Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

CAN 2025 du Makhzen : On – Two - Three Viva la Corruption !!!!!!

La défaite du Maroc face au Sénégal à la CAN n’a pas seulement révélé une fragilité sportive passagère. Elle a surtout mis à nu l’usage de la corruption et avec un malaise plus profond : l’incapacité d’une partie du discours médiatique marocain à accepter la perte sans sombrer dans le soupçon, la hiérarchisation culturelle et le déni politique.

Ce qui s’est joué en finale de la CAN 2025 au Maroc n’est pas seulement un match de football. C’est un révélateur du réflexe dangereux de la victimisation !!!!!!

Quand une défaite devient immédiatement « étrange », quand la victoire de l’autre est décrite comme une « comédie », une « manipulation » ou une « autre façon de jouer », ce n’est plus du sport : c’est un déni. Un refus brutal d’admettre que le Maroc peut perdre, même en étant fort, même en étant favori.

Le Sénégal n’a pas triché. Il n’a pas humilié. Il n’a pas confisqué le jeu. Il a résisté, protesté dans un cadre réglementaire, tenu mentalement et gagné. Point. Tout le reste relève d’une victimisation nationale devenue réflexe politique.

Le plus grave n’est pas la colère. Le plus grave est le glissement idéologique : opposer un Maroc « rationnel », « méthodique », « moderne » à une Afrique réduite à la ruse, à l’émotion et à l’irrégularité. Cette vision n’est ni neuve ni innocente. Elle recycle, sous couvert de football, des hiérarchies coloniales que l’on croyait dépassées.

Parler d’« Africains » comme d’un bloc homogène, face à un Maroc qui serait « à part », c’est nier une évidence : le Maroc est africain, pleinement, totalement, sans astérisque. Et l’Afrique n’est pas une essence mais un champ de luttes, de styles, de choix, de tactiques.

Le penalty raté n’est pas un symbole mystique. Il n’est ni le signe d’un complot, ni d’un malaise africain, ni d’un sabotage psychologique. C’est un échec sportif individuel, inscrit dans un cadre collectif. Le reste est une fuite.

Ce discours de soupçon permanent abîme tout : le football, l’intelligence du public, la relation aux autres peuples africains, et notre propre capacité à progresser. Une nation qui se veut forte doit d’abord être responsable. Et une équipe qui aspire au sommet doit apprendre une chose essentielle : perdre sans salir le jeu.

Le football n’est pas un tribunal identitaire.la vraie maturité n’est pas de gagner toujours.
C’est de savoir perdre sans salir le jeu, ni l’adversaire, ni le continent auquel on appartient pleinement.

À force de parler de « match étrange », de « comédie dramatique », de comportements « indignes », on glisse dangereusement d’une analyse sportive vers une délégitimation de l’adversaire. Le Sénégal n’a pas volé sa victoire. Il a joué selon les règles, avec sang-froid et maîtrise, pendant que le Maroc, pourtant talentueux, n’a pas su faire la différence au moment décisif.

Ce match n’est pas un drame africain, ni une trahison, ni une comédie obscure.
C’est une défaite difficile, dans un contexte de forte attente collective.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

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