La semaine a débuté par une annonce inattendue du président
Donald Trump concernant un « mémorandum d'entente » (MOU) conclu entre les
négociateurs américains et iraniens, sous l'égide des médiateurs pakistanais et
qataris. Ce mémorandum vise à suspendre les opérations militaires et à entamer
soixante jours de discussions en vue d'un accord de paix, fondé sur un plan en
quatorze points prévoyant des concessions de part et d'autre. Parmi les
principales revendications figurent la libre circulation dans le détroit
d'Ormuz, l'arrêt des attaques israéliennes contre le Liban, la levée des
sanctions américaines contre l'Iran et la restitution des avoirs gelés à
Téhéran. La signature du mémorandum s'est déroulée par voie électronique par
les deux dirigeants, une signature officielle étant initialement prévue en
Suisse.
Cependant, des craintes de sabotage israélien ont conduit à
un changement de lieu pour une zone plus sûre. La réaction d'Israël a été,
comme prévu, agressive : l'État a intensifié ses opérations militaires au
Liban et a ignoré les appels au cessez-le-feu du mémorandum. Des responsables
israéliens, dont le ministre de la Sécurité nationale, Ben Gvir, ont tenu des
propos incendiaires, laissant entrevoir une volonté d'escalader la violence
plutôt que de rechercher la paix. Cette position agressive a provoqué une vive
réaction de Trump, qui a exprimé sa frustration face aux tactiques « excessives
» d'Israël et a rappelé aux dirigeants israéliens que l'Iran avait également le
droit de se défendre. Les tensions ont culminé avec un avertissement du
vice-président J.D. Vance, qui a conseillé à Israël de ne pas s'aliéner son
allié le plus puissant, les États-Unis, par une agression militaire. Les propos
de Vance ont mis en lumière la fragilité de l'équilibre des pouvoirs et les
répercussions potentielles des actions d'Israël sur les relations
israélo-américaines.
En conséquence de la poursuite des actions militaires israéliennes, l'Iran a
reporté sa participation à la signature et aux négociations prévues en Suisse,
invoquant des violations continues du cessez-le-feu. Cette décision a soulevé
des questions quant à la fiabilité des négociations avec les États-Unis et
leurs alliés, compte tenu de la méfiance historique de l'Iran, née d'accords
antérieurs ayant abouti à des concessions unilatérales sans réciprocité. La
directive des dirigeants iraniens de se retirer des pourparlers constitue un
obstacle majeur à la mise en œuvre du protocole d'accord, soulignant la
nécessité pour les deux parties de faire preuve d'un véritable engagement en
faveur de la paix. Les responsables américains, dont le vice-président Vance,
ont reconnu la gravité de la situation, sans qu'aucune solution claire ne soit
en vue.
Dans ce contexte de turbulences, Trump fait face à une dissidence croissante au
sein même de sa base politique, notamment parmi ses partisans les plus fervents
pro-israéliens. Des critiques, parmi lesquels d'importants donateurs et des
membres du Congrès, ont exprimé leur désapprobation face à toute concession
perçue comme une trahison envers l'Iran. Ce conflit interne pourrait compliquer
les objectifs de politique étrangère de Trump, d'autant plus qu'il cherche à
stabiliser les relations avec l'Iran tout en gérant les pressions exercées par
d'influentes factions pro-israéliennes aux États-Unis. De manière générale, il
apparaît que les actions d'Israël et la riposte américaine pourraient
déterminer l'évolution non seulement du conflit iranien, mais aussi de la
politique étrangère américaine au Moyen-Orient dans son ensemble, avec des
répercussions susceptibles d'influencer les prochaines élections et les
relations internationales.
Source : https://www.unz.com/pgiraldi/another-week-from-hell/
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comme ça. » https://kadertahri.blogspot.com/