A Madrid : le Makhzen au rôle du fou du Roi :

le fou du Roi

Madrid, capitale du café, des tapas… et apparemment du grand démasquage diplomatique. Selon la chronique marocaine, l’Algérie y aurait enfin enlevé son masque : l’«observateur» n’est plus un simple spectateur. Suspense : elle est désormais coupable. Culpabilité ? Participation ? Peu importe, la répétition suffit à convaincre.

Acte I : La posture improbable

Dans son Tberguig, la presse courtisane du Makhzen nous dit :

 « Comment se dire extérieur à un conflit tout en accompagnant chacune de ses inflexions… »

Ah ! La logique implacable du pamphlet : si tu existes dans une pièce, tu es déjà complice. Participer à une table ronde devient crime de guerre, rester silencieux devient aveu de culpabilité. La diplomatie est ici réduite à un théâtre de polar, avec un casting accusatoire.

Acte II : Le Polisario, ce bouc émissaire

Avec son Tberguig  la presse courtisane du Makhzen nous apprend :

L’accueil du Polisario est présenté comme preuve irréfutable de « rôle actif dans le conflit ». Fantastique : ouvrir une porte à des réfugiés, c’est désormais déclarer la guerre. Prochainement, respirer le même air qu’un diplomate rebelle sera un crime. Le texte transforme la générosité et le droit d’asile en forfaits militaires. On applaudit la créativité rhétorique, mais la géopolitique en prend un coup.

Acte III : La reconnaissance implicite

Dans son Tberguig, la presse courtisane du Makhzen nous dit :

« …épisode interprété comme la reconnaissance implicite d’un rôle déterminant… »

Traduction : vous étiez assis à la table ? Vous êtes déjà coupable. C’est élégant, poétique… et faux. La présence à Genève ou Madrid ne fait pas d’un État un acteur invisible du conflit. Mais pourquoi laisser la réalité briser un bon scénario du Makhzen ?

Acte IV : Résolution 2797 ou le triomphe annoncé

Avec son Tberguig  la presse courtisane du Makhzen dit :

Le texte nous vend la résolution comme une victoire définitive du plan marocain. Oh ! Quelle surprise : un document qui qualifie une proposition de « sérieuse et crédible » devient une déclaration universelle de victoire. Prochainement, on verra le dictionnaire se plier aux éditoriaux. La rhétorique triomphe de la logique.

Acte V : Silence = aveu

Dans son Tberguig, la presse courtisane du Makhzen nous dit :

 « …la manière la plus sûre de ne pas être associé à une dynamique aura été de ne pas en parler. »

Silence algérien = confession implicite. Voilà la lecture psychologique la plus pratique depuis Freud : ne rien dire devient preuve de culpabilité. Une merveille de sophisme, empaquetée dans une formule journalistique chic : « silence très bavard ». À ce stade, respirer serait déjà suspect.

Acte VI : Le grand final

Avec son Tberguig  la presse courtisane du Makhzen nous apprend :

Madrid devient le théâtre cosmique où l’Algérie est enfin démasquée. La fiction de l’«observateur» se termine : participation = implication, silence = aveu, réunion = preuve de culpabilité. Tout est clair ! Enfin, pour ceux qui ont fermé les yeux sur le droit international, l’autodétermination et les règles de la diplomatie multilatérale.

Épilogue :

Ce texte n’est pas une analyse, c’est un pamphlet. Chaque phrase est une flèche, chaque omission un artifice. Les faits sont pliés, la spéculation est reine, la charge émotionnelle omniprésente. Madrid n’était pas un dialogue, c’était un remake de Sherlock Holmes où la seule vérité admise est celle du scénario marocain.

Le rire noir ? Il est dans la prétention : transformer des interprétations en certitudes, des silences en aveux, et des tables rondes en champs de bataille. Très certainement lié à la consommation de Hachisch et l’oisiveté qui favorise la curiosité. On regarde, on commente ce qu’on a vu ou pas vu, on diffuse une information, il peut aussi s’agir parfois d’une sorte de chasse au scoop. Chapeau pour le style, mais un peu de réalité ne ferait pas de mal.

Devant un tel enthousiasme pour la médisance et le commérage marocain, ainsi que toutes les élucubrations journalistiques marocaines, la tête en l’air, gobent les mouches, nous, Algériens, avons préféré ne rien dire !

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

L’Antisémitisme : L’art du mensonge victimaire :

L'antisemitisme 

Je me souviens avoir lu que des commentateurs juifs avoir réagir aux propos d’un universitaire qui expliquait que la traite négriere s’était faite en Afrique avec la complicité des Juifs du continent européen, en effet tous ces commentateurs sans exception et sans la moindre nuance dans les propos, s’affirmaient être scandaliser qu’on puisse oser énoncer une chose pareille (que des Juifs participaient à la traite) alors que c’est pourtant un fait historique indubitable et parfaitement établi !

Ce n’étaient que des hurlements de protestation envers une vérité historique qui tombe sous le sens. L’histoire des juifs est à l’image de ceux-ci, mêlant le pire et le meilleur, dans cette société ethniquement cloisonnée, seules les minorités ont le droit de revendiquer leur identité. Le juif a encore des efforts à faire.

Aujourd’hui, les juifs en France sont une communauté, une presse  élargie, un parti politique, une synagogue, un lobby, un club, une société secrète et  tout cela. Ils  ont en commun  l’origine,  les croyances, la classe sociale,  les opinions  les comportements. Ce qui est moyenâgeux, c’est lorsque le fait communautaire implique un isolement dans des modes de vie, un repli sur soi dans des relations sociales, à hurler en permanence à l'antisémitisme, pour venir ensuite sangloter contre une certaine exclusion, après avoir tout fait pour s'affirmer différent, relève alors de la plus profonde hypocrisie, c'est à la fois dégueulasse et indigne, c’est dire que le communautarisme juif en prenant son fantasme pour la réalité, ne cesse de planifier de la revendication de droits religieux, des droits spécifiques qui priment sur les droits sociétales de toute un  pays afin de se préserver de toute influence.

Tout ceci ne change rien au fait qu'en Europe et ailleurs de par le monde et après le massacre des Palestiniens, détester les juifs soit devenu tendance dans une large partie de la jeunesse mondiale et qu'une partie des politiques extrémistes fasse leur jeu. Je préfère ne pas élaborer ici sur la présence dans l'actuel gouvernement israélien des NatanyahouBen GvirSmotrich dont le fanatisme religieux primaire, indigne de la tradition juive, n'a pas grand-chose à envier à ceux des Nazismes, ils sont des terroristes, meurtriers assoiffés de sang et aveuglés par leurs visions de la religion débilitante, ils sont une menace pour la population israélienne et leur messianisme primaire menace aussi à terme l'existence de l'état. Ce type de comportement est la première cause de l'antisémitisme

Les juifs lasseraient la patience des anges.

Les juifs se prennent pour un peuple dominateur, c'est tout le problème des juifs et la cause première de l'antijudaïsme, c'est qu'ils ne se remettent jamais en question. Et même avec 200 têtes nucléaires et tout leur arsenal militaire plus celui de la plus puissante armée du monde, ils vont te raconter qu'ils sont du "gibier" pourchassés par des va-nu-pieds armés de lance-pierres. Et la moindre objection ou critique, reste au mieux complice des terroristes, au pire un antisémite patenté.

Tout ceci ne change rien au fait qu'en Europe et ailleurs de par le monde et après le massacre des Palestiniens, détester les juifs soit devenu tendance dans une large partie de la jeunesse mondiale et qu'une partie des politiques extrémistes fasse leur jeu.

Parce que la plupart de de juifs, à commencer par ceux des médias sont profondément pénétrés d'un racisme enflé: ils sont persuadés que les juifs sont, par construction, incapables de prendre vis-à-vis de leur religion la même distance que les musulmans  ou les chrétiens. Tant qu'on considèrera les juifs comme les autres, qu'on les jugera avec les mêmes critères, ils se croiront fondés à penser que la religion des autres ne mérite pas les mêmes égards que la leur et  force est de constater que depuis cette invasion ils sont dans toutes les structures publique et copains avec les autres magouilleurs politiques de tous poils ainsi que les autres mondes merdeux de type associatifs et médiatiques. Je crains fortement que le pays France devenu la risée du monde ne s'en sortira pas sans cris et larmes.

Cependant et dans les faits dans les discours même les plus officiels, dans les comportements de ceux qui, bien que non juifs accourent et se précipitent au dîner du CRIF, la France par ses représentants officialise l'existence d’une communauté, par essence contradicteur, sans au passage, vouloir admettre que dans ce cas les Français dits de souche pourraient eux-mêmes revendiquer une identité propre. On peut constater aussi que la neutralité n'existe pas quand les méfaits, crimes et délits, des membres de cette communauté sont systématiquement minorés, camouflés (par des Kevin ou des Mattéo imaginaires par exemple), excusés par la psychiatrie et la sociologie, tandis que les attaques subies par la communauté des français musulmans fait l'objet de discours indignés sans évidemment désigner les coupables. Il existe donc objectivement une espèce protégée et une autre qui a droit aux discours de compassion et c'est tout.

Pourtant cela ne donne pas un blanc-seing à la communauté juive en France pour demander des accommodements que l'on tente de réprimer chez les Musulmans. Exemple: on entend souvent des Juifs se plaindre de ne pas pouvoir porter la kippa dans la rue.

Pourquoi le feraient-ils?

Mais la France ainsi soumise peut-être trop investie pour avoir le recul nécessaire ne peut se rendre compte qu’il y a le même problème communautariste. On ne peut pas régler un conflit avec le deux poids deux mesures.  La kippa est un signe religieux, une manifestation d'une loi dans le judaïsme,   un marqueur identitaire, une arme pointée, un étendard au service de la conquête juive 

la France institutionnelle et médiatique marche sur la tête, en n'assurant pas son rôle de protection des individus, en avalisant le fait communautaire et en protégeant objectivement une communauté tandis que l'autre bénéficie juste de mots destinée à l'apaiser. Seul un sursaut populaire dans un délai très court pourrait détourner la France, de ce sombre tableau mais rien ne porte à l'optimisme. L’Outil de l'antisémitisme est pour ma part, le problème essentiel de la société française  malade, le juif n’est pas marginal, il est la source de certains maux.

Le délire de l’antisémisme, ce privilège des juifs a atteint des proportions totalement inadmissibles en raison de la caractéristique commune à tous les médias : la lâcheté et surtout ils sont prêts à toutes les bassesses pour en plus ne rien gagner et qui sert accessoirement à cette province France gérée par le CRIF où les Juifs ont le bon gout d'endosser le costume de salauds parfaits, c'est bien commode le CRIF n’a aucun pouvoir en France, le CRIF ne fait que caresser la population  d’origine juif dans le sens du poil pour s’assurer de la défense des juifs : politique ignominieuse sans aucun doute car le CRIF abaisse l’idée de l’Homme et fait peur au pouvoir. Les français sont un peuple qui croit aux contes de fées et au Père Noël. C'est médiocre.

L'antisémitisme est complètement standardisé en France, c'est ça la leçon de cette histoire de synagogue incendiée, les politiques avaient fait une nouvelle fois "front républicain" qu'ils fustigent aujourd'hui sans même plus oser les nommer, ce qui est un signe, c'est ça la réalité aveuglante, au-delà de l'insignifiant coupable et de son acte.

En gros, plus il y a d'attentats et actes anti-juifs, plus ils en profitent pour se mettre en valeur tout en accusant autrui, chaque attentat est donc une aubaine pour eux, avec les événements qu'ils organisent,     ils savent mettre le paquet pour être à l’abri de toute accusation, sachant que jamais les procureurs ne les mettront en cause, que jamais les juges ne les condamneront

Dans toutes  circonstances, c'est tout bénéfice….

L’histoire des juifs nous apprend que ce qui a énerve les Egyptiens, les Romains, les Babyloniens, les Perses, l’Eglise Catholique et son Juif Perfide, les Musulmans, les Espagnols, les Nazis et les Soviétiques continue a énerver le monde entier aujourd'hui  Tous ont voulu exterminer, expulser, faire disparaître, dénoncer les Juifs...

Le principal problème est qu'on nous martèle avec la Shoah et à chercher à en faire les victimes de l'histoire, pour tomber dans la rhétorique d'essayer de nous expliquer que la souffrance des juifs a été supérieure et que ça justifie plein de choses.

Comme par exemple, ce type de comportement,   parce qu'ils sont juifs qu'ils volent la terre des autres avec l'excuse classique : "C'est dieu qui m'a donné cette Terre", suffisamment médiatisé ou enseigné.

Pour tout Juif honnête cela ne peut être vu que comme une trahison du judaïsme fondateur de l'identité religieuse et pour supposer ainsi que tous les étrangers (goys) sont les autochtones ?

La survie de leur identité tient à cela et les racistes les confortent dans ce sentiment très fort de leur spécificité

(Petit Rappel : L'ascendance de la majorité des israéliens juifs est en Europe ou en Afrique du nord, pas en Palestine).

Quant à hurler en permanence à l'antisémitisme, Venir ensuite sangloter contre une certaine exclusion, après avoir tout fait pour s'affirmer différent, relève alors de la plus profonde hypocrisie, c'est à la fois dégueulasse et indigne.

Adieu ô peuple élu la Palestine va probablement devenir judenrein!

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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France : Un guide, un glossaire… et la République s’effondre ?

Guide spirituel

« Plus qu’un livre, un fantasme politico-théologique qui fait trembler l’imaginaire collectif de l’extrême droite »

Dans le débat public, il est devenu courant d’évoquer « les musulmans en Occident » comme s’il s’agissait d’un acteur collectif unique, doté d’une volonté homogène et d’une position claire face aux institutions démocratiques. Cette manière de parler semble naturelle. Elle est pourtant trompeuse.

Il suffit d’ouvrir un journal ou d’écouter un débat télévisé : on y parle régulièrement des « musulmans en Occident ». L’expression semble aller de soi. Elle est pourtant profondément trompeuse.

Car enfin, qui sont « les musulmans » ?

Sont-ce les jeunes urbains qui pratiquent peu mais revendiquent une identité culturelle ? Les croyants assidus ? Les intellectuels réformistes ? Les conservateurs ? Les femmes engagées dans des lectures féministes du Coran ? Les cadres parfaitement intégrés qui ne parlent jamais religion ? Les ouvriers ? Les étudiants ? Les entrepreneurs ?

Mettre tout cela sous une même étiquette donne une impression d’unité. Mais cette unité est en grande partie fabriquée par le langage.

À force de les invoquer partout, on finit par croire qu’ils existent comme un personnage collectif.
« Les musulmans pensent que… »
« Les musulmans refusent de… »
« Les musulmans doivent… »

Mais qui sont-ils, exactement ?

Un étudiant de 22 ans qui jeûne pendant le Ramadan mais vote écologiste ?
Une cheffe d’entreprise qui ne pratique pas ?
Une mère de famille attachée à la tradition ?
Un intellectuel qui milite pour une réforme théologique profonde ?
Un adolescent qui se cherche et ne sait même pas quoi croire ?

Mettre tout cela sous une même bannière, c’est commode. C’est simple. C’est rassurant.
Mais c’est faux.

Refuser de parler des musulmans comme d’un bloc ne revient pas à nier les tensions ou les difficultés. Cela revient simplement à reconnaître une évidence : aucune population de plusieurs millions de personnes ne pense d’une seule voix.

C’est dans cet ordre qu’un  ouvrage de près de 900 pages édité par La  Grande mosquée de Paris n’est pas un simple livre : c’est un manifeste pour la justice et l’inclusion. Il s’impose comme une empreinte inédite pour répondre aux critiques, aux stéréotypes et aux discriminations dont sont victimes les musulmans pratiquants, tout en affirmant la place légitime de la religion dans une société laïque.

Avec une mise en page claire et un vocabulaire pédagogique, il éclaire les fondements de l’islam : le contenu du Coran, l’histoire des compagnons du Prophète, la vie après la mort… Mais il va plus loin : il explique comment ces principes se traduisent dans le quotidien des croyants, sur des sujets souvent mal compris par la société : la consommation d’alcool (strictement interdite), l’avortement, le respect des règles alimentaires halal ou encore la signification et les pratiques du Ramadan.

Pour tous ceux qui veulent comprendre et agir

Ce guide s’adresse autant aux musulmans désireux de mieux vivre et comprendre leur foi qu’aux non-musulmans curieux de déchiffrer une religion trop souvent caricaturée. Il contient une charte, un glossaire et le compte-rendu intégral des auditions ayant permis sa rédaction.

Le glossaire, dédié à l’adaptation du discours religieux musulman en Occident, clarifie plus de 200 notions souvent mal interprétées. Il rappelle, par exemple, que le jihad signifie simplement « effort » et qu’une fatwa est un avis religieux ou juridique, et non une condamnation ou une sentence judiciaire.

Une charte pour l’égalité, le respect et la liberté

Le guide propose une charte de recommandations concrètes pour que les musulmans puissent vivre librement et dignement dans leurs sociétés :

  • Le port du voile est un choix personnel qui doit être respecté
  • Le mariage civil précède le mariage religieux
  • La laïcité n’est pas un obstacle, mais une chance pour les musulmans
  • L’égalité hommes-femmes doit être garantie
  • La science et l’islam sont compatibles, et doivent dialoguer sans préjugés

Pour combattre les préjugés et favoriser le dialogue

Ce guide est plus qu’un livre : c’est un outil de lutte contre les discriminations, les fausses idées et la stigmatisation. Il offre aux musulmans les clés pour s’affirmer sereinement dans leur foi, et aux non-musulmans les moyens de comprendre, respecter et dialoguer.

En somme, il s’agit d’un appel à la justice, à l’égalité et à l’inclusion, un instrument pour bâtir des sociétés où la religion n’est pas un obstacle, mais une richesse reconnue et respectée.

Mais pour les médias de l’extrême droite, un simple guide religieux, 900 pages, vient officiellement d’être classé et promu : plan de conquête mondiale, un papier glacé contre République : qui gagnera ?

Selon certains, ce livre n’est pas un texte, mais un manuel stratégique, un arsenal de Tajdîd et de Tamkine, un outil pour subjuguer la nation. On attend juste la livraison de codes nucléaires derrière la table de lecture.

On sait qu’en France la presse de l’extrême droite fonctionne selon une mécanique infaillible : tout devient preuve, tout devient menace, tout devient complot. Les anciens membres de structures dissoutes ?

Évidemment des agents dormants. Le Renouveau ?

Une stratégie millimétrée pour dominer. Dialoguer avec l’État ?

Entrisme cosmique. Le moindre mot musulman devient un code secret. Bravo !

Vous avez maintenant le manuel pour transformer un citoyen lambda en terroriste potentiel à temps partiel.

La religion du soupçon

Chaque phrase respire la panique : « blanchisserie idéologique », « fous d’Allah », « stratégie de terre brûlée ». Shakespeare aurait troqué Hamlet contre Le Fantôme Frériste, tant chaque consonne est poignard, chaque voyelle canon. Et le lecteur ? Émerveillé, horrifié, persuadé que la prochaine page révélera la base secrète des Frères musulmans derrière le rayon biscuits du supermarché.

L’Algérie ? Bien sûr, le grand méchant invisible. Capable de manipuler des millions de binationaux tout en signant des traités amicaux. Machiavel et Thanos réunis n’auraient pas fait mieux. La réalité, elle, n’existe plus : seule compte l’angoisse, savamment distillée au parfum de Tajdîd et de Tamkine.

La logique circulaire du catastrophisme

Le chef-d’œuvre de cette presse tient dans sa logique circulaire :

  • toute adaptation est tactique,
  • tout dialogue est stratégie,
  • toute réforme est camouflage,
  • toute preuve est déjà contenue dans l’accusation.

Résultat : quoi qu’ils fassent, les musulmans confirment la thèse. Les contradictions ? Inutiles. L’analyse ? Superflue. On n’observe plus : on soupçonne. On n’explique plus : on effraie.

L’ironie du dissident courageux

On nous présente le récit d’un commentateur comme un musulman dissident, courageux explorateur du vrai islam. Admirable ! Sauf que ce talent se déploie à transformer chaque initiative religieuse en cheval de Troie frériste, chaque glossaire en plan de conquête, chaque mosquée en blanchisserie idéologique. Le théâtre est grandiose, le spectateur médusé… mais la rigueur intellectuelle, elle, a été reléguée au vestiaire.

Le pamphlet qui se mord la queue

Ici, l’humour est noir : on pourrait presque applaudir la créativité, si ce n’était pas tragique. La vraie tragédie n’est pas ce guide. La vraie tragédie, c’est la peur qui prend le pas sur l’intelligence, la suspicion qui devient réflexe, le fantasme qui remplace le débat.

À force de crier à la guerre civile à chaque publication, chaque glossaire, chaque mosquée, on finit par ne plus distinguer le réel du théâtre. Et la démocratie ? Elle se protège non pas avec des fantasmes, mais avec de la pensée, de la nuance et du courage intellectuel.

Morale acide

Le complot permanent est confortable. Il dispense de réfléchir. Il brûle lentement, mais sûrement, la raison qu’il prétend protéger.

Le vrai danger n’est pas l’Islam. Le vrai danger, mesdames et messieurs, c’est la peur qui vous empêche de voir le monde tel qu’il est, les citoyens tels qu’ils sont, et les débats tels qu’ils devraient exister.

Alors rions, si l’on peut, de ce théâtre paranoïaque. Mais n’oublions pas : ce n’est pas le livre qui menace la République, c’est la folie qu’on projette dessus.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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La démocratie occidentale : le théâtre d’une légitimité en décomposition :

                                   Repression policière                                                                                                              
  « On a plus de chances de changer la météo en pétant que de changer le gouvernement en votant »  un lecteur Français

La démocratie occidentale se présente comme l’aboutissement moral et politique de l’histoire moderne. Elle s’auto-proclame gardienne des libertés, protectrice des droits fondamentaux et incarnation universelle de la souveraineté populaire. Pourtant, derrière ce récit officiel soigneusement entretenu, s’étend une réalité beaucoup plus ambiguë : celle d’un système politique qui survit moins par son exemplarité que par sa capacité à maquiller ses contradictions.

La France, autoproclamée « patrie des droits de l’homme », constitue à cet égard un laboratoire révélateur de cette dissonance démocratique.

L’illusion démocratique et la confiscation du pouvoir populaire :

La démocratie actuelle repose sur une promesse simple : gouverner au nom du peuple et pour le peuple. Or, dans les faits, elle s’apparente de plus en plus à une délégation permanente de pouvoir à des élites politiques et économiques dont les décisions échappent largement au contrôle citoyen.

Le rituel électoral devient alors un mécanisme de légitimation plutôt qu’un véritable instrument de souveraineté populaire. Les programmes politiques se succèdent, les promesses électorales se multiplient, mais les orientations fondamentales restent inchangées. Le citoyen vote, mais il ne gouverne jamais réellement.

Cette rupture entre gouvernants et gouvernés se manifeste notamment par la multiplication de réformes impopulaires imposées au nom de la rationalité économique ou de la nécessité budgétaire. Derrière la rhétorique modernisatrice, le citoyen découvre progressivement qu’il n’est plus acteur de la décision politique, mais simple variable d’ajustement.

La gestion sécuritaire du désaccord politique :

Lorsque la contestation sociale émerge, la démocratie occidentale révèle une autre facette : sa capacité à transformer le désaccord en problème d’ordre public.

En France, les mouvements sociaux récents qu’il s’agisse des Gilets jaunes, des contestations sanitaires ou des mobilisations contre la réforme des retraites  ou  le mécontentement des agriculteurs illustrent cette mutation. La protestation, pourtant constitutive de la vie démocratique, est fréquemment requalifiée en menace sécuritaire.

Les dispositifs de maintien de l’ordre, tels que les nasses, l’usage d’armes dites « intermédiaires » ou les interpellations préventives, témoignent d’une évolution inquiétante. Ce qui est présenté ailleurs comme une dérive autoritaire devient, dans le discours officiel occidental, une manifestation normale de la « violence légitime » de l’État.

À qui profite cette violence ?

La police se définit comme la partie de l’État à laquelle on donne le pouvoir d’agir violemment. La violence a touché beaucoup de monde d’un coup et dans une configuration particulière, dans les nasses notamment, dispositif amplement utilisé qui permet de gazer ou de charger une foule immobilisée. Il y a eu une montée en intensité de la répression qui va de pair avec une stratégie qui vise à plonger les manifestant.es dans une altérité assez radicale, légitimant qu’on puisse se permettre d’avoir sur elles et eux tous les droits.

Le caractère répressif des interventions policières, la discrimination dont les policiers font preuve à l’égard des jeunes, l’utilisation de mesures disproportionnées et l’usage abusif de la force, le manque de respect dû aux citoyens, le manque de neutralité politique, amène, plusieurs participants à mentionner avoir été profondément ébranlés par la répression policière, ils témoignent d’un sentiment d’insécurité ou d’anxiété en présence des policiers.

De plus, l’état émotif décrit par certaines victimes de répression s’apparente à un traumatisme. Ces traumatismes peuvent être révélés par plusieurs symptômes : crises de panique, paranoïa, peur et anxiété sévères en présence de policiers ou face à un stimulus associé aux forces policières, cauchemars, etc

Un citoyen français de confession musulmane, met en relief la répression policière subie : «je suis un Arabe un peu plus contrôlé que d’autres, malgré mon âge avancé,  je ne vis pas en banlieue, cependant pendant mes interpellations trop souvent, je me suis fait taper dessus, on m’a expliqué que j’étais peut être un agent de Daesh. Quand j’étais en garde à vue, on m’a expliqué tout bonnement que j’étais un bougnoule. Une autre fois, j’étais venu constater la manifestation et on m’a étranglé alors qu’un type au sol faisait une crise d’épilepsie parce qu’il avait été tassé ».

Personne ne leur demandera jamais des comptes de responsabilité Les violences policières impunies, et la même tension entretenue face aux mobilisations des gilets jaunes,  c’est manifestement le cas. Pourtant la violence arbitraire et les privations de liberté sans raison n’ont pas leur place dans un état de droit, alors il faut revenir à un usage proportionné de la force et supprimer les brigades mobiles comme la BRAV-M, héritière des sinistres voltigeurs, qui n’ont pour seul objectif d’effrayer et terroriser les manifestants par la violence.

Le rôle ambigu des médias et de la fabrication du consentement :

Les médias jouent un rôle central dans cette dynamique. Loin d’être de simples observateurs neutres, ils participent souvent à la construction d’un récit qui hiérarchise les violences. La brutalité policière devient secondaire face aux dégradations matérielles, tandis que la contestation sociale est fréquemment réduite à ses débordements marginaux.

Cette mise en récit contribue à délégitimer la protestation et à transformer les revendications politiques en troubles sociaux. L’opinion publique est ainsi orientée vers une lecture sécuritaire des conflits sociaux, favorisant l’acceptation progressive de mesures répressives.

L’hypocrisie internationale des droits de l’homme :

L’Occident revendique un rôle moral dans la défense des droits humains à l’échelle mondiale. Pourtant, cette posture universaliste révèle rapidement ses limites lorsqu’elle entre en contradiction avec des intérêts géopolitiques ou économiques.

Les violations des libertés fondamentales commises par des alliés stratégiques suscitent souvent des réactions modérées, tandis que celles perpétrées par des États rivaux donnent lieu à des condamnations virulentes. Cette sélectivité fragilise la crédibilité du discours occidental sur les droits de l’homme.

Même certaines organisations internationales ou ONG, pourtant garantes supposées de cette vigilance morale, apparaissent parfois hésitantes ou prudentes lorsqu’il s’agit de dénoncer les dérives des démocraties occidentales elles-mêmes.

La crise économique et la faillite du modèle politique :

La fragilité démocratique se manifeste également dans la gestion économique. L’endettement massif, la croissance des dépenses publiques et les réformes structurelles imposées sans consensus social alimentent un sentiment croissant d’injustice et de dépossession politique.

L’État promet rigueur budgétaire tout en maintenant des structures administratives lourdes et inefficaces. Cette contradiction nourrit la défiance citoyenne et renforce l’impression que la gouvernance démocratique sert davantage à préserver des équilibres institutionnels qu’à répondre aux besoins sociaux.

La montée des radicalités politiques comme symptôme démocratique :

Face à ce sentiment d’impuissance collective, les électorats occidentaux se tournent de plus en plus vers des alternatives politiques radicales. Cette évolution n’est pas nécessairement la cause du malaise démocratique, mais plutôt sa conséquence. Lorsque le débat politique se réduit à un consensus technocratique, les discours populistes apparaissent comme les seuls espaces d’expression de la colère populaire. Ironiquement, la démocratie produit ainsi les forces politiques qui menacent son propre équilibre.

Vers une démocratie de façade ?

La démocratie occidentale ne disparaît pas. Elle se transforme. Elle conserve ses institutions, ses élections, ses discours universalistes. Mais son fonctionnement réel s’éloigne progressivement de l’idéal participatif qu’elle prétend incarner. Elle devient un système capable de tolérer la contestation tant qu’elle reste symbolique, mais prêt à la contenir lorsqu’elle remet en cause les équilibres structurels du pouvoir.

Conclusion : la souveraineté populaire comme horizon inachevé :

La crise démocratique occidentale ne réside pas uniquement dans ses dysfonctionnements institutionnels. Elle repose sur une contradiction fondamentale entre l’idéal proclamé de souveraineté populaire et la réalité d’un pouvoir de plus en plus centralisé, technocratique et sécuritaire.

La démocratie occidentale ne s’effondre peut-être pas encore. Mais elle s’érode silencieusement, minée par ses propres paradoxes et dans cette lente décomposition, le peuple, une fois encore, demeure spectateur d’un système qui prétend pourtant parler en son nom.

La France s’effondre, tellement affligeant, cela détourne de constater le délitement de la France., sauf l'arrivée de l’extrême droite et ses lobbies (Zemmour et consorts), largement applaudis en vendant un bonheur collectif illusoire jusqu’ à l’obsession. C'est plus sain pour la démocratie.

Moralité : le Peuple Français, une fois de plus reste perdant sur tous les lignes. Et ça, c'est machiavélique ! 

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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France : le dernier réflexe colonial accuse l’Algérie comme 5e colonne dans le pays :

Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Mais  le ridicule se trouve dans  «5e colonne» ?

Pourtant à observer la carte actuelle des relations entre l’Algérie et l’Europe, une évidence s’impose : l’Algérie dialogue, coopère et construit avec la majorité des puissances européennes… sauf avec la France. Cette anomalie diplomatique n’est ni un accident ni un malentendu passager. Elle est le symptôme persistant d’un logiciel politique français incapable de sortir de l’ombre coloniale.

Pendant que Rome, Berlin, Madrid ou Lisbonne développent avec Alger des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, la souveraineté et le pragmatisme économique, Paris s’enferme dans une posture héritée d’un passé qu’elle refuse d’assumer lucidement. L’Algérie avance, la France rumine.

L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle que certains cercles politiques français continuent d’imaginer. Elle n’est plus une périphérie docile ni un marché captif. Elle est devenue un acteur énergétique stratégique, un pivot sécuritaire régional et une puissance diplomatique en affirmation. Face à cette mutation, plusieurs capitales européennes ont su adapter leur approche. La France, elle, persiste dans l’illusion d’un statut privilégié qui n’existe plus que dans sa mémoire nationale blessée.

Le plus frappant dans cette situation reste le gâchis historique que représente la relation franco-algérienne. Aucun autre partenariat en Méditerranée ne disposait d’un socle humain, économique et culturel aussi dense. Des millions de destins entremêlés, des économies interdépendantes, une histoire commune tragique mais structurante. Ce capital exceptionnel aurait pu faire émerger la coopération la plus puissante et la plus stable du bassin méditerranéen. Au lieu de cela, une partie de la classe politique française s’acharne à saboter cette relation par calcul électoral et par nostalgie identitaire.

Car la vérité dérangeante est là : la question algérienne demeure en France un instrument politique intérieur. La mémoire coloniale n’y est pas traitée comme un chantier historique et moral nécessaire, mais comme un levier populiste mobilisé au gré des échéances électorales. À chaque crispation politique interne française, l’Algérie devient un exutoire commode, un miroir déformant sur lequel projeter les peurs identitaires et les fantasmes impériaux. Certains courants Français avancent qu’un pays comme l’Algérie a désormais une 5e colonne dans le pays.

Cette instrumentalisation permanente nourrit un discours condescendant qui continue de considérer l’Algérie comme un espace d’influence naturelle. Derrière les déclarations diplomatiques policées subsiste un réflexe paternaliste profondément enraciné dans une partie des élites françaises, incapables d’accepter que l’Algérie ait définitivement refermé la parenthèse coloniale pour écrire sa propre trajectoire.

Pendant que certains éditorialistes et responsables politiques français ressassent encore le mythe de « l’Algérie française », la réalité géopolitique avance sans eux. L’Algérie multiplie ses partenariats énergétiques avec l’Europe du Sud, renforce ses coopérations industrielles avec plusieurs puissances européennes et élargit son horizon stratégique vers de nouveaux pôles internationaux. Ce mouvement n’est pas une posture idéologique : il est une nécessité souveraine face à une relation bilatérale devenue instable et imprévisible.

La question posée pendant des décennies par certains cercles français, « l’Algérie peut-elle se passer de la France ? » apparaît aujourd’hui comme une relique d’un autre siècle. L’histoire récente a déjà apporté sa réponse. L’Algérie ne rompt pas avec la France par hostilité, mais elle s’émancipe d’un rapport déséquilibré que Paris refuse obstinément de réinventer.

Le véritable isolement qui se dessine n’est pas celui que certains discours alarmistes attribuent à Alger. Il menace plutôt une diplomatie française figée dans ses réflexes post-impériaux, incapable de comprendre que l’influence ne se décrète plus, elle se négocie, elle se construit, elle se mérite.

Le monde change, la Méditerranée redessine ses équilibres, l’Europe redéfinit ses dépendances énergétiques. L’Algérie s’adapte à cette nouvelle configuration avec pragmatisme et lucidité. La France, elle, semble prisonnière d’un dialogue imaginaire avec son propre passé.

L’histoire ne s’arrête jamais pour attendre les nostalgies nationales. Elle avance avec ceux qui acceptent de la regarder en face.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/