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Football, propagande et mauvaise foi : quand la CAN devient un tract idéologique:

Il ne s’agit plus ici de sport, ni même d’analyse politique, mais d’un exercice de propagande à peine maquillé. Sous couvert de célébrer la CAN organisée au Maroc, certains textes versent dans une rhétorique agressive où l’Algérie sert de bouc émissaire commode, et le football de prétexte idéologique.

Dans la presse Marocaine, Ça sent la vassalisation !  Les personnes ayant les mauvaises opinions sur l’Algérie (uniquement) seront donc autoriser  de les exprimer, On se demande bien pourquoi ?

Une tartine d'émotion, une légère distorsion qui pourrait nous faire croire que l’Algérie pour les Algériens va très mal, sans une grande Prière collective à Palais royale du Makhzen ?
Bravo mesdames et messieurs les sujets du Makhzen (y compris les auto-proclamés) ! Vous ne pouviez pas faire moins et vous ne ferez pas plus ! Bien évidemment, rien ! Un point de détail, une peccadille, une poutre dans l'œil ça aussi, ça fait pleurer

Dès la première ligne, le ton est donné : la CAN « révèle plus qu’un événement sportif ». Traduction : le football ne sera pas analysé, il sera exploité. Le ballon rond devient un outil narratif, un décor utile pour rejouer une rivalité politique régionale déjà saturée de clichés.

L’organisation marocaine est décrite comme une réussite incontestable, unanimement saluée, presque miraculeuse. Mais cette unanimité proclamée repose sur du vide : aucun observateur nommé, aucune source indépendante, aucun rapport vérifiable. Le compliment devient auto-certification. Ce n’est pas de l’information, c’est de l’autosatisfaction éditoriale.

En face, la « presse algérienne » est convoquée comme un bloc hostile, uniforme, caricatural. Aucun média cité, aucune analyse de contenu, aucune nuance. On ne critique pas des articles, on condamne un pays. Ce procédé n’est pas journalistique : il est idéologique.

La défaite sportive de l’Algérie est ensuite érigée en faute morale et politique. Perdre ne serait pas seulement perdre, mais révéler une incapacité structurelle à accepter l’échec, un trait culturel, presque anthropologique. Le raisonnement est grotesque, mais assumé : la défaite devient preuve, le score devient diagnostic.

Le plus ironique est que le texte reproche précisément à l’Algérie ce qu’il fait lui-même : politiser le sport. Il dénonce la transformation d’un match en affaire politique tout en livrant, ligne après ligne, une lecture obsessionnellement politique de l’événement. L’accusation est un aveu.

Les mots « propagande », « falsification », « acharnement » sont répétés comme des mantras. Ils remplacent les faits. Ils dispensent de démontrer. À ce stade, le vocabulaire sert de matraque, pas d’outil analytique.

L’argument sécuritaire, lui, frôle l’indécence : 800 caméras de surveillance brandies comme trophée. Comme si la quantité de dispositifs de contrôle devenait une preuve de supériorité morale. Comme si la surveillance était synonyme de vertu. Ce glissement est révélateur.

Les accusations de violences contre arbitres et journalistes sont lancées sans la moindre source, sans enquête, sans décision officielle citée. Dans n’importe quel autre contexte, on parlerait de rumeur ou de désinformation. Ici, cela passe pour une vérité auto-évidente, car elle sert le récit exhibitionniste obscène des faiseurs de phrases sur une scène où seuls les actes comptent.

Puis vient le sommet de l’absurde : le football comme révélateur de la « nature d’un régime ». On atteint là le degré zéro de la pensée politique. Si cette logique tenait, il faudrait réécrire l’histoire mondiale à chaque Coupe du monde, classer les États selon leurs tirs cadrés et mesurer la démocratie au nombre de corners.

Enfin, l’isolement régional de l’Algérie est asséné comme une conclusion naturelle, sans aucun indicateur diplomatique, sans données concrètes, sans analyse géopolitique sérieuse. Le verdict précède l’enquête. La sentence remplace l’argument. Tout ça est très beau et très vertueux.

Conclusion

Ce texte ne célèbre pas une réussite sportive : il instrumentalise un événement pour nourrir une narration hostile, simpliste et agressive. Il accuse la propagande tout en en adoptant les ressorts les plus grossiers : généralisation, moralisation, absence de sources, disqualification de l’adversaire.

La réussite d’un pays n’a jamais eu besoin d’abaisser son voisin pour exister.
Et le football africain mérite mieux que d’être transformé en champ de bataille idéologique par des plumes qui confondent opinion, militantisme et information.
Mais ressemble plus à un exercice pour se donner bonne conscience, et est surtout pour beaucoup qui travaillent dans les médias et la presse une occasion de donner des gages au reste de la profession pas trop loin du Palais.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Quand la presse française fabrique un fantasme sur l’Algérie : de l’information à la propagande :

La presse française parle du « régime de Tebboune » et accuse l’Algérie de « refouler 24 000 migrants ». Mais le rapport officiel parle uniquement d’appréhensions, et jamais de refoulements massifs. Cette rhétorique idéologique nie la souveraineté algérienne, falsifie les faits et applique un double standard européen. Voici pourquoi il est temps de dire stop à la propagande et de rétablir la vérité.

Parler du « régime de Tebboune » n’est pas informer. C’est insulter un pays souverain, réduire l’Algérie à l’image d’un seul homme, et nier l’existence de ses institutions. Cette rhétorique, employée à répétition par certains médias français, est idéologiquement chargée, infantilisante et profondément coloniale. L’Algérie n’est pas un décor pour fantasmes occidentaux : c’est un État avec un gouvernement, des institutions, une armée nationale et une histoire de souveraineté. Ignorer cela relève d’un mépris assumé.

Le cœur de la manipulation repose sur un faux chiffre et un verbe falsifié : « 24 000 migrants refoulés ». Le rapport officiel du ministère algérien de la Défense nationale parle d’appréhensions, mot précis et neutre. Appréhender ≠ refouler. Transformer une donnée administrative en accusation politique est un mensonge volontaire, une technique classique de sensationnalisme : prendre un fait exact, y coller un verbe faux, et créer une indignation artificielle. C’est exactement ce que fait cet article, qui confond information et propagande.

La suite est tout aussi révélatrice : le texte s’appuie sur des ONG occidentales et des médias français, sans jamais citer les autorités algériennes ni contextualiser la situation sahélienne. On passe sous silence que l’Algérie protège des milliers de kilomètres de frontières sahariennes dans un contexte de guerre, d’insécurité et d’effondrement étatique dans le Sahel. Contrôler ces frontières est un acte de souveraineté et de sécurité nationale, pas un choix moral ou idéologique à critiquer pour faire sensation.

Le contraste avec l’Europe est édifiant et révèle un double standard indéfendable. Quand Frontex, l’Espagne ou l’Italie refoulent des centaines de milliers de migrants chaque année, aucun titre alarmiste n’accuse « le régime Macron » ou « le régime Meloni » de brutalité. La même presse qui vilipende l’Algérie ferme les yeux sur des expulsions massives, des renvois en mer ou vers des pays tiers, souvent dans des conditions inhumaines. Mais dès que l’Algérie applique sa souveraineté sur son propre territoire, c’est une « violence d’État » inacceptable. Cette indignation sélective est non seulement hypocrite, mais totalement raciste et postcoloniale.

Plus encore, la rhétorique médiatique nie les réalités humaines et géopolitiques de la région. Les migrants interceptés par l’Algérie ne sont pas expulsés vers nulle part : ils sont pris en charge dans le cadre de la législation nationale et des capacités disponibles. La presse qui raconte l’inverse ignore volontairement la complexité de la situation : routes migratoires périlleuses, criminalité organisée, zones désertiques dangereuses, trafic d’êtres humains, instabilité des États voisins. Réduire cela à « des refoulements massifs » est une falsification grossière des faits, destinée à nourrir un récit moraliste et sensationnaliste.

L’utilisation d’un vocabulaire idéologisé ne s’arrête pas au titre. Parler de « vague de refoulement » ou de « politique inhumaine assumée » est une construction rhétorique qui transforme des faits administratifs en accusation morale, tout en niant le droit d’un État à protéger ses frontières et ses citoyens. L’Algérie est ainsi présentée comme irrationnelle, brutale et arbitraire, quand elle ne fait que appliquer les principes élémentaires de souveraineté nationale que n’importe quel État du monde appliquerait dans la même situation.

Enfin, cette couverture médiatique participe d’une instrumentalisation politique des migrants, qui masque la responsabilité européenne dans la crise migratoire. L’Algérie est accusée de brutalité, pendant que l’Europe externalise massivement ses expulsions vers la Libye, le Maroc ou la Méditerranée, avec des milliers de morts. La presse occidentale, en refusant ce miroir, impose une morale sélective : les Africains doivent être parfaits, les Européens peuvent tout.

En résumé, cet article n’informe pas. Il ment, manipule les faits, utilise un vocabulaire idéologisé, nie la souveraineté algérienne et applique un double standard scandaleux. Il ne s’agit pas de journalisme : c’est un récit hostile, politique et moraliste, conçu pour culpabiliser l’Algérie tout en la déshumanisant. C’est un récit hostile et politique, qui transforme l’information en propagande. L’Algérie n’est pas une marionnette pour satisfaire les fantasmes des extrémistes. Elle est un État souverain, et sa souveraineté n’est pas négociable.

Assez de ce journalisme colonialiste d’une France vassale: la vérité, les faits et le respect des États africains doivent primer. Sinon, on n’aura plus jamais d’information, seulement des récits idéologiques et moralisateurs.

L’Algérie mérite d’être respectée comme un État souverain, capable de protéger ses frontières et ses citoyens, plutôt que caricaturée et condamnée par une presse obsédée par ses fantasmes postcoloniaux. Assez de ce journalisme idéologique qui vient d’un état vassal : la vérité, les faits et la souveraineté ne sont pas négociables.

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                            Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/

 


Propagande, framing et cherry-picking : la machine médiatique du Makhzen marocain à l’œuvre :

Sahara occidental : comment la presse marocaine instrumentalise les propos américains et détourne les résolutions de l’ONU au service d’une propagande politique.

Il arrive un moment où l’on ne peut plus parler de biais, d’erreur d’analyse ou même de militantisme journalistique. Le traitement par une partie de la presse marocaine de l’interview de Massad Boulos accordé à la presse Libanaise, relève désormais d’un dispositif de propagande parfaitement identifiable, mobilisant sans complexe les techniques classiques de manipulation de l’opinion : agenda-setting, framing, cherry-picking et inversion accusatoire.

Nous ne sommes plus face à une information orientée, mais face à une fabrication narrative délibérée, destinée à imposer une vérité politique artificielle là où les faits résistent. Les médias royalistes du Makhzen ne sont qu’une misérable caricature de propagandiste d’une monarchie répugnante qui s’est illustrée régulièrement par la torture de ses opposants. Le régime du Makhzen a annexé par la force un pays pour ses richesses minières et halieutiques et par des attaques, contre ceux que disent non à cette agression, ni le tweet, ni une lettre sioniste ne changeront rien à ce constat de base. Mais pour le Makhzen Marocain, il ne perd jamais une occasion de se ridiculiser

L’agenda-setting : imposer le Sahara comme grille unique de lecture

Première manœuvre : l’agenda-setting. L’interview de Massad Boulos aborde les relations américano-algériennes dans leur globalité, avec un langage diplomatique standard, prudent et volontairement équilibré. La presse marocaine choisit pourtant de réduire l’ensemble de l’entretien à un seul prisme obsessionnel : le Sahara occidental.

Tout est relu, filtré, interprété à travers ce prisme unique, comme si la politique étrangère américaine se résumait à un seul dossier. Cette focalisation artificielle vise à donner l’illusion que : toute relation avec l’Algérie serait subordonnée au Sahara, toute déclaration américaine serait un message codé adressé à Alger. C’est faux, mais c’est efficace sur le plan de la mobilisation interne. C’est l’escroquerie intellectuelle insultante d’un Makhzen à ses sujets non-voyants.

Le framing : transformer un discours diplomatique en menace politique

Deuxième procédé : le framing, ou cadrage narratif. Les propos de Massad Boulos sont neutres, consensuels, classiques. La presse marocaine les reconditionne en : « relance », «avertissement », « rappel à l’ordre » et « absence de gestes concrets de l’Algérie ».

Aucun de ces éléments ne figure dans les propos cités. Ils sont injectés dans le commentaire pour transformer un discours diplomatique banal en ultimatum imaginaire. Le lecteur n’est plus informé, il est guidé émotionnellement vers une conclusion prédéfinie : l’Algérie serait isolée, sous pression, sommée de céder. C’est une mise en scène, pas une analyse.

Le cherry-picking : sélectionné, amplifié, occulté :

Troisième instrument : le cherry-picking. On sélectionne soigneusement : les phrases favorables au plan marocain, les qualificatifs flatteurs (« historique », « partenariat profond »), les références répétées au soutien américain.

Et l’on occulte délibérément : l’absence de toute reconnaissance de souveraineté, le maintien du cadre onusien, la séparation explicite des dossiers algérien et sahraoui, la nature non contraignante des résolutions du Conseil de sécurité.

Cette sélection biaisée permet de fabriquer une continuité fictive : celle d’un alignement total, irréversible et juridiquement décisif des États-Unis sur la position marocaine. Une continuité qui n’existe que dans la narration médiatique du Makhzen

La falsification juridique : une transformée en verdict résolution

Qualifier la résolution 2797 de « consécration » du plan marocain d’autonomie n’est pas une approximation : c’est une falsification. Aucune résolution du Conseil de sécurité ne règle le statut du Sahara occidental. Aucune ne reconnaît une souveraineté. Aucune ne clôt le conflit.

Mais la presse marocaine agit comme si le droit international était une variable d’ajustement narratif. La résolution devient un verdict, le processus devient un résultat, l’attente devient une victoire. C’est une réécriture assumée du réel.

L’inversion accusatoire : criminaliser la constance algérienne

Dernier ressort, et non des moindres : l’inversion accusatoire. L’Algérie est présentée comme : passive, récalcitrante, responsable de l’absence de paix.

Or, l’Algérie n’est liée par aucun engagement juridique l’obligeant à soutenir une solution unilatérale. Elle maintient une position constante, fondée sur le droit international et le principe d’autodétermination. La transformer en faute diplomatique est une opération de culpabilisation politique, destinée à masquer l’impasse réelle du dossier.

C’est le procédé classique du propagandiste : accuser l’autre de bloquer ce que l’on n’a pas su résoudre.

Une presse devenue outil de persuasion, non d’information

Ce texte n’informe pas, il persuade. Il ne décrit pas, il oriente. Il ne rapporte pas, il fabrique. En cela, il s’inscrit pleinement dans une logique de communication politique, où la presse cesse d’être un contre-pouvoir pour devenir un relais discipliné de la narration officielle.

Cette dérive est dangereuse. Non pas pour l’Algérie — qui n’a rien à perdre à la constance — mais pour la crédibilité même du discours marocain, enfermé dans une auto-affirmation permanente, déconnectée des réalités juridiques et diplomatiques.

Conclusion : la réalité résiste à la propagande

La position américaine n’est ni un ultimatum, ni un diktat, ni une pression sur Alger. Elle est favorable au Maroc, certes, mais encadrée, nuancée et non décisive. Tout le reste relève d’un récit construit pour la consommation politique interne.

On peut répéter une narration à l’infini. On peut la durcir, la marteler, la scénariser. Mais à terme, la réalité diplomatique finit toujours par rattraper la propagande. Et aucun procédé médiatique, aussi sophistiqué soit-il, ne peut remplacer une solution politique réelle. Je crois que cette presse n’arrive pas à se rendre compte ni à admettre que le royaume du Maroc n’a jamais existé tel que la propagande du Makhzen l’a façonné à jamais dans les esprits marocains, ceci dans le but de vendre une image qui ne reflète ni la réalité historique ni l’honnêteté morale.

Le Makhzen avec ses théories farfelues se perfectionne à vouloir créer un ennemi permanent afin de se régénérer et endoctriner le peuple. Totalement falsifiée par la propagande mensongère et stupide, l'histoire du Royaume du Maroc actuel demeure méconnue des Marocains, au point de devenir un ensemble de grandes énigmes et de nombres évènements importants de l’histoire du Royaume du Maroc sont restés trop longtemps tabous par un régime du Makhzen féodal. C’est des historiens que le disent

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                           Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/

Algérie–Venezuela : Une comparaison paresseuse et l’Algérie face aux prophètes du déclin !

 


Ce que je trouve personnellement regrettable, c’est la tendance d’une partie non négligeable des intervenants sur les réseaux sociaux à formuler leurs opinions sur un mode purement affirmatif, comme s’ils détenaient des informations irréfutables ou avaient accès aux cercles réels de décision. Or, sauf exception, nous ne sommes ni dans le secret des coulisses ni au cœur des mécanismes de décision stratégique à haut niveau.

Cela ne signifie évidemment pas que le citoyen doive se taire : l’expression d’un avis sur les sujets d’actualité est non seulement légitime, mais nécessaire à la vie sociale et démocratique. Toutefois, lorsqu’il s’agit d’analyses politiques, économiques ou géopolitiques, il serait sans doute plus rigoureux  et plus honnête intellectuellement  de recourir au conditionnel, plutôt que de présenter des hypothèses comme des certitudes.

On ne compare pas l’incomparable

Maduro a été destitué par ses généraux qui l’ont gentiment remis aux autorités américaines. Quant à l’action militaire ayant conclu sa chute, elle n’est qu’un écran de fumée auquel Trump, c’est son aptitude la plus criante "Nous sommes les meilleurs, nous avons les meilleures armes du monde", s’est employé à donner un relief particulier et spectaculaire.

Aussi, faut arrêter d’idéaliser un pays comme le Venezuela, 28 millions d’habitants quasi 10 millions d’expatriés. C’est un signe que ça ne va pas fort... SI on compare à l’Iran qui est aussi sanctionné (même plus, mais qui a réussi à créer une industrie et une économie, sans hémorragie de sa population)

Un pays fort défend ses intérêts par la force si nécessaire, ce n’est pas parce qu’on est devenu des lopettes peureuses en 

Il est devenu presque banal, sur les réseaux sociaux, d’énoncer des certitudes comme s’il s’agissait de vérités révélées. Nombre d’intervenants s’expriment sur l’Algérie avec un aplomb déconcertant, comme s’ils avaient accès aux salles de commandement du pouvoir mondial ou aux circuits réels de décision stratégique. Or, soyons honnêtes : nous commentons, nous interprétons, nous supposons. Nous ne savons pas. Et la première exigence intellectuelle devrait être là.

Que chacun donne son avis est non seulement légitime, mais indispensable à toute société vivante. Encore faut-il distinguer l’opinion de l’expertise, l’hypothèse du fait établi. À défaut, on glisse rapidement de l’analyse à la prophétie, du débat à la manipulation émotionnelle.

Depuis la crise vénézuélienne, une rengaine revient avec une constance suspecte : « l’Algérie suivra le même chemin ». Cette comparaison est non seulement paresseuse, elle est fausse. Le Venezuela et l’Algérie n’évoluent ni dans le même contexte social, ni dans la même architecture économique, ni dans la même configuration géopolitique ou militaire. Assimiler l’un à l’autre relève moins de l’analyse que du slogan anxiogène.

Plus inquiétant encore est ce récit selon lequel tous les maux de l’Algérie commenceraient en 2019, avec l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune. Comme si l’effondrement de pans entiers de l’économie, la corruption systémique, la captation de l’État par des réseaux mafieux et la dépendance structurelle aux hydrocarbures étaient des phénomènes récents. Cette lecture n’est pas seulement erronée : elle est intellectuellement malhonnête.

Le débat est d’autant plus biaisé qu’il se drape souvent d’un vernis idéologique. Or, soyons lucides : l’idéologie ne structure plus réellement le monde. Les exemples des États-Unis sous Trump ou de la France sous Macron démontrent que les grandes doctrines ont cédé la place à des logiques de pouvoir, d’intérêts et de rapports de force. Nous vivons une époque post-idéologique, dominée par des acteurs transnationaux dont l’ambition est moins de convaincre que de contrôler.

Qu’il s’agisse de grandes fortunes, de fonds d’investissement ou de fondations globales, le moteur n’est pas une vision du monde, mais une pulsion de domination. Après la puissance financière, vient le désir de la puissance politique globale. Dans ce cadre, il est permis de s’interroger — sans affirmer — sur certains événements mondiaux récents et sur les intérêts qu’ils ont pu servir.

Dès lors, une question s’impose : que pouvait réellement faire le pouvoir algérien depuis 2019, dans un contexte mondial marqué par la pandémie, les tensions énergétiques et les recompositions géopolitiques ? Annoncer une transition politique indéfinie avant même la stabilisation institutionnelle ? Supprimer les aides sociales alors que la classe moyenne basculait déjà dans la précarité ? Mettre fin aux transferts sociaux après que des réseaux de prédation — incarnés par les affaires Haddad, Tahkout, Kouninef ou Ouyahia — ont vidé les caisses de l’État ?

Cela aurait été offrir sur un plateau l’Algérie à ceux qui rêvent d’un monde sans nations, soumis à un capitalisme global sans frontières ni contre-pouvoirs.

À l’inverse, des choix ont été faits. Des projets structurants ont été engagés ou relancés : Gara Djebilet, les phosphates, l’exploration offshore, l’extension du réseau ferroviaire vers l’extrême sud, les perspectives liées au lithium pour l’industrie des véhicules électriques, sans oublier les partenariats scientifiques et médicaux de haut niveau. Balayer ces dynamiques d’un revers de main en les qualifiant de « rente » ou de « communication » relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi.

Aucun projet structurant ne produit de résultats immédiats. L’investissement lourd exige du temps, de la stabilité et de la patience. Exiger des effets instantanés, c’est refuser par principe toute logique de transformation réelle.

Comparer encore l’Algérie au Venezuela en matière de sanctions ou de confrontation avec les États-Unis révèle une incompréhension profonde des équilibres mondiaux. La puissance américaine repose en grande partie sur le système du pétrodollar. Remettre frontalement ce système en cause constitue une ligne rouge stratégique. Or, l’Algérie cherche à diversifier son économie, non à défier le dollar. La nuance est capitale.

Enfin, il faut le dire clairement : les critiques formulées depuis des salons feutrés à Paris, New York ou Los Angeles, aussi brillantes soient-elles, ne remplacent pas une analyse enracinée dans la réalité nationale. L’Algérie n’est ni un laboratoire idéologique, ni un terrain de projection fantasmatique pour experts autoproclamés.

L’économie n’est pas une incantation néolibérale répétée comme un mantra. Elle consiste à organiser la production pour répondre aux besoins réels d’une population, tout en maintenant la cohésion sociale. Sur ce point, l’Algérie présente un fait rarement mentionné : elle figure parmi les pays aux plus faibles inégalités de revenus à l’échelle mondiale.

Quant au « modèle chinois », souvent invoqué à tort, il repose sur une trajectoire historique unique : une puissance démographique massive et la conservation, après 1949, de structures économiques sous contrôle national. L’Algérie, elle, a vu son tissu économique méthodiquement détruit par la colonisation et ses élites entrepreneuriales éliminées. Faire abstraction de cette histoire, c’est refuser de comprendre le présent.

Comparer l’incomparable n’éclaire rien. Cela rassure peut-être, cela choque parfois, mais cela n’explique jamais.

L’Algérie n’est ni le Venezuela, ni un État failli en sursis, ni une variable d’ajustement dans les fantasmes géopolitiques de commentateurs pressés. Elle est un pays en tension, traversé de contradictions, certes, mais aussi engagé dans une lutte silencieuse pour préserver sa souveraineté économique et politique dans un monde devenu brutalement prédateur.

Ceux qui annoncent son effondrement imminent parlent souvent plus de leurs propres obsessions que de la réalité algérienne. Ils confondent analyse et projection, critique et règlement de comptes, lucidité et désir de voir échouer ce qui ne correspond pas à leurs schémas.

L’Histoire ne se répète jamais à l’identique. Elle punit surtout ceux qui refusent de penser la complexité.
Et l’Algérie, qu’on le veuille ou non, ne se pense ni ne se juge à travers des comparaisons faciles. Elle s’impose, lentement, difficilement, mais souverainement.

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Un texte servile déguisé en analyse géopolitique

Sous des apparences d’article d’analyse, le texte intitulé « La diplomatie d’orfèvre du Maroc » se révèle être une véritable opération de communication politique en faveur du régime marocain. , écrit dans un registre laudatif, presque hagiographique, à l’égard du Maroc, bien sûr on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle. Mais  le ridicule se trouve dans «La "diplomatie d'orfèvre" du Maroc» ?

Le choix des mots, la structure du récit et la sélection des sources trahissent une intention claire : transformer un simple vote du Conseil de sécurité en une victoire historique du Maroc, tout en jetant le discrédit sur l’Algérie et le Front Polisario.
Ce texte n’analyse pas la diplomatie : il la célèbre. Il ne rend pas compte d’un événement : il en fabrique le récit glorieux. Et, ce faisant, il participe à la vaste entreprise de normalisation médiatique d’une occupation territoriale toujours illégale au regard du droit international.

Dès le titre, le ton est donné : « diplomatie d’orfèvre », « conquête », « moment historique ». Ces expressions n’appartiennent pas au vocabulaire de la géopolitique, mais à celui de la propagande. On y sent l’admiration aveugle, la fascination pour le pouvoir, le goût du spectaculaire. Le Maroc devient un artisan de génie, l’ONU un théâtre de sa réussite.
Mais de quelle réussite parle-t-on ?

Le Conseil de sécurité n’a nullement « validé » le plan d’autonomie marocain — il s’est borné à prendre note d’un projet, sans lui donner force de loi. La résolution en question, si elle existe dans ces termes, n’a aucune portée juridique contraignante : elle ne change rien au statut du Sahara occidental, territoire toujours considéré par l’ONU comme non autonome, c’est-à-dire à décoloniser.

L’écrit transforme donc un simple glissement diplomatique en triomphe politique. C’est là toute l’astuce du discours : substituer la rhétorique du succès à la réalité du statu quo, maquiller une situation bloquée en conquête éclatante. En d’autres termes, vendre de la diplomatie comme on vend un produit de luxe — avec du vernis, du prestige et du vide.

En face, l’Algérie n’a droit qu’à la caricature : celle du voisin boudeur, vexé, campé dans ses positions. Le texte multiplie les insinuations : « coup dur pour l’Algérie », « refus de voter », « pression algérienne ». On dépeint un pays crispé, isolé, obstiné. Nulle part l’auteur ne reconnaît que l’Algérie défend une position de principe, fondée sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes — une position partagée par de nombreuses nations du Sud et par la jurisprudence internationale.
Quant au Front Polisario, il n’apparaît qu’à la marge, réduit à un rôle d’agité incapable de comprendre la “réalité”. On efface les décennies de lutte, les exils, la répression, les résolutions onusiennes jamais appliquées. En une phrase, l’auteur évacue tout un peuple. Ce n’est pas de l’analyse, c’est du mépris.

Cette asymétrie de traitement n’est pas innocente : elle traduit un biais idéologique pro-marocain profondément ancré dans une partie des médias français. Elle s’inscrit dans la continuité d’une narration qui, depuis des années, cherche à criminaliser la position algérienne tout en présentant Rabat comme un partenaire “modéré”, “occidental”, “visionnaire”. Le fond n’a rien de diplomatique — il est politique, et même géopolitique : il s’agit de légitimer un allié et d’isoler un rival.

Le plus grave reste la falsification du cadre juridique. L’article suggère que la résolution “entérine” le plan d’autonomie marocain. Or, aucune instance onusienne n’a jamais validé la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Le droit international reste clair :

le Sahara est un territoire non autonome dont le peuple doit décider librement du futur par référendum — référendum que le Maroc refuse obstinément depuis 1991.

En glorifiant Rabat pour avoir “conquis l’ONU”, l’auteur nie la réalité du conflit, les résolutions existantes et les souffrances humaines qui en découlent. Il substitue à la rigueur du droit la narration du vainqueur. Il transforme un processus de colonisation en réussite diplomatique. Ce glissement lexical est plus qu’un mensonge : c’est une violence symbolique, une insulte à la mémoire du peuple sahraoui et à la dignité des Algériens solidaires de sa cause.

Ce texte ne s’inscrit pas dans la tradition du journalisme critique. Il s’apparente plutôt à une chronique de cour, écrite par un auteur que ses “diverses fonctions” ont habitué à la complaisance vis-à-vis du pouvoir marocain. Il ne cherche pas à informer, mais à influencer ; non à analyser, mais à orienter l’opinion publique.
Le lecteur averti y reconnaîtra une rhétorique bien rodée : admiration de façade, vocabulaire diplomatique, citations d’experts européens pour légitimer un point de vue, et disqualification subtile de la partie adverse. Ce procédé n’a rien de neuf : c’est la vieille recette du soft power marocain, reprise ici avec zèle par un journaliste qui se prend pour un chroniqueur d’histoire alors qu’il n’est que le scribe d’une narration d’État.

Face à de telles entreprises d’enfumage, la vigilance s’impose. L’Algérie, ses intellectuels, sa diaspora et tous ceux qui croient encore à la vérité du droit international doivent répondre par la clarté du discours, la rigueur de l’analyse et le courage de la parole libre.
Non, l’ONU n’a pas légitimé le plan marocain.
Non, le Sahara occidental n’est pas marocaine.
Non, le combat du peuple sahraoui n’est pas une lubie d’un autre temps.
C’est une lutte pour la justice, la liberté et la souveraineté — des valeurs que l’Algérie, fidèle à son histoire anticoloniale, continuera de défendre malgré les campagnes médiatiques et les manipulations diplomatiques.

En définitive, cet article n’est pas un fait journalistique, mais un symptôme : celui d’une guerre médiatique et symbolique qui se joue autour du Sahara occidental. Le Maroc mène une bataille d’image ; certains médias européens, complaisants ou intéressés, lui prêtent leur plume.
Mais la vérité, elle, résiste. Elle réside dans les textes de l’ONU, dans la voix du peuple sahraoui, dans la constance d’une Algérie qui refuse de se taire face à l’injustice.
Tant que des journalistes continueront à travestir la colonisation en diplomatie, il faudra des voix pour leur rappeler qu’un mensonge répété mille fois ne devient pas une vérité — et qu’aucune “diplomatie d’orfèvre” ne saurait polir le visage d’une occupation.

L'art de la diplomatie, c'est celui de l'équilibre.

Que les extrémistes s’indignent et s’indignent, mais surtout qu’ils foutent la paix à l’Algérie, car elle s’en fiche royalement de leurs états d’âme. Nous savons tous que lorsqu’il s’agit de l’Algérie, la plupart des Français sont tout sauf rationnels. .  

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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Louvre, mensonges et manipulation : quand les médias français fabriquent leurs coupables

 

Dans une France rongée par ses fractures internes, les médias et les appareils d’État ravivent l’obsession coloniale en désignant sans cesse l’Algérie comme le bouc émissaire idéal. Derrière le « cambriolage du Louvre » et l’arrestation express d’un suspect algérien, se cache un récit politique bien huilé : celui d’un système médiatique français qui, au lieu d’informer, construit ses ennemis.

Un récit trop parfait pour être vrai

La France volée, c’est étonnant, généralement on cite ce pays pour des prix Nobel de  donneurs de Leçon, certes cette fois, il y a des affaires qui sentent la mise en scène avant même d’avoir livré leurs preuves. Celle du « vol spectaculaire au Louvre » en fait partie.
Deux suspects interpellés, dont l’un « sur le point d’embarquer pour Alger » — un timing parfait, une histoire calibrée pour les plateaux télé, et une conclusion servie avant l’enquête. En quelques jours, la machine médiatique française s’est emballée, alignant les titres, les débats, les insinuations : Algérie”, “vol”, “fuite”, “Louvre.

L’affaire aurait pu n’être qu’un fait divers ordinaire : deux suspects interpellés, l’un d’eux sur le point d’embarquer pour Alger. Mais depuis, la mécanique médiatique s’emballe. Tandis que certains désignent l’Algérie, c’est ici que surgit l’interrogation : et si, dans le cadre de ces tractations, la destination « Alger » avait été choisie non par hasard, mais pour *fabriquer une apparence* ?

Une mise en scène destinée à jeter l’opprobre sur un pays déjà stigmatisé dans le discours politico-médiatique français. Une hypothèse, certes, mais qui mérite examen à l’heure où les narratifs s’entrechoquent et où la manipulation de l’opinion devient un art d’État. Le cocktail rêvé pour alimenter l’imaginaire colonial encore vivace dans une partie de la société française.

Comment ne pas douter ?
Comment croire à une telle rapidité d’enquête, à des suspects “si maladroits” qu’ils auraient laissé leurs traces ADN partout, avant de prendre l’avion ?
Ce scénario cousu de fil blanc semble taillé sur mesure pour une double opération : fabriquer un coupable algérien et détourner l’attention des vrais scandales qui éclaboussent les élites françaises, notamment au sein même du musée du Louvre, gangrené depuis des années par des affaires de corruption et de trafic d’antiquités.

Les médias français : usine à récits et manufacture de peur

Selon les informations du Monde, l’un des deux suspects est de nationalité française, l’autre à la double nationalité franco-algérienne. Cherchez l’erreur ?                                                                                  L’Algérie devient encore une fois le décor commode d’un jeu de culpabilité. Pourtant ce même média nous disait que Sansal était Français.

Ce qui se joue ici dépasse un simple fait divers. Depuis plusieurs années, une frange importante des médias français a basculé dans une logique de propagande identitaire.
Sous couvert de “faits d’actualité”, elle entretient un discours racialisé où l’Arabe, l’Algérien, le musulman deviennent les symboles commodes de l’insécurité et du désordre.
Chaque semaine, les chaînes d’info en continu recyclent le même schéma : un nom à consonance maghrébine, une image floue, un bandeau alarmiste, et le poison de la peur s’installe. Dès lors, deux récits s’affrontent.
Le premier, classique : un suspect lié à un vol, en fuite vers Alger, et la tentation française de désigner l’Algérie.
Le second, plus dérangeant : **un scénario construit** pour rediriger le soupçon, pour créer la confusion géopolitique et renforcer une image d’un Maghreb trouble, perméable au crime.

Ce système repose sur trois piliers :

  1. La simplification : réduire des réalités complexes à des stéréotypes commodes.
  2. La répétition : marteler le même récit jusqu’à le rendre “vrai” par saturation.
  3. La diversion : occuper le débat public avec des polémiques périphériques pour éviter les vraies questions sociales et politiques.

Résultat : l’Algérie, son peuple, et ses ressortissants deviennent les boucs émissaires d’une France qui refuse de regarder ses propres faillites. Ce racisme médiatique, souvent maquillé sous le vernis du “débat républicain”, n’est rien d’autre qu’une continuité coloniale.

Un racisme structurel hérité de l’Empire

L’affaire du Louvre n’est qu’un symptôme. Elle révèle une pathologie plus ancienne : la difficulté de la France à se décoloniser mentalement.
Sous la République, le regard colonial a simplement changé de costume. On ne parle plus de “mission civilisatrice”, mais de “valeurs républicaines”. On ne brandit plus le drapeau tricolore au Sahara, mais on impose un récit qui hiérarchise encore les peuples et les cultures.

 L’anti-algérianisme, lui, est devenu une obsession d’État. Qu’il s’agisse des restrictions de visas, des insultes diplomatiques, ou des campagnes médiatiques, tout concourt à entretenir un rapport de mépris et de supériorité.
Et pendant que les plateaux télé accusent “les jeunes d’origine algérienne”, personne ne s’interroge sur les causes profondes : exclusion, discriminations, ghettos, mémoire falsifiée.

Le racisme structurel français n’est pas une dérive ; il est un pilier du système.
Il alimente la peur pour justifier le contrôle, légitime la répression pour masquer l’échec social, et maintient les citoyens dans un état de sidération face à des “ennemis imaginaires”.

Les vrais voleurs sont en costume

Pendant qu’on désigne un Algérien présumé voleur de tableaux, d’autres pillent la culture mondiale depuis leurs bureaux dorés. Rappelons-le : Jean-Luc Martinez, ex-directeur du Louvre, a été mis en examen pour trafic d’antiquités et blanchiment en bande organisée.
Des œuvres égyptiennes, syriennes, libyennes ont été illégalement acquises sous sa direction.
Mais qui en parle ?
Aucune émission, aucun grand titre ne lui colle l’étiquette de “criminel culturel”.

Rien sur la directrice et sa responsable de la sécurité ? Les manquements sont majeurs, massifs, et elles sont toujours en poste. Quand va-t-on enfin en France donner les postes pour une compétence et pas par idéologie ? Pour un sexe ou par copinage ? Car c'est tout le pays qui s'effondre devant nous en ce moment.

Pourquoi ? Parce que le pillage, quand il est européen, devient “commerce d’art”.
Parce que le vol, quand il est colonial, se transforme en “patrimoine universel”.
Et parce que, dans la tête de certains, l’Algérien reste toujours celui qu’on accuse, jamais celui qu’on écoute.

Le vol le plus grave : celui de la vérité

L’affaire du Louvre n’est pas un simple fait divers : c’est un miroir.
Un miroir tendu à une France qui se croit toujours au-dessus du monde, mais qui sombre dans la manipulation et le mensonge.
Un miroir qui révèle la stratégie d’un pouvoir politique et médiatique en quête de boucs émissaires pour masquer sa propre décadence morale.

À force de travestir les faits, de criminaliser des peuples entiers, et de rejouer les vieux réflexes coloniaux, la France moderne perd ce qu’elle prétend défendre : la liberté, l’égalité et la vérité. Pauvre petit pays, déclassé, et qui se croit encore le phare du monde, merci pour la leçon, puissions-nous en tirer les conséquences !

Alors oui, il faut le dire haut et fort : le plus grand vol, ce n’est pas celui d’un tableau du Louvre, mais celui de la vérité — volée par les médias, maquillée par la politique, et enterrée sous les mensonges d’un empire qui ne se remet toujours pas de sa chute.

 A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   https://kadertahri.blogspot.com/                                        

 


La presse du Makhzen saute comme un cabri quand la propagande remplace l’information

 

Ah ! Cette Algérie, qui n’en finit pas de perturber le sommeil des sujets du Makhzen Marocain et sa presse courtisane, en quête de ragots de caniveau et de nouvelles diffamatoires. C’est le journalisme des applaudissements au Palais, abreuve pour satisfaire ses pulsions dans un bazar de bric et de brac, cela permet au moins de faire oublier leur extraordinaire incurie ?

Une partie de la presse marocaine transforme le dossier du Sahara occidental en récit triomphaliste, confondant diplomatie et storytelling. Derrière les insultes et les annonces d’une « victoire inévitable », la réalité reste celle d’un processus onusien ouvert, où ni la panique ni la capitulation n’existent

Un article paru récemment dans la presse marocaine prétend que « la panique gagne Alger » à propos du dossier du Sahara occidental. Il y décrit une Algérie fébrile, un Front Polisario aux abois, et même une hypothétique « intégration au Maroc » qui serait, selon lui, désormais envisagée. Derrière les formules bravaches et les insultes, l’article révèle surtout une mécanique bien connue : transformer une analyse diplomatique complexe en récit manichéen, où le Maroc serait le camp de la raison et l’Algérie celui du désarroi.

Le vocabulaire de l’injure, arme d’une faiblesse argumentative

Le texte abonde en termes tels que « baltaji », « voyou », « pantin », « proxy ». Ce registre émotionnel ne relève pas de l’analyse mais de la propagande. En rhétorique, on appelle cela un argument ad hominem : discréditer la personne pour éviter de discuter le fond.
Or, la question du Sahara occidental ne se résume pas à des querelles d’individus ; elle engage le droit international et la stabilité régionale. Traiter un interlocuteur de « voyou » n’invalide pas son argument ; cela révèle simplement l’incapacité de celui qui écrit à lui répondre sur le terrain des faits.

Confusion volontaire entre faits et pronostics

L’article affirme que « le Conseil de sécurité s’apprête à consacrer le plan d’autonomie marocain comme seule issue viable ». C’est inexact.
Les résolutions successives du Conseil, jusqu’à celle en préparation pour octobre 2025, parlent d’une « solution politique, réaliste et durable, fondée sur le compromis ». Nulle part le plan d’autonomie marocain n’est décrit comme unique ou exclusif.
Les travaux préparatoires, consultables sur le site du Security Council Report, montrent au contraire que les membres du Conseil débattent toujours de la formulation finale ; les États-Unis, la Russie, l’Afrique du Sud et d’autres pays y défendent des lectures différentes.
Présenter un résultat diplomatique non encore voté comme acquis relève donc d’une manipulation de l’opinion, pas d’un travail d’information.

L’omission du texte original du Polisario : le biais majeur

Le cœur de l’article prétend commenter la « proposition élargie » adressée par le Front Polisario au Secrétaire général de l’ONU. Mais à aucun moment il ne cite le texte en question.
Le communiqué officiel, publié par l’agence sahraouie SPS le 21 octobre 2025, affirme au contraire la volonté du mouvement « de contribuer à une solution politique fondée sur le libre exercice du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui ».
Aucune phrase ne parle d’« intégration au Maroc ».
En inventant ce passage, le journaliste fait passer une interprétation partisane pour une information. C’est contraire à toute déontologie.

Le cliché du « proxy » algérien

Qualifier le Front Polisario de simple « proxy » de l’Algérie est un raccourci politique commode mais historiquement faux. Depuis 1979, le Polisario est reconnu par les Nations unies comme partie au conflit. Il administre les camps de réfugiés de Tindouf sous supervision du HCR et entretient des relations officielles avec de nombreux États.
L’Algérie soutient ouvertement la cause sahraouie — comme elle l’a fait pour nombre de mouvements de libération nationale — mais la réduire à une direction à distance est une négation de la réalité institutionnelle et historique du mouvement.

Une « panique » médiatique sans fondement

Aucune déclaration officielle, ni à Alger ni à Tindouf, ne fait état d’inquiétude ou de revirement. Les positions demeurent identiques : soutien au processus onusien, rejet des solutions unilatérales et appel au respect du droit à l’autodétermination.
Il n’y a donc pas de « panique », simplement la continuité d’une ligne politique constante. Le terme n’a qu’un objectif : psychologiser la diplomatie, pour donner à l’opinion publique marocaine l’illusion d’un basculement irréversible.

Les faits diplomatiques : Washington, l’ONU et la réalité

L’article invoque une prétendue « implication directe du président américain » et même un « accord de paix sous 60 jours ». Aucune source publique, ni à la Maison-Blanche ni à l’ONU, ne corrobore de telles affirmations.
Les États-Unis considèrent le plan d’autonomie marocain comme « sérieux et crédible » — ce qui ne signifie pas exclusif. Leur position officielle demeure le soutien à une solution négociée sous l’égide des Nations unies.
La diplomatie n’est pas un match de football où l’on proclame la victoire avant le coup de sifflet final. La réalité internationale est faite de nuances, de compromis et de rapports de force évolutifs.

Une presse disposée plutôt qu’informée

L’article dont il est ici question illustre un phénomène plus large : la dérive d’une partie de la presse régionale vers le rôle d’organe de communication d’État.
Lorsque le journalisme devient instrument de propagande, l’information cesse d’éclairer pour ne plus que conforter. Les mots « paix », « autonomie » ou « autodétermination » sont vidés de leur contenu juridique pour n’être plus que des slogans.
Pourtant, la région maghrébine a besoin d’autre chose : d’un débat de fond, de transparence, et d’une presse capable de dépasser le réflexe nationaliste pour informer ses lecteurs avec rigueur.

Pour une approche lucide et apaisée

Ni l’Algérie ni le Maroc n’ont intérêt à s’enfermer dans des guerres médiatiques. Le seul terrain utile est celui du dialogue sous l’égide de l’ONU, où toutes les parties — y compris le Polisario — sont appelées à participer.
Le respect du droit international, la coopération régionale et la stabilité du Maghreb valent mieux que des campagnes d’invectives. La paix se construit sur la reconnaissance mutuelle, pas sur l’humiliation de l’autre.

Conclusion

L’article qui prétend voir « la panique à Alger » révèle surtout l’inverse : la fébrilité d’une propagande qui cherche à maquiller la complexité en victoire totale.
La vérité, c’est qu’aucune solution durable ne naîtra de la désinformation. Tant que le Conseil de sécurité n’aura pas tranché, tant que le peuple sahraoui n’aura pas pu exercer son droit de choisir, rien n’est clos.
Informer, ce n’est pas exulter ; c’est éclairer.
Et dans cette affaire, la seule panique visible est celle de ceux qui confondent communication et diplomatie.

A/Kader Tahri
Chroniqueur engagé, observateur inquiet                                                                                                    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. » 
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Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Gara Djebilet : la panique médiatique du Makhzen par manque de Fer !!!!!!!

Il existe une pathologie intellectuelle très particulière dans certaines sphères médiatiques du Makhzen : l’Algérie n’y est jamais analysée...