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Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée, elle y est psychanalysée. Et toujours à charge. Gara Djebilet n’échappe pas à cette névrose géopolitique où chaque projet algérien devient automatiquement une escroquerie industrielle, chaque ambition économique un délire nationaliste, chaque investissement une tragédie annoncée.

Le texte consacré à cette mine saharienne n’est pas une analyse économique. C’est un exorcisme régional. Une tentative désespérée de conjurer une réalité simple : l’Algérie tente, maladroitement peut-être, mais résolument, de sortir de la dépendance énergétique.

Et cela, manifestement, dérange.

Car enfin, qu’a-t-on lu sous couvert d’expertise minière ? Une litanie de procès d’intention, d’hyperboles catastrophistes et de sarcasmes militants, le tout emballé dans un discours pseudo-technique qui confond la sidérurgie avec un bilan comptable de PME.

Le phosphore, nous explique-t-on doctement, rendrait le minerai difficilement exploitable. Découverte fracassante : l’industrie lourde est compliquée par le Makhzen.

À ce niveau de profondeur analytique, on s’attend presque à voir surgir un article démontrant que les barrages coûtent cher ou que les centrales nucléaires produisent des déchets.

L’histoire industrielle mondiale repose précisément sur des défis techniques considérés, à leur époque, comme absurdes. La Ruhr, la Sibérie, les Appalaches, tous ces territoires ont été jugés improductifs avant de devenir des piliers économiques. Mais lorsqu’il s’agit de l’Algérie, soudain, la complexité industrielle devient une preuve de folie nationale.

Curieuse asymétrie du doute.

Ce qui frappe dans cette prose hostile, c’est son obsession quasi anthropologique. Gara Djebilet n’est pas seulement présentée comme un projet risqué, ce qui serait un débat légitime  mais comme un crime politique, une hérésie économique, une imposture civilisationnelle.

On ne critique pas un chantier. On criminalise une ambition, et cette réaction révèle beaucoup plus sur ceux qui écrivent que sur ceux qui construisent.

Le texte franchit ensuite le Rubicon intellectuel en sombrant dans l’attaque personnelle, ce sport favori des polémistes en panne d’arguments. Népotisme suggéré, corruption insinuée, gouvernance tournée en caricature familiale. L’argumentation devient alors un mélange de roman-feuilleton et de ragot géopolitique.

Vieille méthode : quand la réalité industrielle résiste, on se rabat sur la suspicion morale. Lorsque l’économie devient trop complexe, on convoque la psychologie du pouvoir. Lorsque l’analyse échoue, on mobilise le soupçon.

Mais le plus savoureux reste cette posture de dénonciation de la propagande algérienne, proférée dans un texte qui relève lui-même de la propagande par saturation émotionnelle. L’auteur accuse Alger de produire un récit héroïque. Soit. Mais que produit-il lui-même sinon un contre-récit apocalyptique où chaque pelleteuse algérienne devient une arme de destruction budgétaire massive ?

On passe d’un roman national à un roman paranoïaque car la vérité, que ces journalistes du Makhzen semblent refuser d’affronter, est brutalement simple : Gara Djebilet est un pari stratégique. Comme tous les projets industriels structurants. Elle peut échouer. Elle peut réussir. Mais elle existe dans une temporalité historique, pas dans le rythme hystérique des éditoriaux géopolitiques.

Les nations qui refusent d’investir dans des projets risqués finissent toujours par dépendre de celles qui ont osé.

Il y a, derrière cette rage éditoriale, quelque chose de plus profond qu’un désaccord économique. Il y a une peur diffuse, presque existentielle : celle d’une Algérie qui industrialise son Sahara, développe ses ressources et recompose son modèle économique.

Car un Maghreb où Alger devient un pôle sidérurgique autonome bouleverse les équilibres régionaux. Et certains équilibres reposent précisément sur l’idée inverse.

L’histoire nous enseigne pourtant une constante : les sociétés qui se moquent des ambitions industrielles de leurs voisins sont souvent celles qui redoutent secrètement leur réussite. Les sarcasmes économiques ont toujours été les masques préférés de l’inquiétude stratégique.

On ironise sur les coûts. On ricane sur les délais. On prophétise l’effondrement. Puis, lorsque le projet finit par produire ses effets, on réécrit l’histoire en expliquant qu’on l’avait toujours anticipé.

Mais il faut reconnaître un mérite à cette charge anti-Gara Djebilet : elle révèle une chose essentielle. Cette mine, avant même de produire du fer, produit déjà une onde de choc narrative dans la région. Elle agit comme un révélateur. Elle expose les anxiétés géopolitiques, les rivalités historiques et les crispations identitaires qui structurent le débat maghrébin.

En ce sens, Gara Djebilet est déjà une réussite. Elle oblige certains à parler d’industrialisation algérienne, fût-ce pour la nier.

Il existe une vieille leçon de l’histoire économique : les nations ne se construisent jamais en écoutant ceux qui leur expliquent pourquoi elles doivent renoncer. Elles avancent, souvent dans l’erreur, parfois dans l’improvisation, toujours dans le risque.

Les éditorialistes, eux, ont le luxe d’avoir toujours raison après coup. Les États, malheureusement pour eux, doivent agir avant.

Et c’est précisément cette différence entre ceux qui écrivent l’histoire et ceux qui la font qui semble aujourd’hui insupportable à certains polémistes régionaux.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

Colonisation : quand la France veut se poser en victime de l’Histoire

La colère de l’extreme droite face au vote des députés algériens criminalisant la colonisation française n’est pas une réaction intellectuelle. C’est un réflexe de défense identitaire, un spasme mémoriel, un cri de douleur d’un imaginaire colonial qui refuse obstinément de mourir. Car enfin, qu’a fait l’Algérie ? Elle a nommé. Juridiquement. Politiquement. Souverainement. Et cela, pour une certaine presse française, reste un crime impardonnable.

On tolère volontiers que la colonisation soit un « sujet complexe ». On accepte même, parfois, qu’elle ait été « violente ». Mais qu’elle soit qualifiée de crime d’État ? Voilà la ligne rouge. Non pas parce que ce serait faux — mais parce que cela ôte à l’ancienne puissance coloniale le privilège de l’ambiguïté.

La nostalgie camouflée en lucidité

Le texte de ce media de l’extrême droite s’ouvre sur une élégie : Camus, la lumière, la mer, la douleur intime. Le procédé est connu. Il s’agit de poétiser la colonisation pour mieux dissoudre sa réalité matérielle. De remplacer un système de domination par une atmosphère. Une sensation. Une nostalgie.

La biographie sert ici de blanchiment idéologique. La souffrance réelle des juifs d’Algérie  tragédie historique indiscutable est convoquée non pour réclamer justice, mais pour relativiser le crime colonial, comme si l’addition des douleurs annulait la responsabilité structurelle. Vieille ruse : transformer l’histoire en compétition victimaire pour éviter toute qualification politique.

“Ressassement” : le mot préféré des amnésiques

L’Algérie « ressasserait ». Autrement dit, elle parlerait trop. Trop fort. Trop longtemps. Trop mal. Elle devrait, selon cette logique, tourner la page, page écrite par d’autres, arrachée par la force, annotée au sang.

Ce reproche est obscène. Car ce qui est appelé « ressassement » n’est rien d’autre que le refus de l’oubli imposé. L’exigence de ne plus traiter la colonisation comme une querelle d’historiens, mais comme un fait politique aux conséquences durables. Ce que la France de l’extreme droite reproche à l’Algérie, ce n’est pas de garder le silence, mais de ne plus se taire.

La “rente mémorielle” ou l’arrogance intacte

La formule est révélatrice : rente mémorielle. Elle suppose que les anciens colonisés exploiteraient leur passé comme un fonds de commerce, pendant que l’ancienne puissance, elle, serait sommée de payer indéfiniment pour des fautes déjà prescrites par sa propre conscience.

Mais qui parle ici de rente ? Un pays qui a bâti sa richesse, ses infrastructures, son statut international sur une extraction massive de ressources, de terres et de vies, ou un pays qui tente de faire reconnaître juridiquement ce qui lui a été infligé ?

La vérité est simple : ce que cette presse ne supporte pas, ce n’est pas la mémoire algérienne, c’est l’asymétrie qu’elle révèle encore.

Quand la souveraineté devient insupportable : Car au fond, tout est là. L’Algérie agit comme un État souverain. Elle légifère sur son histoire. Elle définit ce qui relève du crime et ce qui relève de l’apologie. Exactement ce que la France fait lorsqu’il s’agit de son propre passé — ou de celui des autres.

Mais voilà : la souveraineté algérienne n’est acceptable que lorsqu’elle est décorative. Culturelle. Folklorique. Dès qu’elle devient juridique, politique, contraignante, elle est jugée agressive, immature, vindicative. L’égalité formelle entre États reste, pour certains, une fiction dangereuse.

Parler d’hier pour éviter aujourd’hui, l’argument des paresseux : L’accusation finale est d’une banalité confondante : l’Algérie parlerait du passé pour masquer ses échecs présents. Argument universel des dominants face aux dominés. On l’a entendu partout, tout le temps. Comme si un peuple devait choisir entre mémoire et avenir. Comme si la justice historique était un luxe réservé aux nations prospères.

Ce raisonnement est non seulement faux, il est cynique. Car ce sont précisément les blessures non reconnues qui empoisonnent le présent. Ce sont les silences imposés qui nourrissent les crises. Criminaliser la colonisation n’empêche pas de gouverner : cela refuse simplement de gouverner sur le mensonge.

Ce que cette rage dit vraiment : Cette colère française ne parle pas de l’Algérie. Elle parle de la fin d’un monopole moral. De l’effondrement progressif d’un récit où la France pouvait être à la fois juge, partie et narratrice. Elle parle de la panique de ceux qui découvrent que l’histoire peut désormais se retourner, non par vengeance, mais par droit.

La colonisation n’est pas un souvenir. C’est une structure. Et lorsqu’un État anciennement colonisé décide de la nommer comme telle crime d’État  ce n’est pas l’histoire qu’il enferme, c’est le déni qu’il fissure. La haine est là. Elle est lente. Elle est irréversible et elle n’a rien de juste.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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La falsification historique autour de “l’Algérie inventée”

 

Non, la France n’a pas “inventé” l’Algérie. Elle l’a conquise, détruite, redessinée  puis renommée. Ce n’est pas la même chose.

Il faut commencer par dire les choses clairement : brandir une lettre administrative de 1839 pour prétendre que l’Algérie n’existait pas avant la France n’est pas une découverte historique, c’est une manœuvre idéologique. Une vieille ficelle coloniale, recyclée aujourd’hui sous couvert d’érudition d’archives.

Oui, la lettre du général Schneider est authentique. Oui, elle fixe l’usage officiel du mot « Algérie » dans l’administration française. Mais non, elle ne prouve absolument pas que l’Algérie soit née d’un décret colonial, comme une création ex nihilo sortie d’un bureau parisien. Confondre acte de domination et acte de naissance, c’est déjà adopter le regard du colonisateur.

Car enfin, à ce compte-là, il faudrait soutenir que le Maroc n’existe que depuis sa reconnaissance internationale moderne, que l’Égypte commence avec l’occupation britannique, que l’Inde est une invention de la Couronne anglaise et que l’Allemagne n’existait pas avant Bismarck. C’est absurde mais c’est exactement la logique mobilisée ici.

Avant 1830, le territoire correspondant à l’Algérie actuelle n’était ni un vide politique, ni un chaos tribal. La Régence d’Alger, intégrée à l’Empire ottoman, était une entité souveraine reconnue, dotée d’institutions, d’un pouvoir central, d’une fiscalité, d’une armée, d’une diplomatie, et de frontières certes mouvantes, mais réelles — comme toutes les frontières prémodernes. Les puissances européennes traitaient avec elle. La France elle-même l’a reconnue avant de la conquérir.

Ce que fait la colonisation française, ce n’est pas créer un pays : c’est détruire un ordre existant, le fragmenter, le recomposer selon ses besoins militaires et économiques, puis le rebaptiser. Donner un nom administratif à un territoire conquis n’est pas un acte fondateur ; c’est un acte de pouvoir. La colonisation ne fait pas naître les peuples : elle les soumet.

Le plus révélateur reste l’argument sur la Kabylie. Présentée comme extérieure, voire étrangère à l’Algérie, elle est instrumentalisée selon un schéma bien connu. C’est exactement la grille coloniale du XIXᵉ siècle : opposer Kabyles et Arabes, montagnes et plaines, “sociétés libres” et “despotisme oriental”. Cette rhétorique n’a rien de neuf. Elle fut forgée pour diviser les résistances, et elle est aujourd’hui recyclée pour fracturer les mémoires.

Rappeler les spécificités historiques de la Kabylie est légitime. L’en extraire artificiellement pour nier une histoire commune relève d’un révisionnisme fonctionnel, qui ne sert ni la vérité historique ni les peuples du Maghreb. C’est une histoire contre l’histoire.

Car ce discours ne parle pas vraiment de 1839. Il parle du présent. Il parle de légitimité nationale, de concurrence mémorielle, de fractures géopolitiques contemporaines. Il utilise l’histoire non pour comprendre, mais pour délégitimer. Non pour éclairer, mais pour relativiser une souveraineté.

Il faut le dire sans détour : soutenir que l’Algérie est une invention française, c’est reprendre — consciemment ou non — le récit du colonisateur, celui qui fait de l’Europe le point zéro de l’existence politique des autres. C’est une vision du monde où un peuple ne commence à exister qu’à partir du moment où il est nommé par l’Occident.

Le Maghreb vaut mieux que cela. Son histoire est complexe, conflictuelle, plurielle — mais elle n’est pas née dans les bureaux du ministère français de la Guerre. L’archive coloniale est une source ; elle n’est pas une matrice. Et surtout, elle n’est jamais neutre.

Nommer n’est pas créer. Conquérir n’est pas fonder. Et coloniser n’a jamais donné naissance à un peuple seulement à des blessures durables.

Pauvre presse du Makhzen toujours à l’affut avec un argument central repose sur un lien de causalité douteux : Invention de l’Algérie. On peut souligner le ridicule de ce raisonnement.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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CAN 2026 : le marocain se découvre avec collège des fadaises et autocongratulation :


Ah, la CAN 2026 ! Moment sacré où le football africain devient, pour certains chroniqueurs marocains, un laboratoire de la civilisation, une leçon d’anthropologie et un style anxiogène et dramatique… une tribune pour fustiger l’Algérie. Rien que ça. Oui, pendant que le ballon roule, que les stades brillent et que les supporters vibrent, certains se transforment en moralistes d’opérette, distribuant des diagnostics de santé mentale à un État entier.

Répétons-le : « des asiles psychiatriques pour État n’existent pas encore », mais selon notre observateur, l’Algérie devrait y figurer en tête de liste. Les Algériens ? Malades. Le régime ? Obscène. Et tout cela sur fond de football. Les mots sont lourds, emphatiques, mais la logique, elle, est restée au vestiaire. Le chroniqueur se croit poète et analyste, il est surtout un collégien de la rhétorique, jouant à l’universitaire avec ses clichés.

Chaque anecdote devient un sermon : le penalty manqué de Brahim Diaz, les vidéos « indécentes » envoyées par des amis sénégalais, la violence physique sur le terrain… Tout est transformé en preuve que l’Afrique et l’Algérie sont foncièrement irrationnelles, incapables de fair-play, et bien sûr, jalouses du Maroc. Le foot n’est plus un sport, c’est une leçon de morale à l’emporte-pièce, un théâtre où la supposée supériorité marocaine se pavane au détriment des voisins.

Et puis, ce bijou : « Nous avons été et nous sommes au-delà du football ». Oui, bien sûr. Au-delà du football ? Non, au-delà du ridicule. Le texte se prend pour un traité philosophique sur la nature humaine, mais il n’est qu’un enchaînement de jugements collectifs et de stéréotypes, emballés dans des phrases qui sentent la suffisance. Le vrai spectateur retient surtout que le chroniqueur a confondu la CAN avec le collège des fadaises appliquées.

La répétition des clichés, les attaques ad hominem contre les Algériens et la glorification constante du Maroc ne sont pas seulement agaçantes, elles sont comiques. On dirait un feuilleton moral à épisodes: «Aujourd’hui, le Maroc brille, demain, le voisin malade mental».

Le style prétend « réflexif », le fond est une succession de platitudes et de jugements gratuits. Le sarcasme involontaire de ce texte est si dense qu’il en devient littéralement savoureux pour le lecteur critique.

Ironie finale : ce texte se veut magistral, profond, réfléchi, au ton auto-congratulant. Il n’est que panache sans substance, autocongratulation sans éclat, pamphlet sans logique, un ballon gonflé de suffisance qui éclate dès qu’on le touche. Et nous, lecteurs, restons là, mi-amusés, mi-éberlués, devant ce feu d’artifice verbal : la rhétorique peut brûler mais ici, elle n’a même pas allumé une étincelle.

La morale ? Entre un match de football et un bulletin de collège, il y a un monde. Certains chroniqueurs marocains en bons sujets de Palais, l’ont franchi pour se vautrer dans le ridicule et traiter les Algériens de fous. Merci pour le spectacle : la plume est acérée, mais la cervelle est restée au vestiaire.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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France Télévisions et l’Algérie : le service public joue une comédie tragique

La France et l’Algérie, toujours à se croiser comme deux acteurs d’un drame mal écrit, toujours à se chercher, à se provoquer, à se décevoir. Dernier acte : France Télévisions, le bien-aimé service public, a décidé de faire disparaître du plateau les vérités trop bruyantes de Xavier Driencourt, ancien ambassadeur à Alger, sous prétexte d’un « manque de créneau horaire ». Rien que ça.

Ah, l’élégance de la censure déguisée en contrainte logistique ! Il faut avouer que le couperet sonne plus chic sous des airs de calendrier mal rempli que sous le nom plus brutal de « censure ».

En guise de compensation, la chaîne nous sert Stéphane Romatet, l’actuel ambassadeur. Pondéré, poli, calibré. La caution diplomatique qui rassure Paris, qui apaise l’ego des journalistes et qui endort le téléspectateur frileux. Quelques phrases anodines de Driencourt sur l’agent Sansal pourront peut-être glisser, histoire de faire croire que tout le monde a droit à la parole, mais la vérité, elle, est bien coincée sous le tapis de la bienséance.

Voilà le service public : entre spectacle et travestissement de l’information.

Et cerise sur le gâteau : tout cela arrive après que l’APS, l’agence de presse algérienne, a déclenché un feu nourri contre l’émission. Selon elle, Driencourt, « obsédé par l’Algérie », transforme le pays en cible médiatique, troque la rigueur journalistique contre les fantasmes les plus rances de l’extrême droite et fait de l’Algérie un fonds de commerce sensationnaliste.

L’APS ne mâche pas ses mots : France Télévisions a choisi de vendre du scandale au lieu de faire du journalisme. Et le public, lui, applaudit le feuilleton.

Mais ne nous leurrons pas : l’apaisement de Paris n’est rien d’autre qu’une mise en scène diplomatique. Derrière les communiqués policés et les interviews calibrées, la France joue sa comédie : montrer qu’elle tend la main et, si ça coince, accuser l’autre. Une mécanique vieille comme le monde, où la faiblesse devient vertu et la panique stratégie. Les téléspectateurs, eux, digèrent les titres racoleurs et le suspense fabriqué, sans voir les dossiers lourds qui continuent de dormir dans les tiroirs : le Sahara occidental, les réseaux d’influence, la question mémorielle… rien n’a bougé.

Et pendant ce temps, l’Algérie a changé d’époque. La France n’est plus la puissance tutélaire, ni le passage obligé, ni la clé de voûte de la région. L’Algérie avance, calculant ses intérêts stratégiques à long terme, déjouant le double langage et renvoyant les postures françaises dans les poubelles de l’Histoire. L’apaisement de Paris ?

Une comédie médiatique. L’Algérie, elle, avance en silence, avec méthode et patience, loin des projecteurs et des scripts racoleurs.

France Télévisions, en choisissant le confort du consensuel et la sécurité diplomatique, a montré l’étendue de sa paresse intellectuelle et morale. La vérité ? Accessoire. L’audience ? Priorité. Les buzz et scandales fabriqués ? Fondement de la programmation. Pendant ce temps, l’Algérie ne se laisse plus instrumentaliser, elle ne se laisse plus infantiliser par le double langage français. L’apaisement verbal peut parfaitement coexister avec la pression feutrée : elle ne se trompe pas.

Il faut le dire sans détour : la France est en retard d’une époque. Elle tente de réparer une relation abîmée avec des gestes théâtraux et des promesses creuses, alors que la réalité a changé. L’Algérie ne cherche pas la rupture, mais elle refuse le double langage et l’instrumentalisation de sa souveraineté pour des débats internes français. L’époque où Alger absorbait toutes les tensions pour préserver le lien est révolue. Aujourd’hui, la relation se mesure à l’aune des intérêts réciproques, froide et calculée.

Et France Télévisions continue sa tragédie : transformer un feuilleton diplomatique en spectacle de boulevard, en accumulant clichés, scandales fabriqués et rumeurs savamment montées. Driencourt absent, Romatet omniprésent : la chaîne choisit le spectacle à la vérité, la sécurité à la responsabilité. Pendant que le public regarde, l’Algérie, elle, joue sur le temps long, souveraine et lucide, sans se laisser impressionner par les plateaux, les titres et les buzz.

En somme, France Télévisions ne fait pas que trahir l’exigence journalistique : elle révèle l’ampleur du mépris pour l’intelligence critique du spectateur et de la réalité politique. Et à la fin, le spectacle se retourne contre ceux qui l’organisent. La vérité, elle, finit toujours par percer. Et quand elle surgit, la France se retrouve, comme toujours, avec ses gestes hypocrites, ses belles paroles et ses comédies diplomatiques, face à une Algérie qui a déjà changé de monde.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Algérie d’hier, Algérie d’aujourd’hui : quand la sobriété faisait société !

Il est toujours délicat d’évoquer le passé sans tomber dans l’idéalisation. La nostalgie, dit-on, reconstruit souvent ce qu’elle croit se rappeler. Pourtant, certaines évocations du passé ne relèvent pas du regret aveugle, mais d’un questionnement légitime sur l’évolution des valeurs collectives. C’est dans cette perspective qu’il convient d’interroger l’Algérie des années 1960 et 1970, non comme un âge d’or mythifié, mais comme un moment social révélateur d’un autre rapport au vivre-ensemble.

À cette époque, la société algérienne était matériellement pauvre, mais socialement structurée. Les ressources manquaient, les infrastructures étaient limitées, les déplacements rares, et pourtant la vie quotidienne semblait portée par une forme de sobriété heureuse, au sens où l’entendait Ivan Illich : une modération des besoins, un usage mesuré de l’espace commun, et une reconnaissance implicite de limites partagées.

L’espace public, justement, constituait un bien commun respecté. Les quartiers étaient entretenus, les constructions anarchiques quasi inexistantes, les jardins publics protégés. La propreté n’était pas le résultat d’un contrôle coercitif, mais l’expression d’une discipline sociale intériorisée. Chacun savait ce qui se faisait et ce qui ne se faisait pas. Cette intériorisation des règles témoignait d’un fort sentiment d’appartenance collective, aujourd’hui largement érodé.

L’école occupait une place centrale dans cet édifice social. Elle n’était pas seulement un lieu d’instruction, mais un espace de formation morale et civique. L’enseignant y jouissait d’un respect quasi sacré, non par crainte, mais par reconnaissance de son rôle symbolique. Le savoir constituait un capital social valorisé, et l’érudition une source de légitimité. Là où l’Algérie contemporaine célèbre parfois la richesse ostentatoire ou la notoriété creuse, l’Algérie d’hier accordait encore une reconnaissance sincère à l’intelligence et à l’honnêteté.

Les pratiques religieuses, bien que profondément enracinées, s’inscrivaient dans une logique de discrétion. La foi relevait de l’intime et du spirituel, non de la démonstration publique. Cette retenue permettait une coexistence apaisée entre différents modes de vie, notamment en ce qui concerne la condition féminine. Les femmes s’habillaient selon leurs choix, sans être soumises à une surveillance sociale agressive. Le haïk et la m’laya coexistaient naturellement avec les tenues occidentales, sans que cela ne suscite ni haine ni injonction morale.

La vie sociale se déployait autour de pratiques simples mais profondément structurantes : jeux de quartier, cafés comme lieux de sociabilité masculine, traditions féminines d’entraide, célébrations modestes mais sincères. Les mariages, sobres dans leur forme, étaient de véritables fêtes dans leur substance. Ils célébraient l’union, non la démonstration de statut social. La convivialité n’était pas mise en scène ; elle était vécue.

Même les contraintes matérielles lenteur des transports, inconfort des autocars, rareté des voitures n’étaient pas perçues comme des frustrations insurmontables. Voyager était une expérience collective, joyeuse, humaine. Le temps n’était pas encore soumis à l’urgence permanente, et l’efficacité n’avait pas remplacé la relation.

Certes, cette période se déroulait sous un régime politique autoritaire, marqué par une forte centralisation du pouvoir et un contrôle de l’expression publique. Il serait intellectuellement malhonnête de l’ignorer. Mais reconnaître ces limites n’invalide pas le constat d’une cohésion sociale aujourd’hui fragilisée, ni le sentiment d’une perte de repères collectifs.

L’Algérie contemporaine, saturée d’images, de discours contradictoires et d’injonctions sociales, semble avoir troqué la sobriété contre l’excès, la pudeur contre l’ostentation, la règle partagée contre la transgression banalisée. L’espace public est devenu un territoire disputé plutôt qu’un bien commun. La religion, parfois instrumentalisée, est passée du registre de l’intime à celui de l’affirmation identitaire. La réussite sociale se mesure de plus en plus à ce qui se montre, non à ce qui se construit.

Il ne s’agit pas de prétendre que « les Algériens étaient meilleurs avant », formule aussi simpliste qu’injuste. Il s’agit plutôt de reconnaître que les structures sociales façonnent les comportements, et que le démantèlement progressif de certaines institutions, école, culture, espace public a profondément modifié le rapport des individus à la collectivité.

Revenir sur cette période, ce n’est donc pas refuser la modernité ni appeler à un retour impossible. C’est poser une question essentielle :

Que voulons-nous préserver dans notre manière de faire société ?

Car une nation ne se définit pas uniquement par sa croissance, ses infrastructures ou ses slogans, mais par la qualité de ses liens, le respect de ses règles communes et la dignité silencieuse de son quotidien.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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On, Two, Three ! Mohamed VI joue si bien au foot et emporte la Coupe !!!!


Un parti pris idéologique évident sous couvert d’analyse par un auteur un sujet du Makhzen en service à l’extrême droite de France, se présente (ou est présenté) comme un « spécialiste de la violence et de l’identité ». Or,  pour accumuler des clichés, son texte révèle surtout une lecture unilatérale et orientée, où la violence est systématiquement projetée sur l’Algérien, jamais interrogée comme phénomène universel, contextuel ou partagé.

Les débordements de supporters sont sélectivement interprétés : ils deviennent non pas des actes individuels ou circonstanciels, mais l’expression d’une “âme algérienne malade”. Cette généralisation est un procédé classique de stigmatisation collective : on part de faits isolés (réels ou amplifiés) pour pathologiser tout un peuple.

Un spécialiste sérieux de la violence aurait au contraire rappelé que : Le hooliganisme existe partout, les CAN, les Coupes du monde et les derbys européens regorgent d’exemples similaires et que le football est précisément un espace où les pulsions collectives se déchaînent indépendamment des nationalités. Lorsqu’en Europe des supporters brûlent des villes entières, on parle de violences urbaines ou de hooliganisme. Lorsqu’il s’agit d’Algériens, vous parlez de folie nationale. Ce n’est pas une différence d’analyse. C’est un deux poids deux mesures idéologique.

À la lecture de sa prose, une évidence s’impose pourtant : la violence qu’il prétend analyser, il la produit lui-même, par le verbe, par l’amalgame, par la stigmatisation collective. Et l’identité qu’il prétend interroger, il la réduit, la pathologise, la méprise — toujours du même côté de la frontière.

Car sous couvert d’un commentaire sur la CAN et l’organisation marocaine, ce texte se transforme rapidement en un réquisitoire contre l’Algérie et les Algériens, pris dans leur ensemble, essentialisés, psychiatrisés, renvoyés à une supposée déficience morale et mentale. Ce glissement n’a rien d’accidentel : il est idéologique.

Une indulgence asymétrique : le Maroc absous, l’Algérie condamnée, le déséquilibre saute aux yeux :

Côté algérien : hystérie, folie, maladie mentale, cas clinique, besoin de fatwa et de rééducation morale.

Côté marocain : organisation impeccable, hospitalité, baraka, succès mérité… puis seulement des critiques techniques et économiques dépolitisées.

Même lorsque l’auteur critique le Maroc (stades vs hôpitaux), il le fait :

  • sans jamais attaquer l’“âme marocaine”,
  • sans jamais parler de maladie collective,
  • sans jamais convoquer la religion ou la psychiatrie.

Cela révèle un double standard évident, incompatible avec toute prétention à l’objectivité.

Une obsession algérienne mal dissimulée :

Ce qui frappe, c’est que dans un texte censé analyser la CAN au Maroc : l’Algérie occupe une place centrale, devient le miroir négatif permanent, sert de repoussoir identitaire.

Cela dit quelque chose non pas de l’Algérie, mais du rapport obsessionnel qu’une partie de l’élite médiatique marocaine entretient avec elle. La violence ici n’est pas seulement dans les tribunes, elle est dans le discours, dans la manière de dire l’autre, de le réduire, de l’humilier symboliquement

Ce texte parle beaucoup de football marocain, mais il parle surtout de l’Algérie. Elle est partout : comme menace, comme contre-modèle, comme repoussoir identitaire. Cette obsession trahit une chose simple : l’Algérie n’est pas un objet d’analyse, elle est un problème à régler symboliquement.

Or, l’hostilité répétée, la caricature permanente, la négation de la complexité de l’autre sont elles-mêmes des formes de violence. La violence ne se manifeste pas seulement dans les stades ; elle se niche aussi dans les tribunes médiatiques, dans les mots qui humilient, dans les phrases qui enferment des millions d’êtres humains dans une pathologie imaginaire.

Car sous couvert d’un commentaire sur la CAN et l’organisation marocaine, ce texte se transforme rapidement en un réquisitoire contre l’Algérie et les Algériens, pris dans leur ensemble, essentialisés, psychiatrisés, renvoyés à une supposée déficience morale et mentale. Ce glissement n’a rien d’accidentel : il est idéologique.

Il y a des textes avec lesquels on ne débat pas. On les démolit. Celui-ci en fait partie.

Ce qui est présenté comme une analyse lucide n’est rien d’autre qu’un acte d’hostilité idéologique, un texte de mise en accusation collective, un pamphlet anti-algérien qui ne dit pas son nom mais qui s’assume dans ses mots. Parler d’« âme algérienne mentalement malade », de « cas clinique », de peuple à soigner, ce n’est pas dépasser les bornes : c’est changer de nature. On n’est plus dans l’opinion. On est dans la désignation d’un ennemi anthropologique.

Ce texte ne critique pas des comportements. Il condamne une identité.

La psychiatrisation comme méthode de domination

Transformer un peuple en pathologie est l’une des plus vieilles armes du mépris politique. Ce procédé permet tout : l’humiliation, la hiérarchisation morale, la négation de la dignité. Ce que l’on ne veut pas comprendre, on le déclare fou. Ce que l’on ne veut pas reconnaître comme égal, on le rend malade.

Ce langage n’a rien d’innocent. Il appartient à une tradition lourde, sale, déshonorante. Celle qui expliquait hier que certains peuples n’étaient pas mûrs pour la liberté. Celle qui aujourd’hui explique que certains peuples ne savent pas se tenir dans un stade sans relever de la psychiatrie.

Faudrait encore une fois rappeler à notre sujet du Makhzen qu’une enquête nationale marocaine a révélé que 48,9 % des Marocains âgés de 15 ans et plus présentent des signes de troubles mentaux. Malgré ce chiffre significatif, la maladie mentale reste encore méconnue chez le grand public, et fait l'objet de rejet ou de peur. Jamais l’auteur ne parle d’“âme marocaine malade”, jamais il n’appelle les imams marocains à émettre des fatwas pour calmer leurs concitoyens, jamais il ne suggère que la société marocaine serait un « cas clinique ». Ce deux poids deux mesures n’est pas une erreur d’analyse : c’est un parti pris.

Le football comme prétexte, l’Algérie comme obsession

Ne nous mentons pas. Le football n’est qu’un décor. Ce texte aurait pu être écrit à propos de n’importe quel événement. L’important n’est pas la CAN. L’important, c’est l’Algérie. Toujours l’Algérie. Comme problème. Comme gêne. Comme anomalie.

Tout y passe : la dictature éternelle, la haine de la France, l’incapacité morale, l’hystérie collective. L’Algérie n’est pas décrite : elle est chargée, empilée, accablée. Elle sert de miroir négatif pour flatter une auto-image nationale propre, rationnelle, civilisée.

Ce n’est pas une comparaison régionale. C’est une construction hiérarchique.

“Le peuple algérien vaut mieux que ça” : la phrase la plus toxique

Il faut s’arrêter sur cette phrase, car elle est centrale. Elle est la clé du dispositif. Dire qu’un peuple « vaut mieux que ça », tout en expliquant qu’il est malade, fou, incapable de se contrôler, c’est le dépouiller de sa souveraineté morale.

C’est parler comme un tuteur parle d’un mineur. Comme un médecin parle d’un patient. Comme un colon parlait d’un indigène.

Cette phrase n’est pas bienveillante. Elle est paternelle, arrogante, insultante. Elle autorise tout ce qui suit. Elle permet de frapper en prétendant aimé.

La haine travestie en lucidité

Le procédé est connu : commencer par dire que « le peuple algérien vaut mieux que cela », pour ensuite expliquer qu’il est malade, fou, égaré et incapable de se sauver sans tutelle morale. C’est le masque le plus hypocrite du mépris. Celui qui prétend aimer un peuple tout en lui niant sa pleine humanité.

Un véritable discours responsable aurait rappelé que : les peuples ne sont pas des blocs homogènes, les comportements de supporters ne définissent pas une nation et que la rivalité politique entre États ne justifie jamais la stigmatisation des populations.

L’auteur prétend analyser la violence. Il ne la voit pas lorsqu’elle sort de sa propre plume. Or il faut le dire clairement : ce texte est violent. Plus violent que des chants de stade. Plus violent que des billets brûlés. Parce qu’il vise plus haut et plus large : l’existence morale d’un peuple entier. Les cris s’éteignent. Les mots, eux, restent. Et ceux-ci disent : les Algériens sont un problème.

Et tant que cette haine se déguisera en analyse, il faudra la briser, sans détour, sans précaution, sans politesse.

Ce texte ne dénonce pas la violence : il la reproduit sous une forme symbolique.
Il ne cherche pas à comprendre l’Algérie : il la réduit. Il ne contribue pas au débat maghrébin : il l’empoisonne.

À force de voir la violence uniquement chez le voisin, on finit par oublier celle que l’on exerce soi-même par la plume. Et à force de parler d’identité comme d’une essence malade ou saine, on finit par trahir ce que devrait être le rôle premier de l’intellectuel : complexifier, humaniser, relier, plutôt que diviser, humilier et exclure.

Conclusion, l’auteur en question en bon sujet du Makhzen  avait très certainement oublié de nous dire que   Mohamed VI, roi du Maroc, était absent  du premier match de la Coupe d’Afrique des nations qui s’est lancée au Maroc. Le roi raréfie ses apparences, Pourtant, Mohamed VI, souverain et architecte de ce Maroc tourné vers le football et ses instances, le foot a toujours été très politique au Maroc,  le Roi aime passionnément ce sport et reste un bon joueur de foot aura très certainement Mohamed VI aura sa coupe, ce serait une excellente nouvelle pour le moral des Marocains, mais il faut nuancer l’image du Maroc moderne, avec la face cachée derrière la carte postale. Les Marocains vont faire une parenthèse pendant cette CAN, pour profiter de ce moment festif, parce que le football est la deuxième religion du Maroc. Si vous mettez tout ça bout à bout, ça vous donne un récit triomphaliste, dont le football est une pièce du puzzle.

Mais ça reste conjoncturel. Après la fête, la réalité reviendra, celle de la situation politique, économique et sociale" C’est un pays qui a évolué, qui a lutté contre la pauvreté extrême, mais les inégalités sont toujours là.

 A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

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Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...