Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...

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Gaza, le souffle invincible de l’humanité

 

Un hommage vibrant à la population de Gaza à sa dignité, sa résistance et sa lumière intérieure. Ce texte célèbre la force tranquille d’un peuple qui, malgré la guerre et le siège, continue d’incarner la vie, l’amour et l’espérance.

L’héroïsme du Palestinien ne se mesure pas seulement dans les combats.
Il se lit dans chaque souffle, dans chaque geste de survie, dans chaque regard qui refuse de se baisser.
Il se trouve dans le pain qu’il cuit malgré le blocus, dans la lumière qu’il rallume malgré l’obscurité,
dans l’enfant qu’il protège, dans la dignité qu’il porte comme un étendard au milieu des ruines.

À Gaza, l’héroïsme n’est pas un mot, c’est un souffle.
C’est la force invisible qui relève les pierres,
c’est la tendresse d’une mère qui transforme la peur en berceuse,
c’est le rire d’un enfant qui défie le vacarme du monde.

Là où tout semble vouloir anéantir l’existence, le Palestinien recrée la vie.
Là où les murs enferment, il construit des ponts d’espérance.
Là où la nuit s’abat, il fait de chaque aube une déclaration de résistance.

Car il ne s’agit pas seulement de survivre, il s’agit de témoigner, de dire au monde :
Nous sommes encore là. Nous respirons. Nous espérons.

Malgré le siège, malgré la faim, malgré les ruines,
le peuple de Gaza reste debout indomptable, inaltérable,
portant dans ses yeux la certitude que la justice, tôt ou tard,
franchira les murs du silence.

Pour les Israéliens  Il y aura toujours des candidats pour jouer la revanche de la revanche, la belle de la belle, et transformer les déroutes en "victoires" et dès qu’ils auront l'occasion de faire couler du sang Palestinien, ils se gobergeront  de massacrer et de purifier ethniquement le plus grand nombre possible de Palestiniens sous prétexte de « légitime défense », estimant que le 7 octobre leur avait valu la tolérance du monde pour commettre un génocide Quel que soit le prix, tant leur mépris pour le Palestinien est immense.

Quant au peuple Palestinien, à lui va mon admiration.  Sans bornes.
Qu'est-ce qui distingue ce peuple qui s'obstine à vouloir exister ?
Depuis 80 ans. On leur reproche d'employer la force ?
Un peuple aussi isolé par un blocus, habitant un confetti  de territoire, aussi faible, a-t-il d'autre choix que la force ?

Le Palestinien n’est pas une victime parmi d’autres : il est le symbole vivant d’une humanité qui refuse de se rendre. Il est la preuve que la dignité peut fleurir même au milieu des cendres,
que l’amour d’une terre peut être plus fort que la violence du monde.

Et tant qu’il restera un Palestinien pour sourire,
tant qu’une mère de Gaza bercera son enfant sous les bombes en lui murmurant des mots d’espoir, tant qu’une main reconstruira, tant qu’un cœur croira encore, alors le monde saura que la liberté ne se détruit pas.
Elle se transmet. Elle se chante. Elle se vit.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

https://kadertahri.blogspot.com/


Le Soldat d’Israël : Tu n’as jamais été un héros

 

Sous le vernis humanisant du témoignage individuel, une vérité glaçante se dévoile : les soldats israéliens, même lorsqu’ils se disent “simples”, participent à une mécanique de mort. L’histoire d’un soldat d’origine philippine à Gaza, illustre à quel point l’innocence revendiquée sert de paravent à l’injustice structurelle.

Le portrait du soldat israélien issu d’une famille migrante philippine, pourrait émouvoir. Ses dessins réalisés à Gaza, ses références bibliques à l’amour du prochain, sa fierté identitaire face aux discriminations, tout cela donne l’image d’un jeune homme sincère, attachant, presque exemplaire. Mais cette humanisation cache l’essentiel : ce soldat a servi dans une armée qui bombarde, détruit, déplace. Et ses propos, loin d’être neutres, reprennent mot pour mot le récit officiel israélien.

L’illusion du “simple soldat” : « Je ne suis pas un homme politique… quand on m’appelle, je viens. » Cette phrase résonne comme une confession d’innocence. Mais c’est précisément le problème. Obéir sans réfléchir, réduire sa responsabilité à l’exécution d’ordres, c’est ce qui rend possibles les pires crimes collectifs. Hannah Arendt parlait de « banalité du mal » : le mal ne réside pas seulement dans les idéologues, mais aussi dans les foules de fonctionnaires et de soldats qui acceptent de faire « simplement leur travail ».

Un discours verrouillé par la peur : Ce soldat n’est pas naïf. Il sait qu’en Israël, critiquer l’armée, c’est ruiner sa vie sociale, son avenir professionnel, sa sécurité. Alors il répète le catéchisme : nous protégeons les civils, c’est le Hamas qui est coupable, nous aidons à l’humanitaire. Mais chacun sait que Gaza est sous blocus, que des milliers de familles sont brisées, que des enfants meurent sous les bombes. Dire autre chose, pour lui, serait suicidaire. Mais se taire, c’est déjà collaborer.

L’héroïsme confisqué : Le véritable enjeu n’est pas de savoir si ce soldat est “gentil” ou “méchant”. L’argument selon lequel « tous les soldats ne sont pas mauvais » est une diversion. Car le problème n’est pas l’innocence individuelle mais la machine collective : une armée qui obéit à une idéologie de domination, une société qui glorifie la violence, un État qui punit la dissidence. Le parallèle avec l’Allemagne nazie, cité dans le texte, n’est pas qu’une provocation : il rappelle que ce sont les systèmes qui écrasent, et que les individus qui “se contentent d’obéir” y sont complices.

Conclusion : Le soldat Israélien veut « une vie normale » : travailler, se marier, avoir des enfants. On peut comprendre ce désir. Mais derrière son récit apaisant, il y a les familles palestiniennes qui n’auront jamais cette chance. Ses dessins ne changeront rien à la brutalité qu’il a servie. « Tu n’as jamais été un héros », lui rappelle le texte. Et c’est vrai.

Les bombes ne font pas de héros. Elles fabriquent des complices.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

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