La presse française parle du « régime de Tebboune
» et accuse l’Algérie de « refouler 24 000 migrants ». Mais le rapport officiel
parle uniquement d’appréhensions, et jamais de refoulements massifs. Cette
rhétorique idéologique nie la souveraineté algérienne, falsifie les faits et
applique un double standard européen. Voici pourquoi il est temps de dire stop
à la propagande et de rétablir la vérité.
Parler du «
régime de Tebboune » n’est pas informer. C’est insulter un pays
souverain, réduire l’Algérie à l’image d’un seul homme, et nier l’existence
de ses institutions. Cette rhétorique, employée à répétition par certains
médias français, est idéologiquement chargée, infantilisante et profondément
coloniale. L’Algérie n’est pas un décor pour fantasmes occidentaux : c’est
un État avec un gouvernement, des institutions, une armée nationale et une
histoire de souveraineté. Ignorer cela relève d’un mépris assumé.
Le cœur de
la manipulation repose sur un faux chiffre et un verbe falsifié : « 24
000 migrants refoulés ». Le rapport officiel du ministère algérien de la
Défense nationale parle d’appréhensions, mot précis et neutre. Appréhender
≠ refouler. Transformer une donnée administrative en accusation politique
est un mensonge volontaire, une technique classique de sensationnalisme
: prendre un fait exact, y coller un verbe faux, et créer une indignation
artificielle. C’est exactement ce que fait cet article, qui confond information
et propagande.
La suite est
tout aussi révélatrice : le texte s’appuie sur des ONG occidentales et des
médias français, sans jamais citer les autorités algériennes ni contextualiser
la situation sahélienne. On passe sous silence que l’Algérie protège des
milliers de kilomètres de frontières sahariennes dans un contexte de guerre,
d’insécurité et d’effondrement étatique dans le Sahel. Contrôler ces
frontières est un acte de souveraineté et de sécurité nationale, pas un
choix moral ou idéologique à critiquer pour faire sensation.
Le contraste
avec l’Europe est édifiant et révèle un double standard indéfendable.
Quand Frontex, l’Espagne ou l’Italie refoulent des centaines de milliers de
migrants chaque année, aucun titre alarmiste n’accuse « le régime Macron
» ou « le régime Meloni » de brutalité. La même presse qui vilipende
l’Algérie ferme les yeux sur des expulsions massives, des renvois en mer ou
vers des pays tiers, souvent dans des conditions inhumaines. Mais dès que
l’Algérie applique sa souveraineté sur son propre territoire, c’est une
« violence d’État » inacceptable. Cette indignation sélective est non
seulement hypocrite, mais totalement raciste et postcoloniale.
Plus encore, la rhétorique médiatique nie les réalités humaines et géopolitiques de la région. Les migrants interceptés par l’Algérie ne sont pas expulsés vers nulle part : ils sont pris en charge dans le cadre de la législation nationale et des capacités disponibles. La presse qui raconte l’inverse ignore volontairement la complexité de la situation : routes migratoires périlleuses, criminalité organisée, zones désertiques dangereuses, trafic d’êtres humains, instabilité des États voisins. Réduire cela à « des refoulements massifs » est une falsification grossière des faits, destinée à nourrir un récit moraliste et sensationnaliste.
L’utilisation
d’un vocabulaire idéologisé ne s’arrête pas au titre. Parler de « vague
de refoulement » ou de « politique inhumaine assumée » est une
construction rhétorique qui transforme des faits administratifs en
accusation morale, tout en niant le droit d’un État à protéger ses
frontières et ses citoyens. L’Algérie est ainsi présentée comme irrationnelle,
brutale et arbitraire, quand elle ne fait que appliquer les principes
élémentaires de souveraineté nationale que n’importe quel État du monde
appliquerait dans la même situation.
Enfin, cette
couverture médiatique participe d’une instrumentalisation politique des
migrants, qui masque la responsabilité européenne dans la crise migratoire.
L’Algérie est accusée de brutalité, pendant que l’Europe externalise
massivement ses expulsions vers la Libye, le Maroc ou la Méditerranée, avec des
milliers de morts. La presse occidentale, en refusant ce miroir, impose une
morale sélective : les Africains doivent être parfaits, les Européens peuvent
tout.
En résumé,
cet article n’informe pas. Il ment, manipule les faits, utilise
un vocabulaire idéologisé, nie la souveraineté algérienne et
applique un double standard scandaleux. Il ne s’agit pas de journalisme
: c’est un récit hostile, politique et moraliste, conçu pour
culpabiliser l’Algérie tout en la déshumanisant. C’est un récit hostile et
politique, qui transforme l’information en propagande. L’Algérie n’est pas
une marionnette pour satisfaire les fantasmes des extrémistes. Elle est un
État souverain, et sa souveraineté n’est pas négociable.
Assez de ce journalisme colonialiste d’une France vassale: la vérité, les
faits et le respect des États africains doivent primer. Sinon, on n’aura plus
jamais d’information, seulement des récits idéologiques et moralisateurs.
L’Algérie
mérite d’être respectée comme un État souverain, capable de protéger ses
frontières et ses citoyens, plutôt que caricaturée et condamnée par une presse
obsédée par ses fantasmes postcoloniaux. Assez de ce journalisme idéologique
qui vient d’un état vassal : la vérité, les faits et la souveraineté ne sont
pas négociables.
Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles
soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/

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