À défaut de
produire de l’information, une certaine presse militante marocaine a choisi de
produire de l’Algérie. Beaucoup d’Algérie. Trop d’Algérie. À tel point qu’on en
vient à se demander si la CAN 2025 se joue réellement sur les terrains
marocains ou dans les colonnes fébriles d’éditorialistes obsédés par ce voisin
qu’ils prétendent mépriser.
Car le texte qui circule actuellement n’est pas un article. C’est un symptôme. Celui d’un journalisme qui a renoncé aux faits, à la preuve, à la décence, pour se réfugier dans l’invention compulsive et l’insulte répétitive.
Car le texte qui circule actuellement n’est pas un article. C’est un symptôme. Celui d’un journalisme qui a renoncé aux faits, à la preuve, à la décence, pour se réfugier dans l’invention compulsive et l’insulte répétitive.
L’Algérie imaginaire : mode d’emploi pour éditorialistes en panne : La méthode est simple, presque scolaire :
- Imaginer une intention algérienne.
- La présenter comme un fait établi.
- Répéter l’accusation jusqu’à saturation.
- Conclure triomphalement que l’Algérie est obsédée.
Réunions secrètes, consignes occultes, guerre médiatique mondiale dirigée depuis Alger : on ne prouve rien, mais on affirme tout. Le lecteur est invité à applaudir l’imagination, pas à vérifier la réalité.
Ce n’est pas une enquête. Ce n’est pas une analyse. C’est une fan-fiction géopolitique, écrite pour calmer des angoisses internes.
Le Président Tebboune vu par Doctissimo ; Moment d’anthologie : le portrait du président algérien. Non pas analysé politiquement, mais diagnostiqué cliniquement. Obsession, pathologie, folie, haine maladive. Le tout sans source, sans fait, sans honte.
Il ne critique pas : il psychiatrise.
Il ne démontre pas : il insulte.
Quand un média en arrive à médicaliser un désaccord politique, c’est qu’il n’a plus aucun argument rationnel à proposer. Ce n’est pas une attaque contre le Président Tebboune. C’est une confession d’impuissance intellectuelle.
L’Algérie, ce pays qui obsède surtout ceux qui en parlent sans arrêt : Le sommet de l’ironie est atteint lorsque le texte accuse l’Algérie d’obsession… tout en ne parlant pratiquement que d’elle. Le Maroc est censé être le héros du récit, mais l’Algérie en est le personnage principal, omniprésent, envahissant, obsessionnellement convoqué.
À ce niveau de fixation, il faudrait peut-être inverser le diagnostic. Une CAN Marocaine réussie n’a pas besoin de passer son temps à expliquer pourquoi son voisin est mauvais. Une confiance réelle n’a pas besoin d’un ennemi imaginaire permanent.
Mépris d'Etat et arrogance coloniale recyclée
Le
vocabulaire employé à l’égard de l’Algérie est d’une violence rare : pays «
handicapé », médias grotesques, État pathologique, régime fou. Ce n’est plus de
la critique, c’est du mépris structurel, assumé, revendiqué.
Ce discours ne vise pas une politique précise. Il vise l’existence même de l’Algérie comme État souverain. Quand un média rabaisse un peuple entier pour se rassurer, il révèle surtout sa propre fragilité idéologique.
Ce discours ne vise pas une politique précise. Il vise l’existence même de l’Algérie comme État souverain. Quand un média rabaisse un peuple entier pour se rassurer, il révèle surtout sa propre fragilité idéologique.
La CAN prise en otage par la propagande
Le sport africain, censé unir, est ici transformé en outil de règlement de comptes. La CAN devient une scène de théâtre idéologique où l’on joue la pièce habituelle : le Maroc vertueux contre l’Algérie maléfique.
Mais la vérité est brutale : les succès authentiques n’ont pas besoin d’insulter leur voisin pour exister.
À force de politiser jusqu’au ridicule un événement sportif, certains médias finissent par prouver qu’ils n’ont confiance ni dans le sport, ni dans leur propre récit.
Une propagande tellement grossière qu’elle s’auto-détruit
Tout y est : manichéisme, émotion permanente, glorification de soi, diabolisation de l’autre, absence totale de nuance. Une propagande si épaisse qu’elle en devient comique.
Elle ne convainc personne de sérieux.
Elle radicalise les convaincus.
Elle ridiculise ses auteurs.
À force de dénoncer la propagande algérienne, ce texte offre surtout une démonstration éclatante de propagande ratée et surtout expose la peur de l’Algérie de revenir avec le Trophée Africain à partir de Rabat, ce qui engendre sans équivoque la chute du royaume du Makhzen Voilà la grande peur royale du Maroc.
Conclusion : l’Algérie comme alibi narratif
La presse ne parle pas du Maroc. Elle parle de ce que certains voudraient que l’Algérie soit. Elle ne démontre rien. Elle projette tout. Elle n’affaiblit pas l’Algérie.
Elle expose la faillite d’un journalisme militant en roue libre. L’Algérie n’a pas besoin de l’imagination maladive de quelques éditorialistes pour définir sa politique.
Le Maghreb n’a pas besoin de médias qui transforment la haine en ligne éditoriale.
Et le Marocain mérite infiniment mieux que cette caricature hystérisée du soutien et de la danse Congolaise.
Alors Bonne Année à Tous mêmes nos voisins proches …
Par A. Kader Tahri – Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça https://kadertahri.blogspot.com/

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire