Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...

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La paix version premium : valeurs universelles, option payante :

Comme l’a dit Todd, les Etats-Unis ne sont plus des producteurs, mais des voleurs. Le mandat de Trump ne fait guère exception à la règle

Enfin une bonne nouvelle pour la diplomatie internationale : la paix mondiale a un prix.
Et mieux encore, elle est négociable.

Un milliard de dollars pour un siège permanent, l’offre émanant de la Maison-Blanche a le mérite d’une chose rare en politique internationale : la clarté. Plus besoin de sommets interminables, de communiqués creux, de poignées de main chorégraphiées devant des drapeaux. Désormais, on passe à la caisse. Carte bancaire acceptée. Chèques internationaux aussi. L’ONU peut ranger ses grands mots. Elle est devenue une place de marché.

Trump, ou le manager qui a viré le service communication :

Donald Trump n’a pas détruit l’ordre international. Il a supprimé le service après-vente idéologique. Il a compris que le storytelling coûtait plus cher que le cynisme assumé. Alors il parle comme un chef d’entreprise en difficulté : brutal, comptable, obsédé par le rapport coût/bénéfice.

Les diplomates européens hurlent au scandale. Quelle indécence ! Quelle vulgarité !
Mais ils continuent, eux, à vendre des armes au nom de la paix, à imposer l’austérité au nom de la solidarité, à détruire des économies au nom de la stabilité.

La différence ?
Trump ne prétend plus que c’est vertueux.

L’Europe : une puissance morale sans pouvoir réel

L’Union européenne adore donner des leçons. Elle est le premier exportateur mondial de normes, de résolutions et de « valeurs ». Malheureusement, aucune de ces marchandises n’a encore arrêté un char, dissuadé une puissance ou empêché un pillage.

450 millions d’Européens vivent dans ce que l’on pourrait appeler une démocratie sous cloche : on vote, mais dans un cadre déjà verrouillé. On débat, mais jamais des sujets centraux. On s’indigne, mais toujours trop tard. La souveraineté a été externalisée, la responsabilité diluée, et la colère canalisée vers des débats sociétaux sans danger systémique.

Résultat : le plus grand braquage financier de l’histoire occidentale s’est déroulé sans cagoules ni fusils, sous les applaudissements polis des institutions.

Et Trump regarde ça avec un sourire de commerçant : vous appelez ça gouverné ?

Davos : théâtre d’ombres et leaders en mousse

À Davos, les dirigeants européens se succèdent pour expliquer doctement un monde qu’ils ne contrôlent plus. Ils parlent de transitions, de résilience, de gouvernance inclusive. Trump, lui, parle de territoires, de ressources, de leviers.

Il ne croit pas à leurs récits. Il sait qu’ils n’ont plus de prise sur le réel. Il les traite comme ce qu’ils sont devenus : des gestionnaires de contraintes, des intendants d’un ordre décidé ailleurs. Quand Trump se moque, il ne ridiculise pas : il classe.
Et l’Europe est reléguée au rang de marché captif.

Trump produit ainsi des tensions, des peurs, des doutes, des inquiétudes, notamment chez les dirigeants européens qui sont prisonniers de leur paradigme moderne qui consiste à lire le réel et à agir sur lui par des catégories abstraites et rigides les unes des autres

La démocratie comme produit dérivé

La démocratie occidentale n’est plus un régime politique. C’est un argument marketing. On l’exporte quand elle sert, on l’oublie quand elle gêne. Elle sert à justifier des sanctions, jamais à les subir.

Trump ne croit pas à ce fétiche. Il voit ce que c’est devenu : une façade commode pour masquer la domination économique et militaire. Alors il l’ignore. Et ce mépris est insupportable pour ceux qui ont fait carrière en y croyant — ou en faisant semblant.

Ce que Trump propose n’est pas la guerre permanente. C’est mieux que ça : une stabilité tarifée.
Tu veux la paix ? Paie.
Tu veux la sécurité ? Aligne-toi.
Tu veux parler ? Montre ce que tu apportes.

Le reste, le droit international, la morale universelle, les grands principes  est relégué au rayon décoration. Utile pour les discours, inutile pour les décisions.

Les États-Unis : empire en liquidation contrôlée

Les États-Unis ne dominent plus par la production, mais par l’extraction. Ils ne créent plus autant qu’ils captent. Leur monnaie tient par la contrainte, leur influence par la peur de l’exclusion, leur puissance par la capacité de nuisance. Trump gère cette fin de cycle comme on gère une entreprise surendettée : il vend ce qui peut encore l’être, il menace les créanciers, il sécurise les actifs. Il ne promet rien. Il encaisse.

Le vrai scandale : l’adaptation générale

Le plus inquiétant n’est pas l’offre indécente. C’est la rapidité avec laquelle le monde s’y habitue. Un siège permanent contre un milliard ?
Après tout, pourquoi pas.
Le réel est brutal, dit-on.
Il faut être pragmatique, ajoutent les mêmes qui hier parlaient de valeurs non négociables.

Nous avons changé d’époque sans le dire. Le grotesque est devenu normal. L’inacceptable est devenu discutable. Et le cynisme, une preuve de lucidité.

Trump n’est pas une anomalie. Il est le miroir.

Il renvoie aux élites occidentales l’image qu’elles évitent soigneusement de regarder : celle d’un monde qu’elles ont vidé de sens, puis abandonné au marché. Trump ne construit rien. Il liquide. Mais il liquide à visage découvert, et pendant que l’Europe continue de disserter sur l’État de droit, ils sont fucked. Ils cuisent dans leur peur. En prenant fait et cause pour Trump contre l’Europe on ne joue pas contre la France ou l’Europe, mais bien contre l’oligarchie mondialiste qui a confisqué l’UE, et notre pays, et les sous qui vont avec. .

Les Européens, qui jour après jour, piétinent allègrement la souveraineté outrepassent leurs prérogatives pour imposer tout et n'importe quoi aux autres (les autres tous dictatures), ces Européens auraient la notion chevillée au corps du respect de la souveraineté de chacun de ses membres, cette Europe, j'allais dire démocratique, ce qu'elle n'est pas, a justement été conçue pour priver de leur souveraineté les Etats la constituant sans jamais en acquérir une qui lui soit propre. Et on la voit aujourd'hui en train de gigoter dans le vide parce que précisément celui qui l'a conçue pour devenir ce qu'elle est, un vaste ensemble économique sans âme propre, lui signifie un congé proche. C'est franchement pitoyable !

Leur république ne vaut plus rien, et leur démocratie européenne qui sert de masque à l’OTAN est de la merde en barre mais il se trouve que ça libère d’un grand poids, celui de la tyrannie Européenne. La caisse de la paix mondiale clignote encore : Insérez votre milliard.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 


Conseil de la paix : Gaza aux enchères, Palestiniens exclus



Un « Conseil de la paix » sans Palestiniens, des sièges à un milliard de dollars, et une diplomatie transformée en salle des ventes : derrière le vernis officiel, Washington vend la paix, efface un peuple et piétine le droit international. Cette tribune démonte, ridiculise et expose la mascarade impériale qui se joue à Gaza.

Il y a des obscénités qui ne rougissent plus. Le « Conseil de la paix » imaginé par Donald Trump pour Gaza en fait partie. Une institution censée incarner la paix… dirigée par l’homme qui a fait du chaos diplomatique et du chantage une esthétique politique. Une paix présidée par Trump, c’est déjà une farce. Mais une farce sanglante.

Ici, on ne négocie pas la paix : on la met aux enchères. Un milliard de dollars le siège permanent. Prix fixe. Pas de remboursement. Pas de garantie morale. Gaza version Sotheby’s. La paix version Wall Street. Le droit international version NFT géopolitique.

Au centre de ce dispositif grotesque, une absence béante, criante, obscène : les Palestiniens. Le peuple dont on parle. Le peuple qu’on bombarde. Le peuple qu’on affame. Le peuple qu’on prétend « pacifier ». Mais qui n’a même pas droit à une chaise. Trop bruyant, sans doute. Pas bankable.

On décide donc de leur avenir sans eux, au nom d’une paix qu’ils n’ont pas commandée, dans un conseil qu’ils ne contrôlent pas, sous l’autorité d’une puissance qui les marginalise méthodiquement depuis des décennies. Ce n’est pas une négociation : c’est une administration coloniale sous licence américaine.

Pendant ce temps, Gaza brûle, affame, suffoque. Mais le Conseil regarde déjà vers « l’après-guerre ». Traduction : l’après-mort. La reconstruction avant les secours. Les contrats avant les corps. Les appels d’offres avant les appels à l’aide. La souffrance comme préambule à l’investissement.

Ce plan n’a rien d’un projet de paix : c’est un plan de dépossession politique. Il efface l’Autorité palestinienne, contourne toute souveraineté locale, installe une structure extérieure au-dessus des institutions palestiniennes, et enterre la « solution à deux États » sous une avalanche de jargon technocratique. Une annexion politique sans drapeau, mais avec un logo.

Et pendant ce temps, Washington ose parler de stabilité. Comme si l’humiliation permanente produisait autre chose que de la rage. Comme si l’injustice organisée pouvait accoucher de la paix. Comme si l’on pouvait gouverner Gaza contre les Palestiniens sans en payer le prix historique.

Ce Conseil est le symptôme d’un monde malade : un monde où l’ordre international est contourné, où l’ONU est reléguée au rôle de figurant embarrassant, où les grandes puissances bricolent leurs propres règles, leurs propres clubs, leurs propres tribunaux — à condition d’en avoir les moyens financiers.

C’est la diplomatie version club privé. Carte noire exigée. Humanité facultative.

Mais appelons les choses par leur nom : ce n’est pas un Conseil de la paix, c’est un Conseil de domination. Une structure pensée non pour résoudre un conflit, mais pour le gérer à l’avantage des puissants. Non pour rendre justice, mais pour verrouiller un rapport de force. Non pour reconnaître un peuple, mais pour le neutraliser politiquement.

La seule paix possible passe pourtant par une évidence que ce projet piétine délibérément : les Palestiniens ne sont pas un problème à gérer, mais un peuple à reconnaître. Sans souveraineté palestinienne, sans droits politiques, sans continuité territoriale, sans cadre multilatéral légitime, il n’y aura jamais de paix — seulement des cessez-le-feu sponsorisés.

Tout le reste n’est que décor. Tout le reste est mensonge. Tout le reste est violence maquillée en gouvernance. Le Conseil de la paix ? Une mascarade impériale. Une insulte au droit international. Une gifle au peuple palestinien ? Une gifle au monde libre.

La paix ne se vend pas. La justice ne s’achète pas.
Les peuples ne sont pas des options négociables.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/