Pour mieux comprendre ce système, on peut comparer le Makhzen à une pyramide de verre dont le sommet brille d'un éclat artificiel, mais dont la base est maintenue par la force et le silence : ceux qui sont au sommet ne voient pas ceux qui, à la base, portent tout le poids de l'édifice dans l'obscurité, et toute fissure dans le verre est immédiatement scellée par la répression pour empêcher l'ensemble de s'effondrer
Ce n’est pas l’organisation d’une Coupe d’Afrique qui lavera l’honneur d'un régime fondé sur l'humiliation. Derrière les dorures du palais, le royaume du Maroc ne donne à voir qu’un spectacle de servitude archaïque : baise-main, courbettes et génuflexions forcées. Comment accepter, au XXIe siècle, de voir des milliers de responsables rassemblés comme des troupeaux de moutons, contraints à l’allégeance devant un « souverain prédateur » ? Ce protocole n’est rien d’autre qu’un outil de suprématie symbolique, un « protocole d’esclavagisme » qui insulte tant les valeurs de l’Islam que les principes fondamentaux de l’humanité.
Pendant que
le monarque jouit d'une personne inviolable et d'une fortune colossale,
soigneusement séparée du budget de l’État, le peuple, lui, est relégué aux
oubliettes. Le constat est sanglant :
• Un taux
d’illettrisme de 80 %, frappant de plein fouet les femmes.
• Des
campagnes où l'on « crève la dalle », tandis que les richesses
terrestres sont accaparées par une minorité.
• Un abandon
total des populations du Rif, livrées à elles-mêmes dans leurs montagnes.
La réponse du Makhzen à la détresse sociale ? La répression aveugle. Des manifestants pacifiques du Rif se voient infliger des siècles de prison pour avoir osé réclamer leur dignité. C’est une « monarchie esclavagiste » qui, au lieu de soigner les plaies de sa nation, préfère ignorer les scandales qui l'entachent, du Marocgate aux Panama Papers.
Pourquoi le
régime s'inquiéterait-il ? Puisque le souverain se place au-dessus des
institutions, au-dessus de la mêlée, et surtout, bien loin du sort des
Marocains vivant sous le seuil de pauvreté, qu’il semble mépriser
souverainement.
Le réveil est nécessaire : on ne bâtit pas une nation sur l'agenouillement d'un peuple, mais sur sa liberté !
Pour illustrer cette situation, on peut comparer le système du Makhzen à une cage dorée dont les barreaux sont forgés par le protocole et la peur : tandis que l'oiseau à l'intérieur de la cage (le peuple) s'étouffe par manque de ressources et d'éducation, le propriétaire de la cage continue d'exiger des chants de louange, ignorant que la structure même de la cage est rongée par la corruption et l'injustice.
A/Kader
Tahri chroniqueur engagé et observateur
inquiet
« Il faut dire les
choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme https://kadertahri.blogspot.com/
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