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Justice internationale et responsabilité politique : l’affaire Netanyahou, un test pour le droit universel

La société civile mondiale interpelle les États sur leur devoir de coopération avec la Cour pénale internationale et sur la nécessité d’une justice égale pour tous.

À la veille des élections israéliennes, une pétition mondiale rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, reste sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza. Cette initiative citoyenne invite à repenser la place du droit international dans un monde où la politique tend trop souvent à supplanter la justice.

À l’approche des prochaines élections israéliennes, une question traverse les chancelleries et les consciences : que vaut encore la justice internationale lorsque les responsables politiques soupçonnés de crimes de guerre continuent à exercer le pouvoir sans entrave ?

Une pétition, lancée par des citoyens de divers pays, rappelle que Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, fait toujours l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza.
Au-delà du symbole, cette initiative interroge la cohérence du système international et la capacité des États à faire respecter les principes qu’ils proclament.

Un mandat d’arrêt, une obligation juridique

Le mandat d’arrêt émis par la CPI ne relève pas de la rhétorique politique : il repose sur des faits graves, documentés par des enquêtes et témoignages. Il appartient bien sûr à la Cour de juger, mais aux États parties au Statut de Rome de coopérer pleinement. En vertu du droit international, tout pays signataire qui accueillerait Benyamin Netanyahou sur son sol devrait légalement procéder à son arrestation et le remettre à la juridiction de La Haye.

Ce rappel juridique, dérangeant pour certains gouvernements, souligne une évidence : la primauté du droit sur la politique ne saurait être à géométrie variable.
La CPI ne peut être crédible que si ses décisions s’appliquent à tous, sans distinction de puissance, d’alliance ou d’intérêt géostratégique.

Or, trop souvent, le droit international humanitaire est invoqué à la carte. On le brandit lorsqu’il sert les intérêts d’un camp, on l’oublie lorsqu’il dérange un partenaire stratégique. Cette sélectivité mine la confiance des peuples dans les institutions et nourrit un sentiment d’injustice qui alimente, in fine, la violence qu’il prétend combattre.

Une exigence de cohérence morale et politique

La pétition citoyenne ne se contente pas de dénoncer : elle pose une question de fond.
Peut-on continuer à parler de « communauté internationale » si le droit cesse d’être universel ?
Depuis Nuremberg, le principe est clair : aucune fonction politique, aussi haute soit-elle, ne saurait protéger un individu des conséquences de ses actes lorsque ceux-ci violent le droit humanitaire.

Les crimes commis à Gaza, les bombardements sur des zones densément peuplées, le blocus prolongé, les entraves à l’aide humanitaire constituent autant d’éléments qui justifient une enquête impartiale. Refuser de la mener à terme ou d’en appliquer les conclusions reviendrait à délégitimer soixante-dix ans d’efforts pour bâtir un ordre international fondé sur le droit et non sur la force.

Les signataires de cette pétition — juristes, intellectuels, citoyens — rappellent que la justice ne peut dépendre des rapports de puissance.
Ils plaident pour que les dirigeants du monde, notamment ceux des États membres de la CPI, respectent leurs engagements et coopèrent pleinement avec la Cour, quelle que soit l’identité de l’accusé.
Cette cohérence n’est pas un luxe moral : c’est une condition de survie du système international fondé sur des règles

Une mobilisation mondiale, symbole d’un sursaut civique

L’initiative, qui ambitionne de recueillir un million de signatures, n’a rien d’anecdotique.
Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de réappropriation du droit par la société civile. Dans un monde où les États hésitent, les citoyens rappellent que la justice ne peut être négociée.
Ils affirment que la paix véritable ne se construit ni dans le silence ni dans l’oubli, mais dans la reconnaissance des souffrances et la responsabilité des auteurs.

Cette mobilisation traduit aussi une évolution du rapport entre gouvernés et gouvernants : les citoyens n’attendent plus que les institutions internationales agissent seules.
Ils exigent des comptes, rappellent les obligations légales, et refusent que la realpolitik serve d’alibi à l’inaction.
C’est dans cette vigilance citoyenne que réside désormais une part essentielle de la légitimité du droit international.

Le test de notre crédibilité collective

L’affaire Netanyahou n’est pas une question isolée. Elle met à l’épreuve la cohérence du système international dans son ensemble.
Si les États parties au Statut de Rome choisissent l’inaction, ils enverront un signal dévastateur : celui que la justice internationale n’est opérante que contre les faibles.
À l’inverse, s’ils affirment la primauté du droit sur les alliances politiques, ils redonneront sens à la promesse faite après les guerres du XXe siècle — celle d’un monde où la dignité humaine prime sur la raison d’État.

La justice internationale n’est pas un luxe moral réservé aux périodes de paix.
Elle est la condition même de la paix durable.
Ne pas l’appliquer, c’est accepter que la violence devienne une norme et que le droit redevienne l’instrument du plus fort.

A/Kader Tahri 
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Gaza : Une trêve en ruines : l’illusion du cessez-le-feu


 Sous couvert de sécurité et de lutte contre le terrorisme, Israël poursuit une campagne militaire d’une brutalité sans précédent contre Gaza, au mépris du droit international. Pendant que les chancelleries occidentales détournent le regard, la presse rebaptise les violations de trêve en simples “tests”. Derrière cette novlangue se cache une impunité devenue systémique — et une tragédie humaine que le silence du monde rend possible

Quelques jours à peine après l’annonce d’un cessez-le-feu présenté comme un “pas vers la paix”, Gaza a de nouveau été frappée. Selon plusieurs témoins locaux et ONG humanitaires, l’armée israélienne aurait ouvert le feu après qu’un véhicule militaire a roulé sur un obus non explosé — issu de ses propres bombardements massifs. L’explosion, immédiatement imputée au Hamas, a servi de justification à une nouvelle vague de frappes sur l’enclave, faisant des dizaines de morts parmi les civils.

L’aide humanitaire, déjà limitée, a été à nouveau suspendue. L’électricité et l’eau sont rationnées. Les hôpitaux, débordés, fonctionnent à flux tendu dans des conditions sanitaires désastreuses. À Gaza, chaque cessez-le-feu ressemble à une parenthèse précaire avant la reprise des bombardements — une pause, jamais une paix.

Et pourtant, dans la plupart des médias occidentaux, cet épisode n’a pas été décrit comme une violation du cessez-le-feu, mais comme un “test” de sa solidité. Une sémantique révélatrice : dans le lexique diplomatique occidental, la vie palestinienne n’est plus un enjeu moral, mais un paramètre d’évaluation stratégique.

La normalisation de la violence

Depuis plusieurs années, la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien s’est figée dans un récit déséquilibré. Les bombardements israéliens sur Gaza sont décrits comme des “opérations ciblées” ou des “ripostes”, même lorsqu’ils frappent des écoles, des hôpitaux ou des camps de réfugiés.
En revanche, chaque roquette artisanale tirée depuis Gaza est présentée comme une menace existentielle pour l’État hébreu.

Ce déséquilibre narratif contribue à la normalisation de la violence israélienne : tuer des Palestiniens devient une routine militaire, un bruit de fond de l’actualité. Les violations répétées du droit international ne sont plus scandaleuses ; elles deviennent attendues, presque acceptées.
Ainsi, lorsqu’Israël rase un quartier de Gaza, la question n’est plus “Pourquoi ?”, mais “Combien de temps avant la prochaine fois ?”.

Cette banalisation a un coût humain et moral considérable. Elle renforce le sentiment, chez les Palestiniens, que leur souffrance n’a pas la même valeur que celle d’autres peuples. Elle encourage l’impunité israélienne en confortant l’idée qu’aucune sanction ne viendra. Et elle affaiblit le droit international lui-même, transformé en simple rhétorique.

 

Depuis deux ans, Israël enseigne au monde ce que signifie le mot « capacité », au point de qualifier d'ores et déjà ce qui s'est passé dans la bande de Gaza de « génocide ». La condition sine qua non de la dépendance continue d'Israël à la force militaire : les milliards de dollars d'aide militaire annuelle des États-Unis. Si les États-Unis ont été un ami d'Israël, ils ont été un mauvais ami. Ils ont encouragé le pire chez les Israéliens, au détriment de son développement en tant que nation prospère et respectée. Le recours d'Israël à la force est bien connu.  L'une des conséquences de ce recours quasi exclusif à la puissance militaire est un déclin marqué de la qualité de sa diplomatie. Israël insulte, ment, diabolise ou terrorise souvent ceux qui expriment des inquiétudes légitimes

La rhétorique de la “sécurité” comme arme politique

Le gouvernement israélien justifie ses actions par la nécessité de “neutraliser le Hamas” et de “sécuriser les citoyens israéliens”. Dans un communiqué récent, le Premier ministre a réaffirmé que “la guerre ne prendra pas fin tant que le Hamas ne sera pas totalement désarmé et que Gaza ne sera pas démilitarisée”.

Mais cette condition, impossible à atteindre sans destruction totale de l’enclave, condamne d’avance toute perspective de paix. Elle transforme un objectif politique — la survie d’Israël en guerre sans fin.
Le désarmement total d’un territoire assiégé et meurtri depuis plus de dix-sept ans est un mirage. Gaza n’est pas un État doté d’une armée classique, mais une société civile enfermée dans une prison à ciel ouvert, où la résistance — quelle qu’en soit la forme — devient une question de survie.

Sous cette rhétorique sécuritaire, l’opération militaire se mue en instrument de domination politique. Elle permet au pouvoir israélien de renforcer son contrôle sur les territoires palestiniens, de détourner l’attention de ses crises internes, et de maintenir une cohésion nationale autour de la peur.
Mais cette stratégie, répétée depuis des décennies, n’a apporté ni sécurité durable aux Israéliens, ni paix aux Palestiniens. Elle n’a produit qu’un enchaînement de guerres, de sièges, et de deuils.

L’aveuglement de la communauté internationale

Face à cette spirale, la communauté internationale persiste dans une prudence coupable. Les grandes puissances appellent à la “désescalade” tout en livrant des armes à Israël. Les institutions internationales condamnent du bout des lèvres les violations du droit humanitaire, sans jamais imposer de sanctions.
Quant à l’Union européenne, elle se réfugie dans une posture ambiguë, oscillant entre “préoccupation” et “solidarité avec Israël”, sans jamais reconnaître l’ampleur du désastre humanitaire.

Cette impuissance — ou ce refus d’agir — renforce le sentiment d’un deux poids, deux mesures dans la gestion des conflits mondiaux. Lorsque la Russie bombarde des civils en Ukraine, l’indignation est immédiate et unanime. Lorsque Israël fait de même à Gaza, les mots se font prudents, les condamnations se dissolvent dans le relativisme.

Cette incohérence n’est pas seulement politique : elle est morale. Elle décrédibilise le droit international, nourrit le ressentiment des peuples, et creuse un fossé entre les valeurs proclamées et les pratiques réelles des démocraties occidentales.

Briser le cycle de l’impunité

Reconnaître cette impunité n’est pas une posture partisane. C’est un devoir d’humanité.
Dénoncer les crimes de guerre commis à Gaza n’implique pas de nier la souffrance des Israéliens ni les atrocités du Hamas. Mais il faut cesser de placer les crimes des uns au service de la justification des autres.
Le droit humanitaire international est clair : aucune cause, si légitime soit-elle, ne justifie la punition collective d’une population civile.

Briser le cycle exige un changement radical :

  • Mettre fin au blocus de Gaza, qui constitue une forme de siège permanent contraire à toutes les conventions internationales.
  • Conditionner toute aide militaire à Israël au respect du droit international.
  • Soutenir les mécanismes de justice internationale, y compris les enquêtes de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés.
  • Et surtout, redonner une voix aux civils palestiniens, réduits au silence par la guerre et par le récit dominant qui les efface.

Redonner sens à la paix

La paix ne se construira pas sur les ruines. Elle ne se décrète pas par des communiqués diplomatiques ni par des trêves temporaires.
Elle exige une reconnaissance réciproque, une égalité de droits et la fin du système d’apartheid qui maintient les Palestiniens sous domination militaire.
Tant que la communauté internationale se refusera à nommer les choses — occupation, colonisation, blocus, punition collective — elle restera complice de l’injustice.

Le silence n’est pas neutre. L’inaction n’est pas prudence. Ce sont des choix politiques.
Et chaque jour de silence face à Gaza, chaque mot mesuré pour “ne pas froisser” Israël, contribue à prolonger une tragédie humaine qui pourrait être arrêtée.

Refuser cette impunité, c’est défendre un principe universel : la dignité humaine n’a pas de nationalité.
C’est rappeler que la sécurité d’un peuple ne peut pas reposer sur l’effacement d’un autre.
Et c’est affirmer, contre la fatalité, qu’une paix juste reste possible — à condition d’oser la vérité.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                     « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Les Prisonniers Palestiniens face à l'impitoyabilité d'Israël

   

Alors que le monde célèbre la libération des otages israéliens, plus de 9 000 Palestiniens restent enfermés dans les prisons israéliennes, dans l’indifférence générale.
Torture, privations, isolement : derrière les murs, une tragédie humaine se joue, loin des caméras et du regard des puissants.
Leur crime ? Être Palestinien, souvent sans accusation, parfois pour un post sur les réseaux sociaux, un drapeau brandi ou une simple appartenance politique.

Une captivité de masse, banalisée depuis des décennies

Aujourd’hui, plus de 3 500 prisonniers palestiniens sont détenus sous le régime de la détention administrative, une procédure qui permet d’enfermer sans procès ni chef d’accusation, renouvelable indéfiniment sur la base de “preuves secrètes”.
Ces pratiques bafouent le droit international et constituent une violation flagrante des conventions de Genève.

Les témoignages recueillis par des ONG et d’anciens détenus sont accablants : cellules surpeuplées, nourriture réduite à quelques cuillerées de riz, soins médicaux refusés, isolement prolongé, violences physiques quotidiennes.

Depuis 2023, ces abus se sont encore intensifiés sous la politique du ministre israélien Itamar Ben-Gvir, qui revendique publiquement le durcissement des conditions de détention.
La souffrance des prisonniers palestiniens est devenue un instrument de domination.

L’hypocrisie du monde libre  

Ce qui choque autant que ces violences, c’est le silence.
Les capitales occidentales, si promptes à brandir le droit international ailleurs, détournent le regard ici. Les grands médias évoquent la détention palestinienne uniquement lorsqu’elle entre dans un échange de prisonniers, réduisant des milliers de vies à de simples chiffres.
Cette hiérarchie des émotions et des droits nourrit un système d’impunité où Israël continue de violer le droit sans crainte de sanction.

Les milliers de Palestiniens détenus arbitrairement depuis octobre 2023 en vertu de la loi israélienne sur la « détention des combattants illégaux », promulguée en décembre de la même année, ont subi des attaques de chiens, des coups et des agressions sexuelles. En août de la même année, l'organisation israélienne de défense des droits humains B'Tselem a publié son rapport « Bienvenue en enfer » , confirmant « le recours systématique, généralisé et prolongé à la torture ».…

Des experts mandatés par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Human Rights Watch et Amnesty International ont également recueilli de nombreux témoignages faisant état de détenus enfermés dans des cages ou attachés à des lits, nus ou portant des couches. Ils sont également soumis à des techniques de privation sensorielle et privés de soins médicaux, de sommeil, de nourriture et d'eau. Ils sont également suspendus au plafond, soumis au waterboarding, brûlés avec des cigarettes ou des décharges électriques, notamment sur les parties génitales

Les prisonniers palestiniens ne demandent pas la compassion, mais la justice.
Ils exigent le respect des droits fondamentaux que tout État doit garantir :
le droit à un procès équitable, à la santé, à la dignité.

Il est temps d’exiger : la fin immédiate de la détention administrative, l’accès humanitaire et juridique aux prisons israéliennes, et une enquête internationale indépendante sur les violations des droits humains.

Depuis 1967, près d’un million de Palestiniens ont connu la prison israélienne. Cette réalité n’est pas une exception : c’est un système. Et tant que ce système perdurera dans le silence, aucune paix durable ne sera possible.

Ce texte n’est pas un appel à la compassion, mais à la responsabilité.
Tant que le droit international sera appliqué à géométrie variable, aucune paix ne sera durable.
A mon tour je brise le silence pour défendons la dignité et rendre  visibles les oubliés des   geôles israéliennes. Le monde les ignore, les médias les effacent, la justice les abandonne.
Mais leur silence résonne comme un cri : le droit n’a pas de frontières, la dignité non plus.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Israël / Le 7 octobre : un alibi pour un génocide

 

On voudrait nous prendre par la main, nous ramener deux ans en arrière, nous forcer à regarder encore et encore la même image : Israël en victime éternelle, Israël attaqué, Israël endeuillé.
Le deuxième anniversaire du 7 octobre s’annonce comme une grande messe d’amnésie organisée. Reportages lacrymaux, documentaires scénarisés, reconstitutions hollywoodiennes  tout sera mobilisé pour réactiver ce traumatisme. Comme si, en répétant assez fort, assez longtemps, on pouvait faire oublier ce que le monde a vu depuis.

Mais ce qu’on a vu, nous ne pourrons jamais l’oublier.
Et c’est précisément là que se loge l’hypocrisie occidentale.

La commémoration comme arme de diversion

Les hasbaristes vont être vraiment odieux. Ils vont déblatérer sur le Palestinien qui décapite des bébés, puis les cuire au four, puis coucher avec eux, puis les manger, et enfin jouer au foot avec leurs têtes tout en chantant leur amour pour Adolf Hitler.

Les victimes israéliennes du 7 octobre 2023 méritent mémoire et respect. Personne ne nie que des civils aient été tués ce jour-là, et que ce fût un drame. Mais quand la commémoration se transforme en industrie médiatique, en outil de propagande et en arme de guerre, alors la mémoire devient une insulte.

Que reste-t-il de la compassion sincère quand les morts d’un camp servent à effacer les morts de l’autre ? Quand les pleurs pour certains servent à étouffer les cris d’agonie de tous les autres ? Car le bilan depuis le 7 octobre est effroyable. Plus de 40 000 Palestiniens tués à Gaza en deux ans, selon les chiffres des ONG. Des dizaines de milliers de blessés, mutilés, orphelins. Des hôpitaux bombardés, des camps de réfugiés pulvérisés, des familles entières rayées de la carte. La famine comme arme. Le blocus comme sentence de mort. Des crimes contre l’humanité dénoncés par l’ONU, Amnesty International, Human Rights Watch.

Et pourtant, au moment de l’anniversaire, on nous servira encore les mêmes images du 7 octobre, soigneusement emballées dans un récit unique : Israël victime, Israël menacé d’extermination.  Le 7 octobre n’est plus un souvenir, c’est devenu un alibi de vengeance, un alibi de génocide.

Le monde n’est plus dupe

En 2023, l’émotion était sincère mais naïve. Les images de l’attaque du Hamas avaient choqué l’Occident, et Israël avait su exploiter ce moment pour rallier un soutien immédiat, inconditionnel. On se demandait :“Comment le Palestinien a-t-il pu faire une chose pareille ?”

Deux ans plus tard, la question s’est inversée. Devant l’accumulation d’atrocités commises par Tsahal, devant les déclarations officielles appelant à “anéantir Gaza” et à “vider la bande de ses habitants”, devant les images insoutenables d’enfants déchiquetés sous les bombes, d’hôpitaux réduits en gravats, de civils abattus alors qu’ils attendaient de la nourriture, l’innocence n’existe plus.

Le récit israélien s’est fissuré, puis effondré. Même les alliés occidentaux ne peuvent plus cacher la vérité : Israël ne se défend pas, il massacre. Israël n’est pas la victime éternelle, il est devenu bourreau.

Les sondages montrent une montée spectaculaire de la solidarité envers les Palestiniens. Les manifestations monstres, les boycotts, les prises de position d’artistes, d’universitaires, de syndicats, témoignent de ce retournement. Même dans les chancelleries, la gêne est palpable.
C’est pour cela que la machine commémorative s’emballe : parce qu’Israël sent que l’opinion lui échappe.

Le spectacle de la mémoire

Les plateformes de streaming diffusent des séries entières consacrées au 7 octobre. TV Françaises et d’autres encore. Des documentaires “exclusifs” promettent de nouvelles révélations, toujours plus macabres, toujours plus sensationnelles. Il ne s’agit plus d’informer, mais de mettre en scène. De transformer la douleur en spectacle de la mémoire.
Un spectacle calibré pour raviver l’indignation et détourner les regards du présent.

Et demain, peut-être, on inventera encore d’autres atrocités : des récits si grotesques qu’ils en deviennent caricaturaux. On nous répétera les histoires invérifiables de bébés décapités, brûlés, violés, mangés. La compassion à géométrie variable est devenue une stratégie de guerre.

Pendant ce temps, Gaza continue de mourir dans le silence.

L’horreur sélective

Tout cela repose sur une vérité brutale : dans l’Occident médiatique et politique, toutes les vies ne se valent pas.
Les vies israéliennes comptent. Elles méritent documentaires, séries, hommages nationaux.
Les vies palestiniennes ne comptent pas. Elles ne méritent que des statistiques anonymes.

On pleure des civils israéliens tués en une journée. On détourne le regard de dizaines de milliers de civils palestiniens massacrés en deux ans. On brandit l’antisémitisme comme bouclier pour réduire au silence toute critique du gouvernement israélien. C’est cela, l’horreur sélective : une mémoire à géométrie variable, calibrée selon l’identité des victimes.

Ce que nous avons vu

Mais le problème pour Israël et ses alliés, c’est que nous avons vu.

Nous avons vu les bombardements sur des hôpitaux pleins de blessés.
Nous avons vu les charniers improvisés où l’on enterre des dizaines d’enfants à la hâte.
Nous avons vu les soldats israéliens filmer leurs exactions, moquant les Palestiniennes tuées, posant avec les sous-vêtements volés, se vantant de massacrer des familles.
Nous avons vu les files interminables de civils affamés abattus alors qu’ils attendaient de la nourriture.
Nous avons vu des ministres israéliens déclarer qu’ils voulaient “nettoyer Gaza”.

On ne peut pas voir autant d'atrocités horribles avant de cesser de voir Israël comme une pauvre petite victime aux yeux de Bambi.

On ne peut pas entendre autant de responsables israéliens annoncer leur intention de nettoyer ethniquement la bande de Gaza de tous les Palestiniens, on ne peut pas voir autant de soldats israéliens vêtus avec moquerie des sous-vêtements des femmes palestiniennes mortes et déplacées qu'ils ont génocidées, on ne peut pas lire autant de bombardements d'hôpitaux ,

On ne peut pas écouter autant de récits de soldats de Tsahal massacrant des civils affamés dans des centres de secours, avant de commencer à se dire qu'Israël l'avait probablement bien cherché

Tout cela n’est pas de la propagande. Ce sont des preuves, des vidéos, des témoignages, des rapports d’ONG et d’organisations internationales. Et ce qui a été vu ne peut pas être oublié.

Refuser la manipulation

Alors non, nous ne tomberons pas dans le piège.

Ce qu'il faut, une enquête internationale qui examine toutes les preuves connues de cette opération sous fausse bannière flagrante et manifeste. Il faut commencer par des interviews avec des responsables des services de renseignements égyptiens qui ont déjà déclaré que Netanyahou lui-même avait été directement averti, plusieurs jours à l'avance, de cette opération imminente hors de Gaza, puis illustrer sa réponse. Le retrait des troupes de Tsahal de la frontière de Gaza et leur repositionnement en Cisjordanie. Le repositionnement du « festival de la paix » sur un site plus proche de la frontière de Gaza.

Sans aucune raison donnée, un retrait militaire a été ordonné le matin de l'attaque et, inexplicablement, des heures se sont écoulées avant qu'ils n'instaurent une quelconque forme de réponse militaire. Le plus critique a été la directive Hannibal qui a apparemment été donnée, envoyant des chars et des hélicoptères de combat, qui ont tué la majorité des civils israéliens.

Ce sont toutes des questions qui ont été posées à Netanyahou, auxquelles il a refusé de répondre, affirmant qu'elles ne peuvent pas être posées alors qu'ils ont une ou plusieurs actions militaires en cours. Lorsque Gantz a démissionné, il a appelé à une enquête complète sur tous les membres du haut commandement, y compris lui-même.
Nous ne laisserons pas l’anniversaire du 7 octobre devenir une arme d’amnésie organisée.
Nous n’accepterons pas que la mémoire des morts israéliens serve à effacer celle des morts palestiniens.

Rappeler le 7 octobre, oui. Mais rappeler aussi, et surtout, le 8 octobre, le 9, le 10, et tous les jours qui ont suivi, jusqu’à aujourd’hui.
Rappeler que chaque bombe lâchée sur Gaza depuis ce jour est un crime de guerre, une punition collective, un pas de plus dans un génocide.

Le 7 octobre n’est pas un souvenir, c’est devenu un alibi.

On pleure les morts israéliens en série télévisée, on efface les morts palestiniens en statistiques anonymes. La mémoire des uns est utilisée comme arme d’effacement des autres. Ce n’est pas une commémoration, c’est une diversion. On nous somme de pleurer avec un œil et de rester aveugles de l’autre. Les vies israéliennes font la une, les vies palestiniennes sont reléguées en bas de page.

Nous n’oublierons pas

La mémoire sélective est une insulte à l’histoire. L’instrumentalisation des morts est une profanation.
Nous devons refuser ce chantage moral qui nous intime de pleurer avec un œil et de rester aveugles de l’autre.

Nous avons vu. Nous savons.
On nous intime de pleurer Israël, on nous interdit de voir Gaza, mais  c
e que nous avons vu à Gaza, nous ne l’oublierons pas. Jamais.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

 

 


La paix en trompe-l’œil : comment Netanyahou sabote le plan de Gaza

Depuis des mois, la bande de Gaza est synonyme de ruines, de fosses communes et d’exode. Sous les bombes, plus d’un million et demi de personnes survivent dans des conditions que la Cour internationale de justice (CIJ) a décrites comme des « risques plausibles de génocide ». Dans ce contexte, Donald Trump a présenté un plan de paix en trois points : financement de la reconstruction par les pays arabes, démilitarisation du Hamas et retrait des forces israéliennes. Derrière cette façade de compromis se cache en réalité une mécanique cynique, façonnée pour préserver l’impunité israélienne et satisfaire les ambitions électorales de ses instigateurs.

Le faux dilemme : accepter ou périr

La proposition de Trump repose sur un piège. Si le Hamas refuse, il porte la responsabilité de la poursuite des massacres ; s’il accepte, Israël récupère ses otages et la scène internationale applaudit… avant que le carnage ne reprenne sous un nouveau prétexte. L’ultimatum, limité à 72 heures, relève davantage du chantage que de la diplomatie. À aucun moment il n’est question des droits des Palestiniens à l’autodétermination, ni des frontières de 1967, ni de Jérusalem annexée, ni des 5 000 prisonniers palestiniens détenus sans jugement. La Cisjordanie disparaît purement et simplement du cadre.

Netanyahou, le saboteur en chef

Contraint d’accepter publiquement ce plan, Netanyahou s’emploie déjà à le neutraliser. Son gouvernement, dominé par l’extrême droite coloniale, n’a aucune intention de permettre la création d’un État palestinien ni de mettre fin à l’occupation. La résolution A/RES/ES-10/24 de l’ONU exigeait la fin de la présence israélienne dans un délai de douze mois ; la CIJ, dans trois ordonnances depuis janvier, a sommé Israël de cesser les meurtres, les atteintes à la santé et les conditions d’existence destructrices. Tout a été ignoré.

En vérité, ce plan n’est qu’un outil politique : pour Trump, un tremplin vers un prix Nobel de la paix et vers sa campagne présidentielle ; pour Netanyahou, un rideau de fumée avant les élections de 2026, qui lui permet de se présenter en garant de la sécurité d’Israël tout en poursuivant son entreprise coloniale.

Une paix-alibi qui masque un projet colonial

Parler de « paix » dans ces conditions relève de l’imposture. Comment prétendre à la réconciliation alors que les colonies s’étendent en Cisjordanie, que Jérusalem est grignotée morceau par morceau, et que la population de Gaza est réduite à la misère par un blocus illégal ? La « reconstruction » promise n’est rien d’autre qu’un protectorat colonial, une rente pour les alliés occidentaux et arabes complaisants.

Ce n’est pas la première fois : l’histoire du Proche-Orient est jalonnée de « plans de paix » qui ne furent que des trêves maquillées, toujours suivies d’un retour aux bombes et aux bulldozers.

Sans justice, pas de paix

Le problème n’est pas l’absence de propositions mais leur nature : elles évitent systématiquement de nommer les responsabilités et de sanctionner les crimes. Or, le droit international est clair. Israël a l’obligation de mettre fin à l’occupation et au nettoyage ethnique en cours. Les Palestiniens ont un droit inaliénable à l’autodétermination. Toute « solution » qui nie ces principes n’est pas un chemin vers la paix mais une prolongation de l’injustice.

Tant que l’occupation perdurera, tant que les auteurs de crimes de guerre ne seront pas jugés, tant que les Palestiniens seront réduits au silence ou au rôle de figurants dans leur propre destin, aucun plan ne tiendra. Les peuples ne vivent pas de promesses creuses ni d’ultimatums : ils vivent de dignité et de liberté.

Conclusion :

Ce que propose Trump et ce que sabote Netanyahou, ce n’est pas la paix : c’est une trêve trompe-l’œil, une vitrine diplomatique derrière laquelle se poursuit la dépossession.

La vraie paix exige le courage de dire les mots interdits – occupation, colonisation, apartheid, génocide – et d’y mettre un terme. Tout le reste n’est qu’un théâtre cynique où les victimes palestiniennes servent de décor à l’ambition des puissants.

 Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

 

La diplomatie-spectacle : Gaza pleure la tromperie de Trump

Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, dit le proverbe.                                              

Dans le cas de Trump, ses moyens d’obtenir une paix sont originaux : c’est un cocktail fait de séduction, de pression et de chantage. Mais la realpolitik, c’est ça.  Donald Trump se présente à nouveau en faiseur d’accords, maître des « deals » capables, dit-on, de résoudre les impasses les plus inextricables. Son dernier plan pour Gaza, brillamment emballé dans le vocabulaire consensuel de la « paix » et de la « reconstruction », montre pourtant que la rhétorique peut servir d’écran de fumée : derrière le mot se cachent des conditions intenables, une mémoire sélective et la perpétuation d’un ordre de fait qui écrase les droits palestiniens.

La « paix » comme instrument de culpabilisation

Le dispositif proposé  reconstruction financée par des États arabes, démilitarisation du Hamas, retrait israélien conditionnel ressemble à une logique de marché : on promet la tranquillité à ceux qui acceptent de perdre tout levier politique. Mais poser la paix comme synonyme de reddition, c’est inverser les responsabilités. On demande à un peuple déjà affamé, déplacé et bombardé d’abandonner son unique moyen de pression, sans garantir ni sécurité réelle ni rétablissement des droits fondamentaux.

En traitant Gaza comme une entité isolée, comme si la Cisjordanie et l’ensemble de l’occupation n’existaient pas, ce plan gomme les continuités historiques du conflit : colonies qui s’étendent, frontières de 1967 bafouées, confiscation progressive de Jérusalem-Est. Ce n’est pas un oubli anecdotique : c’est la stratégie même du projet politique que prétend soutenir l’initiative. La paix proposée devient alors une paix sur ordonnance, imposée au plus faible.

Ultimatums et rhétorique du chantage

Dire « paix » tout en fixant des ultimatums de 72 heures et en conditionnant la cessation des hostilités à l’accord des seules parties déséquilibrées, c’est ménager un prétexte pour continuer la guerre. La diplomatie coercitive masque la réalité : les bombardements et les sièges se poursuivent tant que l’autre camp n’a pas capitulé. Ce n’est plus de la négociation ; c’est du chantage.

L’effet est double : d’un côté, il légitime l’usage disproportionné de la force ; de l’autre, il transforme la communauté internationale en spectatrice d’une mise à mort programmée, applaudissant parfois le verbe « paix » sans en exiger les conditions préalables — la justice, la reconnaissance des droits et la cessation des pratiques qui nourrissent le conflit.

Les membres du Hamas ne sont pas assez débiles pour déposer les armes face à des gens qui pendant 2 ans de génocide n’arrêtent pas de leur dire que le but de tout ça c’est le grand Israël, leur expulsions ou leur massacres de la terre de Palestine, qu’ils sont le peuple des ténèbres et qu’on a le droit de les exterminer et que leur but c’est la domination des goyims. Sans Hamas et dans l’état de Gaza et les nouvelles colonisations, il n’y a plus de Palestine

Mémoire instrumentalisée : otages et prisonniers

Le récit médiatique et politique est tout aussi révélateur. L’attention portée aux otages israéliens est légitime et humaine, mais elle devient partiale quand elle occulte le sort de milliers de prisonniers palestiniens détenus souvent sans procès ou sous des régimes de détention administrative et quand elle efface l’histoire de la dépossession. Cette asymétrie contribue à une narration dans laquelle la victime légitime est une seule, alors que la victimisation et la douleur existent de part et d’autre, entretenues par des rapports de force inégaux.

Rappelons que des opérations visant à capturer des otages ont été, dans certains cas, conçues comme leviers pour obtenir des échanges de prisonniers. Depuis, combien de détenus palestiniens ont été libérés ? Le silence et l’oubli autour de ces questions renforcent l’impunité et l’angoisse d’un peuple sans recours.

Le levier essentiel : arrêter l’armement et la protection inconditionnelle

S’il existe un geste unique, simple et efficace, qui pourrait signifier la sincérité d’une volonté de paix, c’est l’arrêt immédiat des livraisons d’armement et des financements militaires sans condition. La pression économique et diplomatique pèse. Quand un pays garantit politiquement et militairement la supériorité d’un acteur, il devient co-responsable des choix stratégiques et des conséquences sur le terrain.

Les Etats qui prétendent défendre la paix doivent cesser de conforter les rapports de force qui permettent la perpétration d’actes contraires au droit international. La paix ne se négocie pas sur le compte en banque des victimes ni sur la base d’accords imposés par un tiers qui refuse de regarder les causes profondes du conflit.

Justice et droits : préalables non négociables

Toute initiative qui ignore la justice se condamne à l’échec. La sortie de crise exige des engagements clairs : fin de l’occupation, respect des frontières internationalement reconnues, reconnaissance des droits civils et politiques des Palestiniens, garantie de la sécurité pour toutes les populations, procès des crimes de guerre et libération des détenus politiques. Sans ces éléments, les accords n’auront qu’une valeur provisoire et seront à la merci du prochain revirement politique.

La paix durable est indissociable de l’égalité des droits. Tant que des populations seront privées de dignité, de terre et de liberté, la violence trouvera des raisons de renaître.

Conclusion : refuser la paix-cache-misère

La « diplomatie-spectacle » ne suffira jamais à résoudre des injustices structurelles. Proposer la paix en demandant l’effacement de la mémoire, l’abandon des droits et la capitulation du faible, c’est fabriquer un simulacre qui se paiera en vies humaines. Il est urgent que la communauté internationale reprenne ses responsabilités : exiger la fin de l’occupation, conditionner toute aide militaire au respect du droit international et soutenir des mécanismes de justice impartiale.

Les mots « paix » et « sécurité » ne doivent pas servir d’alibis. Ils doivent être adossés à des actes réels et vérifiables. Sinon, nous ne bâtirons que des accords fragiles, des pauses temporaires dans une logique de violence qui reprendra, un jour ou l’autre, sous une autre forme. La vraie question n’est pas de savoir qui signe le prochain « deal », mais qui aura le courage de défendre la justice la seule condition pour qu’enfin, paix et dignité se conjuguent pour tous.

Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »

 

 

 

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