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France : le dernier réflexe colonial accuse l’Algérie comme 5e colonne dans le pays :

Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Dans ces discours, on trouve comme d’habitude du mauvais et du plus mauvais, encore une coulée compassionnelle et fausse, totalement hypocrite du haut vers le bas. Pour parvenir à faire passer ce mensonge, il faut taper sur un bouc émissaire, peu importe lequel. Ici, c'est l’Algérie qui a le rôle, et ces discours extrémistes, désignent au fond les Algériens de France et les binationaux comme une cinquième colonne prête à toutes les duplicités, dont il faudrait se méfier. Mais  le ridicule se trouve dans  «5e colonne» ?

Pourtant à observer la carte actuelle des relations entre l’Algérie et l’Europe, une évidence s’impose : l’Algérie dialogue, coopère et construit avec la majorité des puissances européennes… sauf avec la France. Cette anomalie diplomatique n’est ni un accident ni un malentendu passager. Elle est le symptôme persistant d’un logiciel politique français incapable de sortir de l’ombre coloniale.

Pendant que Rome, Berlin, Madrid ou Lisbonne développent avec Alger des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, la souveraineté et le pragmatisme économique, Paris s’enferme dans une posture héritée d’un passé qu’elle refuse d’assumer lucidement. L’Algérie avance, la France rumine.

L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle que certains cercles politiques français continuent d’imaginer. Elle n’est plus une périphérie docile ni un marché captif. Elle est devenue un acteur énergétique stratégique, un pivot sécuritaire régional et une puissance diplomatique en affirmation. Face à cette mutation, plusieurs capitales européennes ont su adapter leur approche. La France, elle, persiste dans l’illusion d’un statut privilégié qui n’existe plus que dans sa mémoire nationale blessée.

Le plus frappant dans cette situation reste le gâchis historique que représente la relation franco-algérienne. Aucun autre partenariat en Méditerranée ne disposait d’un socle humain, économique et culturel aussi dense. Des millions de destins entremêlés, des économies interdépendantes, une histoire commune tragique mais structurante. Ce capital exceptionnel aurait pu faire émerger la coopération la plus puissante et la plus stable du bassin méditerranéen. Au lieu de cela, une partie de la classe politique française s’acharne à saboter cette relation par calcul électoral et par nostalgie identitaire.

Car la vérité dérangeante est là : la question algérienne demeure en France un instrument politique intérieur. La mémoire coloniale n’y est pas traitée comme un chantier historique et moral nécessaire, mais comme un levier populiste mobilisé au gré des échéances électorales. À chaque crispation politique interne française, l’Algérie devient un exutoire commode, un miroir déformant sur lequel projeter les peurs identitaires et les fantasmes impériaux. Certains courants Français avancent qu’un pays comme l’Algérie a désormais une 5e colonne dans le pays.

Cette instrumentalisation permanente nourrit un discours condescendant qui continue de considérer l’Algérie comme un espace d’influence naturelle. Derrière les déclarations diplomatiques policées subsiste un réflexe paternaliste profondément enraciné dans une partie des élites françaises, incapables d’accepter que l’Algérie ait définitivement refermé la parenthèse coloniale pour écrire sa propre trajectoire.

Pendant que certains éditorialistes et responsables politiques français ressassent encore le mythe de « l’Algérie française », la réalité géopolitique avance sans eux. L’Algérie multiplie ses partenariats énergétiques avec l’Europe du Sud, renforce ses coopérations industrielles avec plusieurs puissances européennes et élargit son horizon stratégique vers de nouveaux pôles internationaux. Ce mouvement n’est pas une posture idéologique : il est une nécessité souveraine face à une relation bilatérale devenue instable et imprévisible.

La question posée pendant des décennies par certains cercles français, « l’Algérie peut-elle se passer de la France ? » apparaît aujourd’hui comme une relique d’un autre siècle. L’histoire récente a déjà apporté sa réponse. L’Algérie ne rompt pas avec la France par hostilité, mais elle s’émancipe d’un rapport déséquilibré que Paris refuse obstinément de réinventer.

Le véritable isolement qui se dessine n’est pas celui que certains discours alarmistes attribuent à Alger. Il menace plutôt une diplomatie française figée dans ses réflexes post-impériaux, incapable de comprendre que l’influence ne se décrète plus, elle se négocie, elle se construit, elle se mérite.

Le monde change, la Méditerranée redessine ses équilibres, l’Europe redéfinit ses dépendances énergétiques. L’Algérie s’adapte à cette nouvelle configuration avec pragmatisme et lucidité. La France, elle, semble prisonnière d’un dialogue imaginaire avec son propre passé.

L’histoire ne s’arrête jamais pour attendre les nostalgies nationales. Elle avance avec ceux qui acceptent de la regarder en face.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Pourtant à observer la carte actuelle des relations entre l’Algérie et l’Europe, une évidence s’impose : l’Algérie dialogue, coopère et construit avec la majorité des puissances européennes… sauf avec la France. Cette anomalie diplomatique n’est ni un accident ni un malentendu passager. Elle est le symptôme persistant d’un logiciel politique français incapable de sortir de l’ombre coloniale.

Pendant que Rome, Berlin, Madrid ou Lisbonne développent avec Alger des partenariats fondés sur l’intérêt mutuel, la souveraineté et le pragmatisme économique, Paris s’enferme dans une posture héritée d’un passé qu’elle refuse d’assumer lucidement. L’Algérie avance, la France rumine.

L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle que certains cercles politiques français continuent d’imaginer. Elle n’est plus une périphérie docile ni un marché captif. Elle est devenue un acteur énergétique stratégique, un pivot sécuritaire régional et une puissance diplomatique en affirmation. Face à cette mutation, plusieurs capitales européennes ont su adapter leur approche. La France, elle, persiste dans l’illusion d’un statut privilégié qui n’existe plus que dans sa mémoire nationale blessée.

Le plus frappant dans cette situation reste le gâchis historique que représente la relation franco-algérienne. Aucun autre partenariat en Méditerranée ne disposait d’un socle humain, économique et culturel aussi dense. Des millions de destins entremêlés, des économies interdépendantes, une histoire commune tragique mais structurante. Ce capital exceptionnel aurait pu faire émerger la coopération la plus puissante et la plus stable du bassin méditerranéen. Au lieu de cela, une partie de la classe politique française s’acharne à saboter cette relation par calcul électoral et par nostalgie identitaire.

Car la vérité dérangeante est là : la question algérienne demeure en France un instrument politique intérieur. La mémoire coloniale n’y est pas traitée comme un chantier historique et moral nécessaire, mais comme un levier populiste mobilisé au gré des échéances électorales. À chaque crispation politique interne française, l’Algérie devient un exutoire commode, un miroir déformant sur lequel projeter les peurs identitaires et les fantasmes impériaux. Certains courants Français avancent qu’un pays comme l’Algérie a désormais une 5e colonne dans le pays.

Cette instrumentalisation permanente nourrit un discours condescendant qui continue de considérer l’Algérie comme un espace d’influence naturelle. Derrière les déclarations diplomatiques policées subsiste un réflexe paternaliste profondément enraciné dans une partie des élites françaises, incapables d’accepter que l’Algérie ait définitivement refermé la parenthèse coloniale pour écrire sa propre trajectoire.

Pendant que certains éditorialistes et responsables politiques français ressassent encore le mythe de « l’Algérie française », la réalité géopolitique avance sans eux. L’Algérie multiplie ses partenariats énergétiques avec l’Europe du Sud, renforce ses coopérations industrielles avec plusieurs puissances européennes et élargit son horizon stratégique vers de nouveaux pôles internationaux. Ce mouvement n’est pas une posture idéologique : il est une nécessité souveraine face à une relation bilatérale devenue instable et imprévisible.

La question posée pendant des décennies par certains cercles français, « l’Algérie peut-elle se passer de la France ? » apparaît aujourd’hui comme une relique d’un autre siècle. L’histoire récente a déjà apporté sa réponse. L’Algérie ne rompt pas avec la France par hostilité, mais elle s’émancipe d’un rapport déséquilibré que Paris refuse obstinément de réinventer.

Le véritable isolement qui se dessine n’est pas celui que certains discours alarmistes attribuent à Alger. Il menace plutôt une diplomatie française figée dans ses réflexes post-impériaux, incapable de comprendre que l’influence ne se décrète plus, elle se négocie, elle se construit, elle se mérite.

Le monde change, la Méditerranée redessine ses équilibres, l’Europe redéfinit ses dépendances énergétiques. L’Algérie s’adapte à cette nouvelle configuration avec pragmatisme et lucidité. La France, elle, semble prisonnière d’un dialogue imaginaire avec son propre passé.

L’histoire ne s’arrête jamais pour attendre les nostalgies nationales. Elle avance avec ceux qui acceptent de la regarder en face.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

 

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