plus : elle compatit à heure fixe.

On n’attend pas d’un président qu’il pleure, mais qu’il agisse. Qu’il ose dire qu’aucune armée ne se grandit en affamant des civils, et qu’aucun peuple ne se libère en tuant des innocents.
Mais la politique du « en même temps » ne protège plus personne quand les bombes tombent.

Les mots sont déjà des armes

Les mots ont un sens, et parfois un poids de mort. On ne désigne pas les mêmes réalités quand on parle d’« otages », de « prisonniers » ou de « détenus ». Dans le tumulte des récits, chaque mot oriente le regard : l’un évoque l’innocence, l’autre la culpabilité, le troisième la légitimité.
En Israël comme en Palestine, des hommes et des femmes sont enfermés, arrachés à leurs familles, souvent sans procès, parfois sans espoir de retour. Les appeler par leur juste nom — des captifs, des êtres humains privés de liberté — devrait être la première exigence du journalisme et de la diplomatie. Car quand le langage se déforme, la réalité suit. Nommer certains « terroristes » et d’autres « soldats », c’est déjà décider qui a droit à la pitié et qui ne l’a pas. C’est cette asymétrie des mots qui rend possible l’asymétrie des morts.

Combien d’otages parmi les prisonniers palestiniens auront été détenus arbitrairement, torturés, durant des mois voire des années, avant d’être libérés sans procès ?
Combien de prisonniers de guerre israéliens présentés malhonnêtement comme des otages ?
Combien de palestiniens seront repris dans les prochains jours pour augmenter le nombre d’otages à disposition et faire pression sur les familles ?
Autant je pense que le conflit israélo palestinien n’aurait jamais  autant l’ignominie, je ne vois pas de mot assez fort en réalité, de la haine ouverte contre un peuple et de la servilité envers une entité, aucun respect de la légalité, aucunes frontières déclarées ni constitution font d’Israël un objet territorial non identifié, et des envahisseurs qui s’inventent une histoire et ont tous les droits.
J’espère que la résistance palestinienne va se trouver un nouveau représentant, ce peuple a payé le prix fort pour mériter de vivre

Toutes les victimes se valent

Dire cela ne relativise rien. Pleurer les victimes israéliennes ne diminue pas la douleur palestinienne, et inversement.
Au contraire : reconnaître la souffrance de l’autre, c’est poser la première pierre de la paix.

Les mères pleurent de la même manière à Gaza et à Tel-Aviv. Les enfants se cachent sous les mêmes cris, la même peur. Ce sont les adultes qui divisent, pas les larmes.
Et si notre empathie s’arrête à la frontière des alliances, alors notre morale ne vaut plus rien.

Le courage de regarder en face

Le rôle des journalistes n’est pas de choisir les bons morts, mais de rendre leurs visages à tous.
Le rôle des citoyens n’est pas de répéter les slogans des gouvernants, mais de poser des questions simples : pourquoi ce silence ? Pourquoi cette asymétrie ? Pourquoi ce tri dans la douleur ?

Le vrai courage, aujourd’hui, ce n’est pas de s’indigner à heure fixe. C’est de dire que le bombardement de Gaza en est une horreur absolue, la famine organisée, l’humiliation d’un peuple en cage, en sont une autre. C’est cela, le cœur de l’humanisme : dénoncer que la vengeance tienne lieu de justice.

Ne pas choisir un camp, mais un principe

Dans ce conflit comme dans d’autres, la question n’est pas « qui a commencé ? », mais « combien de temps encore allons-nous détourner le regard ? ».
Chaque enfant tué est une défaite collective.
Chaque silence médiatique est une abdication morale.
Chaque justification politique est un pas de plus vers la déshumanisation.

Ce texte n’appelle pas à choisir entre Israël et la Palestine.
Il appelle à choisir entre la peur et la justice, entre la propagande et la vérité, entre l’oubli et la conscience.

Une société qui ne pleure plus pour tous a déjà perdu son âme.
Et quand une vie palestinienne finit par valoir moins qu’un tweet, c’est toute notre humanité qu’on enterre sous les décombres.

Conclusion :

Dans cette logique, les dirigeants jouent leur rôle. Quand Emmanuel Macron est dépeint comme « l’homme qui connaît les prénoms des otages par cœur », la pique est cruelle, mais révélatrice. Le président français incarne cette diplomatie de l’émotion : compassion à la main, mais silence sur le fond. Le symbole remplace l’action. Connaître les prénoms ne rend pas la liberté, et encore moins la paix. Ce n’est pas de mémoire qu’il s’agit, mais de courage politique.

Or, le courage consisterait aujourd’hui à rappeler une évidence devenue presque subversive : toutes les vies ont la même valeur. Qu’elles soient israéliennes, palestiniennes, ukrainiennes ou soudanaises, les vies fauchées par la guerre méritent la même larme, le même respect, la même exigence de justice. Refuser de hiérarchiser la douleur n’est pas relativiser le crime, c’est redonner à la morale sa cohérence.

Les médias, les gouvernants, les citoyens doivent retrouver cette lucidité : celle qui ne se laisse pas guider par la peur, le spectacle ou le réflexe tribal. La compassion n’a de sens que si elle est universelle. Autrement, elle devient une arme de plus dans la guerre des récits.
Le rôle d’une presse libre n’est pas de pleurer sur commande, mais de rétablir l’humanité des invisibles. Et le rôle d’une démocratie digne de ce nom n’est pas de compter les morts, mais d’en empêcher d’autre

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/

Gaza, le souffle invincible de l’humanité

 

Un hommage vibrant à la population de Gaza à sa dignité, sa résistance et sa lumière intérieure. Ce texte célèbre la force tranquille d’un peuple qui, malgré la guerre et le siège, continue d’incarner la vie, l’amour et l’espérance.

L’héroïsme du Palestinien ne se mesure pas seulement dans les combats.
Il se lit dans chaque souffle, dans chaque geste de survie, dans chaque regard qui refuse de se baisser.
Il se trouve dans le pain qu’il cuit malgré le blocus, dans la lumière qu’il rallume malgré l’obscurité,
dans l’enfant qu’il protège, dans la dignité qu’il porte comme un étendard au milieu des ruines.

À Gaza, l’héroïsme n’est pas un mot, c’est un souffle.
C’est la force invisible qui relève les pierres,
c’est la tendresse d’une mère qui transforme la peur en berceuse,
c’est le rire d’un enfant qui défie le vacarme du monde.

Là où tout semble vouloir anéantir l’existence, le Palestinien recrée la vie.
Là où les murs enferment, il construit des ponts d’espérance.
Là où la nuit s’abat, il fait de chaque aube une déclaration de résistance.

Car il ne s’agit pas seulement de survivre, il s’agit de témoigner, de dire au monde :
Nous sommes encore là. Nous respirons. Nous espérons.

Malgré le siège, malgré la faim, malgré les ruines,
le peuple de Gaza reste debout indomptable, inaltérable,
portant dans ses yeux la certitude que la justice, tôt ou tard,
franchira les murs du silence.

Pour les Israéliens  Il y aura toujours des candidats pour jouer la revanche de la revanche, la belle de la belle, et transformer les déroutes en "victoires" et dès qu’ils auront l'occasion de faire couler du sang Palestinien, ils se gobergeront  de massacrer et de purifier ethniquement le plus grand nombre possible de Palestiniens sous prétexte de « légitime défense », estimant que le 7 octobre leur avait valu la tolérance du monde pour commettre un génocide Quel que soit le prix, tant leur mépris pour le Palestinien est immense.

Quant au peuple Palestinien, à lui va mon admiration.  Sans bornes.
Qu'est-ce qui distingue ce peuple qui s'obstine à vouloir exister ?
Depuis 80 ans. On leur reproche d'employer la force ?
Un peuple aussi isolé par un blocus, habitant un confetti  de territoire, aussi faible, a-t-il d'autre choix que la force ?

Le Palestinien n’est pas une victime parmi d’autres : il est le symbole vivant d’une humanité qui refuse de se rendre. Il est la preuve que la dignité peut fleurir même au milieu des cendres,
que l’amour d’une terre peut être plus fort que la violence du monde.

Et tant qu’il restera un Palestinien pour sourire,
tant qu’une mère de Gaza bercera son enfant sous les bombes en lui murmurant des mots d’espoir, tant qu’une main reconstruira, tant qu’un cœur croira encore, alors le monde saura que la liberté ne se détruit pas.
Elle se transmet. Elle se chante. Elle se vit.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/


Respect aux résistants de Gaza : le ghetto du XXIe siècle :

« Quand la force devient l’unique langage, la vérité se tait et l’humanité s’efface. »

Dans l’étroite bande de Gaza, la guerre a cessé d’être un conflit pour devenir un miroir. Miroir de notre impuissance collective, de la déshumanisation ordinaire, et du courage silencieux de ceux qui résistent à l’effacement. Cette tribune rend hommage aux victimes civiles, à la dignité d’un peuple enfermé, et à la faillite morale d’une époque qui laisse mourir sous ses yeux.

Gaza, une tragédie universelle

Il existe des lieux qui deviennent des symboles au-delà de leur géographie. Gaza, aujourd’hui, en est un. Dans cette bande de terre minuscule où s’entassent des millions de vies, le monde assiste, impuissant ou complice, à une lente destruction, celle d’un peuple pris au piège de l’histoire et de la géopolitique. Sous les bombes, dans la faim et la peur, Gaza nous renvoie à nos contradictions : celle d’un monde qui se dit civilisé mais qui tolère l’inacceptable.

Depuis trop longtemps, Gaza n’est perçue qu’à travers des chiffres : tant de morts, tant de blessés, tant de bâtiments détruits. Mais derrière ces nombres, il y a des visages. Des enfants qui rêvaient d’école, des mères qui enfouissent leurs fils sans tombe, des médecins opérant à mains nues, des familles qui survivent dans le vacarme de la guerre.
Chaque ruine porte un nom, chaque silence une prière.

La dignité comme ultime résistance

Quand tout s’effondre, il ne reste qu’un seul territoire à défendre : celui de la dignité.
Résister, dans Gaza assiégée, n’est pas un slogan : c’est un réflexe vital.
Ce n’est pas une exaltation de la guerre, mais le refus obstiné de disparaître sans laisser de trace. Face à la puissance d’une armée surarmée, un peuple désarmé tente simplement de rester humain.

Les murs qui entourent Gaza ne contiennent pas seulement ses habitants : ils enferment aussi la conscience de ceux qui les ont construits. Car l’occupation ne tue pas seulement des corps, elle étouffe des âmes, elle pervertit la morale.
L’asymétrie est totale, mais la dignité ne se mesure pas à la force des armes — elle se mesure à la capacité de continuer à espérer, même au bord du gouffre.

La guerre des récits

La bataille de Gaza n’est pas seulement militaire ; elle est aussi narrative.
Les mots, ici, tuent ou sauvent. Le pouvoir des armes se double de celui des images et des récits. Celui qui bombarde parle de “riposte légitime”, celui qui souffre est qualifié de “terroriste”.
Ainsi, la réalité se déforme, la souffrance se banalise, et la vérité devient la première victime du conflit.

Aujourd’hui, le colonisateur au lieu de se reprocher d’être à la mauvaise place dans l’histoire, il reproche à la résistance et à son peuple d’avoir osé faire l’inévitable pour recouvrer leurs droits.

Aujourd’hui, nous constatons que la glorification des héros de Gaza n’est pas notre droit. Elle nous rappelle plutôt, à nous-mêmes comme à l’ennemi, que la vie, riche en expériences, ne comporte qu’un nombre limité de choix majeurs.

Croire que la bataille de Gaza se terminera par une reddition épargnant à Israël le châtiment qu’il mérite, c’est une fois de plus une lecture erronée de l’histoire. Mais le temps seul est riche d’enseignements pour ceux qui souhaitent apprendre !

La tragédie d’un peuple encerclé

A Gaza, le colonisateur est supérieur en nombre, en armement, en tactique. Les civils sont encerclés, incapables d’échapper au feu sauf par des galeries qu’ils ont creusées ou qui existaient déjà.
Devant cette écrasante supériorité, il ne reste que la guérilla qualifiée de “terrorisme” par ceux qui détiennent le pouvoir. Pour les civils encerclés, les morts s’accumulent sous les bombes ; la maladie et la faim faucheront encore des vies. Certains choisissent de mourir en emportant un adversaire — acte tragique qui, pour eux, est la dernière réponse à un génocide programmé. Et pourtant, paradoxalement, plus on cherche à réduire une population par la violence, plus la détermination de ceux qui résistent grandit : leur moral s’affermit à mesure que celui des agresseurs s’érode, car la longue durée transforme la puissance en vulnérabilité.

Au-delà de la suprématie militaire, le colon contrôle les moyens de communication : il peut allonger ses victoires, minimiser ses défaites, et affirmer qu’il ne perd pas d’hommes. Pourtant ces hôpitaux se remplissent en cachette et l’ordre militaire est de taire les pertes. L’armée qui occupe doit paraître invincible, féroce et inhumaine, tel est la doctrine du colonisateur.

Ce constat n’est pas une métaphore : c’est une photographie de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux. Il dévoile la logique du désespoir, la mécanique de la domination et l’absurdité d’un système où la puissance croit pouvoir détruire la volonté d’exister.
Mais l’histoire enseigne le contraire : la force brute finit toujours par se heurter à la mémoire des vivants.

Le miroir de notre humanité

Ce qui se joue à Gaza dépasse le conflit israélo-palestinien : c’est un test moral pour l’humanité entière.
C’est la mesure de notre tolérance à l’inacceptable, de notre indifférence à la souffrance, de notre capacité à fermer les yeux quand la vie d’autrui nous dérange.
Gaza n’est pas seulement une tragédie politique, c’est une tragédie humaine. Et c’est précisément pour cela qu’elle nous concerne tous.

Rendre hommage aux victimes, ce n’est pas choisir un camp, c’est refuser l’oubli.
C’est affirmer que la compassion est un devoir, que la justice est la seule voie vers la paix, et que la mémoire des morts ne doit pas servir d’argument mais d’avertissement.
Un jour, les bombes se tairont, les ruines seront balayées, mais la question demeurera : qu’avons-nous fait, nous, quand l’humanité brûlait à Gaza ?

Ce que révèle Gaza, c’est la faillite de la puissance et le triomphe paradoxal de la dignité.
Plus les murs s’élèvent, plus les consciences s’éveillent.
Plus on tente d’effacer un peuple, plus sa mémoire s’impose.

Rendre hommage à ces vies fauchées, ce n’est pas une posture politique :
c’est une déclaration de foi dans l’humain.
C’est exiger la fin des bombardements, l’ouverture des couloirs humanitaires, des enquêtes indépendantes, et la reconnaissance du droit à la vie.

Car si la guerre a fait de Gaza un cimetière, la mémoire peut encore en faire un lieu de conscience.
Et peut-être qu’un jour, le monde regardera cette terre non plus comme une menace, mais comme un avertissement :
celui de ce qui arrive quand l’humanité abdique.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/

 

La diplomatie-spectacle : Gaza pleure la tromperie de Trump

Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, dit le proverbe.                                              

Dans le cas de Trump, ses moyens d’obtenir une paix sont originaux : c’est un cocktail fait de séduction, de pression et de chantage. Mais la realpolitik, c’est ça.  Donald Trump se présente à nouveau en faiseur d’accords, maître des « deals » capables, dit-on, de résoudre les impasses les plus inextricables. Son dernier plan pour Gaza, brillamment emballé dans le vocabulaire consensuel de la « paix » et de la « reconstruction », montre pourtant que la rhétorique peut servir d’écran de fumée : derrière le mot se cachent des conditions intenables, une mémoire sélective et la perpétuation d’un ordre de fait qui écrase les droits palestiniens.

La « paix » comme instrument de culpabilisation

Le dispositif proposé  reconstruction financée par des États arabes, démilitarisation du Hamas, retrait israélien conditionnel ressemble à une logique de marché : on promet la tranquillité à ceux qui acceptent de perdre tout levier politique. Mais poser la paix comme synonyme de reddition, c’est inverser les responsabilités. On demande à un peuple déjà affamé, déplacé et bombardé d’abandonner son unique moyen de pression, sans garantir ni sécurité réelle ni rétablissement des droits fondamentaux.

En traitant Gaza comme une entité isolée, comme si la Cisjordanie et l’ensemble de l’occupation n’existaient pas, ce plan gomme les continuités historiques du conflit : colonies qui s’étendent, frontières de 1967 bafouées, confiscation progressive de Jérusalem-Est. Ce n’est pas un oubli anecdotique : c’est la stratégie même du projet politique que prétend soutenir l’initiative. La paix proposée devient alors une paix sur ordonnance, imposée au plus faible.

Ultimatums et rhétorique du chantage

Dire « paix » tout en fixant des ultimatums de 72 heures et en conditionnant la cessation des hostilités à l’accord des seules parties déséquilibrées, c’est ménager un prétexte pour continuer la guerre. La diplomatie coercitive masque la réalité : les bombardements et les sièges se poursuivent tant que l’autre camp n’a pas capitulé. Ce n’est plus de la négociation ; c’est du chantage.

L’effet est double : d’un côté, il légitime l’usage disproportionné de la force ; de l’autre, il transforme la communauté internationale en spectatrice d’une mise à mort programmée, applaudissant parfois le verbe « paix » sans en exiger les conditions préalables — la justice, la reconnaissance des droits et la cessation des pratiques qui nourrissent le conflit.

Les membres du Hamas ne sont pas assez débiles pour déposer les armes face à des gens qui pendant 2 ans de génocide n’arrêtent pas de leur dire que le but de tout ça c’est le grand Israël, leur expulsions ou leur massacres de la terre de Palestine, qu’ils sont le peuple des ténèbres et qu’on a le droit de les exterminer et que leur but c’est la domination des goyims. Sans Hamas et dans l’état de Gaza et les nouvelles colonisations, il n’y a plus de Palestine

Mémoire instrumentalisée : otages et prisonniers

Le récit médiatique et politique est tout aussi révélateur. L’attention portée aux otages israéliens est légitime et humaine, mais elle devient partiale quand elle occulte le sort de milliers de prisonniers palestiniens détenus souvent sans procès ou sous des régimes de détention administrative et quand elle efface l’histoire de la dépossession. Cette asymétrie contribue à une narration dans laquelle la victime légitime est une seule, alors que la victimisation et la douleur existent de part et d’autre, entretenues par des rapports de force inégaux.

Rappelons que des opérations visant à capturer des otages ont été, dans certains cas, conçues comme leviers pour obtenir des échanges de prisonniers. Depuis, combien de détenus palestiniens ont été libérés ? Le silence et l’oubli autour de ces questions renforcent l’impunité et l’angoisse d’un peuple sans recours.

Le levier essentiel : arrêter l’armement et la protection inconditionnelle

S’il existe un geste unique, simple et efficace, qui pourrait signifier la sincérité d’une volonté de paix, c’est l’arrêt immédiat des livraisons d’armement et des financements militaires sans condition. La pression économique et diplomatique pèse. Quand un pays garantit politiquement et militairement la supériorité d’un acteur, il devient co-responsable des choix stratégiques et des conséquences sur le terrain.

Les Etats qui prétendent défendre la paix doivent cesser de conforter les rapports de force qui permettent la perpétration d’actes contraires au droit international. La paix ne se négocie pas sur le compte en banque des victimes ni sur la base d’accords imposés par un tiers qui refuse de regarder les causes profondes du conflit.

Justice et droits : préalables non négociables

Toute initiative qui ignore la justice se condamne à l’échec. La sortie de crise exige des engagements clairs : fin de l’occupation, respect des frontières internationalement reconnues, reconnaissance des droits civils et politiques des Palestiniens, garantie de la sécurité pour toutes les populations, procès des crimes de guerre et libération des détenus politiques. Sans ces éléments, les accords n’auront qu’une valeur provisoire et seront à la merci du prochain revirement politique.

La paix durable est indissociable de l’égalité des droits. Tant que des populations seront privées de dignité, de terre et de liberté, la violence trouvera des raisons de renaître.

Conclusion : refuser la paix-cache-misère

La « diplomatie-spectacle » ne suffira jamais à résoudre des injustices structurelles. Proposer la paix en demandant l’effacement de la mémoire, l’abandon des droits et la capitulation du faible, c’est fabriquer un simulacre qui se paiera en vies humaines. Il est urgent que la communauté internationale reprenne ses responsabilités : exiger la fin de l’occupation, conditionner toute aide militaire au respect du droit international et soutenir des mécanismes de justice impartiale.

Les mots « paix » et « sécurité » ne doivent pas servir d’alibis. Ils doivent être adossés à des actes réels et vérifiables. Sinon, nous ne bâtirons que des accords fragiles, des pauses temporaires dans une logique de violence qui reprendra, un jour ou l’autre, sous une autre forme. La vraie question n’est pas de savoir qui signe le prochain « deal », mais qui aura le courage de défendre la justice la seule condition pour qu’enfin, paix et dignité se conjuguent pour tous.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

 

 

 

Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...