La falsification historique autour de “l’Algérie inventée”

 

Non, la France n’a pas “inventé” l’Algérie. Elle l’a conquise, détruite, redessinée  puis renommée. Ce n’est pas la même chose.

Il faut commencer par dire les choses clairement : brandir une lettre administrative de 1839 pour prétendre que l’Algérie n’existait pas avant la France n’est pas une découverte historique, c’est une manœuvre idéologique. Une vieille ficelle coloniale, recyclée aujourd’hui sous couvert d’érudition d’archives.

Oui, la lettre du général Schneider est authentique. Oui, elle fixe l’usage officiel du mot « Algérie » dans l’administration française. Mais non, elle ne prouve absolument pas que l’Algérie soit née d’un décret colonial, comme une création ex nihilo sortie d’un bureau parisien. Confondre acte de domination et acte de naissance, c’est déjà adopter le regard du colonisateur.

Car enfin, à ce compte-là, il faudrait soutenir que le Maroc n’existe que depuis sa reconnaissance internationale moderne, que l’Égypte commence avec l’occupation britannique, que l’Inde est une invention de la Couronne anglaise et que l’Allemagne n’existait pas avant Bismarck. C’est absurde mais c’est exactement la logique mobilisée ici.

Avant 1830, le territoire correspondant à l’Algérie actuelle n’était ni un vide politique, ni un chaos tribal. La Régence d’Alger, intégrée à l’Empire ottoman, était une entité souveraine reconnue, dotée d’institutions, d’un pouvoir central, d’une fiscalité, d’une armée, d’une diplomatie, et de frontières certes mouvantes, mais réelles — comme toutes les frontières prémodernes. Les puissances européennes traitaient avec elle. La France elle-même l’a reconnue avant de la conquérir.

Ce que fait la colonisation française, ce n’est pas créer un pays : c’est détruire un ordre existant, le fragmenter, le recomposer selon ses besoins militaires et économiques, puis le rebaptiser. Donner un nom administratif à un territoire conquis n’est pas un acte fondateur ; c’est un acte de pouvoir. La colonisation ne fait pas naître les peuples : elle les soumet.

Le plus révélateur reste l’argument sur la Kabylie. Présentée comme extérieure, voire étrangère à l’Algérie, elle est instrumentalisée selon un schéma bien connu. C’est exactement la grille coloniale du XIXᵉ siècle : opposer Kabyles et Arabes, montagnes et plaines, “sociétés libres” et “despotisme oriental”. Cette rhétorique n’a rien de neuf. Elle fut forgée pour diviser les résistances, et elle est aujourd’hui recyclée pour fracturer les mémoires.

Rappeler les spécificités historiques de la Kabylie est légitime. L’en extraire artificiellement pour nier une histoire commune relève d’un révisionnisme fonctionnel, qui ne sert ni la vérité historique ni les peuples du Maghreb. C’est une histoire contre l’histoire.

Car ce discours ne parle pas vraiment de 1839. Il parle du présent. Il parle de légitimité nationale, de concurrence mémorielle, de fractures géopolitiques contemporaines. Il utilise l’histoire non pour comprendre, mais pour délégitimer. Non pour éclairer, mais pour relativiser une souveraineté.

Il faut le dire sans détour : soutenir que l’Algérie est une invention française, c’est reprendre — consciemment ou non — le récit du colonisateur, celui qui fait de l’Europe le point zéro de l’existence politique des autres. C’est une vision du monde où un peuple ne commence à exister qu’à partir du moment où il est nommé par l’Occident.

Le Maghreb vaut mieux que cela. Son histoire est complexe, conflictuelle, plurielle — mais elle n’est pas née dans les bureaux du ministère français de la Guerre. L’archive coloniale est une source ; elle n’est pas une matrice. Et surtout, elle n’est jamais neutre.

Nommer n’est pas créer. Conquérir n’est pas fonder. Et coloniser n’a jamais donné naissance à un peuple seulement à des blessures durables.

Pauvre presse du Makhzen toujours à l’affut avec un argument central repose sur un lien de causalité douteux : Invention de l’Algérie. On peut souligner le ridicule de ce raisonnement.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 


Xavier Driencourt, ou la symphonie tragique du héros auto-proclamé :

14h35, l’heure fatale… Rien que l’introduction donne le ton : 14h35, ce moment cosmique où l’Algérie, selon Driencourt, aurait mobilisé tous ses satellites invisibles pour supprimer son interview. La précision horlogère est impressionnante… si vous étiez dans une pièce de théâtre absurde. Dans la vraie vie, les programmateurs télé jonglent avec des grilles, des contraintes techniques et des caprices éditoriaux. Mais non : dans l’univers Driencourt, chaque tic-tac de l’horloge est une manœuvre de « régime policier » qui complote contre la France et contre lui, le pauvre martyr.

L’Algérie n’a rien demandé, mais dans son imaginaire, elle devient une hydre omnipotente. La France ? Une fillette apeurée, tremblante, prête à obéir aux caprices d’Alger. Et lui, évidemment, le héros sacrificiel, le dernier rempart de la vérité, le Sisyphe moderne que tout complot écrase.

Paranoïa à l’état pur ou comment transformer une dépêche en crise diplomatique

Driencourt excelle dans l’art de l’escalade imaginaire : APSFrance 2 → suppression → scandale diplomatique → menace pour l’élection présidentielle française. À lire cela, on s’attend presque à voir Bond et sa vodka martini débarquer pour déjouer un complot algérien à Paris.

Son texte est un manifeste de paranoïa professionnelle : chaque événement concret est interprété comme une preuve de la conspiration mondiale contre lui. Même un simple changement de programme télé devient « la preuve irréfutable que l’Algérie manipule la France ». Il faut admirer le culot : transformer le hasard en complot avec la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Le narcissisme diplomatique, art majeur de Driencourt

Tout dans ce texte respire l’ego. Tout est centré sur lui. Chaque député, recteur, journaliste ou commentateur critique devient un agent de l’ombre, un complice d’Alger, un relais invisible d’un complot invisible.

Et lui ? Lui, bien sûr, est l’unique voix rationnelle, la seule conscience éclairée dans un monde de naïfs. Son obsession pour l’Algérie devient le fil conducteur d’une tragédie qu’il croit universelle. Mais ne vous y trompez pas : le seul danger réel ici est le narcissisme d’un homme persuadé que le monde entier (sauf le Makhzen du Maroc) conspira contre lui personnellement.

Le rapport de forces, mantra du ridicule

« L’Algérie ne comprend que le rapport de forces. » Phrase répétée comme un mantra, érigée en dogme. Et hop, voilà que la simple vérité du quotidien devient un affront insupportable, un scandale diplomatique, un crime contre l’humanité française du moins dans la logique Driencourt.

Le monde, nous explique-t-il, est une arène où l’Algérie tire les ficelles, et la France est un petit chat apeuré, prêt à se recroqueviller à la moindre grimace. Pendant ce temps, la France réelle, complexe et multiforme, continue de fonctionner, mais peu importe : Driencourt a besoin d’un méchant pour faire briller son héroïsme.

L’humour noir du réel face au pathos

Ce qui est fascinant, c’est la façon dont ce texte se dévore lui-même. Le complot est partout, le narcissisme est central, l’Algérie est omnipotente, la France est naïve. Le lecteur se retrouve pris dans un ballet grotesque où le seul spectacle digne d’intérêt est… le ridicule de l’auteur.

L’ironie est ici noire, douce-amère : Driencourt croit dénoncer une ingérence étrangère, mais il dévoile surtout son obsession, sa mauvaise foi et sa vision manichéenne. Le brûlant parfum du ridicule s’invite à chaque ligne, et laisse une sensation étrange : celle de lire un pamphlet contre soi-même, écrit par quelqu’un qui pense qu’il tient le monde en main.

Conclusion : quand l’ego devient tragédie nationale

À vouloir transformer des contraintes télévisuelles et des dépêches en crime d’État, Driencourt ne ridiculise pas l’Algérie. Il ridiculise sa propre paranoïa, sa propension à victimiser et sa croyance qu’il est le centre de l’univers diplomatique.

L’Algérie, en réalité, n’a rien demandé. Elle n’a rien fait. La France continue, elle, de négocier, de discuter, d’échanger… mais pour Driencourt, seul compte son théâtre intérieur. Son texte est un monument d’auto-glorification paranoïaque, une fresque d’ego démesuré, un opéra-comique écrit à la gloire de lui-même contre le monde.

La morale est limpide : à trop vouloir se poser en martyr, on finit par ne plus être crédible. Et surtout, on offre au lecteur le plus délicieux des plaisirs : la lecture d’un brûlot qui se consume de l’intérieur, de façon aussi cruelle que délicieusement ironique.

 A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Conseil de paix : critique marocaine, diplomatie algérienne

Depuis la publication de certains médias marocains, il semble nécessaire de remettre les pendules à l’heure. Critiquer l’Algérie pour son absence à une invitation ponctuelle relève moins d’une lecture objective que d’une tentative de transformer la visibilité en légitimité. La réalité, elle, est beaucoup plus simple : l’Algérie agit sur le terrain, avec constance et sérieux, tandis que certains cherchent la lumière pour masquer leurs frustrations.

Oui, l’administration américaine a constitué un Conseil de paix destiné à accompagner la stabilisation de Gaza. Mais être invité ne confère ni crédit moral absolu, ni autorité sur les solutions politiques. Critiquer l’Algérie pour sa non-participation ponctuelle est un tour de passe-passe médiatique : il transforme la présence en reconnaissance et la non-présence en prétendue faiblesse. Or l’Algérie a voté le plan américain à l’ONU et soutient activement les initiatives de dialogue et d’aide humanitaire. Elle agit, sans fanfare, sans besoin de gesticulations ni de campagnes de communication.

Le Maroc, dans son empressement à se poser en médiateur exclusif, oublie un principe fondamental de la diplomatie : l’action réelle prime sur la visibilité médiatique. Critiquer Alger pour sa discrétion, c’est confondre mise en scène et efficacité. La diplomatie algérienne ne mesure pas son influence aux invitations ponctuelles mais à la constance et à la crédibilité sur le long terme. Elle ne transforme pas chaque initiative en tribune médiatique et ne cherche pas à instrumentaliser le conflit pour gagner un capital symbolique.

Les médias marocains dénoncent une « manœuvre ambiguë » et estiment le Royaume voisin de supplanter l’Algérie, sans pour autant mentionné le prix du siège occupé. Mais ces accusations occultent la vérité : ce n’est pas l’Algérie qui est absente du dossier palestinien, ni qui cherche la controverse. C’est au contraire une lecture partiale et politisée, qui confond ego et stratégie, visibilité et légitimité.

Le Maroc se vante de son rôle historique et de sa reconnaissance internationale, mais il oublie qu’un Conseil de paix ne peut pas remplacer la constance d’une diplomatie responsable. Critiquer l’Algérie pour sa discrétion revient à inverser les valeurs : la constance et l’efficacité ne se mesurent pas aux caprices médiatiques.

En réalité, l’Algérie reste un acteur central dans le dialogue régional et dans le soutien au peuple palestinien. Elle agit sur le terrain, maintient la cohérence de sa politique et préserve son influence internationale. Les accusations marocaines révèlent moins un déficit algérien qu’un besoin de légitimation médiatique. L’Algérie, elle, construit sa diplomatie avec sérieux et pragmatisme. Elle ne répond pas aux campagnes de bruit, mais aux défis réels.

Moralité : critiquer l’Algérie pour ne pas être sous projecteur, c’est ignorer que la diplomatie se mesure à l’action, pas à l’image. Et sur ce terrain, l’Algérie continue d’avancer, silencieuse mais déterminée, pendant que certains s’épuisent à hurler dans les colonnes. Le problème, une fois encore, n’est pas l’Algérie. Le problème, c’est le Maroc et ses propres contradictions.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Le souverain du Makhzen en pleine activité… de fiction

Ou l’art de gouverner un peuple à coups de communiqués enchantés

Il faut un talent rare pour parler d’un peuple sans jamais le regarder. Un art consommé pour invoquer le citoyen tout en l’effaçant. Le dernier communiqué royal sur la Coupe d’Afrique des Nations en est une démonstration magistrale : un long poème officiel où le  Makhzen  triomphe, l’Afrique applaudit, le Roi remercie… pendant que le peuple, lui, reste hors champ, comme un figurant inutile dans sa propre histoire.

Bienvenue dans le royaume d’un Makhzen de la réalité alternative, là où le football sert de rideau, la ferveur populaire de maquillage, et la monarchie de narrateur omniscient.

Un Roi partout, un peuple nulle part

Tout est dit, tout est célébré, tout est béni. Le Makhzen progresse, le modèle est « singulier et performant », le citoyen est « au centre de toutes les ambitions ». Formidable. À tel point qu’on se demande où se cache ce citoyen si central. Dans les quartiers oubliés ? Dans les campagnes asséchées ? Dans les hôpitaux délabrés ? Dans les files du chômage ?

Non. Le sujet marocain du communiqué est un personnage abstrait, une silhouette souriante, utile uniquement pour applaudir, remercier et soutenir. Il n’existe que comme décor émotionnel de la grandeur royale. Un figurant patriote, silencieux et reconnaissant.

La Coupe d’Afrique comme anesthésiant politique

Le procédé est vieux comme les monarchies fatiguées : quand le réel grince, on sort le spectacle. Quand le quotidien brûle, on distribue de la ferveur. Quand les inégalités explosent, on parle de football, d’infrastructures et de « rayonnement continental ».

La CAN devient ainsi un outil de blanchiment politique. Tout succès sportif est recyclé en victoire du Makhzen. Tout cri de joie est interprété comme une approbation tacite du pouvoir. Le ballon rond roule sur les fissures sociales, et l’on espère que personne ne regardera sous le tapis.

L’art royal de l’autosatisfaction permanente

Le texte est une litanie de superlatifs : magnifique, historique, exemplaire, remarquable. À force de s’auto-congratuler, le discours finit par ressembler à une caricature de lui-même. Le Roi remercie, félicite, salue, encourage… comme s’il se parlait à lui-même à travers un miroir officiel.

Et quand surgissent des incidents, violences, débordements, tensions, ils deviennent aussitôt de simples « épisodes malheureux », presque poétiques, aussitôt dissous dans la « fraternité interafricaine ». Le réel dérange ? On le dilue. La colère existe ? On la nie. Le malaise social ? Inexistant dans la prose royale.

Le déni comme méthode de gouvernement

La phrase est révélatrice : face au « dénigrement », le Makhzen et son  Roi sont « persuadés que les desseins hostiles ne parviendront jamais à leurs fins ». Traduction : toute critique est hostile, toute contestation est suspecte, toute voix dissonante est un complot.

C’est la vieille recette autoritaire : disqualifier la critique avant même qu’elle ne parle. Transformer le désaccord en trahison. Présenter la monarchie comme éternellement vertueuse, donc éternellement innocente.

La proximité imaginaire d’un Roi lointain

On nous parle de « proximité cultivée au fil des siècles ». Belle formule. Presque poétique. Mais à force d’être répétée, elle sonne creux. La proximité proclamée n’est qu’un slogan quand elle ne se traduit ni par justice sociale, ni par égalité réelle, ni par dignité vécue.

Le Makhzen parle au peuple, jamais avec lui. il le célèbre à distance, comme on célèbre une foule depuis un balcon : avec chaleur, mais sans contact.

Conclusion : le mensonge en costume d’apparat

Ce communiqué n’est pas un message. C’est une mise en scène. Une chorégraphie verbale où le Roi incarne à la fois le visionnaire, le bâtisseur, le rassembleur et le sage africain pendant que le peuple, lui, continue de vivre hors du texte, hors du cadre, hors de la fête.

À force de peindre un Maroc irréel, le pouvoir finit par avouer son plus grand aveu : il ne regarde plus le pays tel qu’il est, mais tel qu’il voudrait qu’on le croie.

Et c’est là que le rire devient noir. Car pendant que le discours royal s’auto-congratule, le réel, lui, n’applaudit plus. Il attend. Il observe. Et il n’oublie pas.

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France 2026 : les diasporas ont remplacé Dupont-Lajoie et Zemmour le très Français :

On croyait que le racisme était l’affaire exclusive de l’oncle franchouillard et du béret basque ? Surprise : il a changé de visage. Il est né avec les diasporas, il circule sur les réseaux, il se dispute sur les terrains de foot, et il se nourrit de l’histoire qu’on lui sert pour le rendre spectaculaire.

Ah ! La France contemporaine : pays des Lumières, des droits de l’homme et… de la panique multiraciale dès qu’un ballon touche le filet. La finale de la CAN 2026, Maroc contre Sénégal, a été la petite étincelle, et voilà que les réseaux sociaux se transforment en arène de gladiateurs numériques : insultes, menaces, invectives raciales. « Animaux », « macaques », « bougnoules », « esclaves »… Et tout cela en France, pays qui, officiellement, n’a rien à voir avec ce match. Démonstration : le racisme n’a plus de frontières, ni de logique, ni de chronologie.

Le texte français nous explique doctement que les diasporas ont importé le racisme. L’argument est charmant : l’Europe aurait accueilli des populations diverses, et voilà que la société française se transforme en Théâtre de la haine universelle. Les mauvais coupables sont déjà identifiés : pas Dupont-Lajoie, pas le petit Blanc de province, pas le Zemmour de souche non, c’est le jeune Maghrébin, l’Africain francophone, le descendant de l’Afrique subsaharienne. Tout un monde à criminaliser, un écosystème d’ethnies et de croyances à cataloguer, classer, punir… pour l’exemple.

Et puis, bien sûr, il faut sortir l’artillerie lourde de la morale historique. Treize siècles de traite arabo-musulmane, 17 millions de victimes noires, Zanzibar en flammes, esclavage, mutilations. On sert ça aux adolescents marocains et sénégalais nés en France comme un menu dégustation de culpabilité. Histoire, sociologie, football et réseaux sociaux fusionnent dans un cocktail explosif, que la France bien-pensante avale comme du petit lait. Les jeunes insulaires du web ne font que reproduire… mais attention : ce n’est jamais de la responsabilité occidentale, oh non. La faute est toujours ailleurs.

Le pompon arrive avec l’islam, censé transcender tout. Le roi du Maroc, descendant du Prophète, et les soufis sénégalais sont là pour rappeler que la spiritualité existe… mais la magie échoue : l’unité des croyants n’a jamais suffi à contenir la haine raciale. Étonnant, non ? Peut-être que la religion n’a jamais été un manuel de bonnes manières pour le football, ni un antidote aux frustrations sportives.

Le festival continue : les médias français dénoncent les insultes comme si elles étaient des catastrophes nationales, mais passent sous silence le fait que la société a toujours été un chaos organisé. Turcs contre Arméniens, Maghrébins contre Africains, Roms contre tout le monde… La France multiraciale n’a pas inventé le racisme ; elle l’a importé, remixé, digitalisé et décoré avec des hashtags.

Et la touche finale : Emmanuel Macron et ses diasporas heureuses. France 2026 : première diaspora subsaharienne d’Europe, première diaspora maghrébine, première diaspora musulmane… Bravo ! Et maintenant ? On se félicite des records, on distribue des prix moraux et on s’étonne que les jeunes se répondent avec des insultes vieilles de plusieurs siècles. Bienvenue dans la France de l’ironie historique : pays qui accueille et condamne, félicite et accuse, admet et nie, tout à la fois.

Le résultat est limpide : la France contemporaine, celle de la bien-pensance et de l’indignation calibrée, a créé son propre monstre. Le racisme n’est plus ce vieux blanc grognon au repas de Noël ; il a migré, il a appris à tweeter, il connaît les dérives historiques et s’exprime avec style. Il est devenu un feu diffus, multiforme, implacable, qui consume le texte officiel français lui-même avant que vous n’ayez le temps de lever le doigt.

Alors rions, jaune, bien sûr. Rions de ces moralistes qui nous expliquent que la haine est importée, calibrée et visible seulement quand elle touche des communautés qu’ils peuvent pointer du doigt. Rions de cette France qui veut être universelle tout en enfermant ses habitants dans des cages ethniques. Rions… mais brûlons en silence, car le feu est bien réel. Il couve dans les diasporas, dans l’histoire et dans le regard de ceux qui, chaque jour, doivent naviguer entre la réalité sociale et le fantasme moralisateur.

Bienvenue dans la France 2026 : multiraciale, multiraciste et magistralement absurde.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet

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La France selon eux : un peuple empaillé, une peur vivante

Quand l’extrême droite ne débat plus, elle délire et appelle cela lucidité.

Ils parlent d’aveu. En réalité, ils confessent avec vision manichéenne et paranoïaque.
Confession d’un imaginaire en ruine, d’une démocratie tolérée tant qu’elle ne change rien, d’un peuple acceptable seulement s’il reste conforme à la photo jaunie qu’ils en ont gardée.

Le « scandale » Mélenchon n’est qu’un prétexte. Une phrase sortie de son contexte, recodée idéologiquement, puis livrée à la meute. La « Nouvelle France » devient aussitôt une France illégitime, étrangère à elle-même, coupable d’exister autrement. Ce n’est pas une analyse politique : c’est un réflexe identitaire de panique.

Tocqueville est invoqué, comme toujours, pour la décoration. Mais sitôt cité, il est trahi. Lui parlait du renouvellement démocratique ; eux n’entendent que remplacement biologique. Là où Tocqueville pensait citoyens, ils ne savent compter que des corps. La démocratie, chez eux, est acceptable à condition d’être immobile.

Le reste est une litanie obsessionnelle. Immigration égale islam. Démographie égale islam. Europe égale islam. Silence de Macron égale complicité. Le mot devient un fourre-tout, une menace abstraite, un bruit de fond anxiogène destiné à dispenser de toute pensée. Aucun chiffre, aucun mécanisme, aucune temporalité : seulement la peur, répétée jusqu’à saturation.

Même Donald Trump, caricaturé en fou dangereux quand il s’agit de l’Amérique, est soudain recyclé en prophète clairvoyant dès qu’il parle d’Europe. L’anti-américanisme s’efface aussitôt qu’il confirme leurs obsessions. La cohérence n’est pas une valeur : seule compte la validation du fantasme.

Quant au « grand remplacement », le masque est tombé. Hier nié, aujourd’hui revendiqué. Ce n’est plus une hypothèse, mais un dogme. Plus besoin de prouver : on affirme. Plus besoin de convaincre : on martèle. Ce n’est plus une thèse politique, c’est un récit de fin du monde, imperméable au réel.

Et puis vient la phrase de trop — celle qui dit tout. Le « parti de l’étranger ». Les « traîtres ». L’« entrisme ». Nous n’y sommes plus dans le débat démocratique, mais dans la désignation morale. L’adversaire n’est plus un citoyen, c’est une menace intérieure. Ce vocabulaire n’a rien d’innocent : il est l’empreinte de toutes les droites autoritaires quand elles sentent que le monde leur échappe.

Ils parlent de chemin de Damas. Mais encore faudrait-il accepter la chute, le renoncement, la remise en question. Or ils ne descendent pas de cheval : ils tournent en rond, persuadés que l’histoire les agresse parce qu’elle continue sans eux.

La France n’est pas en train de disparaître. Elle change, comme elle l’a toujours fait. Ce qui se délite, en revanche, c’est une vision mortifère du politique, incapable d’aimer un peuple réel, vivant, contradictoire.
Alors ils préfèrent un peuple figé. Empaillé. Silencieux. Un peuple mort — mais rassurant.

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CAN 2026 : le marocain se découvre avec collège des fadaises et autocongratulation :


Ah, la CAN 2026 ! Moment sacré où le football africain devient, pour certains chroniqueurs marocains, un laboratoire de la civilisation, une leçon d’anthropologie et un style anxiogène et dramatique… une tribune pour fustiger l’Algérie. Rien que ça. Oui, pendant que le ballon roule, que les stades brillent et que les supporters vibrent, certains se transforment en moralistes d’opérette, distribuant des diagnostics de santé mentale à un État entier.

Répétons-le : « des asiles psychiatriques pour État n’existent pas encore », mais selon notre observateur, l’Algérie devrait y figurer en tête de liste. Les Algériens ? Malades. Le régime ? Obscène. Et tout cela sur fond de football. Les mots sont lourds, emphatiques, mais la logique, elle, est restée au vestiaire. Le chroniqueur se croit poète et analyste, il est surtout un collégien de la rhétorique, jouant à l’universitaire avec ses clichés.

Chaque anecdote devient un sermon : le penalty manqué de Brahim Diaz, les vidéos « indécentes » envoyées par des amis sénégalais, la violence physique sur le terrain… Tout est transformé en preuve que l’Afrique et l’Algérie sont foncièrement irrationnelles, incapables de fair-play, et bien sûr, jalouses du Maroc. Le foot n’est plus un sport, c’est une leçon de morale à l’emporte-pièce, un théâtre où la supposée supériorité marocaine se pavane au détriment des voisins.

Et puis, ce bijou : « Nous avons été et nous sommes au-delà du football ». Oui, bien sûr. Au-delà du football ? Non, au-delà du ridicule. Le texte se prend pour un traité philosophique sur la nature humaine, mais il n’est qu’un enchaînement de jugements collectifs et de stéréotypes, emballés dans des phrases qui sentent la suffisance. Le vrai spectateur retient surtout que le chroniqueur a confondu la CAN avec le collège des fadaises appliquées.

La répétition des clichés, les attaques ad hominem contre les Algériens et la glorification constante du Maroc ne sont pas seulement agaçantes, elles sont comiques. On dirait un feuilleton moral à épisodes: «Aujourd’hui, le Maroc brille, demain, le voisin malade mental».

Le style prétend « réflexif », le fond est une succession de platitudes et de jugements gratuits. Le sarcasme involontaire de ce texte est si dense qu’il en devient littéralement savoureux pour le lecteur critique.

Ironie finale : ce texte se veut magistral, profond, réfléchi, au ton auto-congratulant. Il n’est que panache sans substance, autocongratulation sans éclat, pamphlet sans logique, un ballon gonflé de suffisance qui éclate dès qu’on le touche. Et nous, lecteurs, restons là, mi-amusés, mi-éberlués, devant ce feu d’artifice verbal : la rhétorique peut brûler mais ici, elle n’a même pas allumé une étincelle.

La morale ? Entre un match de football et un bulletin de collège, il y a un monde. Certains chroniqueurs marocains en bons sujets de Palais, l’ont franchi pour se vautrer dans le ridicule et traiter les Algériens de fous. Merci pour le spectacle : la plume est acérée, mais la cervelle est restée au vestiaire.

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Trump, Gaza et le roi philosophe : petite fable royale pour presse obéissante :

Quand la presse courtisane applaudit le mensonge décoratif et tente de prendre les sujets du Makhzen comme des canards et derrière un récit diplomatique lisse et solennel, une presse complaisante fabrique un mythe : celui d’une sagesse monarchique convoquée par Donald Trump pour pacifier Gaza. Cette tribune démonte, ironise et expose les ficelles d’une propagande qui confond communication, prestige et paix réelle, au mépris des faits, du droit international et des morts bien réels.

Donald Trump aurait donc trouvé la solution au chaos moyen-oriental : demander conseil. Pas à des diplomates, pas à l’ONU, pas aux Palestiniens eux-mêmes non  mais à la “sagesse”. Une sagesse royale, évidemment. Car quand les bombes tombent, rien ne vaut un adjectif bien choisi.

Selon une certaine presse marocaine, Donald Trump ce même homme qui a piétiné le droit international avec l’enthousiasme d’un promoteur immobilier  se serait soudain souvenu que la paix ne s’improvise pas sans l’éclairage philosophique du palais royal de Rabat. On imagine la scène : Gaza en ruines, Washington perplexe, et quelque part, la monarchie marocaine convoquée comme oracle géopolitique.

Le récit est propre, lisse, rassurant. Trop. Car ce texte ne décrit pas la réalité : il la maquille.

Trump n’a jamais cherché la paix, il a cherché la photo. Il n’a jamais défendu les Palestiniens, il les a effacés. Il n’a jamais respecté la légalité internationale, il l’a contournée, ridiculisée, enterrée sous le mot “deal”.

Mais qu’importe : dans cette fable, le réel est accessoire. L’essentiel est ailleurs dans la construction d’un mythe. Celui d’un Maroc présenté comme pivot cosmique de la paix mondiale, consulté comme on consulte un sage taoïste avant une guerre.

On convoque alors l’expert attitré, sorte de prêtre laïc de la géopolitique officielle, qui récite le catéchisme : sagesse, patience, anticipation, confiance universelle. Pas une contradiction. Pas une nuance. Pas une question. La paix devient une posture, la Palestine un alibi moral, Gaza une abstraction polie.

Le plus ironique ou le plus cynique  reste cette invocation obsessionnelle du Comité Al-Qods, brandi comme certificat de vertu, pendant que Jérusalem est méthodiquement vidée de sa dimension palestinienne, pierre après pierre, droit après droit.

La presse du Makhzen ne défend pas la Palestine, elle l’exploite symboliquement. Il ne parle pas de paix. Elle parle de prestige.

Elle ne fait pas de politique internationale. Elle fait de la communication monarchique sous perfusion journalistique.

Et au final, cette prose laisse un goût étrange : celui d’un rire involontaire, presque gêné. Un rire noir. Car pendant qu’on encense la sagesse, les bombes tombent toujours. Pendant qu’on couronne les rois de papier, les civils meurent pour de vrai.

La paix, la vraie, ne se proclame pas dans un article complaisant. Elle se construit contre les puissants, pas avec leurs mythologies. Et certainement pas avec Donald Trump comme messager.

Cette presse courtisane d’un roi en papier absent sur scène, ne brûle pas. Elle anesthésie  et c’est peut-être pire, nous voilà avec un royaume des Milles et Une Nuits.


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France–Algérie : récits médiatiques pour sa Majesté du Makhzen ou l’applaudissement du mensonge décoratif :

La dégradation actuelle des relations entre la France et l’Algérie ne relève ni du hasard ni d’un malentendu culturel. Elle est le produit de choix politiques précis, de ruptures stratégiques assumées et d’un environnement médiatique de plus en plus enclin à substituer le récit émotionnel à l’analyse géopolitique. Un article de la presse du Palais récemment consacré à l’émission Complément d’enquête s’inscrit pleinement dans cette dérive. De nouveau dans leurs jérémiades contre l’Algérie, la presse courtisane du Makhzen semble encore une fois de plus être versée dans le ridicule pour aller chercher des  personnes non éclairées pour donner une explication alternative à laquelle ils s'accrochent d'autant plus fermement qu'ils ont besoin de certitudes.

Sous couvert d’investigation, il ne propose pas une lecture stratégique des tensions franco-algériennes, mais une construction idéologique visant à désigner l’Algérie comme un acteur intrinsèquement hostile, irrationnel et déstabilisateur. Ce procédé n’éclaire pas la réalité : il la simplifie, la durcit et, surtout, l’instrumentalise.

Du journalisme d’enquête au narratif de confrontation Le premier problème posé par ce texte est méthodologique. Des témoignages individuels, des procédures judiciaires en cours et des accusations non jugées y sont agrégés pour former un récit global de culpabilité étatique. Cette logique relève moins de l’enquête que du réquisitoire.

En géopolitique, la confusion entre faits établis, soupçons et récits militants est toujours dangereuse. Elle crée une illusion de cohérence là où il n’y a souvent qu’une juxtaposition d’éléments hétérogènes, interprétés à sens unique. L’État de droit, que l’on invoque pourtant à longueur de tribunes, ne saurait fonctionner sur la base de présomptions médiatiques ni de procès par association.

L’amalgame comme arme politique : Le cœur idéologique de ce discours repose sur un amalgame systémique : État algérien, régime, institutions, services de renseignement, diaspora, élus binationaux et citoyens d’origine algérienne sont fondus dans un même ensemble soupçonné de duplicité. Ce glissement n’est pas anodin. Il transforme un désaccord politique en soupçon identitaire et substitue à la critique des politiques publiques une mise en cause diffuse des appartenances.

Une telle logique est non seulement infondée, mais politiquement irresponsable. Elle fragilise la cohésion nationale française, nourrit les réflexes de stigmatisation et révèle une incapacité persistante à penser les relations postcoloniales autrement que sous l’angle de la défiance.

Le Sahara occidental : le véritable point de rupture stratégique : Contrairement à ce que suggèrent certains récits médiatiques, la crise actuelle ne procède pas d’une prétendue « obsession algérienne », mais d’une rupture stratégique majeure : la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision constitue un renversement de doctrine diplomatique française et une remise en cause d’un cadre international fondé sur les résolutions des Nations unies.

Dans toute lecture réaliste des relations internationales, une telle inflexion ne peut être considérée comme secondaire. Elle touche à un dossier que l’Algérie considère, depuis des décennies, comme un enjeu central de sécurité régionale et de stabilité maghrébine. Feindre l’étonnement face à la réaction algérienne relève moins de l’analyse que de la posture.

La contradiction stratégique française : Le discours dominant oscille désormais entre deux postures incompatibles : présenter l’Algérie comme un acteur agressif et hostile, tout en reprochant aux médias ou aux autorités françaises toute prudence susceptible de ménager la relation bilatérale. Cette contradiction traduit une hésitation stratégique profonde entre posture morale et réalisme diplomatique.

Or, dans les relations internationales, l’ambiguïté prolongée n’est jamais perçue comme une subtilité, mais comme une faiblesse. Elle nourrit la défiance, alimente les surenchères et obère toute possibilité de dialogue structuré.

La diabolisation comme substitut à la politique étrangère : À défaut d’une vision claire et cohérente de sa relation avec l’Algérie, une partie du débat public français semble avoir opté pour une stratégie de diabolisation progressive. Celle-ci offre l’illusion du confort moral, mais conduit inévitablement à l’impasse diplomatique.

L’Algérie n’est ni un allié naturel ni un ennemi structurel de la France. Elle est une puissance régionale autonome, avec ses intérêts, ses lignes rouges et sa propre lecture du monde. La réduire à une entité pathologique ou intrinsèquement hostile ne renforce ni l’influence française au Maghreb ni la stabilité régionale.

Une ingérence médiatique qui ne dit pas son nom : Il convient enfin de nommer une réalité trop souvent passée sous silence : le rôle actif et assumé de certains médias marocains dans l’exacerbation des tensions entre la France et l’Algérie. Que des organes de presse étrangers celles du Makhzen plus particulièrement,  clairement alignés sur une stratégie étatique régionale, se posent en arbitres des relations franco-algériennes pose une question simple : de quoi se mêlent-ils ?

Cette irruption constante d’une presse marocaine ouvertement partisane dans un débat bilatéral qui ne la concerne pas directement relève moins de l’analyse que de l’instrumentalisation. Elle vise à exporter un conflit régional, celui du Sahara occidental en enrôlant des acteurs tiers et en orientant l’opinion publique française contre l’Algérie.

Il est pour le moins paradoxal de voir ces mêmes médias dénoncer des ingérences qu’ils pratiquent eux-mêmes sans retenue, transformant un différend diplomatique complexe en campagne narrative permanente. Cette diplomatie médiatique de contournement ne sert ni la stabilité régionale ni la clarté du débat public.

Les relations entre la France et l’Algérie relèvent d’un dialogue entre deux États souverains, façonné par l’histoire, les intérêts stratégiques et les rapports de force. Elles ne gagneront rien à être prises en otage par des narratifs exogènes dictés par des agendas régionaux qui ne disent pas leur nom.

En matière de relations internationales, une règle élémentaire s’impose : chacun à sa place. Le reste n’est que bruit, interférences et calculs mal dissimulés dont le Palais Royal du Makhzen semble avoir très mal dans ses assises !

Le dilettantisme marocain est impressionnant, c’est avoir mal aux fesses! 

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/