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Émirats arabes unis : l’argent contre l’histoire, l’ingérence contre la souveraineté


Derrière les tours de verre et les milliards, les Émirats arabes unis mènent une guerre politique, culturelle et médiatique contre l’Algérie. Ce texte démonte une hostilité systématique, assumée, et rappelle une vérité simple : l’histoire ne s’achète pas.

Les Emirat Arabes Unis, ses gratte-ciel vertigineux, ses malls monumentaux, et ses princesses qui s’échappent, une combinaison qui tue, s’ajoute à ceci l’organisation tribale de leurs sociétés où la confusion des pouvoirs est totale. Mais les politiques ont d'autres buts que la vérité. L’Emirat mène une politique proactive dans la région afin de peser non seulement comme un acteur géopolitique sur qui s’appuyer et sur qui compter, mais également comme un médiateur de crises.                                                                                                                                            

Il faut cesser l’hypocrisie. Il faut arrêter de parler de malentendu, de susceptibilité ou d’incident diplomatique.
Ce qui oppose aujourd’hui l’Algérie aux Émirats arabes unis n’est ni conjoncturel ni émotionnel. C’est un affrontement politique profond entre un État souverain enraciné dans l’histoire et un projet hégémonique bâti sur l’argent, l’ingérence et l’arrogance.

Jusqu’en 2019, les relations algéro-émiraties étaient correctes, parfois cordiales, toujours pragmatiques. L’Algérie n’a jamais cherché le conflit. Mais depuis que Mohammed ben Zayed exerce le pouvoir réel, la diplomatie émiratie s’est transformée en machine d’intervention, de déstabilisation et de pression régionale. Les Émirats ne coopèrent plus : ils s’imposent.

Et face à cette logique, l’Algérie dérange.
Parce qu’elle ne s’achète pas.
Parce qu’elle ne se soumet pas.
Parce qu’elle n’entre pas dans les schémas artificiels de domination régionale.

Quand l’histoire manque, l’agressivité commence

Les États sûrs d’eux n’attaquent pas l’histoire des autres.
Les nations solides n’ont pas besoin de campagnes de communication pour exister.

Les Émirats arabes unis sont une construction récente, née après le retrait britannique, précédée non par un État, mais par des cheikhdoms sous protectorat. Ce n’est ni une provocation ni un jugement de valeur : c’est un fait historique. Et c’est précisément ce vide que certains tentent de combler par l’argent, le lobbying et l’agression symbolique.

Les gratte-ciel ne remplacent pas les siècles.
Les pétrodollars ne créent pas de mémoire.
Et aucune opération médiatique ne peut fabriquer une légitimité historique.

L’obsession identitaire, lorsqu’elle devient agressive, révèle toujours la même chose : une fragilité profonde.

Non, ce n’est pas le football. C’est une hostilité organisée

Ceux qui invoquent un match de football pour expliquer l’escalade actuelle mentent ou se mentent. Le football n’a rien créé. Il a seulement exposé une réalité déjà existante.

Depuis des années, les Émirats arabes unis se positionnent systématiquement contre l’Algérie, sur tous les dossiers majeurs :

  • en Libye,
  • au Sahel,
  • dans les forums internationaux,
  • dans les cercles européens,
  • dans les organisations culturelles et patrimoniales.

Toujours le même schéma : financement, pressions, alliances de circonstance, travail en coulisses. Une hostilité froide, méthodique, constante. Ce n’est pas une divergence. C’est une stratégie.

La guerre culturelle : le visage le plus mesquin de l’hostilité

Quand un État s’attaque à la culture d’un autre, c’est qu’il n’a plus rien à opposer politiquement. Les manœuvres émiraties à l’UNESCO, les tentatives d’entrave aux droits historiques algériens, y compris sur des sujets aussi symboliques que le patrimoine vestimentaire, ne relèvent pas du hasard.

Mobiliser des réseaux pour affaiblir l’Algérie sur des dossiers qui ne concernent même pas les Émirats révèle une obsession maladive : effacer, diluer, contester l’identité algérienne là où elle s’exprime.

C’est une attaque symbolique. Et donc politique.

Les médias comme armes

Les campagnes médiatiques hostiles financées par des capitaux émiratis — y compris dans l’espace francophone — ne sont pas des initiatives individuelles. Elles visent la même cible : l’histoire algérienne, son unité nationale, sa souveraineté, sa légitimité.

Ce n’est pas du journalisme.
C’est de la propagande.

La ligne rouge a été franchie

L’Algérie a patienté. Longtemps. Trop longtemps peut-être.
Mais lorsqu’une puissance étrangère s’attaque ouvertement à l’unité nationale et cherche à semer la discorde identitaire, le silence devient une faute.

Il ne s’agit plus d’un désaccord diplomatique.
Il s’agit d’une tentative d’intimidation politique.

À ceux qui croient que l’Algérie se contourne

L’Algérie ne se gère pas comme un marché.
Elle ne se neutralise pas par des chèques.
Elle ne se plie ni aux lobbies ni aux campagnes médiatiques.

Certains États sont nés sous tutelle et ont grandi sous protection.
L’Algérie, elle, est née dans la lutte, s’est construite dans le sacrifice et s’est consolidée dans la résistance.

Nous ne cherchons pas l’affrontement.
Mais nous refusons la soumission.

L’histoire nous a appris une chose :
ceux qui confondent patience et faiblesse finissent toujours par se tromper.

Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/

 

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