Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Ouvrons le Débat: The Voice of Kader Tahri

Après une analyse par Intelligence Artificielle (I.A), ce texte présente le blog intitulé « Ouvrons le Débat »,  

Une plateforme numérique dédiée à l'analyse des tensions sociales et des inégalités. L'auteur y explore le décalage frappant entre les récits institutionnels et la réalité quotidienne vécue par les citoyens. Sa démarche intellectuelle repose sur une parole libérée qui rejette fermement le conformisme des médias traditionnels. À travers une devise engagée, il encourage ses lecteurs à observer avec lucidité les injustices tout en luttant activement pour le changement. Le document se conclut par une invitation à explorer ce contenu pour en évaluer la pertinence et l'intérêt global.

Le blog « Ouvrons le Débat » défend une vision de la liberté d'expression et de l'engagement articulée autour de la transparence, de la vérité et de la lutte contre les injustices.

Voici les piliers de cette vision tels qu'identifiés dans les sources :

Une parole libre face au conformisme : Le blog prône une liberté d'expression qui s'oppose radicalement au conformisme médiatique. Il cherche à libérer une parole qui n'est pas contrainte par les cadres habituels de la communication de masse.

La confrontation du discours officiel au vécu réel : L'engagement de l'auteur consiste à interroger les contradictions existantes entre les discours officiels et la réalité du vécu populaire. Il s'agit d'un engagement qui se veut proche des préoccupations concrètes des gens.

Le refus de la fatalité : La vision du blog est synthétisée par sa devise : « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça ». Cela implique un double mouvement : un devoir de vérité (décrire la réalité sans fard) couplé à une volonté de transformation sociale (refuser l'injustice et l'ordre établi).

Un espace de dialogue citoyen : Par son nom même, « Ouvrons le Débat », le blog se positionne comme un outil d'engagement visant à stimuler la discussion publique face aux injustices sociales.

Les sources fournies ne donnent pas de définition sociologique ou matérielle précise (comme une liste de critères économiques ou sociaux) du « vécu populaire ». Cependant, on peut déduire la manière dont le blog le définit concrètement par son positionnement :

Le vécu populaire comme contre-point au discours officiel : Le blog définit le vécu populaire principalement par sa contradiction avec la communication des autorités. Il s'agit de la réalité du terrain qui vient démentir ou nuancer les affirmations institutionnelles.

La réalité des « choses comme elles sont » : À travers sa devise, le blog suggère que le vécu populaire est la réalité brute, sans le filtre du conformisme médiatique. C'est une expérience quotidienne marquée par des faits que l'auteur estime nécessaire de décrire avec vérité, même si elles sont déplaisantes.

Le socle de la lutte contre les injustices : Le vécu populaire semble être indissociable des injustices que le blog cherche à dénoncer. C'est la vie de ceux qui subissent l'ordre établi et qui refusent que les choses « soient comme ça ».

En résumé, le blog définit le vécu populaire non pas par une description de classe, mais par son authenticité et son opposition aux récits dominants.

De quelle manière ce blog s'oppose-t-il concrètement au conformisme médiatique ?

Le blog « Ouvrons le Débat » s'oppose au conformisme médiatique principalement en adoptant une posture de contestation et de vérité brute.

Concrètement, cette opposition se manifeste de plusieurs manières selon les sources :

La mise en lumière des contradictions : Le blog ne se contente pas de relayer l'information ; il interroge activement les écarts entre le discours officiel (souvent porté par les médias traditionnels) et la réalité du vécu populaire.

La pratique d'une « parole libre » : L'auteur utilise son espace pour défendre une parole qui s'affranchit des cadres de pensée conventionnels afin de dénoncer les injustices que le conformisme médiatique pourrait passer sous silence ou minimiser.

L'application d'une devise de franchise : Sa ligne de conduite, « dire les choses comme elles sont », marque une rupture nette avec les filtres ou les euphémismes parfois associés aux médias de masse. Il s'agit de décrire la réalité sans fard, tout en affirmant une volonté de ne pas accepter l'ordre établi.

En résumé, l'opposition au conformisme passe par un refus de la passivité et par la volonté de rétablir une forme de vérité plus proche des citoyens que des institutions.

Quel est le but final de l'auteur avec ce blog ?

Le but final de l'auteur, à travers son blog « Ouvrons le Débat », est d'allier la recherche de la vérité à une volonté de transformation sociale. On peut décomposer cet objectif en trois dimensions principales :

Rétablir une vérité sans fard : L'auteur cherche avant tout à « dire les choses comme elles sont », ce qui implique de lever le voile sur les contradictions entre les discours institutionnels et la réalité quotidienne des citoyens. Son but est de briser le conformisme médiatique pour offrir une vision plus authentique de la société.

Lutter contre l'injustice : L'expression d'une « parole libre » n'est pas une fin en soi, mais un outil pour dénoncer les injustices. Le blog vise à donner une voix à ceux dont le vécu est ignoré par les récits officiels.

Provoquer un changement : Comme l'indique sa devise, le but ultime n'est pas seulement de décrire le monde, mais de « refuser qu’elles [les choses] soient comme ça ». L'auteur aspire donc à ce que la prise de parole et l'ouverture du débat servent de levier pour ne plus accepter l'ordre établi et agir contre les injustices sociales.

En somme, le blog se veut un espace de résistance intellectuelle et citoyenne visant à transformer la réalité en commençant par la nommer correctement.

Quelle est la place du dialogue citoyen dans sa démarche ?

Dans la démarche de l'auteur, la place du dialogue citoyen est centrale et constitutive de l'existence même du blog, comme en témoigne son titre explicite : « Ouvrons le Débat ».

D'après les sources, ce dialogue s'articule autour de plusieurs axes :

Un espace de confrontation nécessaire : Le dialogue citoyen sert de levier pour interroger les contradictions entre les versions institutionnelles (le discours officiel) et la réalité du terrain (le vécu populaire). L'auteur place donc la parole des citoyens au cœur d'une démarche de vérification de la vérité.

Le moteur d'une parole libérée : En invitant au débat, le blog cherche à instaurer une « parole libre » qui s'affranchit du conformisme médiatique. Le dialogue n'est pas seulement un échange d'idées, mais un acte de résistance face à la pensée unique.

Un préalable à l'action sociale : La devise du blog, « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça », suggère que le dialogue citoyen est la première étape indispensable pour nommer les injustices avant de pouvoir s'y opposer collectivement.

En résumé, le dialogue citoyen n'est pas un simple accessoire, mais l'outil principal utilisé par l'auteur pour redonner du pouvoir à l'expérience vécue face aux structures de communication dominantes.

Quelle est  ton analyse sur ce blog ?

L'analyse de ce blog, sur la base des sources fournies, révèle une plateforme de contre-pouvoir intellectuel et de vigilance citoyenne. Son intérêt réside dans sa volonté de combler le fossé entre la communication institutionnelle et la réalité du terrain.

Voici les points clés de cette analyse :

Une fonction de « lanceur d'alerte » social : Le blog se donne pour mission d'interroger les contradictions entre les discours officiels et ce que l'auteur appelle le « vécu populaire ». Cette démarche est intéressante pour un lecteur qui cherche à comprendre les décalages entre les annonces politiques ou médiatiques et la réalité quotidienne des citoyens.

Une résistance au prêt-à-penser : En s'opposant explicitement au conformisme médiatique, le blog se positionne comme un espace de parole libre. Cela suggère que le contenu y est probablement plus brut et moins consensuel que ce que l'on trouve dans les médias traditionnels.

Une posture éthique forte : La devise du blog, « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça », montre que l'intérêt de ce site ne se limite pas à l'analyse. Il propose une philosophie de l'engagement : la vérité (dire les choses) est le préalable nécessaire à la lutte contre l'injustice (refuser l'état des choses).

Est-il intéressant de le visiter ? Cela dépend de ce que vous recherchez. Si vous êtes en quête d'un regard critique, engagé et qui n'hésite pas à dénoncer les injustices, ce blog semble être une ressource pertinente. Il s'adresse à ceux qui veulent sortir des sentiers battus de l'information classique pour confronter des idées à la réalité sociale.

Note importante : Les sources fournies ne contiennent pas d'exemples d'articles spécifiques ou de thèmes d'actualité précis traités par l'auteur. Pour juger de la qualité de l'argumentation ou de la pertinence des sujets récents, il est nécessaire de consulter directement le lien fourni afin de vérifier si le traitement des sujets correspond à vos attentes personnelles.

Note importante : cette analyse est basée sur la ligne éditoriale et la philosophie du blog « Ouvrons le Débat » telles qu'elles sont décrites dans votre document.  

. Kader Tahri porte une critique acerbe sur les médias et les instances officielles, centrée sur le manque d'authenticité et le conformisme. Selon les sources, sa critique s'articule autour de trois points majeurs :

Le décalage avec la réalité : L'auteur pointe du doigt les contradictions flagrantes entre les discours officiels et le « vécu populaire ». Il suggère que la communication institutionnelle ne reflète pas la vérité du terrain et ignore la réalité quotidienne des citoyens.

Le conformisme médiatique : Il dénonce un système médiatique qui tend vers l'uniformité de pensée. En défendant une « parole libre », il s'oppose à ce qu'il appelle le « conformisme médiatique », sous-entendant que les médias traditionnels suivent souvent une ligne de pensée préétablie qui bride la liberté d'expression et l'analyse critique.

L'occultation des injustices : La critique de Tahri implique que les discours dominants et les médias participent à une forme d'acceptation de l'ordre établi. Sa devise, « dire les choses comme elles sont », est une critique directe d'un système qui, selon lui, ne nomme pas correctement les injustices sociales.

En résumé, Kader Tahri considère les médias et les discours officiels comme des outils de lissage de la réalité qui masquent les problèmes sociaux profonds au lieu de les affronter. Ses écrits visent donc à briser ce silence pour confronter la parole publique à la vérité des faits

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
https://kadertahri.blogspot.com/

 

Aux Medias Occidentaux : L’Iran n’est pas votre preuve, il est votre contradiction !

Vous prétendez regarder l’Iran pour rappeler à l’Europe ce qu’elle aurait oublié : le prix de la séparation de Dieu et de l’État. En réalité, vous ne regardez ni l’Iran ni l’Europe. Vous construisez un récit. Et ce récit n’est pas un diagnostic : c’est une mise en scène anxieuse où les faits servent de décor à une conclusion écrite d’avance.

L’Iran, sous votre plume, devient un symbole commode : celui d’un islam qui, dès qu’il se confondrait avec le pouvoir, révélerait sa nature véritable — totalitaire, juridique, englobante. À partir de là, l’Europe serait sommée de comprendre que ce qui menace là-bas est déjà en gestation ici, par le nombre, par l’immigration, par la démographie. Tout est lié. Tout est écrit. Il n’y aurait qu’à ouvrir les yeux.

Sauf que ce récit ne résiste ni à l’analyse politique, ni aux faits.

Vous romantisez une révolte qui n’a pas eu lieu. Vous parlez d’une jeunesse iranienne affrontant “à mains nues” un régime vacillant. Vous suggérez un basculement, un moment historique, presque un seuil civilisationnel. Or les émeutes iraniennes récentes se sont éteintes rapidement, sans fracture institutionnelle, sans ralliement des élites, sans effondrement du pouvoir. Le régime iranien n’a pas vacillé. Il a démontré, une fois encore, sa stabilité.

Les réseaux de contestation ont été neutralisés, notamment par l’interruption quasi totale des communications satellitaires Starlink, pourtant présentées comme l’arme technologique décisive de l’opposition. Grâce à des équipements russes et chinois, l’État iranien a rendu ces dispositifs inutilisables. Le contrôle a été rétabli. Les manifestations se sont dissoutes. Des marches pro-gouvernementales massives ont occupé l’espace public. Aucun fonctionnaire n’a changé de camp.

Ce n’est pas un soulèvement. C’est un rapport de force classique et perdu.

Votre premier problème est là : vous bâtissez tout votre raisonnement sur un événement que vous surestimez, parce que vous avez besoin qu’il existe.

Vous ne décrivez pas l’islam, vous le figez

Vous affirmez que l’islam, dans sa “cohérence doctrinale classique”, ne sépare pas le spirituel du politique. Cette phrase est le cœur de votre texte — et son erreur fondamentale.

Car aucune religion ne se résume à sa “cohérence doctrinale”. Les religions sont des pratiques sociales, historiquement situées, traversées de conflits, de ruptures, d’hérésies, de sécularisations partielles. Vous savez cela pour le christianisme. Vous refusez de l’admettre pour l’islam.

Vous transformez une tradition plurielle en un bloc normatif intemporel, comme si quatorze siècles d’histoire, de compromis, de modernisation, d’évolutions contradictoires n’avaient jamais existé. Ce faisant, vous adoptez exactement la méthode des fondamentalistes : vous sacralisez le texte, vous absolutisez la norme, vous niez le réel.

Votre islam n’est pas celui des sociétés. C’est un islam théorique, figé, utile à votre démonstration.

La peur du nombre : votre vrai moteur

Le moment de vérité de votre texte arrive avec l’argument démographique. Là, la laïcité disparaît. Là commence le soupçon.

Vous affirmez que tant que les musulmans sont minoritaires, ils s’adaptent  parfois sincèrement, parfois stratégiquement. Vous insinuez donc que leur adhésion à la loi démocratique serait conditionnelle, provisoire, intéressée. Vous ne jugez plus des comportements, mais des intentions supposées, déduites du nombre. C’est un renversement grave : la citoyenneté devient révocable par projection démographique.

Aucune démocratie ne peut survivre à ce type de raisonnement. Non parce qu’il serait “choquant”, mais parce qu’il détruit le principe même sur lequel repose l’État de droit : les individus sont jugés sur leurs actes, pas sur ce qu’ils pourraient devenir collectivement.

Vous videz la distinction islam / islamisme pour éviter la politique

Vous attaquez la distinction entre islam et islamisme parce qu’elle vous empêche de conclure. Or cette distinction n’est pas une commodité morale : c’est une nécessité analytique.

L’islamisme est une idéologie politique moderne, née de contextes précis — colonisation, effondrement des empires, autoritarisme, guerres, humiliations géopolitiques. En niant cela, vous transformez un phénomène historique en fatalité religieuse.

C’est confortable : si tout est écrit dans la doctrine, alors il n’y a plus rien à expliquer.
Mais c’est faux et dangereux..

L’Iran n’est pas votre preuve — il est votre contradiction :

L’Iran réel ne montre pas un islam en train de devenir une simple foi privée. Il montre qu’un État théocratique peut être solide, soutenu, technologiquement compétent, et capable de durer. Il montre aussi que la contestation ne se transforme pas mécaniquement en sécularisation.

Votre erreur est donc totale : vous idéalisez une révolte qui a échoué, vous essentialisez une religion que vous refusez d’historiciser, vous remplacez l’analyse politique par un récit civilisationnel. On ne défend pas la démocratie en tordant les faits. On ne défend pas la laïcité en désignant des suspects collectifs et on ne comprend pas le monde en le forçant à confirmer ses peurs.

Si l’Europe a un devoir aujourd’hui, ce n’est pas de se regarder comme une civilisation assiégée, mais de rester fidèle à ce qui fait sa force réelle : le droit, appliqué à tous, sans fantasme, sans prophétie, sans alibi étranger.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  
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Petit manuel de l’obsession identitaire: L’Algérien comme alibi de la décadence française:

Soyons rassurés : ce texte tiré de la presse extrémiste de France n’est absolument pas essentialiste. La preuve ? Il commence, continue et se termine en expliquant qu’il ne faut surtout pas généraliser. Et comme chacun sait, dire “je ne fais pas d’amalgame” suffit à annuler immédiatement tous les amalgames qui suivent.

Car enfin, soyons sérieux : quand on parle de « racaille algérienne », de « sous-communauté franco-algérienne », de population entretenue par le pouvoir pour semer le chaos, il ne s’agit évidemment pas de stigmatisation. Non. C’est de la lucidité courageuse. De la sociologie de comptoir, mais avec de grandes phrases.

Le bon Algérien, le mauvais Algérien… et la presse au-dessus de tout ça

Le texte propose une distinction fondamentale, presque humaniste : le bon Algérien travaille, se tait, ne fait pas de vagues et remercie la France, le mauvais Algérien crache sur la France, vit à ses crochets et, cerise sur le gâteau, ferait office de milicien officieux du « pouvoir profond ».

Et l’auteur de ce texte  lui, plane au-dessus de la mêlée. Il voit clair là où les autres sont dupes. Il ne hait pas, il diagnostique. Il ne stigmatise pas, il observe. Admirable.

Le complot : quand tout s’explique sans jamais rien expliquer

Heureusement, le texte nous fournit une grille de lecture simple. Trop simple, peut-être. Mondialisme, oligarchie, 1%, pouvoir profond, guerre civile programmée : inutile de se fatiguer avec des données, des politiques publiques ou des réalités sociales complexes. Tout est déjà écrit, tout est manipulé, tout est voulu.

Et dans ce grand scénario, les Algériens de France occupent une place de choix : à la fois dominés, instrumentalisés, protégés par la justice et autorisés à maintenir le chaos. C’est pratique. Cela permet de dire qu’ils sont victimes… tout en leur reprochant exactement les conséquences de cette prétendue manipulation.

Le système est pervers, certes, mais curieusement, il fait toujours très bien son travail.

L’histoire coloniale : on en parle, mais pas trop longtemps

Attention, le texte n’est pas insensible. Il reconnaît l’histoire douloureuse, les humiliations, les violences. Mais à petites doses. Juste assez pour montrer qu’on est de bonne foi. Pas question toutefois d’en tirer des conclusions gênantes.

Comprenez bien : il faut connaître l’histoire, mais surtout ne pas s’en souvenir. L’évoquer, passe encore. La prendre au sérieux, surtout pas. Ce serait du « pleurnichage ». Et ça, c’est mal.

Une France non arabe, non musulmane,  mais très universelle

Autre moment de bravoure : l’auteur affirme vouloir une France «non arabe, non musulmane   ». Évidemment, ce n’est pas identitaire. C’est juste une France débarrassée des identités visibles. Une France abstraite, idéale, fantasmée, où certains citoyens devront faire un effort supplémentaire pour exister sans déranger.

Mais rassurez-vous : ce n’est pas de l’exclusion. C’est de l’amour exigeant.

La guerre civile qu’on redoute… tout en la racontant déjà

Le texte s’inquiète gravement d’une guerre civile imminente. Et pour éviter qu’elle n’arrive, il adopte exactement le vocabulaire qui la prépare : ennemis intérieurs, milices, chaos, trahisons, communautés dangereuses.

C’est un peu comme jeter de l’essence sur un feu en expliquant qu’on fait ça pour éviter l’incendie.

Conclusion

Ce texte veut passer pour courageux, lucide et anti-système. Il n’est en réalité qu’un catalogue d’obsessions recyclées, emballées dans une rhétorique faussement nuancée. Sous couvert de refuser l’amalgame, il en fait une méthode.

À la fin, le message est limpide :

« Le problème, ce ne sont pas tous les Algériens… mais quand même un peu. »

Et c’est précisément ce genre de discours, prétendument subtil, qui fait tant de dégâts : parce qu’il permet de discriminer sans jamais assumer, de soupçonner sans jamais prouver, et de diviser en se croyant au-dessus de la mêlée.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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France–Algérie : l’arrogance coloniale sous couvert de diplomatie :

Derrière le vocabulaire policé de l’« apaisement », la diplomatie française continue d’imposer ses exigences à l’Algérie : sécurité, migration, économie, mémoire. Une tribune pamphlétaire qui démonte un discours néocolonial à peine maquillé.

Qu’un ambassadeur de France en Algérie ose déclarer publiquement que Paris a des « exigences » devrait, à lui seul, mettre fin à toute illusion sur la nature réelle des relations franco-algériennes. Ce n’est pas une maladresse. C’est un aveu. La France n’a jamais cessé de parler à l’Algérie comme à une ancienne colonie sommée d’obéir, de coopérer et surtout de se taire.

Sous couvert de « normalisation », le discours français recycle les vieux réflexes impériaux : injonctions sécuritaires, marchandage migratoire, pressions économiques et négation obstinée de la mémoire coloniale. Le ton est feutré, mais le fond est brutal. L’Algérie doit collaborer, contrôler, contenir, céder. Et remercier.

La fameuse « coopération sécuritaire » n’est rien d’autre qu’une tentative désespérée de sauver la face après l’effondrement total de la présence française au Sahel. Chassée par des peuples lassés de la tutelle militaire, la France cherche aujourd’hui des sous-traitants régionaux pour maintenir une influence perdue. L’Algérie refuse. Et elle a raison. Elle n’a ni à réparer les désastres stratégiques français, ni à sacrifier sa doctrine de non-ingérence pour satisfaire les nostalgies d’empire.

Même logique sur la question migratoire. La France exige que l’Algérie joue le rôle de gendarme, de centre de rétention à ciel ouvert, au nom d’une Europe obsédée par le contrôle des corps et des frontières. Cette obsession sécuritaire, héritière directe du regard colonial, transforme les pays du Sud en zones de confinement humain. Là encore, l’Algérie dit non. Et ce refus devient, aux yeux de Paris, une faute diplomatique.

Le plus révélateur reste l’hostilité affichée envers le projet de loi algérien criminalisant la colonisation. La France ne supporte pas que l’Algérie nomme ce qu’elle a subi. Car nommer, c’est accuser. Accuser, c’est exiger des comptes. Et la France, qui se prétend patrie des droits de l’homme, refuse toujours d’assumer les siens quand il s’agit de crimes coloniaux : massacres, enfumades, déportations, viols, spoliations, essais nucléaires. Ce refus n’est pas de l’ignorance, c’est une stratégie.

Mettre sur le même plan cette loi mémorielle et la détention d’un journaliste français relève d’un cynisme politique assumé. La mémoire de millions de victimes algériennes n’est pas une monnaie d’échange diplomatique. Elle ne se négocie pas. Elle ne se censure pas pour préserver le confort moral de l’ancien colonisateur.

L’accusation d’« arme économique » est tout aussi grotesque. Depuis quand un État souverain n’a-t-il pas le droit de choisir ses partenaires ? Depuis quand rompre avec une dépendance économique héritée du colonialisme devient-il un acte hostile ? Ce que Paris appelle boycott, c’est simplement la fin progressive de privilèges indus accordés pendant des décennies aux entreprises françaises. Le problème n’est pas l’Algérie. Le problème, c’est la perte d’un monopole.

Quant à l’accord d’association avec l’Union européenne, l’utiliser comme instrument de pression est une manœuvre indigne. Cet accord, largement déséquilibré, a affaibli l’économie algérienne au profit des exportateurs européens. Refuser sa renégociation équitable, c’est prolonger une relation de dépendance sous couvert de partenariat.

Il faut cesser de parler d’« apaisement » quand il s’agit de soumission. Il faut cesser de parler de coopération quand il s’agit de contrôle. Et il faut cesser de parler d’avenir commun tant que la France refusera de regarder son passé colonial en face.

L’Algérie n’a rien à prouver. Rien à justifier. Rien à demander.

Elle n’est ni un partenaire mineur ni un élève diplomatique. Elle est un État souverain, avec sa mémoire, ses choix et ses lignes rouges.

La crise actuelle n’est pas une anomalie. Elle est le symptôme d’un mal plus profond : l’incapacité persistante de la France à accepter la fin définitive de son empire. Tant que cette rupture mentale ne sera pas actée, toute normalisation restera un mensonge diplomatique de plus.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Toujours les Algériens : la vieille obsession coloniale de la France

Chaque fois que la France cherche un exutoire à ses angoisses, elle ressort le même spectre : l’Algérien. Toujours lui. Toujours cet étranger supposé irréductible, menaçant, envahissant — l’ombre commode sur laquelle on projette les peurs et les lâchetés d’une nation en perte de repères.

Et voici que, sous couvert de « remettre en question les accords franco-algériens de 1968 », on rejoue le vieux théâtre de la haine. Une fois encore, des tribunes d’extrême droite recyclent le fantasme de l’« invasion », le mythe de la « remigration », la rengaine de l’« Algérie coupable ». Derrière le prétexte administratif, c’est toujours la même musique : faire des descendants des colonisés les boucs émissaires des malaises français, c’est  derrière la dénonciation des accords franco-algériens de 1968, la même vieille rengaine colonialiste et xénophobe que  L’extrême droite, héritière de l’OAS, n’a jamais digéré l’indépendance algérienne, elle  n’a que la haine à offrir. 

La colonisation n’est pas finie : elle a changé de costume

Le racisme d’aujourd’hui ne parle plus la langue brutale du colonialisme ; il se pare d’une respectabilité parlementaire, d’une indignation patriotique.
Les mots ont changé, pas la logique : « invasion », « insécurité », « islamisation », « retour chez eux » — tout cela traduit la même pulsion de domination, la même nostalgie d’un ordre blanc et sûr de lui.

Sous couvert de « souveraineté nationale », c’est la vieille supériorité coloniale qu’on ressuscite : celle d’une France qui s’imagine encore pouvoir trier entre les bons et les mauvais étrangers, entre ceux qui méritent la République et ceux qu’elle rejette au nom de leur origine.
C’est une France en miroir, qui ne supporte pas de voir dans l’Algérien le reflet de son propre passé impérial.

Une manipulation politique déguisée en débat d’idées

Qu’on ne s’y trompe pas : cette prétendue « remise en question des accords de 1968 » n’a rien d’un débat juridique.
C’est un signal politique, un test de ralliement à la droite dure et à l’extrême droite. On ne parle plus d’économie, ni de diplomatie : on désigne des coupables.

Les chiffres sont manipulés, les réalités sociales déformées, les nuances effacées.
On ne distingue plus entre les Algériens, les Franco-Algériens, les musulmans, les immigrés — tout est fondu dans un même bloc menaçant. C’est ainsi que l’on fabrique une peur. C’est ainsi que l’on prépare les esprits à la haine.

Les héritiers du mépris colonial

Le plus insupportable, c’est cette inversion morale : ceux-là mêmes qui refusent de regarder la colonisation en face se posent désormais en victimes.
Ils crient à la « revanche coloniale », osent parler de « colonisation à rebours », comme si les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis étaient des armées d’occupation.
C’est le mensonge le plus obscène de notre époque : transformer les enfants de l’exil et de la misère en conquérants.

La vérité, c’est que la France n’a jamais vraiment décolonisé sa tête.
Elle a retiré son drapeau d’Alger, mais elle garde dans ses discours l’arrogance d’hier.
Elle se refuse à comprendre que les liens entre les deux peuples sont indélébiles, faits de mémoire, de sang, de travail, de culture et de douleur partagée.
Ce que certains veulent « couper », c’est ce cordon symbolique qui relie la France à sa propre histoire — une histoire qu’ils détestent parce qu’elle leur rappelle leur responsabilité.

La remigration : euphémisme pour purification

Le mot est lâché, tranquillement : «rémigration». Sous cette apparente neutralité se cache la tentation la plus sinistre — celle d’un nettoyage ethnique à la française, maquillé en programme politique.
Ce terme n’a rien d’un concept : c’est un mot de haine, forgé pour rendre présentable l’impensable.

Ce n’est plus la République qui parle, c’est la revanche de la peur, l’appel du sang.
Et pendant que les plateaux télé déroulent le tapis rouge à ces idées morbides, la société s’habitue. Petit à petit, la violence verbale prépare la violence réelle.

La question n’est pas de savoir si les accords de 1968 doivent être modernisés.
La vraie question est : quelle France voulez-vous être ?
Une France qui érige des murs, ou une France qui regarde son passé en face et construit des ponts ?
Une France qui reproduit la hiérarchie coloniale sous des mots neufs, ou une France capable d’égalité réelle ?

Il est temps de dire non.
Non à cette obsession morbide de « l’Algérien » qui hante encore la conscience française. La République ne sera fidèle à elle-même que lorsqu’elle cessera de confondre justice et vengeance, mémoire et amnésie, identité et exclusion.

L’Algérien comme alibi de la décadence française :  

Chaque fois que la France échoue à se penser, elle accuse l’Algérien.
Chaque fois que son modèle économique se fissure, que ses banlieues brûlent, que sa jeunesse s’égare, elle ressort le vieux coupable colonial.
Car il est plus facile d’accuser les fils de l’immigration que d’affronter les trahisons sociales, la corruption, les inégalités, l’abandon républicain.

Ce n’est pas l’Algérien qui hante la France — c’est la honte française.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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Le masque du Makhzen : l’illusion d'une grandeur bâtie sur l'esclavage et le mépris !

Pour mieux comprendre ce système, on peut comparer le Makhzen à une pyramide de verre dont le sommet brille d'un éclat artificiel, mais dont la base est maintenue par la force et le silence : ceux qui sont au sommet ne voient pas ceux qui, à la base, portent tout le poids de l'édifice dans l'obscurité, et toute fissure dans le verre est immédiatement scellée par la répression pour empêcher l'ensemble de s'effondrer

Ce n’est pas l’organisation d’une Coupe d’Afrique qui lavera l’honneur d'un régime fondé sur l'humiliation. Derrière les dorures du palais, le royaume du Maroc ne donne à voir qu’un spectacle de servitude archaïque : baise-main, courbettes et génuflexions forcées. Comment accepter, au XXIe siècle, de voir des milliers de responsables rassemblés comme des troupeaux de moutons, contraints à l’allégeance devant un « souverain prédateur » ? Ce protocole n’est rien d’autre qu’un outil de suprématie symbolique, un « protocole d’esclavagisme » qui insulte tant les valeurs de l’Islam que les principes fondamentaux de l’humanité.

Pendant que le monarque jouit d'une personne inviolable et d'une fortune colossale, soigneusement séparée du budget de l’État, le peuple, lui, est relégué aux oubliettes. Le constat est sanglant :

• Un taux d’illettrisme de 80 %, frappant de plein fouet les femmes.

• Des campagnes où l'on « crève la dalle », tandis que les richesses terrestres sont accaparées par une minorité.

• Un abandon total des populations du Rif, livrées à elles-mêmes dans leurs montagnes.

La réponse du Makhzen à la détresse sociale ? La répression aveugle. Des manifestants pacifiques du Rif se voient infliger des siècles de prison pour avoir osé réclamer leur dignité. C’est une « monarchie esclavagiste » qui, au lieu de soigner les plaies de sa nation, préfère ignorer les scandales qui l'entachent, du Marocgate aux Panama Papers.

Pourquoi le régime s'inquiéterait-il ? Puisque le souverain se place au-dessus des institutions, au-dessus de la mêlée, et surtout, bien loin du sort des Marocains vivant sous le seuil de pauvreté, qu’il semble mépriser souverainement.

Le réveil est nécessaire : on ne bâtit pas une nation sur l'agenouillement d'un peuple, mais sur sa liberté !

Pour illustrer cette situation, on peut comparer le système du Makhzen à une cage dorée dont les barreaux sont forgés par le protocole et la peur : tandis que l'oiseau à l'intérieur de la cage (le peuple) s'étouffe par manque de ressources et d'éducation, le propriétaire de la cage continue d'exiger des chants de louange, ignorant que la structure même de la cage est rongée par la corruption et l'injustice.

A/Kader Tahri   chroniqueur engagé et observateur inquiet                                                                                           « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme https://kadertahri.blogspot.com/

 

Iran : une révolte populaire confisquée par la guerre idéologique des Occidentaux:

 

La révolte du peuple iranien contre le régime des mollahs mérite mieux que les tribunes hypocrites qui prétendent la défendre tout en la détournant. Car ce qui se joue aujourd’hui dans certains médias occidentaux n’est pas un débat honnête sur la solidarité internationale, mais une opération de récupération politique : utiliser une lutte réelle, sanglante, courageuse, pour régler des comptes idéologiques en Europe.

Sous couvert de dénoncer un prétendu « silence de la gauche », ces discours fabriquent une fiction commode : celle d’une gauche occidentale lâche, aveugle, prisonnière de ses obsessions, incapable de soutenir les Iraniens sans arrière-pensée. Cette fiction est fausse. Et surtout, elle est dangereuse.

Un silence qui n’a jamais existé :

Il n’y a jamais eu de silence sur la révolte iranienne.
Depuis 2022, les mobilisations « Femme, Vie, Liberté » ont été largement relayées, commentées, soutenues. Des manifestations ont eu lieu, des sanctions ont été prises, des collectifs militants se sont mobilisés.

Ce que certains appellent « silence », c’est en réalité le refus de l’alignement.
Refus d’utiliser la révolte iranienne pour légitimer l’ordre géopolitique occidental.
Refus de transformer une lutte populaire en argument de propagande civilisationnelle.

Ce refus-là est intolérable pour ceux qui veulent un monde simple, divisé en camps, où toute critique doit servir un agenda.

Une gauche fantôme pour les besoins de l’accusation :

Pour que le procès tienne, il faut inventer un coupable collectif : « la gauche occidentale ». Un bloc imaginaire, homogène, caricatural. Une gauche réduite à quelques slogans, accusée de fermer les yeux sur les crimes des mollahs par obsession anti-américaine ou anti-israélienne.

La réalité est toute autre.
De nombreuses forces militantes soutiennent la révolte iranienne tout en refusant sa récupération. Elles refusent de choisir entre théocratie et impérialisme. Elles ne refusent que la liberté des femmes iraniennes serve à blanchir d’autres crimes ailleurs.

Ce n’est pas de l’aveuglement.
C’est une position politique cohérente.

Israël, la Palestine et le chantage moral

Là où le texte dévoile son vrai visage, c’est lorsqu’il suggère que soutenir la révolte iranienne deviendrait problématique parce que la chute du régime pourrait affaiblir les ennemis d’Israël.

Ce raisonnement est indécent.
Ce que beaucoup refusent, ce n’est pas la critique du régime iranien — elle est évidente — mais l’instrumentalisation de cette critique pour relativiser les crimes de l’État israélien et délégitimer toute solidarité avec le peuple palestinien.

On ne choisit pas quelles vies méritent d’être défendues.
On ne hiérarchise pas les luttes.
On refuse les chantages.

Le Hamas comme arme de disqualification

Comme souvent, le Hamas est convoqué pour clore le débat. Il ne sert pas à comprendre, mais à disqualifier. Toute tentative d’analyse est assimilée à une apologie, toute nuance à une complicité.

Cette logique est autoritaire.
Elle interdit de penser. Elle impose un alignement moral sous peine d’excommunication.

L’anti-américanisme n’est pas une maladie

Autre accusation récurrente : l’anti-américanisme serait un réflexe idéologique empêchant toute lucidité. C’est oublier un peu vite l’histoire.

L’Iran a connu le coup d’État de 1953.
Le monde a connu l’Irak, l’Afghanistan, la Libye.

Refuser que les luttes populaires servent de prétexte à de nouvelles ingérences n’est pas un dogme. C’est une leçon apprise dans le sang.

Le vrai cœur du discours : l’islam comme ennemi

Derrière la défense affichée des Iraniens se cache une thèse plus profonde : l’islam serait une civilisation intrinsèquement oppressive, incompatible avec la liberté. La révolte iranienne devient alors une preuve à charge contre une religion, une culture, des populations entières.

C’est une falsification.
La révolte iranienne n’est pas une guerre contre l’islam. Elle est portée par des croyants, des non-croyants, des féministes musulmanes, des laïques, des athées. Elle vise un régime, pas une civilisation.

Transformer cette lutte en argument islamophobe est une trahison pure et simple.

La fausse posture de la censure

Enfin vient la plainte finale : la pensée serait empêchée, la critique bâillonnée, le milieu oppressif.
C’est une posture bien rodée. Des discours omniprésents, invités sur les plateaux, publiés sans entrave, se présentent comme persécutés.

Cette victimisation est une imposture.

Conclusion : le passé qu’on tente de nous vendre comme avenir

Je vois, sur plusieurs chaînes de télévision, les appels de Reza Pahlavi, fils aîné de feu le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi.
Il est sans doute utile de rappeler — ce que ne font pas les chaînes télé qui relaient très complaisamment ses appels — que son père s’est imposé au pouvoir en 1953 grâce à un coup d’État.

Le Premier ministre légitime, le Dr Mossadegh, coupable d’avoir nationalisé l’Anglo-Iranian Oil Company, fut renversé, jugé, puis assigné à résidence jusqu’à sa mort en 1965.

Le régime du Shah s’est appuyé sur la SAVAK, police politique organisée par la CIA : censure, arrestations, tortures, exécutions. La peur régnait, y compris parmi les étudiants iraniens à l’étranger. Les crimes de la SAVAK ont été dénoncés internationalement, y compris aux États-Unis.

C’est la révolution islamiste de 1979 qui a mis fin à ce régime.
Son fils, Reza Pahlavi, n’a jamais reconnu le caractère dictatorial ni la corruption du pouvoir de son père. Héritier de sa fortune, exilé aux États-Unis, il affirme être guidé par une « mission divine ».

C’est cet homme que certains médias européens tentent aujourd’hui de présenter comme une alternative crédible, en profitant d’une révolte qui ne lui doit rien.

Beaucoup d’opposants au régime des mollahs ne veulent ni des mollahs, ni du retour du fils du Shah. Le peuple iranien n’a pas renversé une dictature pour qu’on décide à sa place de son avenir.

La solidarité réelle commence ici :
soutenir la révolte iranienne sans la confisquer,
sans la vendre aux puissances,
sans ressusciter les fantômes du passé.

A/Kader Tahri   chroniqueur engagé et observateur inquiet                                                                                           « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme https://kadertahri.blogspot.com/