Davos : le théâtre des élites, la France en scène ?

                           

À Davos, la France n’est pas absente. Elle exhibe sa mise en scène comme un animal en cage : discours parfait, costumes impeccables, sourire figé. Mais derrière le décor, le vide est abyssal. La France parle beaucoup, mais pèse de moins en moins.

Les grandes déclarations sur l’autonomie européenne et la puissance française sonnent creuses. Trop visible pour tromper personne, trop calculée pour émouvoir. Davos n’a pas été un sommet, mais un théâtre de pacotille où la France joue sa propre disparition.

Souveraineté, ce mot magique qui brille dans tous les discours mais ne coûte rien, car la réalité est cruelle : chaînes industrielles étrangères, dépendances énergétiques, dépendances numériques, alignement économique quasi servile.

La France de Macron s’est montré ferme et a multiplié les piques à l’encontre de Donald Trump, sans jamais le citer. Il a jugé inacceptable l’utilisation des droits de douane comme un moyen de chantage et a dénoncé un monde désormais régi par la loi du plus fort.

"Ne nous divisons pas, n’acceptons pas un ordre mondial qui serait dicté par ceux qui ont la plus grosse voix, le plus gros bâton", a-t-il déclaré, appelant à ne pas "ouvrir les boîtes de Pandore". Emmanuel Macron a également mis en garde contre "un nouvel impérialisme" et "un nouveau colonialisme", des mots qui devraient parvenir au président américain.

La France parle d’indépendance tout en courbant l’échine devant chaque directive venue d’ailleurs. Les déclarations sur la souveraineté ne sont plus que des illusions décoratives, un artifice pour briller sur scène sans rien changer dans les coulisses.

Duplication et hypocrisie : le génie français : La France à Davos pratique l’art consommé du double discours : Pour les investisseurs : «nous sommes compétitifs, stables, ouverts» « nous sommes éthiques, écologiques, solidaires ». Cette gymnastique verbale n’est pas un paradoxe, c’est un système d’auto-séduction. On applaudit la France pour ses promesses tout en fermant les yeux sur les dégâts réels qu’elle provoque.

Davos est devenu la scène où l’on fait semblant de gouverner, là où l’on vend des illusions au prix fort.

Élites mondialisées : Davos révèle le décalage abyssal entre les élites françaises et le reste du pays. Là-haut, la France est brillante, ambitieuse, résiliente. Ici-bas, elle est fracturée, inquiète, essoufflée.

Le sommet suisse n’est pas une rencontre diplomatique : c’est un miroir grossissant de la France hors-sol, un pays dirigé par des apparatchiks qui confondent prestige international et efficacité nationale.

À Davos, certaines questions ne se posent jamais, un cas de figure : Combien de dépendances stratégiques peut-on accumuler avant de renoncer à toute autonomie ?

Ces questions sont taboues, car elles feraient éclater le récit soigneusement entretenu : la France est souveraine, influente et respectée. En réalité, c’est un fantôme diplomatique applaudi pour son costume.

Davos comme miroir du déni français

La présence française à Davos n’est pas un succès diplomatique. C’est un exercice de déni collectif. On y célèbre un modèle qui ne convainc plus, on y défend un cap qui fragilise le pays, on y applaudit une élite qui se félicite d’elle-même.

La France ne vient plus à Davos pour défendre une vision. Elle vient pour prouver qu’elle en fait encore partie.

Jusqu’à quand ?

À force de confondre visibilité et influence, posture et puissance, discours et souveraineté, la France risque de se réveiller avec une certitude brutale : on peut être partout invité, et nulle ne part décisif.

Davos n’est pas la cause du problème. Davos en est le révélateur. Un révélateur cruel, mais fidèle, d’un pays qui préfère encore les applaudissements internationaux à la confrontation avec sa propre réalité.

Conclusion : jusqu’à quand cette mascarade ?

À force de confondre visibilité et influence, posture et pouvoir, discours et réalité, la France risque de se réveiller avec une évidence brutale : on peut être invité partout, applaudi partout, mais ne jamais être entendu nulle part.

Davos n’est pas le problème : c’est le révélateur impitoyable d’une France qui s’illusionne, tout en se délabrant. Et plus elle applaudit son propre spectacle, plus le monde, et surtout ses citoyens, s’éloignent.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/


France as a sideshow in the Trumpian circus: Private messages, public humiliation and gutter politics.


Ce qui s’est joué entre Donald Trump et Emmanuel Macron n’est pas un incident diplomatique. C’est un symptôme. Un symptôme obscène d’un monde où le pouvoir ne se pense plus, ne se cache plus, ne se retient plus, il se poste.

Trump publie un message privé. Macron se fait appeler “mon ami”. Le président de la première puissance mondiale règle ses comptes comme un adolescent vexé sur un réseau social. Le président français, lui, se retrouve réduit à un rôle qu’il connaît bien : figurant dans le théâtre d’un autre, moqué, rabaissé, jeté en pâture à l’opinion mondiale.

Trump ironise : « Emmanuel, je l’aime bien, mais il ne sera plus là longtemps. »
Traduction diplomatique : cause toujours, petit.

La brutalité comme méthode, le mépris comme doctrine

Trump n’a jamais eu de surmoi. Ce n’est pas un scoop, c’est même son argument électoral. Il humilie ses alliés, traite la diplomatie comme un bras de fer de cour de récréation et confond stratégie internationale et règlement de comptes personnel. Chez lui, le pouvoir ne s’exerce pas : il s’impose, se pavane, se venge.

Mais la nouveauté n’est pas Trump. Elle est ailleurs.
Elle est dans ce franchissement de ligne : la diffusion de messages privés comme arme politique. La diplomatie version revenge porn, sans le sexe mais avec le même goût pour l’exposition humiliante.

La frontière entre le public et le privé n’est plus floue : elle est dissoute.
Le président n’est plus une fonction, il est un compte. Un flux. Un personnage.

La mort lente de la fonction

On parlait autrefois des deux corps du roi : l’homme et l’institution. Aujourd’hui, ils sont fusionnés dans un selfie mal cadré. Trump est l’homme, la fonction, l’ego, la pulsion — tout à la fois. Et Macron, quoi qu’on en pense, a lui aussi participé à ce grand sabotage : vidéos avec des youtubeurs, déhanchements avec des rappeurs, politique transformée en contenu.

La verticalité du pouvoir a été remplacée par la visibilité permanente. Ce qui n’est pas montré est suspect. Ce qui est discret est jugé coupable. Ce qui se tait est accusé de mentir.

Les Français ont voulu la transparence totale. Ils ont obtenu l’exhibition générale.
Et ils feignons de s’étonner que le pouvoir se comporte désormais comme eux : impulsif, narcissique, incapable du moindre secret.
                   

Mais la vraie question n’est pas Macron

Décrire la décomposition du macronisme est devenu un sport national.
82 % des Français constatent le désastre. Très bien. Applaudissements.
Mais cette lucidité tardive permet surtout d’éviter la seule question qui dérange vraiment :

Pourquoi ce même peuple a-t-il élu deux fois Emmanuel Macron ?

Pas une fois. Deux.

Il y a là un paradoxe que les professionnels du mot “peuple” refusent soigneusement d’affronter. Car pour gagner deux élections présidentielles, il faut une majorité sociologique, culturelle, médiatique. C’est une loi mathématique, pas une opinion.

Deux options, donc et aucune n’est confortable : soit le peuple est idiot (thèse méprisante, commode, fausse),  soit le peuple est massivement influençable, pris dans un système de fabrication du consentement redoutablement efficace C’est évidemment la première.

Propagande douce et désert politique

Macron de la France n’est pas un accident. Il est un produit. Produit d’un écosystème médiatique verrouillé, homogène, moralisateur, où toute dissidence est disqualifiée comme archaïque, populiste ou fascisante. Produit aussi de l’effondrement historique d’un pôle politique entier : la droite, pulvérisée, fragmentée, neutralisée.

On peut débattre éternellement des responsabilités. Le résultat, lui, est incontestable :
un champ politique déséquilibré produit des monstres technocratiques présentables.

Tant que cette domination idéologique persistera, d’autres Macron surgiront. Plus lisses. Plus jeunes. Plus “modernes”. Tout aussi destructeurs.

Diplomatie grotesque et solitude internationale

Le ridicule final appartient à la correspondance envoyée par Macron à Trump. Une invitation à réunir le G7 élargi au Danemark, à la Syrie, à l’Ukraine et à la Russie. Un cocktail géopolitique digne d’un brainstorming sous substances illicites.

La  même France de Macron refuse le Conseil de la paix proposé par Trump à cause… de la présence de la Russie. Logique circulaire. Diplomatie lunaire. Illisibilité totale.

Ajoutez à cela un pape qui annule une audience privée, officiellement pour des vitraux et une loi sur l’euthanasie. Officieusement pour marquer une distance politique et morale. Et vous obtenez un président dont même les symboles spirituels se détournent.

Trump peut alors dire, sans mentir : plus personne ne veut voir la France de Macron.

Conclusion – Le pays sous l’eau, le pouvoir en apnée

Oui, bien sûr, la France va bien. Relativement. Ou plutôt : qu’elle va moins mal que d’autres. C’est vrai, si l’on regarde certains indicateurs. Mais c’est faux si l’on regarde la réalité vécue par une grande partie de la population.
Elle va comme un corps maintenu en survie artificielle, pendant que le médecin explique à la famille que les constantes sont stables. Stables, oui — parce qu’on a cessé de mesurer ce qui compte vraiment. La tête est sous l’eau, mais on a prévu un tuba. Un tuba administratif, normé, homologué par les sommets internationaux. Tant qu’il dépasse de la surface, on peut continuer à sourire. For sure.

À Davos, à Washington, dans les forums où l’on parle anglais avec assurance, la France est un concept : attractive, réformée, résiliente. On y vend l’avenir comme un produit dérivé. Chez nous, on se contente de recycler le présent, d’optimiser la pénurie, de rendre la fatigue soutenable par le langage. Le pays ne s’effondre pas, il “se transforme”. L’hôpital ne manque pas de moyens, il est “en tension”. L’école ne décroche pas, elle “mute”. La pauvreté n’explose pas, elle “se recompose”. À force de renommer la chute, on finit par croire qu’on vole. For sure.

On nous dit que l’effort est nécessaire, que la douleur est transitoire, que demain ira mieux. Demain — ce mot élastique, toujours repoussé au-delà du prochain mandat. En attendant, on respire à tour de rôle. Certains aspirent l’air à pleins poumons, d’autres boivent la tasse. Mais l’important, c’est que le protocole soit respecté. L’inégalité devient une variable. L’injustice, une externalité. For sure, c’est rationnel.

Le pays attire, paraît-il. Les capitaux, les investisseurs, les regards admiratifs. Et parfois ses propres enfants… vers l’aéroport. Ceux qui partent ne fuient pas : ils “s’internationalisent”. Ceux qui restent doivent “faire preuve de responsabilité”. Traduction : tenir encore un peu, sans éclabousser, sans crier trop fort, sans risquer de faire paniquer le marché. For sure.

Le tuba, lui, a beaucoup servi. Crises financières, crises sociales, crises sanitaires, réformes d’urgence, réformes permanentes, “quoi qu’il en coûte”, “en même temps”. À force, il est usé. Il siffle. Il laisse passer l’eau. Le sel du réel commence à brûler les poumons. Mais on insiste : sans lui, ce serait le chaos. Avec lui, ce n’est pas mieux — c’est juste plus lent. Une noyade maîtrisée. For sure.

Le pouvoir prétend éviter le chaos. Mais ce qu’il produit, c’est une lente décomposition : une société qui ne croit plus à ses promesses, qui n’attend plus rien de ses dirigeants, qui survit au lieu de se projeter. Une démocratie vidée de sa substance, réduite à une gestion technocratique de la pénurie.

Alors non, la France ne va pas bien. Elle est maintenue à flot, artificiellement, pendant que ses fondations se fissurent. Et tant que l’on confondra stabilité et justice, attractivité et dignité, calme apparent et consentement réel, la crise continuera de s’aggraver.

For sure, le danger n’est pas l’explosion. Le danger, c’est l’habituation.
C’est un pays qui s’adapte à l’inacceptable. C’est un peuple à qui l’on apprend à respirer moins, à espérer moins, à demander moins et un jour, quand l’air manquera vraiment, il sera trop tard pour expliquer que tout allait bien. : La France n’est pas seule à être dotée d’une anatomie d’exception.

For sure. Everything is under control.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 


La Marque du Makhzen : en TGV vers le stade, à pied vers l’hôpital !!!

Ils ont  voulu vendre du football. Ils ont livré une démonstration de pouvoir.
Car cette CAN n’était pas un tournoi : c’était un communiqué politique en crampons, un communiqué filmé en 4K, sponsorisé par l’illusion collective et emballé dans le drapeau.

Depuis 1976, le Maroc attendait une coupe. Presque cinquante ans d’abstinence footballistique, une éternité pour un pays qui a compris très tôt que le sport est l’opium moderne, plus efficace que la religion quand il s’agit d’endormir les colères. Depuis Doha 2022, où les Lions de l’Atlas avaient fait trébucher l’Espagne et le Portugal, ces vieilles puissances coloniales qu’on adore battre à la loyale quand l’histoire ne le permet plus, le récit était prêt. Il ne manquait plus que le décor. On l’a monté à Rabat.

La CAN 2025 n’a pas été pensée pour être gagnée. Elle a été pensée pour être vue.
Vue, admirée, partagée, likée. Une répétition générale pour 2030, ce Mondial attribué au Maroc, à l’Espagne et au Portugal comme on attribue un brevet de respectabilité géopolitique. Le football comme visa diplomatique. Le stade comme carte de visite.

L’art de gouverner par l’image : emballage premium

Trente caméras pour filmer une finale. Trente. Comme si un mauvais angle pouvait faire s’effondrer le récit. Tout devait briller : les hôtels, les pelouses, les trains à grande vitesse, les gares, les façades. Le Maroc s’est offert un clip promotionnel de plusieurs milliards, diffusé sur toute la planète, avec figurants africains, stars internationales et figurations populaires soigneusement cadrées.

Vingt millions de touristes en 2024. Objectif : trente millions en 2030. Le pays se rêve en hub mondial, en vitrine propre, lisse, instagrammable. On empile les ports, les LGV, l’électricité verte comme on empile des trophées imaginaires. L’Afrique, enfin entrée dans le XXIᵉ siècle  à condition de rester dans le champ de la caméra.

Pendant ce temps-là, hors cadre, on continue de vivre dans des hôpitaux qui tombent en ruine et des écoles qui fuient leurs professeurs.

Le roi absent, le ballon présent : gouverner sans apparaître

Mais le clou du spectacle n’était pas sur le terrain. Il était vide.
Vide comme la tribune royale. L’absence prolongée de Mohammed VI a transformé la CAN en exercice de ventriloquie d’État. Le roi n’était pas là, mais son portrait si. On l’a remercié en s’adressant à une image posée sur un chevalet. Littéralement. Le pouvoir marocain a franchi un seuil symbolique : gouverner par hologramme émotionnel.

La santé du roi ? Sujet radioactif. L’argent du roi ? Sujet nucléaire. Les rédactions locales se taisent, les occidentales spéculent, les nécrologies s’écrivent en arrière-plan. On finira par lâcher une information minimaliste : un mal de dos. Le corps royal réduit à une lombalgie officielle.

En attendant, la relève s’entraîne. Le prince héritier inaugure, ouvre, ferme. Le frère du roi assure le service minimum, remet une coupe au Sénégal, sourit, disparaît. Le Makhzen tourne, même quand le monarque se fait rare. C’est aussi ça, la modernité institutionnelle du Makhzen..

Coupe perdue, propagande gagnée

Ce qui devait être une apothéose s’est transformée en feuilleton mondial. La CAF, déjà peu réputée pour son sens de la transparence, s’est offert un audit planétaire à la paille de fer. Arbitrage, décisions, gouvernance : tout est désormais ouvert à disséquer. Et c’est peut-être la meilleure nouvelle de cette CAN.

Car le pari de Mohammed VI faire du Maroc une grande nation sportive, est un pari cher. Très cher. Cinq milliards pour la CAN et le Mondial 2030. Un pari socialement explosif dans un pays où la jeunesse, la fameuse GEN Z 212, est descendue dans la rue pendant dix jours pour rappeler une évidence obscène : on ne se soigne pas dans un stade, on n’apprend pas dans une tribune VIP.

Le football, cette maladie qui soigne le pouvoir

Audiences record, enchères futures, droits TV en inflation. Le football africain devient rentable, enfin mais pour qui ?

Ce qui s’est joué sur la pelouse n’était que la partie visible d’un système bien huilé :
du pouvoir qui investit le sport pour neutraliser le politique, du spectacle qui recouvre la contestation, du ballon rond comme rideau de fumée.

Le Maroc n’a pas gagné la CAN. Mais il a montré quelque chose de plus important :
comment un État peut transformer un match en message, une compétition en stratégie, une défaite en opération de communication. Reste une question, brûlante, persistante, impossible à noyer sous les ralentis : Combien de temps encore le public acceptera-t-il de confondre le score avec la justice sociale ?

Le football fait rêver et le Makhzen se retrouve à l’heure du sportwashing
Mais à force de l’utiliser comme anesthésiant, le réveil risque d’être brutal.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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La paix version premium : valeurs universelles, option payante :

Comme l’a dit Todd, les Etats-Unis ne sont plus des producteurs, mais des voleurs. Le mandat de Trump ne fait guère exception à la règle

Enfin une bonne nouvelle pour la diplomatie internationale : la paix mondiale a un prix.
Et mieux encore, elle est négociable.

Un milliard de dollars pour un siège permanent, l’offre émanant de la Maison-Blanche a le mérite d’une chose rare en politique internationale : la clarté. Plus besoin de sommets interminables, de communiqués creux, de poignées de main chorégraphiées devant des drapeaux. Désormais, on passe à la caisse. Carte bancaire acceptée. Chèques internationaux aussi. L’ONU peut ranger ses grands mots. Elle est devenue une place de marché.

Trump, ou le manager qui a viré le service communication :

Donald Trump n’a pas détruit l’ordre international. Il a supprimé le service après-vente idéologique. Il a compris que le storytelling coûtait plus cher que le cynisme assumé. Alors il parle comme un chef d’entreprise en difficulté : brutal, comptable, obsédé par le rapport coût/bénéfice.

Les diplomates européens hurlent au scandale. Quelle indécence ! Quelle vulgarité !
Mais ils continuent, eux, à vendre des armes au nom de la paix, à imposer l’austérité au nom de la solidarité, à détruire des économies au nom de la stabilité.

La différence ?
Trump ne prétend plus que c’est vertueux.

L’Europe : une puissance morale sans pouvoir réel

L’Union européenne adore donner des leçons. Elle est le premier exportateur mondial de normes, de résolutions et de « valeurs ». Malheureusement, aucune de ces marchandises n’a encore arrêté un char, dissuadé une puissance ou empêché un pillage.

450 millions d’Européens vivent dans ce que l’on pourrait appeler une démocratie sous cloche : on vote, mais dans un cadre déjà verrouillé. On débat, mais jamais des sujets centraux. On s’indigne, mais toujours trop tard. La souveraineté a été externalisée, la responsabilité diluée, et la colère canalisée vers des débats sociétaux sans danger systémique.

Résultat : le plus grand braquage financier de l’histoire occidentale s’est déroulé sans cagoules ni fusils, sous les applaudissements polis des institutions.

Et Trump regarde ça avec un sourire de commerçant : vous appelez ça gouverné ?

Davos : théâtre d’ombres et leaders en mousse

À Davos, les dirigeants européens se succèdent pour expliquer doctement un monde qu’ils ne contrôlent plus. Ils parlent de transitions, de résilience, de gouvernance inclusive. Trump, lui, parle de territoires, de ressources, de leviers.

Il ne croit pas à leurs récits. Il sait qu’ils n’ont plus de prise sur le réel. Il les traite comme ce qu’ils sont devenus : des gestionnaires de contraintes, des intendants d’un ordre décidé ailleurs. Quand Trump se moque, il ne ridiculise pas : il classe.
Et l’Europe est reléguée au rang de marché captif.

Trump produit ainsi des tensions, des peurs, des doutes, des inquiétudes, notamment chez les dirigeants européens qui sont prisonniers de leur paradigme moderne qui consiste à lire le réel et à agir sur lui par des catégories abstraites et rigides les unes des autres

La démocratie comme produit dérivé

La démocratie occidentale n’est plus un régime politique. C’est un argument marketing. On l’exporte quand elle sert, on l’oublie quand elle gêne. Elle sert à justifier des sanctions, jamais à les subir.

Trump ne croit pas à ce fétiche. Il voit ce que c’est devenu : une façade commode pour masquer la domination économique et militaire. Alors il l’ignore. Et ce mépris est insupportable pour ceux qui ont fait carrière en y croyant — ou en faisant semblant.

Ce que Trump propose n’est pas la guerre permanente. C’est mieux que ça : une stabilité tarifée.
Tu veux la paix ? Paie.
Tu veux la sécurité ? Aligne-toi.
Tu veux parler ? Montre ce que tu apportes.

Le reste, le droit international, la morale universelle, les grands principes  est relégué au rayon décoration. Utile pour les discours, inutile pour les décisions.

Les États-Unis : empire en liquidation contrôlée

Les États-Unis ne dominent plus par la production, mais par l’extraction. Ils ne créent plus autant qu’ils captent. Leur monnaie tient par la contrainte, leur influence par la peur de l’exclusion, leur puissance par la capacité de nuisance. Trump gère cette fin de cycle comme on gère une entreprise surendettée : il vend ce qui peut encore l’être, il menace les créanciers, il sécurise les actifs. Il ne promet rien. Il encaisse.

Le vrai scandale : l’adaptation générale

Le plus inquiétant n’est pas l’offre indécente. C’est la rapidité avec laquelle le monde s’y habitue. Un siège permanent contre un milliard ?
Après tout, pourquoi pas.
Le réel est brutal, dit-on.
Il faut être pragmatique, ajoutent les mêmes qui hier parlaient de valeurs non négociables.

Nous avons changé d’époque sans le dire. Le grotesque est devenu normal. L’inacceptable est devenu discutable. Et le cynisme, une preuve de lucidité.

Trump n’est pas une anomalie. Il est le miroir.

Il renvoie aux élites occidentales l’image qu’elles évitent soigneusement de regarder : celle d’un monde qu’elles ont vidé de sens, puis abandonné au marché. Trump ne construit rien. Il liquide. Mais il liquide à visage découvert, et pendant que l’Europe continue de disserter sur l’État de droit, ils sont fucked. Ils cuisent dans leur peur. En prenant fait et cause pour Trump contre l’Europe on ne joue pas contre la France ou l’Europe, mais bien contre l’oligarchie mondialiste qui a confisqué l’UE, et notre pays, et les sous qui vont avec. .

Les Européens, qui jour après jour, piétinent allègrement la souveraineté outrepassent leurs prérogatives pour imposer tout et n'importe quoi aux autres (les autres tous dictatures), ces Européens auraient la notion chevillée au corps du respect de la souveraineté de chacun de ses membres, cette Europe, j'allais dire démocratique, ce qu'elle n'est pas, a justement été conçue pour priver de leur souveraineté les Etats la constituant sans jamais en acquérir une qui lui soit propre. Et on la voit aujourd'hui en train de gigoter dans le vide parce que précisément celui qui l'a conçue pour devenir ce qu'elle est, un vaste ensemble économique sans âme propre, lui signifie un congé proche. C'est franchement pitoyable !

Leur république ne vaut plus rien, et leur démocratie européenne qui sert de masque à l’OTAN est de la merde en barre mais il se trouve que ça libère d’un grand poids, celui de la tyrannie Européenne. La caisse de la paix mondiale clignote encore : Insérez votre milliard.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Conseil de la paix : Gaza aux enchères, Palestiniens exclus



Un « Conseil de la paix » sans Palestiniens, des sièges à un milliard de dollars, et une diplomatie transformée en salle des ventes : derrière le vernis officiel, Washington vend la paix, efface un peuple et piétine le droit international. Cette tribune démonte, ridiculise et expose la mascarade impériale qui se joue à Gaza.

Il y a des obscénités qui ne rougissent plus. Le « Conseil de la paix » imaginé par Donald Trump pour Gaza en fait partie. Une institution censée incarner la paix… dirigée par l’homme qui a fait du chaos diplomatique et du chantage une esthétique politique. Une paix présidée par Trump, c’est déjà une farce. Mais une farce sanglante.

Ici, on ne négocie pas la paix : on la met aux enchères. Un milliard de dollars le siège permanent. Prix fixe. Pas de remboursement. Pas de garantie morale. Gaza version Sotheby’s. La paix version Wall Street. Le droit international version NFT géopolitique.

Au centre de ce dispositif grotesque, une absence béante, criante, obscène : les Palestiniens. Le peuple dont on parle. Le peuple qu’on bombarde. Le peuple qu’on affame. Le peuple qu’on prétend « pacifier ». Mais qui n’a même pas droit à une chaise. Trop bruyant, sans doute. Pas bankable.

On décide donc de leur avenir sans eux, au nom d’une paix qu’ils n’ont pas commandée, dans un conseil qu’ils ne contrôlent pas, sous l’autorité d’une puissance qui les marginalise méthodiquement depuis des décennies. Ce n’est pas une négociation : c’est une administration coloniale sous licence américaine.

Pendant ce temps, Gaza brûle, affame, suffoque. Mais le Conseil regarde déjà vers « l’après-guerre ». Traduction : l’après-mort. La reconstruction avant les secours. Les contrats avant les corps. Les appels d’offres avant les appels à l’aide. La souffrance comme préambule à l’investissement.

Ce plan n’a rien d’un projet de paix : c’est un plan de dépossession politique. Il efface l’Autorité palestinienne, contourne toute souveraineté locale, installe une structure extérieure au-dessus des institutions palestiniennes, et enterre la « solution à deux États » sous une avalanche de jargon technocratique. Une annexion politique sans drapeau, mais avec un logo.

Et pendant ce temps, Washington ose parler de stabilité. Comme si l’humiliation permanente produisait autre chose que de la rage. Comme si l’injustice organisée pouvait accoucher de la paix. Comme si l’on pouvait gouverner Gaza contre les Palestiniens sans en payer le prix historique.

Ce Conseil est le symptôme d’un monde malade : un monde où l’ordre international est contourné, où l’ONU est reléguée au rôle de figurant embarrassant, où les grandes puissances bricolent leurs propres règles, leurs propres clubs, leurs propres tribunaux — à condition d’en avoir les moyens financiers.

C’est la diplomatie version club privé. Carte noire exigée. Humanité facultative.

Mais appelons les choses par leur nom : ce n’est pas un Conseil de la paix, c’est un Conseil de domination. Une structure pensée non pour résoudre un conflit, mais pour le gérer à l’avantage des puissants. Non pour rendre justice, mais pour verrouiller un rapport de force. Non pour reconnaître un peuple, mais pour le neutraliser politiquement.

La seule paix possible passe pourtant par une évidence que ce projet piétine délibérément : les Palestiniens ne sont pas un problème à gérer, mais un peuple à reconnaître. Sans souveraineté palestinienne, sans droits politiques, sans continuité territoriale, sans cadre multilatéral légitime, il n’y aura jamais de paix — seulement des cessez-le-feu sponsorisés.

Tout le reste n’est que décor. Tout le reste est mensonge. Tout le reste est violence maquillée en gouvernance. Le Conseil de la paix ? Une mascarade impériale. Une insulte au droit international. Une gifle au peuple palestinien ? Une gifle au monde libre.

La paix ne se vend pas. La justice ne s’achète pas.
Les peuples ne sont pas des options négociables.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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France Télévisions et l’Algérie : le service public joue une comédie tragique

La France et l’Algérie, toujours à se croiser comme deux acteurs d’un drame mal écrit, toujours à se chercher, à se provoquer, à se décevoir. Dernier acte : France Télévisions, le bien-aimé service public, a décidé de faire disparaître du plateau les vérités trop bruyantes de Xavier Driencourt, ancien ambassadeur à Alger, sous prétexte d’un « manque de créneau horaire ». Rien que ça.

Ah, l’élégance de la censure déguisée en contrainte logistique ! Il faut avouer que le couperet sonne plus chic sous des airs de calendrier mal rempli que sous le nom plus brutal de « censure ».

En guise de compensation, la chaîne nous sert Stéphane Romatet, l’actuel ambassadeur. Pondéré, poli, calibré. La caution diplomatique qui rassure Paris, qui apaise l’ego des journalistes et qui endort le téléspectateur frileux. Quelques phrases anodines de Driencourt sur l’agent Sansal pourront peut-être glisser, histoire de faire croire que tout le monde a droit à la parole, mais la vérité, elle, est bien coincée sous le tapis de la bienséance.

Voilà le service public : entre spectacle et travestissement de l’information.

Et cerise sur le gâteau : tout cela arrive après que l’APS, l’agence de presse algérienne, a déclenché un feu nourri contre l’émission. Selon elle, Driencourt, « obsédé par l’Algérie », transforme le pays en cible médiatique, troque la rigueur journalistique contre les fantasmes les plus rances de l’extrême droite et fait de l’Algérie un fonds de commerce sensationnaliste.

L’APS ne mâche pas ses mots : France Télévisions a choisi de vendre du scandale au lieu de faire du journalisme. Et le public, lui, applaudit le feuilleton.

Mais ne nous leurrons pas : l’apaisement de Paris n’est rien d’autre qu’une mise en scène diplomatique. Derrière les communiqués policés et les interviews calibrées, la France joue sa comédie : montrer qu’elle tend la main et, si ça coince, accuser l’autre. Une mécanique vieille comme le monde, où la faiblesse devient vertu et la panique stratégie. Les téléspectateurs, eux, digèrent les titres racoleurs et le suspense fabriqué, sans voir les dossiers lourds qui continuent de dormir dans les tiroirs : le Sahara occidental, les réseaux d’influence, la question mémorielle… rien n’a bougé.

Et pendant ce temps, l’Algérie a changé d’époque. La France n’est plus la puissance tutélaire, ni le passage obligé, ni la clé de voûte de la région. L’Algérie avance, calculant ses intérêts stratégiques à long terme, déjouant le double langage et renvoyant les postures françaises dans les poubelles de l’Histoire. L’apaisement de Paris ?

Une comédie médiatique. L’Algérie, elle, avance en silence, avec méthode et patience, loin des projecteurs et des scripts racoleurs.

France Télévisions, en choisissant le confort du consensuel et la sécurité diplomatique, a montré l’étendue de sa paresse intellectuelle et morale. La vérité ? Accessoire. L’audience ? Priorité. Les buzz et scandales fabriqués ? Fondement de la programmation. Pendant ce temps, l’Algérie ne se laisse plus instrumentaliser, elle ne se laisse plus infantiliser par le double langage français. L’apaisement verbal peut parfaitement coexister avec la pression feutrée : elle ne se trompe pas.

Il faut le dire sans détour : la France est en retard d’une époque. Elle tente de réparer une relation abîmée avec des gestes théâtraux et des promesses creuses, alors que la réalité a changé. L’Algérie ne cherche pas la rupture, mais elle refuse le double langage et l’instrumentalisation de sa souveraineté pour des débats internes français. L’époque où Alger absorbait toutes les tensions pour préserver le lien est révolue. Aujourd’hui, la relation se mesure à l’aune des intérêts réciproques, froide et calculée.

Et France Télévisions continue sa tragédie : transformer un feuilleton diplomatique en spectacle de boulevard, en accumulant clichés, scandales fabriqués et rumeurs savamment montées. Driencourt absent, Romatet omniprésent : la chaîne choisit le spectacle à la vérité, la sécurité à la responsabilité. Pendant que le public regarde, l’Algérie, elle, joue sur le temps long, souveraine et lucide, sans se laisser impressionner par les plateaux, les titres et les buzz.

En somme, France Télévisions ne fait pas que trahir l’exigence journalistique : elle révèle l’ampleur du mépris pour l’intelligence critique du spectateur et de la réalité politique. Et à la fin, le spectacle se retourne contre ceux qui l’organisent. La vérité, elle, finit toujours par percer. Et quand elle surgit, la France se retrouve, comme toujours, avec ses gestes hypocrites, ses belles paroles et ses comédies diplomatiques, face à une Algérie qui a déjà changé de monde.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

Le « Conseil de la paix » un instrument de domination globale !

Il faut rompre avec le langage feutré de la diplomatie pour nommer la réalité politique qui se dissimule derrière le projet de « Conseil de la paix » lancé par Donald Trump. Ce dispositif, présenté comme une réponse pragmatique à l’impuissance supposée de l’ONU, constitue en vérité l’une des offensives les plus dangereuses jamais menées contre le principe même d’un ordre international fondé sur le droit. Il ne s’agit pas de réformer la gouvernance mondiale, mais de la confisquer.

Le discours qui accompagne la naissance de ce Conseil relève d’une rhétorique bien rodée : l’ONU serait obsolète, inefficace, paralysée par ses propres règles. Cette critique, largement partagée, est cependant utilisée ici comme un prétexte. Car ce n’est pas l’échec du multilatéralisme qui est combattu, mais ce qu’il contient encore de contraignant pour les grandes puissances. L’ONU n’a pas échoué par excès de règles, mais par sabotage délibéré de celles-ci, au premier rang desquels, figure les États-Unis eux-mêmes.

Le « Conseil de la paix » n’est donc pas une alternative, mais une entreprise de substitution. Il vise à court-circuiter le système onusien en installant un organe parallèle, dépourvu de toute légitimité universelle, mais doté d’une efficacité redoutable précisément parce qu’il échappe à toute forme de contrôle collectif. Là où le Conseil de sécurité est bloqué par le droit de veto, Trump propose un organe où le veto devient personnel, concentré entre les mains d’un seul homme.

La Charte fondatrice du Conseil est, à cet égard, édifiante. Les États membres ne sont ni élus ni désignés selon un principe de représentation équitable, mais invités à titre discrétionnaire. Les mandats sont révocables, conditionnels, renouvelables à la convenance du président. Les contributions financières ouvrent droit à des privilèges politiques. La paix, désormais, se finance ; la légitimité s’achète ; la souveraineté se négocie.

Cette architecture institutionnelle rompt radicalement avec le socle minimal du droit international : l’égalité souveraine des États. Elle instaure un système hiérarchique, où quelques pays exécutent pendant qu’un seul décide. Donald Trump n’y agit pas comme un médiateur ou un garant, mais comme une autorité exécutive suprême, cumulant pouvoir de nomination, droit de veto et monopole de l’interprétation juridique. Le multilatéralisme est vidé de sa substance pour devenir une simple mise en scène.

Dans ce cadre, Gaza apparaît comme un laboratoire grandeur nature. Territoire déjà dévasté par des décennies de violations du droit international, il est aujourd’hui envisagé comme un terrain d’expérimentation pour cette nouvelle diplomatie de tutelle. La paix n’y est pas conçue comme l’expression du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais comme une opération de gestion confiée à une coalition d’États alignés. Si Gaza peut être administrée sans souveraineté, alors aucun pays du Sud n’est à l’abri.

Car le projet est fondamentalement exportable. Afrique, Amérique latine, Asie : partout où les équilibres régionaux résistent aux intérêts dominants, le « Conseil de la paix » pourra être invoqué pour justifier une mise sous contrôle politique, économique ou sécuritaire. La Charte ne prévoit aucun contre-pouvoir crédible, aucun mécanisme de reddition de comptes, aucune garantie pour les peuples concernés. L’arbitraire devient la norme, la stabilité un slogan.

L’objectif final est clair : marginaliser définitivement l’ONU. Non pas en la réformant, mais en l’asphyxiant. En détournant financements, légitimité et initiatives vers un organe concurrent, Washington prépare l’effacement progressif d’une institution pourtant centrale dans l’imaginaire juridique international. L’enterrement du multilatéralisme ne serait alors plus une conséquence involontaire de l’histoire, mais un choix politique assumé.

Sous ses apparences de modernité et d’efficacité, le « Conseil de la paix » consacre ainsi un monde régi par la loi du plus fort, maquillée en gouvernance responsable. Il transforme la paix en instrument de domination et le droit international en décor symbolique. Face à un tel projet, le silence équivaut à une approbation tacite. Le refuser n’est pas un acte idéologique, mais une nécessité politique.

Car lorsque la paix cesse d’être un droit pour devenir un outil de pouvoir, ce n’est plus la sécurité du monde qui est en jeu, mais sa soumission.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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