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Maduro arrêté : une façade tombée, un pouvoir intact

La capture de Nicolas Maduro est présentée comme un succès militaire et judiciaire. Mais derrière la façade, les structures de pouvoir vénézuéliennes restent intactes. Une analyse qui explore la continuité du pouvoir, le silence des alliés stratégiques, et les implications pour la souveraineté économique des États.

La capture de Nicolas Maduro a été présentée comme une victoire spectaculaire contre le narco terrorisme. Une « opération brillante », selon Donald Trump. Pourtant, l’absence de combats, la continuité des appareils de pouvoir et le maintien intact de la hiérarchie militaire vénézuélienne invitent à une autre lecture : celle d’un arrangement politique entre élites, mis en scène comme une opération militaire.
Car ce qui frappe, au-delà des images et des déclarations, c’est moins la chute d’un homme que la remarquable stabilité du système qui l’entourait.

Le mythe commode du « Cartel de los Soles »
Au cœur du récit officiel figure le « Cartel de los Soles », présenté comme une organisation criminelle structurée, responsable du narcotrafic vénézuélien et incarnée par Nicolás Maduro. Or, ce cartel n’existe pas en tant qu’entité organisée. Le terme apparaît au début des années 1990 dans la presse, à la suite de l’arrestation de deux généraux de la Garde nationale impliqués dans un trafic de cocaïne. Le jeu de mots fait référence aux « soleils », insignes portés par les officiers supérieurs.
Depuis, les spécialistes du crime organisé n’ont cessé de le rappeler : il ne s’agit ni d’un cartel hiérarchisé, ni d’une organisation centralisée.
InSight Crime parle d’un réseau lâche, fragmenté, traversant certaines unités de sécurité.               

Adam Isacson, du Washington Office on Latin America, souligne l’absence de structure, de commandement unifié et même d’identité collective.                                                                                     
Phil Gunson, de l’International Crisis Group, évoque une expression journalistique devenue catégorie politique.
Or, Nicolas Maduro n’est pas un militaire. Ancien chauffeur de bus et syndicaliste, il n’a jamais porté d’uniforme, ni de galons, ni de « soleils ». Les véritables détenteurs de ces insignes se trouvent ailleurs : au sommet de l’armée, dans les services de renseignement, au cœur de l’appareil sécuritaire qui a survécu intact à son arrestation.

Une opération sans résistance
La manière dont s’est déroulée l’opération renforce cette hypothèse. Des hélicoptères lourds ont survolé Caracas de nuit, en pleine lune, dans des conditions théoriquement défavorables à toute opération spéciale. La capitale vénézuélienne dispose de défenses antiaériennes, de missiles portables, de canons, d’unités loyales au régime.
Pourtant, aucun tir. Aucun affrontement. Aucune tentative de résistance notable.
 
Quelques heures plus tard, le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, apparaît dans une allocution télévisée. Il appelle au calme, met en garde contre le désordre, rassure la population. Il n’est ni arrêté, ni inquiété, ni même marginalisé. Le message est limpide : l’ordre sécuritaire est préservé.
Dans la rue, la réaction est à l’image de cette continuité. Pas de panique, pas de mobilisation massive, pas d’effondrement de l’État. L’arrestation du président ressemble davantage à un changement de façade qu’à une rupture politique.

La continuité de l’appareil militaire
C’est là que se joue l’essentiel. Si l’objectif avait été de démanteler un système criminel enraciné dans l’État, l’armée aurait été la cible principale. Or, elle demeure le pilier du nouvel équilibre. Les figures centrales du pouvoir sécuritaire restent en place. Les structures de contrôle, elles, ne sont pas démantelées.
L’arrestation de Maduro fonctionne alors comme un transfert de responsabilité. Toute la culpabilité est concentrée sur un homme, pendant que l’appareil qui a permis, toléré ou organisé les trafics conserve sa légitimité institutionnelle. Une amnistie de fait, en échange de la stabilité.

Le silence des alliés stratégiques
Un élément frappant de cette séquence est l’absence de réaction publique de partenaires stratégiques de longue date, comme la Russie et la Chine. Si le pétrole continue de circuler, si les contrats tiennent, le reste est secondaire.
On n’est plus en guerre froide. Aujourd’hui : les grandes puissances se concurrencent, mais cohabitent dans des compromis tacites. La capture de Maduro, si elle est bien une opération négociée, s’inscrit dans ce monde-là : pas d’invasion, pas de changement brutal d’alignement, pas de remise en cause globale de l’équilibre. Dans ce contexte, le silence est une forme d’acceptation prudente.
Ce silence n’est ni une passivité ni un soutien explicite à l’intervention américaine. Il reflète plutôt une lecture réaliste de la situation : l’opération visait Maduro, mais n’a pas remis en cause les structures essentielles du pouvoir, ni les accords énergétiques et financiers déjà établis.
Pour Moscou et Pékin, protester bruyamment aurait été coûteux et inutile, tandis qu’observer et conserver les canaux de coopération existants permet de protéger leurs intérêts stratégiques à long terme. Ce calcul pragmatique souligne que la survie des régimes étrangers, même alliés, dépend désormais moins du maintien d’un dirigeant que de la continuité des structures de pouvoir et de la stabilité des flux économiques. Le silence des grandes puissances sert donc à normaliser une transition négociée, tout en préservant leurs positions dans un monde gouverné par les arrangements plutôt que par les confrontations frontales.

Une victoire politique à faible coût pour Washington
Du point de vue des États-Unis, l’opération est efficace. Pas de guerre prolongée. Pas de pertes militaires significatives. Pas de chaos régional immédiat. Un procès à venir, présenté comme une victoire contre le narco terrorisme. Et, à terme, une influence accrue sur un pays possédant les plus importantes réserves pétrolières au monde.
Trois heures après le début de l’opération, Washington annonce qu’aucune autre action n’est prévue. La séquence est close. La guerre, si guerre il y a eu, est terminée avant même d’avoir commencé.
Mais cette efficacité a un prix : celui de la normalisation des arrangements entre élites sécuritaires, au détriment de toute transformation démocratique réelle. L’opposition vénézuélienne hérite d’un État dont les leviers essentiels, armée, renseignement, coercition, échappent toujours au contrôle civil.

Conclusion : la guerre contre la souveraineté
Ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela ne peut être réduit à une crise politique interne ni à une simple affaire de droits humains. L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large, plus ancienne, qui traverse les relations internationales contemporaines : la tension permanente entre souveraineté économique et intégration forcée aux circuits dominants de la mondialisation.
L’histoire récente fournit des précédents éclairants. Irak, Libye, Syrie : chaque pays qui a tenté de contourner les règles monétaires imposées par le système financier occidental a subi sanctions, chaos interne et interventions militaires, souvent sous des prétextes humanitaires ou sécuritaires. Le Venezuela, détenteur des plus importantes réserves de pétrole au monde, suit une trajectoire similaire en diversifiant ses ventes hors du dollar.

La séquence est souvent la même : sanctions économiques, isolement financier, soutien à des forces politiques internes, puis intervention directe ou indirecte. À l’issue du processus, les ressources réintègrent les marchés mondiaux selon les normes dominantes, tandis que les structures de pouvoir locales sont recomposées plutôt que démantelées.
L’arrestation de Nicolás Maduro n’est donc pas un événement isolé. Elle constitue un épisode supplémentaire d’une guerre discrète contre la souveraineté économique, menée moins par des invasions frontales que par des arrangements, des sanctions et des mises en scène sécuritaires. Une guerre où les peuples paient le prix fort, tandis que les appareils de pouvoir, eux, négocient leur survie.

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/
 

Pourquoi une abstention de la Russie et de la Chine

L’abstention de la Russie et de la Chine lors du récent vote au Conseil de sécurité des Nations unies a suscité un profond sentiment d’amertume parmi ceux qui espéraient voir ces deux puissances s’opposer frontalement à une résolution jugée injuste envers le peuple sahraoui.
Cette réaction est légitime. Elle traduit la déception d’une opinion attachée à l’idée que certaines nations — dites “alliées” — demeurent fidèles à leurs engagements moraux envers les peuples en lutte pour leur autodétermination.

Mais la déception, aussi forte soit-elle, ne doit pas nous aveugler. Car la politique internationale n’est ni un espace de fraternité ni de fidélité affective. C’est le champ dur et froid des intérêts, où chaque État agit d’abord pour lui-même. Et si cette vérité peut paraître crue, elle n’en est pas moins nécessaire à intégrer pour bâtir une diplomatie algérienne pleinement souveraine.

Accuser la Russie et la Chine d’avoir “abandonné” l’Algérie ou le peuple sahraoui, c’est méconnaître la nature du rapport de force au sein du Conseil de sécurité. L’usage du veto est un acte diplomatique majeur, réservé aux enjeux considérés comme vitaux pour les puissances concernées. En s’abstenant, Moscou et Pékin n’ont pas validé la résolution américaine ; ils ont simplement refusé de s’y opposer frontalement. Cette nuance compte, car elle révèle une stratégie d’équilibre — contestable certes, mais non équivalente à une approbation.

Si la Chine ou la Russie, ou même les deux à la fois, avaient opposé leur veto à cette résolution, elles savaient que ce geste aurait entraîné la disparition immédiate de la MINURSO, puisque le texte portait principalement sur la prolongation de son mandat.
Or, un veto à ce stade aurait signifié la fin du mécanisme onusien, ce que réclament depuis longtemps les partisans marocains.

Et que se passerait-il alors ? Plus de MINURSO, donc plus de référendum du peuple sahraoui.

En veillant à préserver l’existence de la MINURSO, même au prix d’une abstention, la Russie et la Chine ont choisi de maintenir vivant le cadre juridique et diplomatique du processus d’autodétermination.
Tant que la mission existe, il reste possible d’influer sur son orientation, de négocier, et, le moment venu, de faire usage du veto au terme du processus si le résultat s’avérait contraire au droit international. C’est à ce dernier stade que l’emploi du veto est stratégique, non en amont. Ce que certains perçoivent comme un renoncement peut être, en réalité, une manœuvre pour garder la main sur le futur du dossier sahraoui.

L’Algérie n’a pas à choisir entre la solitude et la soumission

Face à la domination occidentale et à la passivité parfois calculée des puissances orientales, l’Algérie n’a pas vocation à se replier sur elle-même. Se recentrer sur son développement national, oui ; renoncer à sa voix internationale, jamais.

Notre pays a toujours défendu les causes justes, non par opportunisme, mais par conviction. De la lutte contre l’apartheid à la reconnaissance de la Palestine, en passant par le soutien constant au peuple sahraoui, l’Algérie a fait entendre une voix singulière : celle des peuples libres. Ce positionnement n’est pas une faiblesse ; c’est un héritage et une force morale qui ont valu à l’Algérie respect et considération sur la scène mondiale.

Plutôt que de rompre avec ses partenaires, l’Algérie doit diversifier ses alliances, notamment au sein de l’Afrique, du monde arabe et du Sud global. Un monde multipolaire ne se construira pas sur des fidélités idéologiques, mais sur la coopération équilibrée entre nations souveraines.

Le soutien au peuple sahraoui : un principe, pas une option

L’abstention de Pékin et de Moscou ne change rien à la légitimité du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le Sahara occidental reste une question de décolonisation inachevée, inscrite depuis 1963 sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. Ce n’est ni une affaire bilatérale, ni une question d’influence régionale : c’est un combat pour le respect du droit international.

L’Algérie n’a jamais défendu le Polisario par intérêt territorial ou rivalité avec le Maroc, mais par fidélité à un principe universel : celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Renoncer à ce principe reviendrait à trahir notre propre histoire de libération.

L’indépendance ne se mendie pas, elle se construit

Il serait illusoire de croire que quiconque viendra défendre l’Algérie en cas de crise. L’expérience des dernières décennies, de l’Irak à la Libye, a démontré que chaque nation doit d’abord pouvoir compter sur ses propres forces.

Mais cela ne signifie pas se replier dans un isolement défensif. Cela veut dire investir dans la puissance : une économie productive, une souveraineté technologique, une diplomatie proactive et une unité nationale solide.
L’Algérie ne doit pas “laisser les peuples à leur destin”, comme le propose la résignation ; elle doit au contraire montrer la voie d’une indépendance active, d’une solidarité lucide et d’une coopération équitable.

Transformer la désillusion en stratégie

La colère contre la Russie et la Chine, aussi compréhensible soit-elle, ne doit pas se muer en fatalisme. Elle doit être le point de départ d’une réflexion stratégique : comment bâtir une politique étrangère réellement indépendante, capable de dialoguer avec toutes les puissances sans jamais se soumettre à aucune ?

L’Algérie doit défendre ses intérêts avec dignité, non avec dépendance. Elle doit rester fidèle à sa mission historique : celle de faire entendre la voix du Sud, d’incarner la résistance à toutes les formes de domination et de rappeler que la justice internationale ne se quémande pas, elle se conquiert.

Conclusion

L’heure n’est pas à la rupture, mais à la lucidité. La Russie et la Chine ont agi selon leurs calculs ; l’Algérie doit agir selon sa conscience.
Notre pays n’a jamais attendu l’autorisation des puissances pour défendre la liberté. Il ne le fera pas davantage aujourd’hui.

Le monde change, les alliances se déplacent, les intérêts se recomposent — mais les principes demeurent.
Et c’est à la fidélité à ces principes que l’Algérie doit sa grandeur passée et sa légitimité présente. Que cette déception serve donc, non à nous diviser, mais à nous rappeler que la véritable puissance d’une nation réside dans sa capacité à rester fidèle à elle-même.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

Quand la plume Marocaine devient une imposture royale.

Sous couvert d’analyse géopolitique, certains médias marocains multiplient les articles à charge contre l’Algérie, transformant la moindre divergence diplomatique en procès d’isolement. L’exemple récent d’un article sur la “Semaine mondiale de l’énergie à Moscou” illustre cette stratégie de manipulation narrative où la sélection des faits et le langage émotionnel remplacent l’information vérifiée.

Une confusion révélatrice

Il suffit d’un détail pour dévoiler l’intention. L’article évoque la “Semaine mondiale de l’énergie” à Moscou, alors que l’événement concerné s’intitule officiellement “Semaine russe de l’énergie” (Russian Energy Week). Une différence anodine ? Pas vraiment.

Le choix du mot “mondiale” vise à donner à l’événement une dimension planétaire, pour mieux accuser ensuite l’Algérie d’isolement diplomatique. L’erreur n’est pas journalistique : elle est rhétorique. Elle amplifie artificiellement la portée de l’événement pour légitimer la thèse centrale — celle d’une Algérie absente du “concert des nations”.

Quand l’opinion se déguise en information

Ce texte, prétendument informatif, est en réalité une opinion politique maquillée en reportage international.
Aucune source officielle, aucune citation diplomatique, aucun document ne vient étayer les accusations portées : “boycott ordonné par Tebboune”, “régime furieux”, “ingérences au Mali”.
Tout y est suggéré, insinué, amplifié, au moyen d’un vocabulaire émotionnel — “humiliation”, “rancunes”, “propagande anti-impérialiste” — qui trahit une volonté de nuire plus qu’un souci de vérité.

La sélectivité de l’information devient ici un instrument de manipulation. Ce qui est tu, c’est la constance du dialogue algéro-russe, la participation active d’Alger à d’autres forums énergétiques, le rôle pivot de Sonatrach dans l’OPEP+, compte autant que ce qui est dit.
L’objectif n’est pas de comprendre, mais de construire un récit politique : celui d’une Algérie marginalisée et affaiblie, pendant que le Maroc s’affirmerait comme partenaire privilégié des puissances mondiales.

Une stratégie médiatique persistante

Ce procédé s’inscrit dans une stratégie de communication désormais bien rodée de certains médias marocains :

  1. -Dénigrer l’Algérie sur le plan diplomatique et symbolique,
  2. -Valoriser le Maroc comme acteur régional “moderne” et “pragmatique”,
  3. -Lier chaque tension internationale à une prétendue faiblesse du pouvoir algérien.

Ainsi, toute nuance disparaît. Les rapports complexes entre Moscou, Alger et Rabat sont simplifiés à l’extrême. La politique étrangère algérienne, fondée sur la souveraineté, le multilatéralisme et la non-ingérence, est caricaturée en “diplomatie de susceptibilités”.
Ce n’est plus du journalisme : c’est une guerre narrative, où les mots deviennent des balles symboliques.

Un récit construit contre la réalité

Or, la réalité contredit ces fictions.
L’Algérie demeure un acteur énergétique majeur, partenaire stratégique de la Russie, membre influent de l’OPEP+, fournisseur clé pour l’Europe et acteur central dans la stabilité du Sahel.
Ses positions sur le Sahara occidental sont cohérentes avec le droit international et les résolutions onusiennes, tandis que sa diplomatie préserve des liens constants avec Moscou, Ankara, Pékin et de nombreux partenaires africains.

Aucun “isolement”, donc mais une politique indépendante, parfois en décalage avec certaines orientations conjoncturelles, ce qui est la marque même de la souveraineté.

La désinformation comme instrument d’influence

Le danger de ce type d’article réside dans sa capacité à influencer subtilement l’opinion publique internationale. En répétant, sous des formes pseudo-journalistiques, les mêmes narrations négatives, ces médias finissent par façonner un imaginaire collectif où l’Algérie serait un acteur du passé, et le Maroc, un modèle d’avenir.
Cette mécanique, typique de la guerre informationnelle moderne, repose moins sur le mensonge direct que sur la distorsion du réel, la dramatisation et la répétition.

Restaurer l’éthique du récit

Face à ces dérives, la réponse ne doit pas être la réaction émotionnelle, mais la rigueur intellectuelle et la transparence des faits.
L’Algérie n’a pas besoin de se justifier de son absence à un forum, ni d’entrer dans une polémique fabriquée. Elle a besoin, en revanche, de déconstruire le discours médiatique qui vise à saper sa crédibilité, et de rappeler que la souveraineté diplomatique ne se mesure pas au nombre de photos prises dans les salons internationaux, mais à la cohérence de la position nationale dans le temps long.

Conclusion

Ah ! Cette Algérie, qui n’en finit pas de perturber le sommeil des sujets du Makhzen Marocain et sa presse courtisane, en quête de ragots de caniveau et de nouvelles diffamatoires. C’est le journalisme des applaudissements au Palais, abreuve pour satisfaire ses pulsions dans un bazar de bric et de brac, cela permet au moins de faire oublier leur extraordinaire incurie ?

On sait depuis toujours que la plume, quand elle sort du Palais Royal et quand elle se fait arme de propagande, perd son honneur. Le rôle des médias n’est pas d’attiser les rivalités régionales ni de travestir les faits pour servir des causes politiques. Il est d’éclairer, d’expliquer, de permettre le discernement.

L’Algérie, solide dans ses choix et fidèle à sa ligne de principe, n’a rien à craindre de la désinformation. Ce sont ceux qui la pratiquent, au contraire, qui finiront par s’y perdre : car à trop vouloir manipuler la vérité, on finit toujours par en devenir la première victime.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...