l’obsession
du pouvoir pour le football comme outil de prestige et de diversion, au
détriment des urgences vitales : santé, éducation, logement et dignité humaine.
Derrière les stades flambant neufs et les trottoirs repeints à la hâte se
dessine un choix politique assumé : privilégier l’image internationale et le
spectacle de masse plutôt que la vie réelle des citoyens. Une critique frontale
d’un modèle de développement fondé sur la vitrine, la communication et l’oubli
organisé des plus vulnérables.
Le Makhzen du Maroc avait tout misé dans le football pour en faire un opium du peuple. Mais, cette
drogue est tellement forte et le Makhzen tellement obstiné d’essayer d’en faire quelque chose d’utile
pour sortir avec une belle vitrine pour le Maroc. Mais le Maroc n’a pas réussi
à emporter cette coupe, La baraka du mensonge et de la corruption n’a
été de retour, Le tout dans une ambiance de délire collectif, à la fois triste
et agressif. On avait envie plus de les plaindre que de les punir.
Quelque chose
de l’épidémie dansante royale a envahi les âmes de ces pauvres diables. A
croire que l’âme marocaine est malade, mentalement malade. Qui l’a rendu
malade ? La corruption fragrante, le mensonge royal et la prostitution à grande échelle. Il s’agit d’un cas clinique.
Le Maroc ne joue pas au football : il l’exploite. Il ne gagne pas par le
génie sportif, mais par l’efficacité d’un système qui sait recruter les bons
cadres… à condition qu’ils soient dociles, corrompus ou parfaitement alignés.
La vraie question n’est donc pas de savoir comment
le Maroc réussit dans le football, mais pourquoi
cette compétence miraculeuse disparaît dès qu’il s’agit d’éducation, de santé
ou de justice sociale.
Car enfin, comment expliquer qu’un État capable
de sortir des stades en douze mois soit incapable de sauver des hôpitaux
laissés à l’agonie depuis des décennies ? Comment justifier qu’on refasse
trottoirs, avenues et façades entières pour un match de football, pendant que
les sinistrés du séisme de Marrakech croupissent encore dans l’attente d’un
logement digne, noyés sous les promesses et les communiqués ?
Ce n’est pas une contradiction. C’est un choix
politique. Clair. Brutal. Assumé.
Les élites ont tranché : le spectacle avant le
soin, la vitrine avant la vie, l’image avant l’humain. Une voie non inclusive,
profondément inégalitaire, et dont l’efficacité économique relève du mythe. Car
le « décollage » tant promis n’est jamais venu. Les analystes sérieux le savent
; seuls les touristes émerveillés et les journalistes pressés continuent de
confondre un aéroport clinquant avec le développement, un stade moderne avec la
prospérité.
Nous vivons une époque dure, violente, dominée
par les rapports de force. Le monde ne récompense plus la douceur, mais l’image
de puissance. Le football est devenu un outil politique global, une arme de
diversion massive. Il passe avant tout. Avant l’école. Avant l’hôpital. Avant
la dignité et dans cette logique-là, il n’y a pas de citoyens : il n’y a que
des figurants.
Malheur aux vaincus !
A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur
inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/
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